Archives par mot-clé : Thomas Malthus

Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XI) Sommes-nous trop nombreux ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Bonsoir. Une question à propos de Jean-Baptiste Say, un économiste lyonnais qui en 1803, à propos de la science économique vis-à-vis des ressources, de la « capacité de charge » comme vous l’avez dit, avait écrit que les richesses naturelles étaient infinies sinon on ne les aurait pas gratuitement (je crois que c’est ça) et je suis en train de m’écharper sur Youtube avec quelqu’un qui me répond qu’en fait, non, c’est pas ça la définition, c’est juste ce qui est vraiment infini, comme la lumière du soleil où l’air, et que ça ne définit que ça, donc c’est pas cette affirmation qui serait un problème – et pour élargir la question, est-ce que aujourd’hui ou pendant le XXe siècle – je crois savoir que Keynes ne prenait pas la question des ressources finies de la planète – est-ce qu’il y a eu un courant, un grand nombre d’économistes, qui prend vraiment dans les calculs la finitude des ressources, et aussi les impacts, c’est-à-dire la pollution, tout ça ?

Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XI) Sommes-nous trop nombreux ?
Partager :

LE « MEILLEUR AMI » DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU

Thomas Robert Malthus (1766 -1834) était convaincu que la capacité de notre espèce à se reproduire dépasse celle dont elle dispose à se nourrir. Les politiques visant à contrer ce fait supposé portent aujourd’hui le nom de « malthusianisme ».

Le père de Thomas, appelé Daniel, était un grand admirateur de Jean-Jacques Rousseau. Il avait élevé ses huit enfants selon les préceptes de l’Émile et se considérait d’ailleurs l’ami du philosophe. Ils eurent trois fois l’occasion de se rencontrer et l’une d’elles suivit de quelques semaines seulement la naissance de Thomas. Rousseau était alors accompagné de David Hume.

Daniel Malthus rêvait de s’attacher la présence constante du philosophe genevois, ayant loué pour lui une fermette dont il rêvait qu’il fasse sa demeure permanente. Celui-ci visita en effet l’endroit mais ne prit pas la proposition avec autant de sérieux que l’espérait son hôte en puissance puisqu’il répondit : « Je pense souvent avec plaisir à la ferme solitaire que nous avons vue ensemble et à l’avantage d’y être votre voisin ; mais ceci sont plutôt des souhaits vagues que des projets d’une prochaine exécution ».

Continuer la lecture de LE « MEILLEUR AMI » DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU

Partager :