Archives par mot-clé : Jean-Claude Junker

LES GRANDES ILLUSIONS DE MACRON, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-il être espéré des élections allemandes qui justifierait d’en attendre le résultat pour formuler des propositions d’avancées européennes comme Emmanuel Macron l’a posé ? La victoire d’Angela Merkel donnée pour certaine, celle-ci pourrait-elle accepter, une fois de cap franchi, ce qu’elle a déjà repoussé aujourd’hui ?

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L’actualité de demain : DES CRISES POLITIQUES DE GRANDE PORTÉE MAIS SANS ISSUE, par François Leclerc

Billet invité.

Aux États-Unis, en Italie et au Portugal, trois crises politiques s’affichent simultanément, témoignant combien cet échelon de « crise » est atteint. Rien à voir entre elles, en raison de la diversité de leur contexte, si ce n’est leur intensité et, surtout, leur portée.

Les dirigeants politiques poursuivent leur course dans le vide, suspendus au sort de Silvio Berlusconi, alors que tous les signaux d’alarme ont été tirés à propos de la situation des banques du pays. Troisième puissance économique de la zone euro, l’Italie ne peut pas de ce point de vue être cataloguée parmi ces pays périphériques abandonnés à leur sort. Jean-Claude Junker, l’ancien président de l’Eurogroupe, résumait hier ce que la Grèce pouvait pour sa part attendre : « Dire aux Grecs que quoi qu’il advienne ils auront une aide, ce n’est pas un bon signal. Dire à nos compatriotes que quoi qu’il advienne les Grecs n’auront plus un sou, c’est contreproductif. Il faut savoir silence garder »…

Mais que dire aux Italiens dont les grandes entreprises sont vendues au rabais, leurs PME mendient le crédit et leurs banques et compagnies d’assurance regorgent de titres de la dette publique qui se dévalorise quand son taux augmente ? Les banques de la zone euro, au premier chef les françaises qui en étaient gorgées, se sont délestées de ces titres qui leur brûlaient les doigts, anticipant un dérapage et des pertes, faisant de l’Italie l’exemple à venir, mais qui se rapproche considérablement, d’une implosion, cette explosion vers l’intérieur. La BCE, qui a accepté en garantie les mêmes titres enregistrera les pertes qu’elle a jusqu’à maintenant su éviter avec les titres de la dette grecque. Si l’Italie devait à son tour tomber dans le trou, c’est toute l’Europe qui menacerait d’y tomber.

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L’actualité de la crise : LEUR POLITIQUE DU PIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Régulièrement, un responsable de haut niveau abandonne pour un bref instant ses postures les plus convenues et se permet de lâcher publiquement une vérité. Au début du mois, Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, avait déjà défrayé la chronique de ce petit monde en s’étonnant que « le niveau de colère ne soit effectivement pas plus élevé qu’il ne l’est ».

Jean-Claude Junker, chef de file de l’Eurogroup, n’y a pas davantage été de main morte le 18 mars, en déclarant à l’occasion d’une conférence où il défendait l’instauration d’une taxe européenne sur les transactions financières  : « Il faut que les responsables du marasme de ces dernières années passent à la caisse ». Expliquant sans fard qu’« il n’est pas possible que l’économie financière, elle, continue à distribuer des bonus comme s’il ne s’était rien passé. Les gens ne l’accepteront pas, tout cela ne peut que finir avec une remise en cause du système économique et politique ».

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L’actualité de la crise: une politique par défaut, par François Leclerc

Billet invité.

UNE POLITIQUE PAR DÉFAUT

Faute d’une alternative qui suppose des mises en cause inconcevables à ce stade de la crise, un mauvais chemin est emprunté en Europe, dont on ne sait où il mène. Les commentaires ont beau se multiplier sur le thème  : « ça ne passera pas », « les objectifs ne sont pas réalistes », « nous allons entrer dans une spirale dépressive », les gouvernements de la zone euro persistent et signent par défaut.

Ce sont les Allemands qui impriment leur marque, ne voyant leur salut que dans le maintien de leurs acquis, voulant l’imposer aux autres au nom de la préservation de leur hinterland : plus ils contribuent au financement potentiel des pays en difficultés, plus ils craignent ne pas être remboursés, creusant par leur intransigeance accrue leur propre tombe. L’absurdité voulant qu’ils accroissent eux-mêmes ainsi les chances que la situation qu’ils redoutent survienne.

Une réunion des ministres des finances de l’Eurogroupe s’est tenue hier à Bruxelles, dont peu a filtré, si ce n’est des informations laissant à penser qu’elle a été plus consacrée à serrer les derniers boulons du plan de sauvetage européen (dénommé plan de stabilisation financière), de nouveaux obstacles ayant été dressés au déblocage de chaque éventuel versement d’une aide, qu’à faire face à la débandade de l’euro.

A ce propos, Jean-Claude Junker, son chef de file, a bien reconnu que si son niveau n’était pas en soi problématique – des cris de victoire retentissant même, faisant de nécessité vertu et saluant sa baisse qui favoriserait les exportations (à condition que les acheteurs se manifestent) – la rapidité de sa chute faisait par contre problème. Pour autant, rien n’a été annoncé afin de la combattre, signe que face aux marchés, la BCE faisant elle-même le gros dos, car il n’y a pas grand chose à faire sur ce terrain-là…

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