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Compte-rendu de Anthony D. Buckley, Yoruba Medecine, Oxford University Press, Oxford, 1985

Compte-rendu de Anthony D. Buckley, Yoruba Medecine, Oxford University Press, Oxford, 1985

A paru dans L’Homme, 1988, 105 : 132-133.

Anthony  Buckley a écrit un livre exemplaire sur le savoir empirique dont disposent un ou plusieurs médecins traditionnels du pays yoruba (Nigéria Occidental). Que l’auteur de l’ouvrage ne puisse trancher entre la nature idiosyncrasique ou partagée de ce savoir est dû à son caractère ésotérique et à la complexité de l’enseignement : Buckley n’a pu l’acquérir lui-même de manière aussi approfondie que par apprentissage auprès d’un maître unique. Mais ceci n’entache nullement la qualité de l’ouvrage. L’auteur a cependant le sentiment que le savoir médical est toujours très personnel, partagé par les spécialistes quant à ses prémisses les plus générales seulement : bien des systématisations que son maître lui transmet semblent être propres à celui-ci. 

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Chief Commander Ebenezer Obey

Le principal problème que je rencontre quand j’essaie d’évoquer la musique africaine, c’est la qualité des vidéos – quand elles existent. Il y a longtemps que j’ai envie de vous parler de Chief Commander Ebenezer Obey et je vais enfin y parvenir

Son style, c’est le « juju », un retour à la tradition après le syncrétisme afro-européen du « highlife » qui se jouait lui dans les salles de bal des grands hôtels nigérians, les musiciens de préférence en smoking.

Le « juju », ce sont les « sorts » : ces petits paquets, en forme de poupées ou autres, pleins de poudres, de clous, de dents ou d’os d’animaux et que quelqu’un cache dans vos affaires parce qu’il vous veut du bien ou le plus souvent du mal. Cyriaque en avait un jour trouvé un dans ma 4×4, caché sous un tapis de sol. Il l’avait fait analyser par un « pharmacien » et était revenu rassuré : c’était un bon « juju », fait pour nous protéger contre les accidents. Enfin, les accidents, ça n’existe pas : contre les mauvais sorts.

Brigitte, vous êtes au ciel, mais je sais que c’était vous qui aviez mis ça là. Vous étiez la nounou angélique et cela faisait partie de votre manière de prendre soin de mes enfants. On pense à vous souvent. Et on pleure.

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