{"id":100400,"date":"2017-11-06T11:39:43","date_gmt":"2017-11-06T10:39:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=100400"},"modified":"2017-11-07T12:24:17","modified_gmt":"2017-11-07T11:24:17","slug":"le-colloque-walter-lippmann-aux-origines-du-neo-liberalisme-par-serge-audier-vi-walter-lippmann-1889-1974","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/11\/06\/le-colloque-walter-lippmann-aux-origines-du-neo-liberalisme-par-serge-audier-vi-walter-lippmann-1889-1974\/","title":{"rendered":"Le colloque Walter Lippmann : aux origines du \u00ab\u00a0n\u00e9o-lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb, par Serge Audier (VI) Walter Lippmann (1889 &#8211; 1974)"},"content":{"rendered":"<blockquote>\n<p class=\"p1\"><b>Le colloque Walter Lippmann : aux origines du \u00ab\u00a0n\u00e9o-lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb<\/b>, pr\u00e9face de Serge Audier &#8211; Penser le\u00a0\u00ab\u00a0n\u00e9o-lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb, \u00e9ditions Le bord de l\u2019eau, 2012. Madeleine Th\u00e9odore nous propose un r\u00e9sum\u00e9 en plusieurs parties de cette r\u00e9flexion essentielle. Ouvert aux commentaires.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\"><b>\u00ab\u00a0L\u2019admirable livre de Walter Lippmann\u00a0\u00bb.<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Lorsque en 1938, <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/11\/05\/le-colloque-walter-lippmann-aux-origines-du-neo-liberalisme-par-serge-audier-v-louis-rougier-1889-1982\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Louis Rougier<\/a> publie son nouvel ouvrage aux \u00e9ditions M\u00e9dicis, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Les mystiques \u00e9conomiques. Comment l\u2019on passe des d\u00e9mocraties lib\u00e9rales aux \u00e9tats totalitaires\u00a0\u00bb, il tient \u00e0 \u00e9voquer d\u2019autres auteurs convergents, comme <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ludwig_von_Mises\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ludwig von Mises<\/a> et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Walter_Lippmann\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Walter Lippmann<\/a>. <!--more-->Il avait annot\u00e9 son livre \u00ab\u00a0La cit\u00e9 libre\u00a0\u00bb en mentionnant son caract\u00e8re complet : crise du vieux lib\u00e9ralisme, d\u00e9b\u00e2cle du laisser-faire, jusqu\u2019\u00e0 la catastrophe du totalitarisme et la question de la mis\u00e8re prol\u00e9tarienne, et les nouvelles t\u00e2ches de l\u2019Etat \u00e9conomique et social, dans le cadre d\u2019un agenda du lib\u00e9ralisme. Rougier avait construit des colonnes dans ses notes, pour diff\u00e9rencier le vieil Etat lib\u00e9ral, l\u2019Etat dirig\u00e9 totalitaire et le nouvel Etat constructeur.<\/p>\n<p class=\"p1\">La mention des \u00e9ditions M\u00e9dicis, ou de la librairie de M\u00e9dicis, 3 rue de M\u00e9dicis, est tr\u00e8s importante : elle a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par Marie-Th\u00e9r\u00e8se Gu\u00e9rin, et sera g\u00e9r\u00e9e en lien \u00e9troit avec Marcel Bourgeois, qui sera au Colloque Lippmann, deux personnalit\u00e9s situ\u00e9es nettement \u00e0 droite et dont le but est de mener contre les communistes, les socialistes et les radicaux, une contre-offensive concert\u00e9e et continue dont les cibles principales sont le dirigisme et le planisme. Les ouvrages phares de la librairie M\u00e9dicis sont \u00ab Le Socialisme\u00a0\u00bb de von Mises et \u00ab La Cit\u00e9 libre\u00a0\u00bb de Walter Lippmann.<\/p>\n<p class=\"p1\">Lorsque para\u00eet aux Etats-Unis en 1937 son livre \u00ab\u00a0An Inquiry into the Principles of the Good Society\u00a0\u00bb, Lippmann est d\u00e9j\u00e0 un auteur connu et influent.<\/p>\n<p class=\"p1\">Ses convictions de jeunesse, \u00e0 Harvard, le conduisent au socialisme et il est un brillant journaliste de grand renom, deux caract\u00e9ristiques qui le distinguent de Rougier. Militant au Parti socialiste am\u00e9ricain, il est d\u2019abord marqu\u00e9\u00a0 par <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Graham_Wallas\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Graham Wallas<\/a>, pilier historique du socialisme \u00ab\u00a0fabien\u00a0\u00bb. Ses r\u00e9f\u00e9rences philosophiques sont d\u2019abord Georges Santayana et surtout le th\u00e9oricien du pragmatisme William James. Il fr\u00e9quentera plus tard un autre pragmatiste, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/John_Dewey\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">John Dewey<\/a>, avec lequel il aura de nombreux d\u00e9saccords.<\/p>\n<p class=\"p1\">Il travaille d&rsquo;abord au \u00ab\u00a0Boston Common\u00a0\u00bb d\u2019orientation socialiste avant de cr\u00e9er, en 1914, avec Herbert Croly et Walter Weyl, le c\u00e9l\u00e8bre journal \u00ab\u00a0The New Republic\u00a0\u00bb, qu\u2019il codirigera quelques ann\u00e9es, et o\u00f9 il fera conna\u00eetre la pens\u00e9e de Keynes, entre autres. Il est alors une grande figure du \u00ab\u00a0progressisme\u00a0\u00bb, avec une forte fibre sociale. Il sera \u00e9galement un protagoniste majeur du \u00ab\u00a0New York Herald Tribune\u00a0\u00bb, \u00e0 partir de 1931.<\/p>\n<p class=\"p1\">Mais il est aussi conseiller des gouvernements am\u00e9ricains. Il est \u00e9troitement associ\u00e9 \u00e0 la politique \u00e9trang\u00e8re de Washington \u00e0 la fin de la guerre 1914-1918, pour mettre en oeuvre \u00ab\u00a0les 14 points du Pr\u00e9sident Wilson\u00a0\u00bb. Il affirme que le devoir des Etats-Unis est de regarder du c\u00f4t\u00e9 de leurs \u00ab\u00a0tyrannies int\u00e9rieures\u00a0\u00bb, par exemple leurs mines de charbon au Colorado, leurs aci\u00e9ries gouvern\u00e9es autocratiquement, leurs usines qui exploitent la main d\u2019oeuvre, leurs bas-fonds. Cependant, sa trajectoire \u00e9volue peu \u00e0 peu, en l\u2019\u00e9loignant pour toujours du socialisme de sa jeunesse et m\u00eame du progressisme du \u00ab\u00a0New Republic\u00a0\u00bb qu\u2019il finira par abandonner.<\/p>\n<p class=\"p1\">R\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 sa propre activit\u00e9 de journaliste et \u00e0 son exp\u00e9rience de la communication et de la propagande de guerre en 1914-1918, il se lance dans des investigations pionni\u00e8res autour du th\u00e8me de \u00ab\u00a0l\u2019opinion publique\u00a0\u00bb, en lisant notamment Freud, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que son ami Keynes, avec lequel il gardera le contact. Il porte un regard d\u00e9senchant\u00e9 sur la d\u00e9mocratie de son \u00e9poque et sur des ph\u00e9nom\u00e8nes comme l\u2019abstention \u00e9lectorale. Il lit les th\u00e9oriciens r\u00e9alistes et \u00e9litistes de la d\u00e9mocratie, comme Robert Michels, qui pointent les th\u00e8mes de la \u00ab\u00a0classe politique\u00a0\u00bb, de l\u2019organisation hi\u00e9rarchique des partis \u00ab\u00a0bureaucratis\u00e9s\u00a0\u00bb, du poids des oligarchies. Une d\u00e9mocratie con\u00e7ue comme auto-gouvernement direct est un mythe. L\u2019originalit\u00e9 de la recherche de Lippmann consiste \u00e0 d\u00e9velopper ce genre de th\u00e9orie de la d\u00e9mocratie \u00e0 partir de ce qui constitue pour lui le grand impens\u00e9 : afin que le peuple soit vraiment souverain, il faut qu\u2019il sache lucidement ce qu\u2019il d\u00e9cide, qu\u2019il soit inform\u00e9 le plus rigoureusement possible de la r\u00e9alit\u00e9 et de la situation qui l\u2019entourent, dans toute leur complexit\u00e9, or, le citoyen ordinaire n\u2019a ni les comp\u00e9tences, ni le temps, ni l\u2019envie, de se procurer une telle connaissance inform\u00e9e. De plus, la citoyennet\u00e9 active ne constitue pas n\u00e9cessairement son premier souci. Tel est en gros le probl\u00e8me affront\u00e9 dans \u00ab\u00a0Public Opinion\u00a0\u00bb en 1922 et dans \u00ab\u00a0The Phantom Public\u00a0\u00bb en 1925, textes \u00e0 dimension \u00e9litiste. La trajectoire du \u00ab\u00a0New Republic\u00a0\u00bb au \u00ab\u00a0New York Herald Tribune\u00a0\u00bb est un \u00e9loignement d\u2019une certaine gauche progressiste. Cependant, Lippmann mettra tout son talent et son prestige en faveur de la victoire de Franklin Roosevelt.<\/p>\n<p class=\"p1\">Pour comprendre ses id\u00e9es politiques, il est int\u00e9ressant de les comparer sous deux angles diff\u00e9rents avec celles d\u00e9fendues par l\u2019un des philosophes am\u00e9ricains les plus importants de l\u2019\u00e9poque, John Dewey, \u00e0 partir de la crise de 1929 et de l\u2019exp\u00e9rience du New Deal. John Dewey sera fortement attaqu\u00e9 par von Hayek. Il d\u00e9fend un \u00ab\u00a0lib\u00e9ralisme radical\u00a0\u00bb et est un th\u00e9oricien central du pragmatisme. Il est amen\u00e9 \u00e0 fr\u00e9quenter le cercle des journalistes de \u00ab\u00a0New Republic\u00a0\u00bb, se sent assez proche de Lippmann et plus encore de Weyl et Croly, avec qui il partage l\u2019ambition de promouvoir une sorte de planification sociale d\u00e9mocratique , mais entre lui et Lippmann les d\u00e9saccords vont cro\u00eetre.<\/p>\n<p class=\"p1\">Dans le livre de Dewey de 1927, \u00ab Le Public et ses probl\u00e8mes\u00a0\u00bb, il rejette les conclusions \u00e9litistes de Lippmann et milite pour un renouveau d\u00e9mocratique. Il parie sur une r\u00e9activation de la vie publique qui repartirait, notamment, des communaut\u00e9s locales et de la vie associative. Ce d\u00e9saccord croise un autre th\u00e8me, celui de la crise de 1929. Dans le contexte du \u00ab\u00a0New Republic\u00a0\u00bb, se d\u00e9veloppent et se diff\u00e9rencient les id\u00e9es de Dewey, dont certaines ont eu une influence sur le New Deal (proposition politique d\u2019accro\u00eetre le rayon d\u2019intervention de l\u2019autorit\u00e9 publique, de proc\u00e9der \u00e0 la reconnaissance des organisations syndicales des travailleurs, d\u2019encourager le coop\u00e9ratisme).<\/p>\n<p class=\"p1\">Dewey n\u2019est pas alors le seul du \u00ab\u00a0New Republic\u00a0\u00bb \u00e0 aller vers un socialisme d\u00e9mocratique, coop\u00e9ratif et associationniste, une planification d\u00e9mocratique : il y a \u00e9galement Georges Soule, directeur du journal depuis 1920, th\u00e9oricien de l\u2019\u00e9conomie dirig\u00e9e. Soule avait senti une exaltation \u00e0 la fin de la guerre 1914-1918, quand le monde semblait muter radicalement : la r\u00e9organisation de la soci\u00e9t\u00e9 serait-elle possible ? Les vertus de la planification avaient \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9es par la R\u00e9volution russe, la R\u00e9volution socialiste allemande, la mont\u00e9e du Parti travailliste, les th\u00e8mes du socialisme corporatif et du syndicalisme \u00e9taient positifs.<\/p>\n<p class=\"p1\">L\u2019\u00e9conomie dirig\u00e9e est \u00e0 l\u2019ordre du jour. Le New Deal se montre tr\u00e8s audacieux sous<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>cet aspect avec ses deux grands programmes : \u00ab\u00a0Agricultural Adjustement Act\u00a0\u00bb (AAA) et le \u00ab\u00a0National Industrial Recovery Act \u00bb (NIRA).<\/p>\n<p class=\"p1\">A ce moment Lippmann se d\u00e9tache du New Deal, apr\u00e8s l\u2019avoir soutenu, car il doute \u00e0 son sujet. En France \u00e9galement, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ga%C3%ABtan_Pirou\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ga\u00ebtan Pirou<\/a> rejette le syst\u00e8me des \u00ab\u00a0Codes\u00a0\u00bb. Dewey s\u2019en d\u00e9tache pour d\u2019autres raisons : il juge certaines orientations trop technocratiques et bureaucratiques et ne remettant pas en cause la logique capitaliste, alors que Lippmann prend de la distance au nom d\u2019une certaine vision r\u00e9nov\u00e9e du lib\u00e9ralisme, repoussant le socialisme. Il continue cependant \u00e0 nourrir sa pens\u00e9e \u00e9conomique de celle de Keynes, \u00e0 qui il reconna\u00eetra devoir l\u2019essentiel de sa formation \u00e9conomique, au point de se dire plusieurs fois <em>keyn\u00e9sien<\/em>. En t\u00e9moigne son essai le plus keyn\u00e9sien, \u00ab\u00a0The Method of Freedom\u00a0\u00bb, publi\u00e9 en 1934, deux ans avant la \u00ab\u00a0Th\u00e9orie g\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb, dont Keynes devait lui pr\u00e9senter oralement certaines orientations avant sa publication. L\u2019ambition de Lippmann est alors de d\u00e9passer l\u2019opposition entre le laisser-faire et la programmation \u00e9conomique : toute la question porte sur le degr\u00e9 de l\u2019interventionnisme : \u00ab Or, dans les d\u00e9mocraties lib\u00e9rales de langue anglaise, on assiste \u00e0 la mont\u00e9e d\u2019une m\u00e9thode de contr\u00f4le social nouvelle qui n\u2019est ni le laisser-faire ni le communisme, et qui reste fid\u00e8le \u00e0 l\u2019originalit\u00e9 des nations libres dont l&rsquo;exp\u00e9rience est grande en mati\u00e8re d&rsquo;auto-gouvernement et d&rsquo;entrepreneuriat moderne. Une telle m\u00e9thode est \u00e0 la fois collectiviste parce qu\u2019elle reconna\u00eet l\u2019obligation de l\u2019Etat de garantir un niveau de vie d\u00e9termin\u00e9<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>et d\u2019op\u00e9rer dans l\u2019ordre \u00e9conomique pris comme un tout, et libre parce qu\u2019elle garantit des libert\u00e9s tr\u00e8s amples pour les transactions priv\u00e9es. La nouveaut\u00e9 essentielle de cette m\u00e9thode tient \u00e0 sa capacit\u00e9 de contrebalancer les actions priv\u00e9es par les actions publiques de l\u2019Etat\u00a0\u00bb. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, Lippmann insiste sur le fait que l\u2019Etat doit fortement intervenir pour r\u00e9duire le ch\u00f4mage et parvenir \u00e0 \u00ab\u00a0l&rsquo;extinction de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 prol\u00e9tarienne\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p1\">Il y aura rupture provisoire entre Lippmann et Roosevelt. D\u2019abord, il n\u2019est pas convaincu par certaines orientations du New Deal, dont le NIRA, et il essaie de convaincre l\u2019administration Roosevelt en s\u2019appuyant sur Keynes, lui non plus gu\u00e8re s\u00e9duit et qui va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 dire qu\u2019elle pourrait ralentir la reprise. De plus, Lippmann s\u2019inqui\u00e8te de la mont\u00e9e du nationalisme \u00e9conomique et la question totalitaire le hante, d\u2019autant plus que beaucoup de ses contemporains ne sont pas lucides, il d\u00e9chiffre le danger nazi. La comparaison entre le New Deal et l\u2019exp\u00e9rience socio-\u00e9conomique fasciste est monnaie courante. En outre, Lippmann est perturb\u00e9 par l\u2019\u00e9loge de l\u2019\u00e9conomie de guerre, pr\u00e9sent\u00e9e comme un mod\u00e8le de direction et de gestion, alors que le souvenir de 1914-1918 lui avait fait horreur, et obs\u00e9d\u00e9 par le conflit futur, il cherche les voies de la paix mondiale. Il faut noter que le vocabulaire qui \u00e9voque la mobilisation militaire est tr\u00e8s pr\u00e9sent dans les premi\u00e8res ann\u00e9es du New Deal.<\/p>\n<p class=\"p1\">Le livre \u00ab\u00a0La Cit\u00e9 libre\u00a0\u00bb fait donc \u00e9cho \u00e0 ce contexte historique et intellectuel. Sa critique du dirigisme, son \u00e9loge de la division moderne du travail et du constitutionnalisme lib\u00e9ral le situent dans le camp des d\u00e9fenseurs du lib\u00e9ralisme, au sens le plus classique du mot. Il appara\u00eet en France comme un plaidoyer en faveur du lib\u00e9ralisme contre ses critiques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p class=\"p1\"><b>Le colloque Walter Lippmann : aux origines du \u00ab\u00a0n\u00e9o-lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb<\/b>, pr\u00e9face de Serge Audier &#8211; Penser le\u00a0\u00ab\u00a0n\u00e9o-lib\u00e9ralisme\u00a0\u00bb, \u00e9ditions Le bord de l\u2019eau, 2012. Madeleine Th\u00e9odore nous propose un r\u00e9sum\u00e9 en plusieurs parties de cette r\u00e9flexion essentielle. Ouvert aux commentaires.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\"><b>\u00ab\u00a0L\u2019admirable livre de Walter Lippmann\u00a0\u00bb.<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Lorsque en 1938, <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/11\/05\/le-colloque-walter-lippmann-aux-origines-du-neo-liberalisme-par-serge-audier-v-louis-rougier-1889-1982\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Louis [&hellip;]<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,5318],"tags":[5652,105,862,711,545],"class_list":["post-100400","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","category-ultraliberalisme","tag-john-dewey","tag-liberalisme","tag-neo-liberalisme","tag-ultraliberalisme","tag-walter-lippman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/100400","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=100400"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/100400\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":100447,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/100400\/revisions\/100447"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=100400"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=100400"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=100400"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}