Archives de catégorie : Russie

À propos de « Chaîne de télévision d’État à Moscou : le doute s’installe », par Alexis Toulet

La première impression sur l’intervention de Mikhaïl Khodarionok le 16 mai est indubitablement positive. Lorsqu’on creuse… Mais n’allons pas trop vite en besogne.

Qui est Mikhaïl Khodarionok ? C’est un journaliste spécialisé défense, qui a la particularité d’avoir une longue expérience militaire – raison sans doute de son réalisme.

Et il n’en est pas à sa première intervention dans les médias russes en ce sens. Il y a quelques jours, toujours dans une émission de débat à une heure de grande écoute, il avait déjà parlé avec un ton tout à fait différent de la surexcitation irréaliste qui domine les médias russes, mettant en avant les difficultés d’une mobilisation à grande échelle.

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Chaîne de télévision d’État à Moscou : le doute s’installe

Dans un moment extrêmement rare de franchise à la télévision d’État russe aujourd’hui, le chroniqueur de la défense Mikhail Khodaryonok a dressé un bilan accablant de la guerre de la Russie en Ukraine et de l’isolement international de son pays. C’est assez long mais cela vaut le coup de s’y attarder.

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Pendant ce temps-là à Moscou…

Pendant ce temps-là à Moscou, le gouvernement déclare (et la presse le confirme), que

* la population russophone du Donbass est la victime d’un génocide
* le gouvernement de Kiev ne reculera devant rien en matière de désinformation (pseudo-massacres mis en scène, opérations faux pavillon…)
* le gouvernement polonais a rejoint le camp nazi
* la Finlande menace désormais la Russie
Etc.

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Ukraine : question diabolique à propos du 9 mai

Le fameux régiment Azov est retranché à Marioupol dont il constitue la dernière force de défense ukrainienne.

L’origine du régiment dans une milice paramilitaire nazie est considéré du côté des nations regroupées au sein de l’OTAN (et sympathisantes) comme anecdotique. Du côté russe, l’origine du régiment dans une milice paramilitaire nazie est considéré comme révélatrice de la nature même du régime ukrainien actuel.

Si demain 9 mai, à l’occasion du fameux défilé militaire prévu à Moscou, la Russie faisait tomber une bombe nucléaire tactique sur l’usine métallurgique Azovstal où le régiment Azov est retranché, comment réagiraient les nations membres de l’OTAN ?

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Ce n’est pas de gaieté de cœur que j’affiche un billet comme celui-ci…

Le Monde, Guerre en Ukraine : la confrontation nucléaire, scénario évoqué avec de plus en plus d’insistance en Russie, le 5 mai à 19h15

Un extrait :

Lundi 2 mai, le présentateur vedette de la Première chaîne, Dmitri Kisselev, montre une animation qui, même si elle défie toutes les lois de la physique, promet au Royaume-Uni d’être effacé de la carte par un tsunami provoqué par l’explosion du drone-missile nucléaire Poséidon. Les survivants seraient exposés « à des doses extrêmes de radiations ». Quelques jours auparavant, sur une chaîne concurrente, on calculait le temps nécessaire au dernier-né des missiles pour frapper les capitales « des pays qui livrent le plus d’armes à l’Ukraine » – 106 secondes pour atteindre Berlin, 200 secondes pour Paris, 202 secondes pour Londres. « Il est impossible à intercepter, ils n’auront même pas le temps de se retourner », s’enthousiasmait l’expert en plateau.

Un extrait de Et maintenant, la guerre ma vidéo du 26 janvier (rappel : la Russie envahira l’Ukraine 29 jours plus tard, le 24 février) :

Quand on m’a demandé il y a deux ans à l’Université Catholique de Lille de faire une série de conférences immédiatement sur l’après-Covid – on était en plein début donc on s’est dit « comment ce sera après ? » – un des thèmes que j’ai développés à ce moment-là – je l’avais déjà mentionné dans des livres précédemment – c’est le risque de guerre thermonucléaire généralisée à l’échelle de la planète. C’est un thème qui était peu développé. Pourquoi ? Je n’en sais absolument rien. Nous sommes un pays armé d’armes nucléaires. On a compté sur un équilibre de la terreur jusqu’ici pour ne pas les utiliser mais ce genre de miracle ne dure pas éternellement. Pourquoi n’y a-t-on pas pensé ? Je ne sais pas, d’autant qu’il y a des conflits larvés entre le Pakistan et l’Inde, du côté d’Israël, etc. qui sont une poudrière permanente et maintenant, il y a la possibilité, la possibilité pour la Russie de, je dirais, de prendre sa revanche sur la fin de l’Union soviétique. Ce n’est plus un régime de type soviétique. Il lui reste en commun un autoritarisme entre celui de Poutine et celui des dirigeants soviétiques de l’époque mais enfin bon, c’est la Russie.

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La gauche poutinisante, ses monstruosités et la question nationale ukrainienne, par Yorgos Mitralias

Putin hands off Ukraine!

Ça fait bien longtemps, que tout le monde, ou presque, est tourmenté par la même question : pourquoi les citoyens tournent-ils le dos à la gauche ? Pourquoi la gauche semble-t-elle si faible et si peu crédible, et ce à un moment où le capitalisme aussi ne se sent pas très bien ? Un début de réponse à ces questions la gauche le fournit  elle-même, ou du moins une partie très importante d’elle, par la façon dont elle se comporte face à la guerre de Poutine contre l’Ukraine. Et voici de quoi il s’agit.

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Ukraine : « Cette guerre a débuté en 2015 et non il y a deux mois », par Alexis Toulet

« Cette guerre a débuté en 2015 et non il y a deux mois »

Ce n’est pas faux, il y a des racines à tout cela, mais je me méfie du risque de négliger les ruptures.

Les Etats-Unis ont bien cherché de longue date à agrandir le cercle de leurs obligés en Europe, jusqu’à et y compris Ukraine et Géorgie, et ils étaient prêts à un certain nombre de « sales coups » pour cela. De même que la Russie a bien considéré de longue date les autres pays issus de l’ancienne Union soviétique comme « étranger proche » où la prééminence de son influence devrait aller de soi, et était prêt à un certain nombre de « sales coups » pour cela. Les Africains disent parait-il que « lorsque deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre », de ce point de vue les Ukrainiens à partir de 2014 avaient le rôle de l’herbe…
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« Et maintenant la guerre… la vraie », par alexandre cinq

La mécanistique de la fuite en avant d’un pouvoir fou comme un oiseau sans tête semble se mettre en place.

– jusqu’au boutisme dans l’opacité.
– déni de la réalité de l’impasse par rapport aux objectifs et à la planification primaire de cette guerre.
– pyramide de commandement sidérée par la peur et probablement captée et animée par les jusqu’au boutistes.
– diplomates qui nient l’évidence jusqu’à l’absurde.
– soutien du peuple au sens très large, très flou, réel ou affiché mêlant nationalisme, propagande, déni, sentiment d’oppression économique ou politique validant implicitement les thèses de propagande, impuissance, et le réflexe très russe et incompréhensible pour nous de ne pas s’intéresser à la chose publique pour ne pas se retrouver personnellement en difficulté, avec un rapport à l’accès à une possible « vérité » castré depuis des dizaines d’années, qui en fait même exclure sa possible existence…
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Ria Novosti : « La Russie devrait agir comme le gardien des procès de Nuremberg »

Plutôt que de spéculer sur les intentions du Président Poutine vis-à-vis de l'Ukraine, il vaut mieux s'informer sur sa politique telle que la rapporte l'agence officielle Ria Novosti. Lisez ce qui suit, c'est essentiel.

RIA NOVOSTI a clarifié les plans de la Russie vis-à-vis de l’Ukraine et du reste du monde libre dans un article programmatique : Que doit faire la Russie avec l’Ukraine ?

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À la guerre, on aurait le devoir de respecter les règles du siècle précédent, alors qu’on ne la gagne qu’en imposant les nouvelles règles de son temps !, par Jean-Baptiste Auxiètre

Je vous épargne l’histoire des chevaliers qui combattaient à l’épée des adversaires désormais équipés de fusils, et celle des Indiens d’Amérique qui ne faisaient pas la guerre la nuit, etc.

Pour ce qui est des règles supposées admises par les belligérants, chacun sait que ce sont ceux qui, à chaque époque, les ont enfreintes, qui ont été les vainqueurs.

Supposer à partir d’un a priori que l’arme chimique et / ou nucléaire ne seront pas utilisées par la Russie, c’est évidemment prendre Vladimir Poutine pour l’imbécile qui, au XXIe siècle, continue de se battre comme au XXe, en n’utilisant pas tous les moyens qu’autorise son époque – ce dont se sont bien abstenus tous les guerriers qui l’ont emporté dans l’Histoire !

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