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Ami du conseil municipal : tu as un grand service à nous rendre, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Pour le meilleur et pour le pire, notre ville n’est pas politisée. Comme dans la plupart des communes françaises, les électeurs n’ont pas la moindre idée de ce qui peut opposer la droite et la gauche sur la politique locale. Il n’y a que quelques initiés qui savent pourquoi tu as démissionné de ton rôle d’adjoint dans l’équipe actuelle. Les gens supposent que vous vous êtes disputés entre vous mais n’ont pas l’idée du pourquoi et encore moins des positions de droite ou de gauche que les uns ou les autres ont.

Si aux prochaines élections, ta liste se présente plutôt à droite pour suggérer que les autres sont plutôt à gauche, les gens n’y comprendront rien et accorderont leur vote à la liste qui paraîtra héritière de la gestion actuelle sans même savoir ce qui a réussi ou échoué dans la présente mandature

La prochaine campagne municipale intervient dans un nouvel univers politique et économique où tous les critères traditionnels de compréhension et d’appréciation du vivre ensemble sont explicitement périmés. Les gens savent intuitivement que notre système politique a perdu pied avec la réalité ; l’argent manque pour tous les services publics et fuit dans les poches privées. La politique est devenue une activité de gangster : délibérément ou par nécessité le bien commun est ignoré.

Techniquement, la crise des dettes privées et publiques a rendu toutes les comptabilités imbéciles. Les budgets publics et les bilans comptables sont falsifiés pour que les services essentiels puissent continuer à fonctionner malgré l’accumulation de dettes. Théoriquement si les lois étaient respectées, il faudrait, comme expérimenté dans la zone euro, consacrer tous les revenus de l’activité économique au remboursement des dettes même s’il y a des gens qui ne sont plus ni nourris, ni soignés, ni logés.

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