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Nos Américains préférés

Si j’ai peut-être un peu l’air de ne pas faire grand-chose ces jours-ci, c’est que j’ai été réquisitionné pour quelques bonnes causes. La première consiste à faire le bilan de 2009 et comme j’ai beaucoup à dire sans peser mes mots, cela prend le temps de l’écrire. La seconde consiste à donner un coup de main à ceux qui veulent dénoncer ce que j’appellerai désormais « l’état d’urgence » : celui que la finance a instauré pour son propre bénéfice afin de ne plus devoir rendre compte de ses agissements. Et la troisième, consiste à préparer de diverses manières la sortie du film de Michael Moore : « Capitalism : A Love Story ». Avis à la population : si vous habitez Dijon ou ses environs, le 27, c’est-à-dire vendredi de la semaine prochaine, je présenterai le film à l’occasion de sa sortie dans votre bonne ville (oui : je sais que Philippe le Bon transféra autrefois la capitale de la Bourgogne de Dijon à Bruxelles mais je n’y suis vraiment pour rien !)

Qu’adviendra-t-il des gens comme vous et moi ? Je veux dire, de ceux qui ne se satisfont précisément pas de l’état d’urgence ? Et qu’adviendra-t-il aux États–Unis de Simon Johnson – ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, qui proposa une interprétation de la politique américaine sur le modèle russe où une oligarchie tient en otage son gouvernement, d’Elizabeth Warren – à la tête de l’office du Congrès qui supervise le TARP (Trouble Assets Relief Program), le programme gouvernemental de sauvetage de l’industrie financière – et pose les bonnes questions, d’Alan Grayson – le parlementaire américain qui traque inlassablement les sommes allouées sous le manteau dans le cadre de l’état d’urgence, ainsi que de Marcy Kaptur – qui encouragea les familles dont la maison est saisie de résister par tous les moyens à leur éviction ? Sont-ils les héros du monde nouveau qui émergera des décombres ? Ou apparaîtront-ils plus tragiquement comme des prophètes dérisoires, prêchant dans le désert et incapables de rien faire qui empêche la débâcle ?

Nous avons déjà beaucoup parlé de Simon Johnson, d’Elizabeth Warren ou d’Alan Grayson mais je n’ai pas encore mentionné Marcy Kaptur. Alors, la voici, recommandant à ceux qui perdent leur logement, d’en devenir les squatters.

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