Archives par mot-clé : Aide au développement

L’Afrique et moi VIII. Les rapports que je rédigeai pour la FAO

Rappel : L’Afrique et moi I. Fonctionnaire des Nations-Unies ; II. Un poste de tout repos ; III. Des pêcheurs ne sachant pas pêcher : IV. La vérité : vraiment pas bonne à dire ; V. « Jorion se fâche » ; VI. Pêcherie et sorcellerie : VII. Un environnement pas toujours très sûr.

La FAO publia en 1985 deux de mes rapports *  : l’un sur l’organisation des villages et, en parallèle avec la présence de fonctionnaires et d’élus, l’influence encore des structures traditionnelles que sont la chefferie et les églises locales vaudou ; l’autre relatif à l’autosubsistance dans les villages : la part de ce qui est pêché, de ce qu’on récolte, et qu’on ne cherche pas à vendre à l’extérieur parce que l’on en vit prioritairement.

Continuer la lecture de L’Afrique et moi VIII. Les rapports que je rédigeai pour la FAO
Partager :

L’Afrique et moi IV. La vérité : vraiment pas bonne à dire

Rappel : L’Afrique et moi I. Fonctionnaire des Nations-Unies ; II. Un poste de tout repos ; III. Des pêcheurs ne sachant pas pêcher.

La nouvelle que les pêcheurs béninois étaient migrants fit très mauvaise impression : toute la représentation de notre projet FAO s’écroulait. Que faire de nos filets danois et de nos moteurs japonais censés résoudre les problèmes de la pêche locale ? J’aggravai mon cas en cherchant à apporter une solution au cas des pêcheurs malades que l’on voyait effectivement assis à longueur de journée sur la plage, alimentant aux yeux d’un passant peu curieux (comme l’est un expert en aide au développement), l’image d’une paresse atavique. J’allai les voir eux. 

Continuer la lecture de L’Afrique et moi IV. La vérité : vraiment pas bonne à dire
Partager :

L’Afrique et moi III. Des pêcheurs ne sachant pas pêcher

Rappel : L’Afrique et moi I. Fonctionnaire des Nations-Unies ; II. Un poste de tout repos

Le projet de la FAO au Bénin avait pour but de développer la pêche dans le pays. Il avait été constaté qu’au contraire des pays voisins, la pêche côtière y languissait. Le Bénin vivait à cette époque sous un régime marxiste-léniniste et l’on avait considéré en haut-lieu aux Nations-Unies que le temps était venu d’intervenir également dans des pays dont le gouvernement était de ce type-là.

Notre projet était patronné par le Danemark et par le Japon. Son objectif était de découvrir les raisons de la faiblesse de la pêche et d’y porter remède. Comme souvent dans les projets d’aide au développement, la conclusion à laquelle on aboutirait était préétablie : on pouvait la lire dans le fait que le Danemark avait offert des filets et le Japon, des moteurs hors-bord Yamaha.

Continuer la lecture de L’Afrique et moi III. Des pêcheurs ne sachant pas pêcher

Partager :