Étiquette : Pierre Moscovici

  • LES MOYENS DE SES AMBITIONS, par François Leclerc

    Billet invité.

    Luis de Guindos, ministre des finances de Mariano Rajoy et ancien collaborateur de Goldman Sachs, va être le premier à occuper un des nombreux sièges européens prochainement vacants, la vice-présidence de la BCE. Le petit monde européen bruisse déjà de rumeurs sur les nominations qui vont suivre, faites d’équilibres géopolitiques savants. Les deux gros morceaux sont les présidences de la BCE et de la Commission.… Lire la suite…

  • ON NE SAURAIT MIEUX DIRE… par François Leclerc

    Billet invité.

    Constatant que les négociations avec la Grèce piétinent, le commissaire Pierre Moscovici a annoncé que « des réunions intensives » avaient lieu, ajoutant qu’il allait payer de sa personne : « moi-même, je me rendrai à Athènes mercredi… ». Et il en donne la raison : « nous sommes en train, après des années de crise, de construire ce que j’appelle une success story, où des réformes réussies permettent le retour à la croissance, à l’investissement, à la confiance. Il est vital de continuer ».… Lire la suite…

  • WOLFGANG SCHÄUBLE ISOLÉ, par François Leclerc

    Billet invité.

    Même si elle est fort tardive, comment ne pas relever la réaction de Pierre Moscovici dans le Financial Times ? « La Grèce ne peut pas être éternellement condamnée à l’austérité » est titré son article qui, pour la première fois, ne se contente pas de prendre ses distances avec la position du gouvernement allemand mais s’y oppose clairement.… Lire la suite…

  • ON EN SAIT UN PEU PLUS… par François Leclerc

    Billet invité. Ouvert aux commentaires.

    L’intention aurait été de saboter un accord lors de la réunion d’hier de l’Eurogroupe que l’on ne n’y se serait pas pris autrement. La comparaison entre les deux projets successivement présentés au ministre grec des finances, l’un avant la séance par Pierre Moscovici, et l’autre durant celle-ci par Jeroen Dijsselbloem le met clairement en évidence. On peut lire ici le premier que Yanis Varoufakis a déclaré s’être préparé à signer.

    Plus question dans le second d’entre eux du nouveau « programme intermédiaire » évoqué dans le premier, mais la référence insistante à l’actuel programme qui se termine (le deuxième plan de sauvetage).… Lire la suite…

  • LES GRECS VONT-ILS ÉCHAPPER À LEUR TRAGIQUE DESTIN ? par François Leclerc

    Billet invité.

    Il n’est pas attendu de la réunion de l’Eurogroupe d’aujourd’hui qu’elle clarifie cette interrogation, celle toute proche et de la dernière chance du 16 février y pourvoira. Comme Pierre Moscovici a cru devoir hier le préciser, « le scénario n’est pas une sortie de la Grèce de l’euro », mais celle-ci n’a jamais été aussi proche sans qu’il ne contribue à l’éloigner. Accusant Wolfgang Schäuble d’exiger « des choses irrationnelles », Alexis Tsipras a déclaré devant le Parlement : « Schaüble peut nous le demander de n’importe quelle façon, nous ne demanderons pas d’extension du plan d’aide ! ».… Lire la suite…

  • NOS ÉDILES PRIS À LEUR PROPRE PIÈGE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Ils se sont précipités pour réagir à la convocation des élections législatives, et on se demande bien pourquoi si ce n’est pour mieux souligner leur inquiétude. Sans attendre, Matteo Renzi a nié toute possibilité de contagion à l’Italie, coiffant au poteau le commissaire européen socialiste Pierre Moscovici qui n’a pas hésité à appeler les électeurs grecs à soutenir les réformes « favorables à la croissance », dans un bel effort de distorsion des enjeux. Puis le FMI a donné les grandes orgues, en annonçant la suspension de son aide jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, et Wolfgang Schäuble a réitéré son injonction à ce que la Grèce poursuive les réformes engagées, on ne pouvait moins attendre.… Lire la suite…

  • CELA NE SE JOUE PAS QUE DANS LES SALLES DE MARCHÉ… par François Leclerc

    Billet invité

    Tandis que la stratégie de la tension bat son plein afin d’éviter l’accession au pouvoir de Syriza en Grèce, la Belgique est aujourd’hui entièrement paralysée par un mouvement de grève qualifié d’historique en raison de son ampleur. Une manifestation de 120.000 personnes avait eu lieu à Bruxelles le 6 novembre dernier, dans le contexte de l’arrivée au pouvoir d’une coalition intégrant la N-VA nationaliste flamande. L’Italie avait précédemment connu un important mouvement national vendredi dernier. Les deux grandes confédérations syndicales italiennes avaient organisé une grève de huit heures – la première depuis l’arrivée au pouvoir de Matteo Renzi – et les cortèges ont connu une grande affluence dans une cinquantaine de villes, dans le but de s’opposer à la réforme du marché du travail destinée à faciliter les licenciements et de dénoncer le projet de budget 2015.… Lire la suite…

  • ON N’EN A PAS FINI AVEC LES LUXLEAKS, par François Leclerc

    Billet invité

    Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) cultive le sens de l’opportunité : l’équipe a choisi la veille de la prestation de serment de la Commission Juncker devant la Cour de justice européenne comme date pour la publication de ses nouvelles révélations dans une sélection de grands titres de la presse européenne !

    Trente-cinq nouvelles entreprises figurent à ce palmarès d’un nouveau genre – parmi lesquelles Skype (Microsoft), Invista des frères Koch, Bombardier ou encore Walt Disney – pour avoir bénéficié d’une même complaisance fiscale de la part du Luxembourg, via le mécanisme du « tax ruling » (rescrit fiscal).… Lire la suite…

  • « Notre amie c’est la finance, la bonne finance… ». Réponse à Michel Sapin, par Jean-Michel Naulot

    Billet invité. Tribune publiée dans L’Humanité Dimanche (31 juillet 2014).

    La petite phrase du ministre a beaucoup fait rire dans certains milieux mais elle a choqué nos concitoyens. En quelques mots, le ministre a vidé de son contenu le discours du Bourget. Il est vrai que la déclaration de guerre du Président à la finance devenait un peu gênante après le récent virage libéral ! Michel Sapin a en quelque sorte rendu service à un ami… Mais à quel prix ! Cela donne le sentiment que l’on peut tout dire en politique, une chose et son contraire, même sur des sujets graves.… Lire la suite…

  • Et cette fois-ci, M. Moscovici, qu’allez-vous faire ?, par Zébu

    Billet invité.

    Cette fois-ci, ce n’est plus une histoire de défaut d’affichage de taux d’intérêt sur un fax de confirmation de prêt.

    Cette fois-ci, c’est une commune, celle de Saint Maur des Fossés, qui gagne sur l’affaire des prêts toxiques en première instance contre Dexia mais aussi contre l’État français au travers de la CAFFIL, structure créée pour reprendre les créances pourries de la banque faillie et pour lesquels les États français et belge se sont portés garants, sur le fond même de l’affaire.

    Cette fois-ci, ce sont les éléments constitutifs de l’identification des taux d’intérêts sur ces contrats dits ‘structurés’ qui sont jugés défaillants, à tel point que les juges ont estimé que non seulement le taux d’intérêt dit légal devait se substituer au taux d’intérêt qui s’est appliqué jusqu’à maintenant, soit un taux de 0,04%, mais aussi que les intérêts perçus au-delà de ce taux d’intérêt légal devaient être rendus à la commune et ce depuis la signature du contrat, soit depuis presque 7 ans.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : TENIR ! TOUJOURS TENIR ! par François Leclerc

    Billet invité.

    De « modéré », le taux de croissance de l’économie américaine est pour la Fed devenu « modeste », Mario Draghi de la BCE décelant très prudemment une « confirmation de la stabilisation » au sein de la zone euro. De nouveau, le sujet de la croissance est sur toutes les lèvres, ce qui généralement survient quand un miracle est espéré. La palme incontestée revient une fois de plus à Pierre Moscovici, le ministre français de l’économie et des finances, pour son envolée à propos de la « véritable croissance » française qu’il prévoit en 2014 : « notre objectif, c’est 0,8% puis ensuite repasser nettement au-dessus de 1%, 1,5% pourquoi pas 2% en 2015 et 2016 ».… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LE TRAVAIL DE SAPE SE POURSUIT… par François Leclerc

    Billet invité.

    On ne présente plus Elizabeth Warren, désormais sénatrice du Massachusetts, à ce titre plus que jamais bête noire de l’industrie financière américaine. Et il serait abusif de la cataloguer dans la fameuse cinquième colonne qui se découvre progressivement, dont il est rendu compte au fil de l’eau dans cette chronique, vu qu’elle n’a cessé pour ce qui la concerne d’agir à visage découvert.

    Avec le sénateur républicain John McCain, Elizabeth Warren vient d’ailleurs de prendre une de ces initiatives que l’on appelle aux États-Unis bipartisane, afin de peser tout leur poids dans la situation politique de forte polarisation entre démocrates et républicains qui s’y poursuit.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LES VRAIES VALEURS (SUITE), par François Leclerc

    Billet invité. Il faut noter que dans une deuxième version du discours de Pierre Moscovici communiquée à la presse, le passage cité par François dans son premier paragraphe, relatif à la finance comme « poumon », a été remplacé par un autre que voici : « La finance est essentielle à l’économie réelle, elle doit être mise à son service ! Or, elle ne l’est pas et c’est pourquoi il faut l’Union bancaire, projet politique majeur, au service des entreprises ». Comme on entend là en écho : « La finance au service de la communauté », l’intitulé en français de ma chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), il me paraît important de souligner ce pas dans la bonne direction.

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  • 2013 : LE RETOUR EN FORCE DES VRAIES VALEURS

    Aujourd’hui : l’Ambition et l’Exigence.

    Propos tenus hier dans un entretien par M. Moscovici, ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce extérieur :

    « J’ai choisi d’agir dans le dialogue. Dans cet esprit, j’ai rencontré la semaine dernière la présidente du Medef, Laurence Parisot, et le président de l’Afep, Pierre Pringuet, qui se sont engagés à présenter rapidement un renforcement AMBITIEUX de leur code de gouvernance. Ils m’ont assuré qu’ils étaient prêts à des avancées importantes, notamment en recommandant le « Say on Pay », qui permettra à l’assemblée des actionnaires de se prononcer sur la rémunération des dirigeants. Notre but est d’éviter de figer des règles dans la loi, quand celles-ci sont amenées à évoluer sans cesse dans un environnement international mouvant.… Lire la suite…