Étiquette : désendettement

  • SURPLACE EUROPÉEN, par François Leclerc

    Billet invité.

    Le suspens n’est pas au rendez-vous. À l’habitude, il coexiste chez Emmanuel Macron de grands discours et une réalité dont il sort nettement moins à son avantage. C’est valable sur tous les sujets, à commencer par l’Europe et, en parfaitement détestable, à propos du sort réservé aux réfugiés et de ce qui leur est préparé. L’Europe ne va pas être celle qu’il a dessinée en septembre dernier à la Sorbonne, que va-t-il pouvoir en rester ?… Lire la suite…

  • DES ICONOCLASTES À MATIGNON ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Bien que le débat ne se soit pas vraiment engagé comme il le souhaiterait, hier à l’Eurogroupe, Emmanuel Macron s’est à Francfort donné « un an » lors de la Foire du livre pour « avoir une feuille de route commune » avec Angela Merkel. Jamais plus à son aise que lorsqu’il manie les grandes idées, loin de leur concrétisation !… Lire la suite…

  • Croissance de la dette – LE TEMPS DES MISES À PLAT, par François Leclerc

    Billet invité.

    Tout va mieux ! Pendant que la Banque du Japon et la BCE continuent d’enfourner à grosses pelletées du charbon dans la chaudière, l’agence Fitch nous apprend que la dette souveraine à taux négatif négociée sur le marché obligataire a atteint le montant de dix mille milliards de dollars. En un mois, la progression a été de 5%. Sans surprise, les émetteurs japonais et italiens ont été les plus forts contributeurs à cet accroissement, parmi les 14 pays qui connaissent cette situation inédite. Ce monde qui prétend continuer comme si de rien n’était marche sur la tête.… Lire la suite…

  • COMMENT SE DÉBARRASSER DU MISTIGRI DE LA DETTE GRECQUE ? par François Leclerc

    Billet invité.

    L’accord recherché par le gouvernement grec repose sur une politique construite sur deux pieds : afin de combattre la misère, la substitution aux contraintes de la Troïka d’une nouvelle politique budgétaire, et la réduction de l’endettement public pour le rendre soutenable. Dans les deux cas, à la recherche de points d’appui, celui-ci entend porter le débat dans toute l’Europe en mettant en cause la politique d’austérité et la stratégie de désendettement qui en est à la source.

    Victoire de Syriza ou pas, les faits sont là. Les projections d’excédent budgétaire primaire sur lesquelles repose la politique des dirigeants européens et du FMI – ces derniers plus circonspects – sont de circonstance : des montants inaccessibles devraient être dégagés pour financer le remboursement des dettes grecques.… Lire la suite…

  • LE JAPON MONTRE LA VOIE À NE PAS SUIVRE, L’EUROPE NE FAIT PAS MIEUX, par François Leclerc

    Billet invité

    Le Japon, troisième puissance économique mondiale, va-t-il commencer à réduire son endettement ? Cela ne se présente pas bien, et les dirigeants européens feraient bien de s’y intéresser avant de laisser l’Europe s’enfoncer dans une situation de japonisation larvée, qui est chaque jour qui passe confortée par des indices déprimés.

    Sous l’impulsion du premier ministre Shinzo Abe, la Banque du Japon poursuit la plus grande opération de création monétaire jamais réalisée, tirant ainsi la carte de la dernière chance. Mais avec quels résultats ? Sorti de la récession en 2012 et connaissant des débuts de croissance encourageants en 2013, le pays est lourdement retombé dans la récession.… Lire la suite…

  • Dette publique : TANT VA LA CRUCHE À L’EAU QU’À LA FIN ELLE SE BRISE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les événements se précipitent : les marchés manifestent leur impatience en appelant au lancement par la BCE d’un début de création monétaire en grand, Jean-Claude Juncker annonce qu’il va présider « la commission de la dernière chance » et les rumeurs se multiplient sur l’échec aux stress tests de nombreuses banques, en attendant l’affichage des résultats le 26 octobre prochain, une fois passé le cap du tout proche sommet européen.

    La cause est entendue, la stagnation va être séculaire et la dette un problème lancinant. Cultivant une vision malgré tout optimiste, tout en ne s’en tenant qu’à la dette publique, le FMI constate que « les efforts budgétaires au cours des cinq dernières années ont stabilisé le ratio entre dette publique et PIB, même s’il reste à un niveau élevé ».… Lire la suite…

  • Désendettement : UN PLAN A’ DANS LEURS RÊVES LES PLUS FOUS, par François Leclerc

    Billet invité.

    Cela cogite ferme pour préparer une suite aux élections du Parlement européen et à la désignation du nouveau président de la Commission. La page qui va être tournée va donner l’occasion, espère-t-on, d’engager une nouvelle étape de la construction européenne et permettre conjointement la mise sur pied d’un plan A’ de désendettement, car il ne pourra pas être ignoré longtemps que l’actuel coince. Une chose a été de traiter avec la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, une toute autre affaire se présente avec l’Italie et la France, dont la trajectoire ne s’inscrira pas dans le cadre prescrit.

    L’heure est au bilan, et il n’est pas brillant.… Lire la suite…

  • LE MÉCANISME GRIPPÉ DU DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les élections européennes qui s’approchent vont avoir valeur de test, en attendant dans un tout autre genre les analyses des bilans bancaires de fin d’année. Mais dans les deux cas leurs résultats vont exprimer les obstacles au désendettement rencontrés par les États et le système bancaire.

    D’un pays européen à l’autre, les électeurs empruntent dans leur désarroi les voies qu’ils peuvent pour manifester leur désaccord face à l’austérité qui leur est imposée, dont ils ressentent le caractère durable et injuste. Une forte abstention est prédite, et la liste des partis qui sont annoncés comme allant faire des scores est déroutante dans sa diversité : le Front National en France ou Syriza en Grèce, Le mouvement des Cinq étoiles en Italie ou l’UKIP au Royaume-Uni, ou bien encore le PVV aux Pays-Bas, pour s’en tenir là.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : OUI, ON NOUS CACHE UN PETIT QUELQUE CHOSE ! par François Leclerc

    Billet invité.

    On avait compris l’importance des difficiles négociations en cours à propos de l’union bancaire, à mettre en relation avec le volume des estimations des besoins de recapitalisation des banques qui circulent, avant même que de nouvelles évaluations officielles ne soient effectuées. Enfin, ne boudons pas notre plaisir ! il était implicitement reconnu, après avoir été soigneusement caché, que le système bancaire avait lui aussi besoin d’un remède de cheval, car le désendettement ne passait pas de ce côté-là non plus. Car sinon pourquoi s’acharner à prévoir des procédures de renflouement après en avoir si longtemps nié la nécessité ?… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : QUI VA PAYER POUR LA CRISE ?, par François Leclerc

    Billet invité

    Qui va payer pour cette crise ? La question semblait entendue, puis les cartes se sont brouillées. Au départ, ce n’était pas les banques, pour désigner la face visible du système financier, mais les États, c’est-à-dire les citoyens. Puis c’est devenu plus compliqué, car il a fallu en convenir : la stratégie de désendettement européenne ne donne pas de résultats particulièrement brillants…

    Les signaux tournant autour de cette même interrogation – qui va payer ? – se sont multipliés. La crise grecque, puis la crise chypriote ont été l’occasion de deux inflexions : la première en engageant une restructuration de la dette publique, la seconde en impliquant dans un sauvetage les actionnaires et les créanciers de deux banques.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LA PROMESSE DE LA DÉCENNIE, par François Leclerc

    Billet invité

    Ils s’y mettent tous ou presque, y compris José Manuel Barroso (qui ensuite recule), mais le gouvernement allemand tient bon dans l’adversité : il réaffirme sa stratégie de désendettement et d’amélioration de la compétitivité en dépit de son absence de résultats. Cela lui est d’autant plus aisé qu’aucune stratégie alternative ne lui est opposée. L’assouplissement qui est demandé est déjà pratiquement acquis et se traduit au cas par cas par un allongement du rythme de réduction du déficit ou du remboursement des prêts. Sans autre effet que de gagner du temps pour un résultat très incertain, à enregistrer les annonces de nouvelles mesures de rigueur budgétaires à venir.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : DE L’ART DE MAL ACCOMMODER LA DETTE, par François Leclerc

     

    Billet invité.

    Sans désendettement, pas de sortie de crise ! Même si la condition n’est pas suffisante, elle est nécessaire. Mais les dirigeants européens continuent de se prendre les pieds dans le tapis à ce sujet, et leurs collègues américains, britanniques et japonais sont finalement logés à la même enseigne.

    George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient fort à propos de déclarer que « réduire la dette britannique et nous remettre de la crise financière va prendre manifestement plus de temps que ce que nous avions espéré » et Mariano Rajoy, qu’il sera « très compliqué » de respecter l’objectif de déficit public assigné à l’Espagne, bien qu’il ait été réduit.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : ON ATTEND LA BCE, AURONS-NOUS LA FED ? par François Leclerc

    Billet invité

    Le comité monétaire de la banque centrale américaine va se réunir mardi et mercredi, dans le contexte d’un nouveau ralentissement de la croissance du pays – +1,5% au second trimestre – qui se poursuit depuis le début de l’année. Que va-t-il bien pouvoir décider cette fois-ci ?

    Deux opérations successives de quantitative easing (assouplissement quantitatif) baptisées QE1 et QE2 ont déjà permis à la Fed d’injecter 2.300 milliards de dollars en achetant des obligations du Trésor ou des titres émis par des organismes de refinancement hypothécaires. Une troisième opération de création monétaire est depuis pendante, au vu des résultats mitigés des deux précédentes.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : TROIS STRATÉGIES DE DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc

    Billet invité

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    L’hyperinflation n’est jamais bien loin, dès qu’il est fait référence à la création monétaire, la fameuse planche à billets. L’histoire est alors mise à profit pour annoncer la résurgence d’épisodes qui ont marqué les mémoires. Même cause, même effet, est-il immédiatement pronostiqué !

    La crise que nous vivons pourrait cependant nous amener à nuancer. À considérer d’abord que c’est une inflation des actifs financiers qui a été constatée, et non celle des prix des produits de consommation. À remarquer ensuite que cette dernière ne s’est pas déclenchée aux États-Unis, au Japon ou au Royaume-Uni, pays dont les banques centrales n’ont pourtant pas lésiné en matière de création monétaire.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LE POINT D’APPUI QUI LUI AUSSI FAIT DÉFAUT, par François Leclerc

    Billet invité

    L’Inde ne va pas fort, le Japon et la Corée du Sud non plus et la Chine ne se sent pas très bien. Les exportations à la baisse en raison de la faiblesse de ses grands marchés à l’export, un net ralentissement de la croissance asiatique est enregistré. Des analystes interrogés affectent de croire en un rebond résultant de mesures de relance, en dépit de cet environnement international. Que peuvent-ils espérer d’autre ?

    La banque centrale chinoise a réduit son taux d’intérêt deux fois en un mois, signe d’une évidente nervosité. Depuis décembre, les réserves obligatoires des banques ont été réduites par trois fois – des mesures qui pourraient être renouvelées d’ici la fin de l’année – afin de maintenir l’investissement, principal moteur de la croissance vu la faiblesse de la consommation intérieure.… Lire la suite…