Archives de catégorie : Russie

Poutine, Trump et le Contr’Un, la question de philosophie politique, fondamentale dans l’histoire de l’humanité ?, par Cédric Chevalier

Selon certains experts en stratégie militaire et politique, nous allons devoir (continuer à) choisir entre la peste de Vladimir et le choléra de Poutine :

Quels sont les prochains objectifs de Poutine ? « Les contre-attaques de l’Ukraine dans le Sud placent les Russes devant un dilemme » – La Libre

On a donc laissé grandir une bête monstrueuse depuis 20 ans et on n’arrive plus à la maîtriser. Tous les scénarios sont (déjà) perdants pour les démocrates, partout dans le monde et pour longtemps. La démocratie elle-même est menacée. La marge de manœuvre semble se résumer à devoir évaluer le sacrifice d’un bien existentiel (la démocratie et la liberté d’autodétermination ukrainienne) pour en sauver un autre (au mieux la vie de plusieurs millions de citoyens membres de l’Union européenne, au pire la vie humaine sur Terre en cas de guerre nucléaire mondiale, les scorpions survivront). Continuer la lecture de Poutine, Trump et le Contr’Un, la question de philosophie politique, fondamentale dans l’histoire de l’humanité ?, par Cédric Chevalier

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Qu’est-ce qui fait que les poutinistes et les poutinisants perpétuent les traditions les plus abjectes de la gauche internationale ?, par Yorgos Mitralias

Une première conclusion de la lecture des textes de Trotsky  » Il faut apprendre à penser » et « Sur la guerre sino-japonaise » (1) est qu’ils expliquent de façon bien convaincante et détaillée, la position que les gens de gauche devraient adopter… dans la guerre en cours de Poutine contre l’Ukraine ! Il suffirait par exemple de remplacer dans le texte de Trotsky, au titre très éloquent « Il faut apprendre à penser », les mots Algérie par Ukraine, France par Russie, et Italie par États-Unis, pour fournir aux gens de gauche d’aujourd’hui un guide pratique extrêmement utile sur la question de la guerre que Poutine est en train de mener contre le peuple ukrainien. Et voici tout de suite un passage clé du texte auquel nous nous référons :

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Unherd – Ukraine : « Une putain d’intervention divine », par David Patrikarakos

Au cœur de la bataille sur le front de l’Est
On m’a donné accès à une base secrète ukrainienne.

« Des fils barbelés nouent le ciel et la terre. Des véhicules calcinés, carcasses modernes de la guerre industrielle, parsèment le paysage. Le sol est mitraillé et criblé de cratères : L’Ukraine orientale a été éventrée par les bombardements. La guerre ici est menée avec la technologie des drones du 21e siècle, mais ils survolent des soldats qui portent des kalachnikovs vieilles de 50 ans. Les museaux noirs et les poignées brunes de ces armes bordent le front oriental, qui est une frise moulée en métal et en bois, et c’est là que, en fin d’après-midi d’une chaude journée de printemps, je vis Jésus.

Il mesure environ 30 cm de haut et la moitié de large, et est porté par un homme à la queue de cheval et à la barbe noire hirsute. Vêtu d’un jean et d’un haut de survêtement, il tient l’icône dans ses bras. « Il demande au groupe qui se tient au bord de la route : moi, Dima, le soldat qui m’emmène au front et mon ami journaliste, Vladislav Davidzon. Mariupol – qui a été presque détruite par l’armée russe – est à près de 300 km au sud. « Hum, pas vraiment », répond Dima. « Qui es-tu ? »
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Qu’a dit exactement Mikhail Khodaryonok à la télé d’État russe ?

J’ai bien écouté et voici ce que j’ai entendu.

Mikhail Khodaryonok dit : « Que le moral des troupes ukrainiennes est à zéro est faux pour le dire gentiment. » – Notre propagande ment.

À plusieurs reprises il ignore les objections d’Olga Skabeïeva – qui ressemblent plutôt à du brouillage systématique – et poursuit imperturbablement en élevant de plus en plus la voix.

« Il y aura en face de nous, un million de soldats ukrainiens bien armés. La situation, franchement, va empirer pour nous. » – C’est clair.

« Dans notre pays ce dogme est fermement inscrit dans les esprits qu’un soldat de métier est un professionnel. Loin de là ! Loin de là ! » – Nous croyons à des dogmes comme celui-là.

« Mais un désir de protéger sa patrie tel qu’il se manifeste en ce moment en Ukraine, et il existe véritablement là car ils sont déterminés à se battre jusqu’au dernier homme… » – Éloge du soldat ukrainien.

« Comme les classiques du marxisme-léninisme l’ont dit – et de ce point de vue, ils étaient loin d’être des imbéciles – à l’arrivée, la victoire sur le champ de bataille est déterminée par un degré élevé de moral parmi les troupes qui versent leur sang pour les idées pour lesquelles elles sont prêtes à se battre ». – Au contraire de troupes qui versent leur sang pour des idées pour lesquelles elles NE sont PAS prêtes à se battre, suivez mon regard.

Et maintenant il se fâche carrément : « Tôt ou tard la réalité de l’histoire vous frappera si fort que vous le regretterez ». – Nous sommes très mal barrés.

« Le principal défaut de notre position militaro-politique, c’est que nous sommes géopolitiquement totalement isolés, et que nous soyons ou non prêts à l’admettre, c’est virtuellement le monde entier qui est contre nous. Et ça, c’est la situation dont nous devons nous dépêtrer ». – Nous avons perdu.

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À propos de « Chaîne de télévision d’État à Moscou : le doute s’installe », par Alexis Toulet

La première impression sur l’intervention de Mikhaïl Khodarionok le 16 mai est indubitablement positive. Lorsqu’on creuse… Mais n’allons pas trop vite en besogne.

Qui est Mikhaïl Khodarionok ? C’est un journaliste spécialisé défense, qui a la particularité d’avoir une longue expérience militaire – raison sans doute de son réalisme.

Et il n’en est pas à sa première intervention dans les médias russes en ce sens. Il y a quelques jours, toujours dans une émission de débat à une heure de grande écoute, il avait déjà parlé avec un ton tout à fait différent de la surexcitation irréaliste qui domine les médias russes, mettant en avant les difficultés d’une mobilisation à grande échelle.

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Chaîne de télévision d’État à Moscou : le doute s’installe

Dans un moment extrêmement rare de franchise à la télévision d’État russe aujourd’hui, le chroniqueur de la défense Mikhail Khodaryonok a dressé un bilan accablant de la guerre de la Russie en Ukraine et de l’isolement international de son pays. C’est assez long mais cela vaut le coup de s’y attarder.

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Pendant ce temps-là à Moscou…

Pendant ce temps-là à Moscou, le gouvernement déclare (et la presse le confirme), que

* la population russophone du Donbass est la victime d’un génocide
* le gouvernement de Kiev ne reculera devant rien en matière de désinformation (pseudo-massacres mis en scène, opérations faux pavillon…)
* le gouvernement polonais a rejoint le camp nazi
* la Finlande menace désormais la Russie
Etc.

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Ukraine : question diabolique à propos du 9 mai

Le fameux régiment Azov est retranché à Marioupol dont il constitue la dernière force de défense ukrainienne.

L’origine du régiment dans une milice paramilitaire nazie est considéré du côté des nations regroupées au sein de l’OTAN (et sympathisantes) comme anecdotique. Du côté russe, l’origine du régiment dans une milice paramilitaire nazie est considéré comme révélatrice de la nature même du régime ukrainien actuel.

Si demain 9 mai, à l’occasion du fameux défilé militaire prévu à Moscou, la Russie faisait tomber une bombe nucléaire tactique sur l’usine métallurgique Azovstal où le régiment Azov est retranché, comment réagiraient les nations membres de l’OTAN ?

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Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’affiche un billet comme celui-ci…

Le Monde, Guerre en Ukraine : la confrontation nucléaire, scénario évoqué avec de plus en plus d’insistance en Russie, le 5 mai à 19h15

Un extrait :

Lundi 2 mai, le présentateur vedette de la Première chaîne, Dmitri Kisselev, montre une animation qui, même si elle défie toutes les lois de la physique, promet au Royaume-Uni d’être effacé de la carte par un tsunami provoqué par l’explosion du drone-missile nucléaire Poséidon. Les survivants seraient exposés « à des doses extrêmes de radiations ». Quelques jours auparavant, sur une chaîne concurrente, on calculait le temps nécessaire au dernier-né des missiles pour frapper les capitales « des pays qui livrent le plus d’armes à l’Ukraine » – 106 secondes pour atteindre Berlin, 200 secondes pour Paris, 202 secondes pour Londres. « Il est impossible à intercepter, ils n’auront même pas le temps de se retourner », s’enthousiasmait l’expert en plateau.

Un extrait de Et maintenant, la guerre ma vidéo du 26 janvier (rappel : la Russie envahira l’Ukraine 29 jours plus tard, le 24 février) :

Quand on m’a demandé il y a deux ans à l’Université Catholique de Lille de faire une série de conférences immédiatement sur l’après-Covid – on était en plein début donc on s’est dit « comment ce sera après ? » – un des thèmes que j’ai développés à ce moment-là – je l’avais déjà mentionné dans des livres précédemment – c’est le risque de guerre thermonucléaire généralisée à l’échelle de la planète. C’est un thème qui était peu développé. Pourquoi ? Je n’en sais absolument rien. Nous sommes un pays armé d’armes nucléaires. On a compté sur un équilibre de la terreur jusqu’ici pour ne pas les utiliser mais ce genre de miracle ne dure pas éternellement. Pourquoi n’y a-t-on pas pensé ? Je ne sais pas, d’autant qu’il y a des conflits larvés entre le Pakistan et l’Inde, du côté d’Israël, etc. qui sont une poudrière permanente et maintenant, il y a la possibilité, la possibilité pour la Russie de, je dirais, de prendre sa revanche sur la fin de l’Union soviétique. Ce n’est plus un régime de type soviétique. Il lui reste en commun un autoritarisme entre celui de Poutine et celui des dirigeants soviétiques de l’époque mais enfin bon, c’est la Russie.

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