Archives par mot-clé : Max Müller

Le totémisme (I) – Laissé à d’autres par les anthropologues

Texte de synthèse inédit en plusieurs parties sur cette question que j’ai eu l’occasion d’effleurer ici et là. J’ai mentionné…

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Cambridge University IV. Glissements progressifs de la curiosité intellectuelle

Je me suis toujours laissé guider par le fil de ma pensée. J’avais dans un premier temps lu les anthropologues contemporains, puis leurs maîtres, pour remonter ensuite, par étapes successives, aux « ancêtres » : les « philosophes des voyages » du XVIIIe siècle. Durant les années où j’ai enseigné l’anthropologie sociale à Cambridge, j’ai ouvert encore davantage mon horizon en me passionnant pour l’histoire des mathématiques et de la physique. Durant cette période, je participais avec un enthousiasme égal à nos séminaires et à ceux du département d’histoire et de philosophie des sciences, qui jouxtait le nôtre dans Free School Lane, une simple allée comme son nom l’indique, à l’arrière de la chapelle de Corpus Christi college, avec à un bout, faisant face au fameux pub The Eagle où plus d’une théorie physique révolutionnaire fut mise au point, la boutique de tissus précieux asiatiques qu’avait ouverte Deirdre Evans-Pritchard, fille du fameux anthropologue du même nom (1902-1973) et sœur du tonitruant journaliste Ambrose Evans-Pritchard, et à l’autre bout, le boucher qui découpait la viande « à l’anglaise », c’est-à-dire à la tronçonneuse, mais qui me révéla les secrets du crackling et m’initia à la cuisson céleste de l’épaule d’agneau. 

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HIER SOIR AU LAZARET D’AJACCIO

Hier soir, au Lazaret d’Ajaccio : Marc Lachièze-Rey en fin d’après-midi et moi-même en soirée.

Lachièze-Rey a parlé des grandes questions qui se posent aujourd’hui en physique, à la jonction de la relativité et de la mécanique quantique, soulignant que ces deux approches relèvent de paradigmes différents et qu’une réconciliation passe donc nécessairement par le création d’un paradigme neuf, capable d’englober les deux approches dont la capacité respective à produire des modèles valides est indiscutable. Il mentionna comme piste prometteuse, les réseaux causaux.

Lachièze-Rey évoqua la « matière noire » dans l’univers comme un éventuel artéfact, qui pourrait s’évanouir si l’on examinait la question en termes de la constante cosmologique, proposée initialement par Einstein comme facteur explicatif avant qu’il ne se rétracte à son sujet.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’écoute de cet exposé à l’« effet Max Müller » que j’évoque dans Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009) : la possibilité pour un modèle d’engendrer des artéfacts dont de nouveaux modèles devront rendre compte, au risque de produire à leur tour de nouveaux artéfacts…

Quant à moi, prenant comme fil conducteur l’œuvre de Keynes, j’ai exposé quelques-uns de mes thèmes favoris : la machine à concentrer la richesse, le bancor, le nécessaire défaut généralisé de la zone euro, le fixing, la complexité non maîtrisée, la disparition du travail, etc.

Je pris la parole à 21h30. Quand, trois heures plus tard à 00h30, le maître de cérémonie Jean-Noël Ropion mit fin aux questions de la salle, une gentille dame vint se plaindre de cette manifestation arbitraire d’autorité !

L’approbation de mes propos par Jean-Marc Lévy-Leblond me fit très plaisir tout en étant dans la ligne logique de notre longue discussion de la veille, beaucoup plus surprenante à mes yeux fut l’intervention de Pascal Bruckner qui, dans un bref mais magistral portrait de la situation présente, vint conforter celui que j’avais moi-même brossé durant la soirée. Quand il eut fini de parler, je me tus, n’ayant en fait absolument rien à ajouter.

Ce soir, la dernière séance, avec Étienne Klein et Bernard Werber.

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