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En bande organisée de Flore Vasseur

Flore VasseurS’il y a bien une chose qui ne se fait pas, c’est de faire le compte rendu d’un livre dont on n’a encore lu que la moitié, sauf si – comme c’est mon cas ici – on promet d’en faire un second une fois achevée la lecture de l’ouvrage.

Alors voilà : En bande organisée est un roman de Flore Vasseur aux éditions des Équateurs et c’est l’histoire d’une promotion HEC. Ils ont tous – sauf un – réussi dans la vie… du moins selon les critères couramment admis, et dans la première partie du livre nous est offerte une description de leur quotidien très glamour… du moins selon les critères couramment admis.

C’est à vomir. Ils sont tous, et chacun à sa manière, dans la frime absolue, qui à Bercy, qui dans le poker professionnel, qui à la tête d’une CAC 40, à faire tourner une machine épuisée qui ne fonctionne plus que dans le trompe-l’œil, et dont les décors en carton-plâtre (*) s’effondrent à la moindre chiquenaude. S’ils se regardent dans un miroir au jour de leur mort, il éclate en mille morceaux. Et en plus ils existent : un jour l’un d’entre eux m’a donné une grande claque dans le dos au beau milieu d’une rue très passante. Je me suis retourné pour voir si quelqu’un nous avait vus.

Pour encourager les gens à lire un livre, on explique qu’il fait sourire, voire même rire, on ne dit certainement pas qu’il fait ricaner, or En bande organisée fait ricaner. Croyez-moi cependant : il peut y avoir là aussi un certain plaisir.

La 4ème de couverture annonce un meurtre en deuxième partie, ce qui n’est pas fait pour étonner : d’excellents portraits de personnages hauts en couleur fortuitement rassemblés ou à nouveau rassemblés nous signalent que nous sommes bien dans l’univers d’Agatha Christie. Je replonge dans ma lecture et je vous reviens comme promis une fois atteint le mot « fin ».

Hmm… le dernier mot n’est pas « Fin » mais « Love ». Je vous reviens quand même.

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(*) Oui : les décors sont en « carton-plâtre », pas en « carton-pâte » – ça ne tiendrait pas.

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La fin d’un monde (version romancée)

Quand Flore Vasseur et moi avons été co-intervenants au Téléphone sonne d’Alain Bedouet, elle a eu la gentillesse de m’offrir un exemplaire de Comment j’ai liquidé le siècle (Édition des Équateurs 2010), son livre le plus récent.

Je ne lui ai pas fait mystère que je ne me souvenais plus de la dernière fois que j’avais lu un roman. Seulement, j’ai été malade cette semaine, et la lecture de ce que j’ai l’habitude de lire ajoutait à ma nausée, j’ai alors repris de bonnes et anciennes habitudes et j’ai lu un roman. Et celui de Flore m’a beaucoup plu. Bon, cela ne me sortait pas vraiment de l’univers du blog : c’est l’histoire d’un trader qui liquide le siècle. Ça va très vite et on voyage aux quatre coins de la planète : des penthouses de Manhattan aux asiles de nuit de la banlieue parisienne, et on apprend plein de choses sur l’apprentissage des bébés et les muscles inattendus qu’il faut savoir maîtriser sur un plateau de télévision. Je ne vous en dis pas plus : c’est le roman qu’un archéologue du XXIXe devra lire s’il veut comprendre le 7 mai 2010.

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