Archives de catégorie : Russie

Accord de coopération de Paul Manafort avec la justice américaine § 37, page 22

Je lis consciencieusement l’accord de coopération de Paul Manafort avec la justice américaine. Je vous rappelle que ce lobbyiste américain, représentant depuis les années 1980 aux États-Unis les intérêts de personnalités russes et d’alliés de la Russie, ancien directeur de campagne présidentielle de Trump, et dernier membre du cercle rapproché du Président à ne pas coopérer pleinement avec la justice américaine, s’est mis à table le 13 septembre en échange d’une réduction de peine sur des infractions multiples. Il s’est agi là d’un revers considérable pour Trump dont l’avocat, le comptable, le directeur de publications étouffant toutes les affaires scandaleuses le concernant, et l’avocat de la Maison-Blanche, coopéraient déjà avec la justice.

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Bill Maher : La Russie, seul espoir des Américains blancs déclassés

Ouvert aux commentaires.

Excellente analyse de Bill Maher : « Pourquoi les Républicains américains – tout comme Trump, leur patron – adorent-ils la Russie ? » Parce que les Russes sont blancs et sont déterminés à ne pas cesser de l’être. Et j’ajouterais en mettant à la suite ici en « piqûre de rappel », un Temps qu’il fait de l’année dernière : « ni pas blancs, ni musulmans ».
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La chute des Etats-Unis et les leçons pour nous, le 19 juillet 2018 – Retranscription

Retranscription de La chute des Etats-Unis et les leçons pour nous. Merci à Nicolas Bolle, Eric Muller et  Olivier Brouwer !

Bonjour nous sommes le jeudi 19 juillet 2018 et aujourd’hui ma petite allocution aura pour titre « La chute des États-Unis et les leçons pour nous ». Je ferai dans l’ordre.

D’abord la chute des États-Unis : la journée d’hier et les discussions qui ont continué, les gloses à propos de la réunion d’Helsinki et de la performance, de la prestation, de M. Trump dans ce cadre.

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La chute des États-Unis et les leçons pour nous

The Washington Post : « This sad, embarrassing wreck of a man », par George Will, le 17 juillet 2018

Wired : « What Robert Mueller knows — and 9 areas he’ll pursue next », par Garrett M. Graff, le 16 juillet 2018

Huffington Post : « Frédéric Taddéï aura son émission culturelle sur la chaîne russe RT France à la rentrée », par Jean-Babtiste Duval, le 16 juillet 2018

The Financial Times : « How we lost America to greed and envy », par Martin Wolf, le 17 juillet 2018

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« Trump constitue désormais une menace pour la sécurité nationale », le 17 juillet 2018 – Retranscription

Retranscription de « Trump constitue désormais une menace pour la sécurité nationale », le 17 juillet 2018. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le mardi 17 juillet 2018, et l’actualité, aux Etats-Unis, me conduit à faire une vidéo chaque jour pour vous tenir au courant d’une actualité qui se précipite, et qui a été déclenchée par l’inculpation, vendredi dernier, vendredi 13 juillet, de douze fonctionnaires russes, inculpation qui les accuse d’interférence majeure avec les élections présidentielles de 2016. Je vous avais dit assez rapidement qu’ayant lu le document dans sa totalité, ce qui y apparaissait, à mon sens, en pointillés, c’était l’implication que M. Donald Trump, le Président des Etats-Unis, agit comme un agent de l’étranger, et non seulement un agent de l’étranger, mais un agent d’une puissance hostile aux Etats-Unis.
Je vous ai parlé hier de la loi américaine portant sur la haute trahison, de l’article qui en parle dans la Constitution, et de l’article dans le code qui en parle également, et qui parle même de peine de mort pour un contrevenant. Le test, bien sûr, après cette inculpation de fonctionnaires russes, le test allait être, comme je vous en avais averti, la manière dont allait parler de cela M. Trump, en sa rencontre à Helsinki, hier, avec monsieur Poutine.

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Le ministère de la Justice américain laisse entendre que Donald Trump est l’agent d’une puissance étrangère hostile

Blog de Paul Jorion : Inculpation de 12 fonctionnaires russes par la justice américaine, le 14 juillet 2018

Le texte de l’inculpation

Oups ! En une occasion je dis « Trump » au lieu de « Poutine », et en une autre, « soviétique » pour « russe », j’espère que l’on voudra bien excuser ces confusions impardonnables. Je dis aussi « trois mille » au lieu de « trente mille » mails.

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Inculpation de 12 fonctionnaires russes par la justice américaine

Ouvert aux commentaires.

Je suis en train de lire les documents et en particulier bien entendu le texte de l’inculpation qui fait que cette affaire est en train de changer de nature du tout au tout. L’image qui est en train de se dessiner est en effet absolument inédite : l’élection de Trump en tant qu’acte de guerre de la Russie contre les États-Unis, dans ce nouveau type de guerre qu’est la guerre numérique.

Point remarquable : si les opérations de déstabilisation de l’élection présidentielle de 2016 sont le fait de fonctionnaires russes – comme l’affirme l’inculpation, il s’agit bien d’un acte de guerre entre deux nations, et la question d’une collusion ou non de Trump et/ou de son équipe devient subsidiaire (de l’ordre de la collaboration ou non d’une cinquième colonne).

Ce nouveau développement est tout particulièrement intéressant alors que les deux présidents, américain et russe, se rencontrent lundi : tout mot aimable de Trump envers Poutine apparaîtrait alors comme collusion de Trump et son équipe, non pas simplement avec une puissance étrangère mais avec une puissance étrangère ayant posé un véritable acte de guerre contre les États-Unis.

1° L’inculpation de vendredi soir pour nous vient parfaitement s’articuler avec ce que j’écrivais ici dans la matinée :

Aujourd’hui nous avons à la tête des États-Unis, un président porte-parole servile mais déterminé de Moscou. Rien qu’il ne dise ou décrète qui ne corresponde à la ligne définie au Kremlin en vue d’affaiblir l’influence de l’Europe, en plus de celle de son propre pays bien entendu.

Et aussi avec ce qu’affirmait hier The Guardian dans son éditorial :

Mais M. Trump […] n’est pas notre allié. Il est hostile à nos intérêts et à nos valeurs. Il peut même, si cela continue, devenir une sérieuse menace.

2° Le recours au bitcoin

La direction générale des renseignements (GRU) de l’État-Major des Forces Armées de la Fédération de Russie, à laquelle appartiennent les douze inculpés, aurait utilisé le jeton numérique bitcoin pour le paiement de ses opérations en raison de sa quasi non-traçabilité ; d’autres jetons numériques auraient été utilisés pour des transferts de fonds. Les opérations auraient été financées par l’extraction (« mining ») de bitcoins ; elles se seraient faites par l’intermédiaire de compagnies américaines.

3° Le rôle joué par WikiLeaks

Si WikiLeaks est bien l’organisme auquel renvoie l’étiquette « Organization 1 » de l’inculpation, comme tout semble le suggérer, et si l’échange suivant est avéré (WikiLeaks affirmant au truchement russe Guccifer 2.0 : « envoyez-nous tout matériau pour que nous l’évaluions et cela aura bien plus d’impact que ce que vous faites ») : « Nous pensons que trump a seulement 25% de chances de l’emporter contre hillary … du coup un conflit entre hillary et bernie est intéressant », il est alors clair que WikiLeaks ne diffusait pas les documents hackés dommageables à Hillary Clinton en vue de favoriser Bernie Sanders, mais en vue de favoriser Donald Trump.

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Ironie de l’Histoire avec un grand « H »

En novembre 1989 tombait le mur de Berlin. Le monde soviétique tout entier le suivait aussitôt dans sa chute.

Il y a de cela bientôt 30 ans. Aujourd’hui nous avons à la tête des États-Unis, un président porte-parole servile mais déterminé de Moscou. Rien qu’il ne dise ou décrète qui ne corresponde à la ligne définie au Kremlin en vue d’affaiblir l’influence de l’Europe, en plus de celle de son propre pays bien entendu.

Est-ce, comme l’affirmait hier une enquête du Financial Times, parce que Moscou le tient par les … ? C’est plus joliment dit bien entendu dans le grand quotidien :

« Certains des flux financiers que le Financial Times à mis au jour soulèvent la question de la vulnérabilité de Trump à des pressions indues aujourd’hui qu’il est à la Maison Blanche.

Tower of secrets: the Russian money behind a Donald Trump skyscraper, le 12 juillet 2018

Une fin inattendue à la Guerre froide, d’autant que les partisans enthousiastes de Trump aujourd’hui sont ceux qui abominaient l’Union soviétique autrefois : « Better Dead Than Red! », plutôt mort que Rouge !

Ironie de la Grande Histoire, celle avec un grand « H ».

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Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre, le 13 avril 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre. Merci à Marianne Oppitz et Catherine Cappuyns ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 13 avril 2018, un vendredi. Et aujourd’hui mon petit exposé portera sur « M. Trump : un parrain comme les autres ».

Pourquoi cela ? Parce que va paraître mardi, mardi le 17, un livre écrit par M. James B. Comey intitulé « A Higher Loyalty », une loyauté d’un plus haut niveau. M. James B. Comey a été directeur du FBI – la police au niveau fédéral aux États-Unis – jusqu’à ce qu’il soit limogé par M. Trump le 9 mai de l’année dernière, en 2017. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre, le 13 avril 2018 – Retranscription

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Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre

James B. Comey : « A Higher Loyalty » (2018)

N.B. L’incident à Moscou se passe en 2013 et non en 2003 comme je le dis erronément. Également, à deux reprises je dis « Trump », là où j’aurais dû dire « Poutine ». Mon auditrice.teur aura rectifié d’elle.lui-même, une confusion à ce point excusable 😉

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Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein, le 16 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein. Merci à Catherine Cappuyns et Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 16 mars 2018. Il y a deux jours, avant-hier, je vous ai fait une vidéo qui s’appelait « L’affaire du défecteur Sergueï Skripal », cet ex-espion russe qui a été victime d’une tentative d’assassinat – et sa fille aussi qui se trouvait à ses côtés – et j’évoquais une atmosphère de guerre froide. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : La guerre froide bat son plein, le 16 mars 2018 – Retranscription

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Les temps qui sont les nôtres : L’affaire du défecteur Sergueï Skripal, le 14 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : L’affaire du défecteur Sergueï Skripal. Merci à Pascale Duclaud !

Bonjour, nous sommes le mercredi 14 mars 2018 et je vais vous parler de cette affaire ténébreuse de la tentative de meurtre sur le défecteur russe Sergeï Skripal et sa fille Youlia.

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