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Espirito Santo : LA CONFIANCE NE RÈGNE TOUJOURS PAS, par François Leclerc

Billet invité.

Ce n’est pas sans d’impérieuses raisons que le gouvernement portugais continue de prétendre que les contribuables ne seront pas mis à contribution à l’occasion du sauvetage de la BES et de la création de Novo Banco. La réglementation communautaire a pu être contournée avec l’assentiment des autorités de Bruxelles, et Mario Draghi a donné aujourd’hui son blanc-seing à l’opération au nom de la BCE, mais la réaction de l’opinion publique portugaise – qui en a déjà vu de toutes les couleurs – est une toute autre affaire.

Le fantôme du scandale politico-financier de la banque BPN, qui a été renflouée par l’État, hante en effet toutes les mémoires portugaises. Personne n’a oublié que des actions – qui traînent un peu trop en longueur, vu les délais de prescription – ont été intentées par la Banque du Portugal contre deux autres banques également : la BPP et la BCP. Trop, c’est trop ! Revendiquer l’utilisation des fonds publics pour sauver ce symbole qu’est la banque de la famille Espirito Santo était impossible pour une coalition gouvernementale qui va affronter le suffrage universel l’année prochaine, déjà dans de mauvaises conditions. Monter un simulacre s’imposait, ce qui a été fait, car le Fonds de résolution est sous tutelle du ministère des finances et fait partie du périmètre pris en considération pour déterminer l’endettement public. Il est financé par les banques, mais l’État a dû se substituer à elles.

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Espirito Santo : TOUT S’ÉCROULE ! par François Leclerc

Billet invité.

La banque BES a continué de dévisser à la bourse de Lisbonne où elle est cotée, le titre a ce soir perdu au total les deux tiers de sa valeur. La cotation a été interrompue, dans l’attente d’une « nouvelle importante » qui, selon le Jornal de Negocios, pourrait être l’annonce d’un plan de recapitalisation. Il y a jusqu’à l’ouverture de la bourse lundi matin pour y parvenir !

Simultanément, le château de cartes continue à s’effondrer, deux sous-holdings d’Espirito Santo Financial Group – qui est en règlement judiciaire – ont déposé leur bilan, incapables d’honorer leurs engagements. L’une d’entre elles est l’actionnaire direct de la BES.

La bourse est entraînée à la baisse par la chute de la BES, plus particulièrement les valeurs bancaires ainsi que Portugal Telecom, créancier de la BES pour un milliard d’euros. Le gouvernement reste silencieux, occupé à présenter son candidat à la Commission européenne, continuant à laisser en première ligne la Banque du Portugal malgré la gravité de la situation.

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