Archives par mot-clé : Partido Popular

Catalogne, L’ACTE II A COMMENCÉ… par François Leclerc

Billet invité.

La mise sous tutelle de la Catalogne n’était pas négociable. Carles Puigdemont a hier tenté en pure perte d’obtenir la suspension immédiate des mesures l’accompagnant, une fois que l’autorisation en aura été donnée par le Sénat. Mariano Rajoy va conclure cette séquence en claquant la porte.

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EN ESPAGNE, CE N’EST QUE JUSTICE POUR COMMENCER ! par François Leclerc

Billet invité.

Les Espagnols vont-ils prendre le relais des Grecs comme trublions de l’Europe bien pensante, et même leur donner un coup de main ? La question est dans toutes les têtes, accompagnée de la crainte de voir ses espoirs déçus : la crise politique se poursuit, mais la voie qui s’ouvre n’est pas un chemin bordé de roses. En dépit des efforts du Partido Popular (PP) et du PSOE de ne pas faire des élections régionales et municipales qui viennent de se tenir en Espagne une répétition générale des législatives qui vont leur succéder, elles se sont traduites par la poursuite de la profonde recomposition politique qui est en cours. Les deux nouveaux partis qui s’opposent à la corruption, Podemos et Cuidadanos, ont obtenu quasiment la moitié des voix, le PP en perdant 30% et le PSOE 10%, illustrant la profondeur du rejet du mélange des affaires et de la politique. Les cartes sont redistribuées et des alliances vont être désormais nécessaires pour constituer des majorités et garder les présidences.

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EuropeCOINCÉS DANS LEUR PROPRE PIÈGE, par François Leclerc

Billet invité.

Hors de question de reconnaître la spirale descendante dans laquelle l’Europe est placée, car cela impliquerait de reconnaître s’être égaré ! En dépit des mauvaises nouvelles qui s’accumulent à propos de la croissance et de la déflation, les dirigeants européens ne donnent aucun signe tangible de changement de politique, animés par l’idée que ce n’est qu’un mauvais moment à passer et qu’il faut tenir. Eux-même semblent convaincus – ou font comme si – qu’il n’y a pas de politique alternative à celle qu’ils ont choisie, et ils cherchent simplement à l’assouplir. Devant le rejet que celle-ci suscite, ils voudraient la rendre moins explosive en trouvant des accommodements. Tout en spéculant sur la résignation et en laissant supposer que, sans eux, cela serait pire encore. Mais ils ne sont finalement parvenus qu’à mettre en évidence qu’ils sont sans prise sur les événements.

Les dirigeants italiens et français essayent de biaiser afin de ne pas avoir à prendre brutalement des mesures dont ils connaissent l’impopularité – et dont ils craignent les effets en retour – afin de les distiller progressivement tout en les limitant autant que possible. En Espagne, en Grèce et au Portugal, où ils n’ont pas fait dans la nuance, les gouvernements se préparent à prochainement affronter des échéances électorales et allègent à petite dose le fardeau afin de rester dans le jeu. Quand à la BCE, sauveur de dernier ressort désormais en première ligne, elle prend à force de jouer petit bras le risque de faillir à sa réputation et de trahir les espoirs qui sont portés en elle dans la confusion.

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L’actualité de demain : RENTRÉE, LA COLÈRE MONTE ET LE REJET S’ACCENTUE, par François Leclerc

Billet invité

Des révélations du quotidien d’El Pais mettent en cause Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, qui joue désormais sa survie, et la quasi totalité des responsables du Partido Popular, son parti. Des enveloppes sont brandies dans les manifestations spontanées de Madrid, symbolisant celles qui ont été reçues des années durant. La boucle est bouclée : des entreprises du BTP, financées par des banques arrosent des hommes politiques. Ensemble, ils laissent se constituer une bulle immobilière massive qui, lorsqu’elle crève, est subie par ceux qui subissent les effets de la rigueur du désendettement. Et l’on s’étonnera que la colère monte en Espagne : en trois jours, une pétition réclamant la démission de Mariano Rajoy a réuni plus de 800.000 signatures.

C’est en faisant référence à cette même colère, et en annonçant « nous n’allons pas répéter les erreurs du passé », que George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient de menacer les banques de durcir les nouvelles règles de fonctionnement les concernant. Selon lui, le régulateur et le Trésor pourraient obtenir du Parlement « le pouvoir d’opérer une séparation totale, et pas juste un cloisonnement » entre banque de détail et d’investissement en cas de manquement. Ce qui fait désordre en Europe, au moment où les gouvernements allemand et français empruntent un chemin radicalement opposé, mais fait penser que les banques britanniques voulaient bénéficier de la même complaisance. Pierre Moscovi, le ministre français, vient de croire bon de préciser qu’il n’était pas « l’ami » des banques mais « leur partenaire », au cas où une ambiguïté se serait installée.

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