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L’actualité de demain : À S’EN TAPER LA TÊTE CONTRE LES MURS… par François Leclerc

Billet invité.

Le tout premier, Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, avait évoqué le renflouement des banques chypriotes comme allant servir de modèle pour l’avenir, avant de devoir se rétracter devant le tollé. Mais la suite des évènements lui a finalement donné raison, avec l’adoption d’une méthode permettant d’afficher une contribution prioritaire – bien que risquant d’être pratiquement limitée – des actionnaires et de certains types de créanciers. Serait-ce à dire que ses déclarations au quotidien Le Figaro doivent retenir toute l’attention ?

Il annonce d’abord que le FMI ne participera pas à d’autres plans de sauvetage que ceux qui sont déjà en cours, celui de Chypre étant donc le dernier. Conclusion logique des désaccords entre le fonds et ses deux partenaires de la Troïka, la BCE et la Commission, qui sont désormais du domaine public. Selon cette même logique, Jeroen Dijsselbloem rejette toute perspective de restructuration de la dette grecque, considérée indispensable par le FMI, au prétexte que « les investisseurs risquent d’y regarder à deux fois » quand la Grèce reviendra sur le marché, alors qu’ils se sont délestés de la dette grecque qui est désormais détenue par la BCE et l’Eurosystème… Il n’est question que de diminuer les taux des prêts et d’affirmer le principe selon lui intangible selon lequel « quand un pays prête à un autre, il doit être remboursé ». Il inflige ainsi à la Grèce une peine à perpétuité et cela lui sera rappelé quand il faudra la commuer !

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L’actualité de demain : ON NE VOIT PAS LA FIN DU VIRAGE, par François Leclerc

Billet invité

Alors que les banques chypriotes qui devaient rouvrir aujourd’hui sont restées portes closes, de peur d’une déstabilisation fatale de la Bank of Cyprus (très vulnérable aux retraits des fonds des entreprises russes férues d’optimisation fiscale), l’interview accordée au Financial Times et à Reuters par Jeroen Dijsselbloem, le nouveau chef de file de l’Eurogroupe, n’e finit pas de faire des vagues. Décidément, quand tout part en crabe, qu’il est difficile de redresser la barre ! Après avoir décidé de taxer sans restriction tous les dépôts bancaires, un nouveau chiffon rouge a été agité : les banques ne doivent plus être secourues sur fonds publics, a-t-il en substance assené. Avant de revenir précipitamment sur sa déclaration, au vu de la réaction des marchés, en expliquant que Chypre était « un cas spécifique ».

Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, l’a ouvertement contredit, parmi d’autres, en faisant valoir que Chypre est « une place financière offshore qui n’existe pas ailleurs dans la zone euro » et que ce sauvetage était donc « un cas unique »… L’argumentation vaut ce qu’elle vaut mais ne pouvait empêcher que le mal soit fait, pour la seconde fois… Interrogé le soir même par la télévision néerlandaise pour savoir s’il était prêt à tenir à nouveau les mêmes propos, Jeroen Dijsselbloem répondait d’ailleurs « oui » !

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