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Satan mène le monde, et ce n’est pas une bonne chose

Vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai écrit ce billet sur Juan Branco hier soir. Je me suis posé la même question en me réveillant ce matin. La réponse m’est venue rapidement : cela m’avait brisé le coeur d’entendre ce monsieur se justifier qu’il n’était pas… Sataniste ! Je me suis dit, comme il est parti, il va falloir qu’il se justifie de tout ce qu’il n’est pas, et il n’est pas près d’avoir terminé.

Mon opinion à ce sujet ?

  1. Satan mène le monde.
  2. Ce n’est pas une bonne chose.
  3. Je suis résolument contre !

[Bruce Springsteen est du même avis. Le vrai titre c’est « Satan’s Jeweled Crown » : La couronne ornée de joyaux de Satan].

P.S. L’un d’entre vous m’écrit pour me dire que si mon premier billet sur Juan Branco était amical, celui-ci lui serait hostile. Il n’en est absolument rien, j’ai simplement mieux compris ce matin ce qui m’avait choqué hier : qu’il se sente acculé à se défendre sur des accusations délirantes à son égard. Ma sympathie envers lui est exactement la même aujourd’hui qu’hier.

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Dans les coulisses d’une « religion féroce » : la convergence voulue entre libertarianisme et satanisme, par Sapristi

Billet invité.

Si Paul Jorion qualifie l’économie ultralibérale de « religion féroce », comment pourrions-nous définir son incarnation extrême, le « libertarianisme » ?

Dans sa bible satanique, Anton Szandor LaVey, libertarien objectiviste convaincu et surtout philosophe sataniste, modernise le mythe de Satan en lui donnant les attributs du parfait « homo oeconomicus » rationnel. Les neuf affirmations sataniques sont :

– Satan représente l’indulgence, plutôt que l’abstinence.
– Satan représente l’existence vitale, et non des promesses spirituelles irréalistes.
– Satan représente la sagesse immaculée, au lieu de l’hypocrisie dans laquelle se complaisent les hommes.
– Satan représente la bonté pour ceux qui la méritent, au lieu de la prodigalité gaspillée pour des ingrats.
– Satan représente la vengeance, plutôt que le pardon.
– Satan représente la responsabilité à ceux qui savent l’assumer, plutôt que de se soucier des vampires psychiques.
– Satan représente l’homme simplement comme un animal parmi tant d’autres, parfois mieux, souvent pire que ceux qui marchent à quatre pattes, qui, grâce à son prétendu « développement intellectuel et spirituel » est devenu le plus vicieux de tous les animaux.
– Satan représente les prétendus péchés, puisque ceux-ci mènent à la gratification physique, mentale, ou émotionnelle.
– Satan est le meilleur ami que les églises aient eu, puisqu’il les a maintenues en affaires depuis si longtemps.

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