Archives par mot-clé : bail-out

LA DEUTSCHE BANK, IL NE MANQUAIT PLUS QUE CELA ! par François Leclerc

Billet invité.

La Deutsche bank a connu hier une nouvelle journée noire, son action dévissant de 7%, la valeur de ses obligations hybrides (contingentes et convertibles) diminuant de 3% et le spread de ses CDS augmentant de 250 points. En dix-huit mois, son action a perdu les 2/3 de sa valeur. Après le gouvernement italien, c’est au tour de Berlin d’être aux prises avec sa crise bancaire, et d’être coincé entre un bail-in réglementaire aux conséquences imprévisibles ou inacceptables politiquement, et un bail-out circonvenant aux dispositions de l’Union bancaire tout aussi désastreux en période électorale.

Continuer la lecture de LA DEUTSCHE BANK, IL NE MANQUAIT PLUS QUE CELA ! par François Leclerc

Partager :

Le Monde / L’Écho, Les havres fiscaux et la dure réalité, le mardi 12 avril 2016

Les paradis fiscaux « victimes » des pays désargentés

À l’automne 2008, le système financier international s’effondra. Les États, leur banque centrale, leur Trésor public, continrent l’hémorragie en parant au plus pressé. L’argent nécessaire pour relancer la machine fut trouvé et ce fut le contribuable qui, pour l’essentiel, régla l’ardoise. Lequel fit alors savoir très clairement à son gouvernement : « Plus jamais ça ! », message reçu cinq sur cinq en haut lieu.

Continuer la lecture de Le Monde / L’Écho, Les havres fiscaux et la dure réalité, le mardi 12 avril 2016

Partager :

Le Monde : La fin du laisser-faire, lundi 30 juin – mardi 1er juillet 2014

Dans « La fin du laisser-faire », essai publié en 1926, John Maynard Keynes caractérise de manière caustique l’idéologie de ses collègues économistes comme une version délirante du darwinisme. Pour « les darwiniens, écrit-il, c’est la libre concurrence qui a bâti l’homme. L’œil humain a cessé d’être la manifestation d’un dessein ayant miraculeusement conçu toute chose pour le mieux ; il s’agit de la réussite suprême du hasard opérant dans un contexte de libre concurrence et de laisser-faire ». Or, souligne Keynes : « l’expérience ne révèle pas que les individus, quand ils se constituent en unités sociales, soient toujours moins clairvoyants que quand ils agissent à titre séparé ».

C’est dans la fin du laisser-faire que le retour en force des idées de Keynes, exigé par la crise de 2008, se manifeste aujourd’hui le plus clairement.

Pourquoi la montée au créneau de l’État ? Parce que les autres options en cas d’insolvabilité généralisée : le bail-out et le bail-in, se sont révélées inacceptables par les citoyens ordinaires, exprimant dans les urnes leur irritation croissante.

Continuer la lecture de Le Monde : La fin du laisser-faire, lundi 30 juin – mardi 1er juillet 2014

Partager :

N’AVOIR PEUR QUE DE LA PEUR ELLE-MÊME, par zébu

Billet invité.

Le ‘précédent’ chypriote a eu l’avantage de procurer à l’économie libérale le salut que lui procurait son statut de paradis fiscal : une argumentation toute trouvée.

Entre la faible fiscalité dudit pays (mais non la seule en UE et même en zone euro), la présence pour le moins massive des dépôts russes et massivement utilisée dans le schéma présenté par la Troïka sous le nom ‘d’eurogroupe’ et le rôle de pompe à fluides de Chypre dans les IDE (Investissements Directs Étrangers) en Russie, on avait l’embarras du choix pour justifier le passage d’un ‘bail-out’ à un ‘bail-in’.

Car, de ‘bail-out’, il n’était plus question, pour l’Allemagne, le FMI comme pour la BCE, le PSI réalisé en Grèce prouvant s’il en était que ce type de solution avait atteint ses limites, celles de la solidarité européenne, des déficits publics en Europe mais aussi des effets collatéraux sur le système bancaire. Pour la première fois donc, la Troïka prit la décision de tester un schéma de ‘bail-in’ dans le cas de Chypre, cas qui perdurait depuis plusieurs mois déjà, à savoir ‘faire payer’ les banques et en premier lieu leurs contreparties, afin d’éponger les créances douteuses (i.e., les recettes estimées comme perdues du fait des défauts des clients emprunteurs) : actionnaires, créanciers des banques mais aussi déposants.

Continuer la lecture de N’AVOIR PEUR QUE DE LA PEUR ELLE-MÊME, par zébu

Partager :