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Quatre natures de prime dans la réalité compensée en bancor, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

République platonicienne et démocratie aristotélo-thomiste

Plaçons-nous immédiatement dans le référentiel aristotélo-thomiste qui structure la comptabilité double actif-passif, nominal-réel, bilan-hors-bilan. Aristote est le philosophe de la matière intelligible ; de la matière que le sujet de l’intelligence peut raconter pour partager une causalité qui soit la raison commune du vivre ensemble pour les citoyens.

Remarquons que la rupture entre la démocratie d’Aristote et la république de Platon est dans l’intelligibilité de la matière. Chez Platon comme dans notre monde actuel, l’intelligence n’est que matière. Le sujet n’a pas de capacité à s’abstraire de la matière pour l’analyser et la transformer en restant lui-même.

Chez Aristote, l’intelligence est métaphysique : elle est capable d’être sur la nature et pas seulement dedans. La démocratie est la délibération de la nature par la surnature ; les citoyens discutent dans l’intersubjectivité sur un objet commun partageable. Le thomisme élève la démocratie matérielle des sujets passifs, à la démocratie active des personnes. L’expérimentation active de la démocratie a été abandonnée avec la chute du communisme idéologique.

Disons que chez Aristote, la délibération des citoyens s’inscrit dans une mécanique de langage. La causalité est un état passif de la réalité. En introduisant la vision judéo-chrétienne de la personne dans l’intelligibilité du réel, la synthèse thomiste rend la métaphysique active. La métaphysique devient transformable par la délibération des personnes, sujets non seulement de la physique mais de la métaphysique. C’est le phénomène de la transsubstantiation du réel par le don des personnes.
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Chambre keynésienne de compensation en comptabilité double, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

La réalité comptable en bancor

La compensation monétaire en bancor ne manquera pas de s’imposer d’une manière ou d’une autre. Le problème est que les élites politiques, économiques et financières ont perdu le lien entre le discours par lequel elles revendiquent le pouvoir et la réalité qu’elles prétendent diriger. Les lois et les monnaies ne sont plus que des récits abstraits sans rapport avec la vie des gens. La civilisation tombe dans le vide alors que le prix de la réalité humaine se lie et se travaille dans le principe oublié de la comptabilité double.

Dans la comptabilité double, il y a de l’actif et du passif, des libellés différents d’actifs et de passifs, un total des prix passifs égal au total des prix actifs et enfin une unité monétaire de compte réciproque du passif par l’actif. La comptabilité double est une représentation de toutes les causes d’échange dans une société définie : les causes qualitatives, les causes quantitatives, les causes intérieures à la société et les causes relatives aux sociétés extérieures dont on importe et à qui on exporte.

Le génie métaphysique de la comptabilité double est de réunir dans un même espace de signification les personnes, les sociétés, les choses et les prix. Derrière l’équilibre comptable de l’actif et du passif d’une même société, il y a des décisions personnelles coordonnées dans une politique qui produisent une économie de l’échange : des choses, des prix, des idées et du faire ensemble. La comptabilité double met en relation d’équilibre, la réalité physique sensible des choses avec la réalité métaphysique des personnes qui pensent et échangent dans une même société politique.
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