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L’ÉCHO, L’histoire du plan monétaire de Chicago, le 12 août 2019

À propos de Bruno Colmant, L’histoire du plan monétaire de Chicago, Académie Royale de Belgique, 2019. Ouvert aux commentaires.

Bruno Colmant vient de publier, avec la complicité de l’Académie Royale de Belgique, un petit livre très intelligent (les siens le sont toujours) sur L’histoire du plan monétaire de Chicago.

Le « plan monétaire de Chicago » est ce que l’on appelle aussi la « monnaie pleine », une proposition faite en 1936 par l’économiste américain Irving Fisher. Cette proposition qui réduirait le rôle des banques commerciales à celui d’antennes de la Banque centrale d’une zone monétaire (en général, un pays unique), n’a jamais connu d’application. Elle est cependant ressuscitée de temps à autre et a ainsi fait l’objet d’un referendum en Suisse, une « votation », le 10 juin 2018, où elle a été rejetée par la population par 75,7% des voix, et par chacun des cantons. Dans un article publié en 2012, deux chercheurs du Fonds monétaire international ont cependant émis un avis favorable sur la proposition de Fisher.

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Penser l’économie autrement, Paul Jorion et Bruno Colmant, à paraître en septembre

Couverture choisiePenser l’économie autrement

(à paraître en septembre)

Bruno Colmant : Le fait qu’il existe autant d’écoles de pensée en économie montre que ce n’est pas une science exacte, qu’il n’y a pas une vérité absolue. L’économiste Irving Fisher (1867-1947), qui est le père spirituel de Milton Friedman, part de l’idée que les phénomènes sont évolutifs. L’absolu n’existe pas, or on a voulu faire de l’économie une science absolue. Je ne sais pas ce qui a déclenché ce mouvement. Les années 50 et 60 étaient des années très politisées. A la fin des années 70, on a dépolitisé l’économie et on a voulu en faire une science exacte.

Paul Jorion : On trouve déjà cela chez Alfred Marshall (1842-1924) dans les années 1870 et il en parle en particulier dans sa leçon inaugurale à Cambridge en 1885 : il reproche aux économistes de la première moitié du XIXe siècle d’avoir considéré l’homme comme, dit-il, « une quantité constante ». Il dit que ces économistes considéraient, par exemple, la loi de l’offre et de la demande comme ayant un effet beaucoup plus mécanique et régulier que ce n’est le cas dans la réalité. Malheureusement après la lucidité d’un Marshall, et son élève Keynes sera comme lui de ce point de vue, on en reviendra dans les années 1950 à la naïveté épistémologique que Marshall dénonçait : d’une économie comme un mouvement d’horlogerie.

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