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Espace de libertés : Du cerveau humain à la machine, N°486, février 2020

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Qu’en est-il de l’Intelligence Artificielle ou « IA » ? Où en sommes-nous ? Existe-t-elle même ? et si la réponse était « Oui », n’aura-t-elle qu’une influence modeste sur notre vie quotidienne ou constituera-t-elle – ou constitue-t-elle déjà – une authentique révolution ?

Les deux opinions se rencontrent bien sûr parmi les personnes peu informées mais, de manière plus surprenante, on les entend aujourd’hui également dans la bouche d’experts. Certains d’entre eux affirment que nous sommes proches de la « Singularité », le moment où les machines seront devenues à ce point plus intelligentes que nous qu’elles ne chercheront plus à nous consulter, et où nous, êtres humains complètement déboussolés, leur confieront des décisions essentielles pour notre avenir. D’autres spécialistes déclarent que l’expression « intelligence artificielle » à son stade actuel d’avancement, n’est rien de plus que du battage médiatique.

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PRINCIPES DES SYSTÈMES INTELLIGENTS (1989), chapitre 12 (I), réédition en librairie le 23 novembre

Je poursuis la publication des chapitres de Principes des systèmes intelligents. Alors là, aujourd’hui, on passe aux choses sérieuses : à ce qui fit véritablement l’originalité de ce livre. Croyez-moi, mes amis : en 1989, on n’avait jamais parlé d’intelligence artificielle dans les termes que vous lirez ci-dessous…. et ce n’est qu’un début !

12. La dynamique de l’affect

La question de l’affect en intelligence artificielle

La question de l’affect n’a jamais été éludée en intelligence artificielle. Il y a dix ans, Douglas Hofstadter écrivait :

« … il est un peu prématuré de penser à des ordinateurs qui pleurent : il faut d’abord penser à des règles qui permettent aux ordinateurs de s’occuper du langage et d’autres choses ; nous serons confrontés aux questions plus profondes en temps utile. » (Hofstadter 1980 [1979] : 676.)

Évoquer des ordinateurs qui pleurent était pour Hofstadter une manière imagée d’affirmer qu’il était prioritaire pour les systèmes intelligents de manipuler correctement le langage, et que la question de l’affect pourrait être traitée ultérieurement. Dans le contexte de 1979 il était urgent de réaliser des systèmes convaincants avant que le public ne se laisse impressionner par la croisade menée contre l’IA par Hubert Dreyfus – selon qui l’ordinateur ne pourrait produire une phrase correcte avant qu’on ne l’ait pourvu d’un corps et… d’une âme ! (Dreyfus 1979 [1972] : troisième partie.)

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