{"id":101302,"date":"2017-12-13T09:54:43","date_gmt":"2017-12-13T08:54:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=101302"},"modified":"2017-12-13T09:54:43","modified_gmt":"2017-12-13T08:54:43","slug":"fiascos-par-panagiotis-grigoriou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/12\/13\/fiascos-par-panagiotis-grigoriou\/","title":{"rendered":"Fiascos, par Panagiotis Grigoriou"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9. \u00c9galement sur son blog <a href=\"http:\/\/www.greekcrisis.fr\/2017\/12\/Fr0650.html#deb\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">greekcrisis.f<\/a>r.<\/p><\/blockquote>\n<div class=\"separator\"><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121011.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121011.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/div>\n<p>Nous naviguons au milieu de cette mer sem\u00e9e de fiascos. En ces temps apocalyptiques, nos mots deviennent pesants, en comparaison avec ce que nous avions pu parfois si gentiment formuler par le pass\u00e9. Le temps m\u00eame ne compte plus, et nous avec. Oui le temps, car apr\u00e8s tout, Balzac avait raison : \u201cLe temps est le seul capital des gens qui n&rsquo;ont que leur intelligence pour fortune.\u201d D\u2019ailleurs nos attitudes, d\u00e9j\u00e0 reformul\u00e9es et reformat\u00e9es en t\u00e9moignent.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121014.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121014.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">\u201cTout est possible\u201d, et local MSF ferm\u00e9. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\u201cTout est possible\u201d, peut-on lire en ce d\u00e9cembre 2017 sur le mur d\u2019un ancien local des M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res \u00e0 Ath\u00e8nes, ferm\u00e9 depuis un moment. \u201cTout est possible\u201d&#8230; et d\u2019abord le fiasco. Aux apories et autres dyslexies existentielles de la derni\u00e8re Gr\u00e8ce contemporaine, s\u2019ajoutent les dystopies r\u00e9ellement existantes d\u2019une certaine g\u00e9opolitique (\u00e9conomie comprise) de notre monde suppos\u00e9 moderne, nous voil\u00e0&#8230; rassur\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans son remarquable essai, \u201cLa fin du progr\u00e8s ?\u201d\u00a0, l\u2019historien et \u00e9crivain Canadien Ronald Wright, fait tr\u00e8s justement rappeler certaines v\u00e9rit\u00e9s visiblement tr\u00e8s contemporaines&#8230; pour ne pas dire intemporelles: \u201cUtilisant leur arithm\u00e9tique avanc\u00e9e pour \u00e9tablir un calendrier qu\u2019ils ont appel\u00e9 \u2018compte long\u2019, les Mayas ont \u00e9tudi\u00e9 les myst\u00e8res du temps, transcrit les \u00e9v\u00e9nements astronomiques et formul\u00e9 des calculs mythologiques loin dans le pass\u00e9 et dans l\u2019avenir &#8211; parfois sur des millions d\u2019ann\u00e9es. Les calendriers sont une forme de pouvoir ; Jules C\u00e9sar, qui a donn\u00e9 son nom au mois de juillet, le savait bien.\u201d (\u201cLa fin du progr\u00e8s ?\u201d, p. 99).<\/p>\n<p>Dans les tristes affaires grecques, c\u2019est alors le contr\u00f4le (m\u00eame relatif) du calendrier pr\u00e9visionnel des affaires priv\u00e9es comme publiques qui devient ainsi impossible, car en r\u00e9alit\u00e9 vol\u00e9. Entre la paup\u00e9risation touchant de pr\u00e8s ou de loin les deux tiers de la population, le survivalisme \u00e9tendu, le non versement des salaires \u00e0 pr\u00e8s d\u2019un million de salari\u00e9s du secteur priv\u00e9, les lois m\u00e9morandaires qui tombent du ciel pollu\u00e9 de l\u2019occupation tro\u00efkanne, les lois et r\u00e9glementations fiscales qui changent dix fois par an ainsi que celle concernant la S\u00e9curit\u00e9 pr\u00e9tendument sociale et les retraites, d\u00e9j\u00e0 lorsqu\u2019on n\u2019est pas malade dans ce pays, la visibilit\u00e9 s\u2019arr\u00eate au bout du nez ; quelques jours, quelques semaines, la fin du mois.<\/p>\n<p>S\u2019y ajoutent, les mensonges \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition de la bande \u00e0 Tsipras et des autres para-politiciens que la colonie jardine encore et h\u00e9las. Le dernier mensonge officiel, c\u2019est la pr\u00e9tendue \u201csortie de la tutelisation m\u00e9morandaire en 2018\u201d, lorsqu\u2019on sait par exemple que le m\u00e9morandum Tsipras offre potentiellement le contr\u00f4le de l\u2019ensemble des biens publics grecs aux pr\u00e9tendus \u201ccr\u00e9anciers\u201d pour 99 ans et que le d\u00e9pe\u00e7age de l\u2019\u00e9conomie grecque et des biens aussi priv\u00e9s, au profit bien entendu d\u2019un nombre alors croissant de rapaces internationaux, ainsi que d\u2019une clique bien locale, largement li\u00e9e au syst\u00e8me mafieux et n\u00e9potiste des partis suppos\u00e9s politiques.<\/p>\n<p>Toutes les dimensions de la temporalit\u00e9 de la crise grecque ont \u00e9t\u00e9 ainsi balay\u00e9es : non seulement les effets imm\u00e9diats sur chacun, mais aussi les cons\u00e9quences \u00e0 long terme, sur les structures du pays, ses institutions, etc. Sous nos yeux, on voit le pays se transformer en un nouveau \u201ccabinet des curiosit\u00e9s\u201d de la vie et de la mort sous un r\u00e9gime en somme novateur, la m\u00e9tad\u00e9mocratie achronique.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121012.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121012.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Les municipalit\u00e9s d\u00e9corent les rues. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121013.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121013.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">\u201cBiscuits &#8211; 40 jours de car\u00eame\u201d. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121015.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121015.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">\u201c\u00c9preuve\u201d. Th\u00e9\u00e2tre, Ath\u00e8nes, novembre-d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>On conviendra que finalement&#8230; \u201cinnovation\u201d et \u201cembellie\u201d ne sont pas forc\u00e9ment synonymes, notamment dans les affaires humaines. On y observe mieux que nulle part ailleurs la mutation de nos r\u00e9gimes oligarchiques-lib\u00e9raux du monde occidental, autrement-dit nos d\u00e9mocraties \u201ccomplaisantes\u201d, en des r\u00e9gimes oligarchiques-dictatoriaux et pour le cas grec (et chypriote), l\u2019annulation violente de toute forme (m\u00eame d\u00e9j\u00e0 incompl\u00e8te) de souverainet\u00e9 populaire, nationale et \u00e9tatique. L&rsquo;\u00e9volution aura pris moins d&rsquo;une d\u00e9cennie, sinon bien moins de temps. Il fallait y penser.<\/p>\n<p>Dans Ath\u00e8nes, on vit le plus souvent au jour le jour, m\u00eame les coupures calendaires traditionnellement festives apparaissent comme \u00e9tant bien aberrantes aux yeux du plus grand nombre, disons pour 75% de la population. Les municipalit\u00e9s d\u00e9corent certes les rues devant les immeubles inachev\u00e9es depuis 2010, ou devant les boulangeries qui proposent toujours des sucreries et biscuits compatibles&#8230; \u201c40 jours de car\u00eame\u201d, ou enfin devant les th\u00e9\u00e2tres de quartier passablement d\u00e9sert\u00e9s, peut-\u00eatre parce que la pi\u00e8ce du moment se nomme (encore) \u201c\u00c9preuve\u201d.<\/p>\n<p>Question de calendrier toujours, sauf pour les initi\u00e9s peut-\u00eatre, personne n\u2019a vraiment compris les raisons ayant motiv\u00e9 la visite officielle du pr\u00e9sident de la Turquie en Gr\u00e8ce la semaine derni\u00e8re, une visite annonc\u00e9e \u00e0 la derni\u00e8re minute et pr\u00e9sent\u00e9e par la presse comme d\u00e9j\u00e0 mal pr\u00e9par\u00e9e par le \u201cgouvernement grec\u201d.<\/p>\n<p>Cela faisait certes soixante-cinq ans qu\u2019un chef d\u2019\u00c9tat turc ne s\u2019\u00e9tait pas rendu en Gr\u00e8ce. Comme le remarque Apostolos Doxiadis, \u201cla derni\u00e8re a eu lieu avant que Chypre ne devienne ind\u00e9pendante et avant le pogrom d\u2019Istanbul de septembre 1955, \u00e9v\u00e9nement dramatique qui a marqu\u00e9 le d\u00e9but de la fin pour l\u2019ancienne minorit\u00e9 grecque de la cit\u00e9 turque. Depuis, il s\u2019est pass\u00e9 beaucoup de choses entre la Gr\u00e8ce et la Turquie. Du c\u00f4t\u00e9 n\u00e9gatif : l\u2019invasion turque du nord de Chypre en 1974 et son occupation, et, plus r\u00e9cemment, l\u2019influx constant de r\u00e9fugi\u00e9s arrivant de Turquie pour rentrer en Europe, et d\u2019abord en Gr\u00e8ce. Du c\u00f4t\u00e9 positif des relations gr\u00e9co-turques&#8230; il n\u2019y a pas grand-chose \u00e0 en tirer, si ce n\u2019est que les deux gouvernements communiquent de fa\u00e7on civilis\u00e9e et qu\u2019ils ont tent\u00e9 de r\u00e9soudre l\u2019imbroglio de Chypre &#8211; sans toutefois y parvenir. Si l\u2019on prend en compte la politique de plus en plus r\u00e9pressive d\u2019Erdogan depuis le coup d\u2019\u00c9tat manqu\u00e9 de juillet 2016, on peut s\u2019\u00e9tonner de l\u2019invitation par le Premier ministre grec, qui se veut d\u00e9fenseur des droits de l\u2019homme.\u201d<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/xTRA\/@FF\/2017121056.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/xTRA\/@LQ\/2017121056.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Recep Tayip Erdogan et Prok\u00f3pis Pavl\u00f3poulos (Pr\u00e9sident grec). Quotidien \u201cKathimerin\u00ed\u201d, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/xTRA\/@FF\/2017121055.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/xTRA\/@LQ\/2017121055.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Nos m\u00e9dias&#8230; autod\u00e9rision. \u201cQuotidien des R\u00e9dacteurs\u201d, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121016.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121016.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Un certain calme dans les quartiers d&rsquo;Ath\u00e8nes. D\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121017.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121017.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">De l&rsquo;inachev\u00e9&#8230; devenu durable. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\u201cNul doute que Tsipras, malgr\u00e9 sa popularit\u00e9 en baisse, surestime sa propre importance sur la sc\u00e8ne internationale. Entre le fait qu\u2019il choisisse de se ridiculiser en parlant un mauvais anglais lors de ses visites \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (les interpr\u00e8tes professionnels abondent pourtant) et son effort path\u00e9tique d\u2019essayer de passer pour un grand homme d\u2019\u00c9tat europ\u00e9en &#8211; il a \u2018conseill\u00e9\u2019 \u00e0 Martin Schulz de former un gouvernement avec Angela Merkel -, Tsipras surjoue son propre r\u00f4le dans une mesure qui frise le ridicule. Il est difficile de p\u00e9n\u00e9trer l\u2019esprit d\u2019un homme d\u2019\u00c9tat \u00e0 ce point domin\u00e9 par son orgueil, mais on peut supposer que Tsipras pense qu\u2019en invitant Erdogan il agit comme un m\u00e9diateur entre la Turquie et le reste du monde &#8211; ce qui est, l\u00e0 encore, une illusion. Il est \u00e9vident qu\u2019il existe des questions importantes \u00e0 r\u00e9gler entre les deux pays : le sort crucial de l\u2019\u00eele de Chypre et celui des r\u00e9fugi\u00e9s.\u201d\u00a0, (\u201cLib\u00e9ration\u201d du 6 d\u00e9cembre 2017).<\/p>\n<p>Ce que remarque Apostolos Doxiadis n\u2019est, comme toujours dans la presse&#8230; autoris\u00e9e, qu\u2019une v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 minima. D\u2019abord, il n\u2019y aurait peut-\u00eatre pas grand-chose \u00e0 en tirer, si ce n\u2019est que les deux gouvernements communiqueraient normalement de fa\u00e7on civilis\u00e9e, sauf que devant les cam\u00e9ras, les deux pr\u00e9sidents se sont violemment affront\u00e9s verbalement au sujet du Trait\u00e9 de Lausanne. Le climat de la rencontre avait \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s lourd au palais pr\u00e9sidentiel et le dialogue entre les deux hommes politiques ont m\u00eame \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 tout protocole. Recep Tayip Erdogan insistant sur sa volont\u00e9 de ren\u00e9gociation du Trait\u00e9 de Lausanne, \u00e9videmment \u00e0 la carte (d\u2019apr\u00e8s les fantasmes ottomans de l\u2019\u00e9lite turque)\u00a0, ce qui est inadmissible pour la Gr\u00e8ce (et pour bien d\u2019autres pays il faut dire). Disons encore \u00e0 ce propos, qu\u2019accessoirement, Recep Tayip Erdogan fait semblant d\u2019oublier que le Trait\u00e9 de Lausanne est autant l\u2019acte de naissance de la Turquie moderne, et il garantit par la m\u00eame occasion (si ce n\u2019est que du point de vue du Droit international) ses propres fronti\u00e8res.<\/p>\n<p>Dans les quartiers (encore si possible paisibles) d\u2019Ath\u00e8nes, le commun des mortels aura compris que cette visite officielle \u00e9tait au mieux inutile, et au pire, nuisible. Dans les caf\u00e9s on murmure toute l\u2019amertume devant (et sous) ce \u201cgouvernement\u201d alors cynique, \u201cQuisling\u201d, largement hostile aux int\u00e9r\u00eats du pays, des travailleurs, de la grande masse des petits et moyens entrepreneurs et parfois m\u00eame grands, et m\u00eame \u00e0 la d\u00e9mocratie. Le 3\/4 d\u00e9cembre 2017, le \u201cgouvernement\u201d a tent\u00e9 \u00e0 faire voter au \u201cParlement\u201d la reforme no 69, sur les 113 nouvelles mesures exig\u00e9es par la Kommandantur tro\u00efkanne, s\u2019agissant bien entendu de la restriction du droit de gr\u00e8ve, ainsi que de la (non) indemnisation des travailleurs en cas d\u2019accident sur le lieu de travail ou durant son exercice. L\u2019amendement avait \u00e9t\u00e9 rajout\u00e9 au projet de loi relatif au&#8230; satellite grec de t\u00e9l\u00e9communication&#8230; alors voyons (presse grecque du 4 d\u00e9cembre 2017)\u00a0.<\/p>\n<p>Une pratique alors g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e depuis les m\u00e9moranda et qui en dit long sur l\u2019aspect criminel (et en d\u00e9j\u00e0 inconstitutionnel et ill\u00e9gal) des \u201cgouvernances\u201d (d\u2019abord) \u00e9conomiquement g\u00e9nocidaires sous les escrocs de SYRIZA\/ANEL. Le \u201cgouvernement\u201d, craignant la d\u00e9fection de certains d\u00e9put\u00e9s (majorit\u00e9 de 153 \u201cparlementaires\u201d sur 300) a retir\u00e9 ces deux amendements pour \u00e9videmment revenir de mani\u00e8re impromptue, le jour de No\u00ebl par exemple ou pendant une autre p\u00e9riode f\u00e9ri\u00e9e. C\u2019est (autant) pour cette raison que les Grecs ne veulent plus entendre parler de gauche&#8230; dans ce pays, la&#8230; grande illusion SYRIZA a \u00e9t\u00e9 inscrite dans l\u2019inconscient collectif et \u00e0 travers les mentalit\u00e9s comme celle de toute la gauche. C\u2019est ainsi&#8230;<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121024.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121024.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Friche industrielle. Patras, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Et pour revenir aux affaires gr\u00e9co-turques, et&#8230; quant \u201c\u00e0 r\u00e9gler entre les deux pays (Gr\u00e8ce &#8211; Turquie): le sort crucial de l&rsquo;\u00eele de Chypre\u201d, la traduction exacte de cette fa\u00e7on de reformuler les r\u00e9alit\u00e9s, c\u2019est tout simplement que le but des&#8230; man\u0153uvres, n\u2019est ni plus, ni moins le retour de Chypre dans sa situation de colonie britannique (en r\u00e9alit\u00e9 occidentale et des puissances maritimes), par une forme de Putsch en cours de ex\u00e9cution, auquel Alexis Tsipras et Nikos Anastasi\u00e1dis (pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de Chypre) sont les marionnettes alors complices (voir l\u2019article pr\u00e9c\u00e9dent sur \u2018Greek Crisis\u2019 \u00e0 ce sujet).<\/p>\n<p>Dans l\u2019autre vraie vie&#8230; g\u00e9opolitique, les vendeurs ambulants de petits pains quotidiens pr\u00e9f\u00e9reront le dialogue avec les animaux adespotes des lieux, plut\u00f4t que le pr\u00e9tendu dialogue gr\u00e9co-turc. Et de leur bon c\u00f4t\u00e9, nos animaux adespotes (sans ma\u00eetre) alors imperturbables, autant que ceux de la Turquie voisine comme le d\u00e9montre si bien le r\u00e9alisateur turc Ceyda Torun\u00a0, adespotes imperturbables devant la g\u00e9opolitique, nous regarderont souvent d\u2019en haut, ou sinon, ils attendront devant le paillasson du p\u00e2tissier Konstantinidis, une maison fond\u00e9e en Asie Mineure, avant justement le Trait\u00e9 de Lausanne et la Guerre gr\u00e9co-turque en Asie mineure de 1919-1922. Et c\u2019est par les sucreries entre autres, que certains rapports culturels entre les Grecs et les Grecs s\u2019av\u00e8reront ainsi ind\u00e9niables, tandis que pour l\u2019essentiel, les conflits ayant d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 en guerres ouvertes entre les deux pays au 20e si\u00e8cle, ils ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9s par les puissances occidentales maritimes. Ce qui laisse alors un go\u00fbt amer, sucreries ou pas.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121018.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121018.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Vendeur ambulant et &lsquo;son&rsquo; animal adespote. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121020.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121020.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Nos adespotes nous regardent d&rsquo;en haut. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121021.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121021.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Maison fond\u00e9e en Asie Mineure. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121019.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121019.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Chatons et chats \u00e0 donner. Ath\u00e8nes d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Sauf que la synchronie lourde s\u2019imposera encore longtemps sur nos adespotes, et d\u2019abord sur nos&#8230; sucreries parall\u00e8les gr\u00e9co-turques. Certains analystes estiment en Gr\u00e8ce \u00e0 l\u2019instar du g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la retraite Yannis Baltzois sur son blog, \u201cqu\u2019\u00e0 la question ayant pr\u00e9valu en Gr\u00e8ce lors de l&rsquo;annonce de la visite &#8211; Pourquoi donc recevoir Recep Tayip Erdogan en ce moment et dans quel but pr\u00e9cis ? &#8211; la r\u00e9ponse n\u2019est certes pas tr\u00e8s claire, cependant, nos estimations, ainsi que certaines informations fiables dont nous disposons, indiquent que cette visite avait \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9e (et peut-\u00eatre bien impos\u00e9e) en r\u00e9alit\u00e9 par les \u00c9tats-Unis, plus pr\u00e9cis\u00e9ment au cours de la r\u00e9cente visite du Premier ministre grec \u00e0 Washington (mi-octobre 2017), au moment o\u00f9 ce dernier avait \u00e9t\u00e9 re\u00e7u par le pr\u00e9sident Donald Trump.\u201d<\/p>\n<p>\u201cLa raison est ainsi li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution g\u00e9opolitique complexe dans l&rsquo;Est m\u00e9diterran\u00e9en et au Moyen-Orient, et autant \u00e0 l&rsquo;attitude et au comportement de la Turquie, ce pays a nou\u00e9 comme on sait des alliances avec la Russie et l&rsquo;Iran, alliances \u2018inacceptables\u2019, si l\u2019on tient compte des objectifs g\u00e9ostrat\u00e9giques des \u00c9tats-Unis. Enfin, une telle invitation officielle ainsi initi\u00e9e par la Gr\u00e8ce \u00e0 l\u2019encontre du pr\u00e9sident de la Turquie, aurait \u00e9galement re\u00e7u l\u2019aval de l\u2019Union europ\u00e9enne et cela pour des raisons g\u00e9opolitiques similaires.\u201d (Yannis Baltzois sur son blog de g\u00e9opolitique)\u00a0.<\/p>\n<p>De m\u00eame que pour l\u2019analyste en g\u00e9opolitique Dimitris Konstantak\u00f3poulos, \u201cle gros probl\u00e8me aujourd\u2019hui c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas de gouvernement grec, et encore moins de politique \u00e9trang\u00e8re grecque. Dans le domaine de l\u2019\u00e9conomie, l\u2019Allemagne, l\u2019UE et le FMI gouvernent d\u00e9j\u00e0 le pays. Dans le domaine de la politique \u00e9trang\u00e8re, ce sont les \u00c9tats-Unis et l&rsquo;OTAN qui le gouvernent, tandis qu\u2019Isra\u00ebl joue \u00e9galement un r\u00f4le important. Ils d\u00e9cident, et \u2018la Gr\u00e8ce\u2019 alors elle ex\u00e9cute. Ath\u00e8nes ne s\u2019autorise la moindre action sans l&rsquo;autorisation ou l&rsquo;encouragement des Am\u00e9ricains, et ce n\u2019est certainement pas une co\u00efncidence si la visite Erdogan avait \u00e9t\u00e9 programm\u00e9e \u00e0 la suite de la visite \u00e0 Washington d\u2019Alexis Tsipras, au cours de laquelle le Premier ministre grec a tout offert aux Am\u00e9ricains, ce qui expose le pays \u00e0 de tr\u00e8s gros risques. Et le but r\u00e9el enfin de la visite Erdogan, c\u2019est en effet la question chypriote.\u201d<\/p>\n<p>\u201cInterrog\u00e9 par l&rsquo;agence (turque) \u2018Anatolie\u2019, M. Tsipras, dit qu\u2019il esp\u00e8re que les deux dirigeants vont envoyer le message commun, depuis Ath\u00e8nes, s\u2019agissant de la poursuivre de leurs efforts pour trouver enfin une \u2018solution au probl\u00e8me chypriote\u2019. Le Premier ministre grec semble \u00eatre si heureux d\u2019avoir fait&#8230; face au probl\u00e8me de la dette grecque, \u00e0 celui des m\u00e9moranda et des emprunts, qu\u2019il d\u00e9sire d\u00e9sormais offrir et appliquer \u00e0 Chypre&#8230; toute son expertise ainsi in\u00e9gal\u00e9e ! Disons enfin que les exp\u00e9rimentations \u00e9conomiques (dict\u00e9es par la Tro\u00efka aux politiciens grecs), elles ont entra\u00een\u00e9 le plus grand d\u00e9sastre \u00e9conomique et social de l&rsquo;histoire du capitalisme en une p\u00e9riode de paix. Ces m\u00eames exp\u00e9riences, ayant comme pr\u00e9vu d\u00e9sormais atteint avec le noyau dur de la souverainet\u00e9 comme de la d\u00e9mocratie, risquent de conduire, non plus seulement \u00e0 une catastrophe \u00e9conomique mais in fine, \u00e0 une catastrophe militaire.\u201d (Dimitris Konstantak\u00f3poulos sur son blog de g\u00e9opolitique)\u00a0.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121023.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121023.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Ravitaillement d&rsquo;un ferry en carburant. Patras, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121022.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121022.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">M\u00e9tiers du port. Igoumen\u00edtsa, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans l\u2019autre vraie vie toujours, entre friches industrielles et commerciales, navires avitailleurs et ouvriers des ports, nous nous posons ainsi le probl\u00e8me entier&#8230; du futur pays comme autant du futur travail dans un temps alors pleinement d\u00e9soccup\u00e9. Il conviendrait d&rsquo;ajouter non sans amertume, que le factice (num\u00e9rique et num\u00e9raire) s&rsquo;est alors (d\u00e9finitivement ?) empar\u00e9 du r\u00e9el en le dominant, et en le modifiant dans un remodelage ne connaissant plus de bornes, g\u00e9opolitique du bas monde d\u2019ailleurs ou pas.<\/p>\n<p>Exception faite des derni\u00e8res limites de l&rsquo;esp\u00e8ce humaine et dans une autre mesure, des ressources de la plan\u00e8te par exemple, car au-del\u00e0, c&rsquo;est le chaos, le n\u00e9ant. Mais nous y sommes presque. Sans doute m\u00eame que ce n\u00e9ant serait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par la fin voulue des r\u00e9gimes \u201cmicro-d\u00e9mocratiques\u201d du monde occidental, et que nous l\u2019observons sans r\u00e9agir pour l&rsquo;instant. L&rsquo;abolition des souverainet\u00e9s et en dernier lieu, des peuples eux-m\u00eames, serait mutatis mutandis, un retour \u201c\u00e0 l&rsquo;essentiel\u201d, c&rsquo;est \u00e0 dire \u00e0 la pr\u00e9dation des ressources, y compris \u201chumaines\u201d.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121025.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121025.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Nous observons nos fronti\u00e8res&#8230; Entre Corfou et l&rsquo;Albanie. D\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Nous contemplons ainsi nos fronti\u00e8res&#8230; par go\u00fbt de l\u2019histoire et par besoin de survie, entre Corfou et l&rsquo;Albanie par exemple, pendant que nous naviguons au milieu d\u2019une mer sem\u00e9e de fiascos et qu\u2019\u00e0 bord de notre radeau, nous faisons alors feu de tout bois.<\/p>\n<p>Fiascos, \u00e9piph\u00e9nom\u00e8nes et \u00e9piphon\u00e8mes. Pour une fois, la presse grecque (dont Internet) aura symboliquement voulu retenir de la visite de Recep Tayip Erdogan en Gr\u00e8ce ce regard qualifi\u00e9 de glacial, que le garde Evzone grec (c\u2019est la Garde Pr\u00e9sidentielle) a jet\u00e9 sur le chef de la Turquie actuelle. \u201cUne photo est alors aussi explicite que mille mots\u201d. Pour le reste, les heureux citoyens parfois sportifs, peuvent souffler si ce n\u2019est qu\u2019\u00e9pisodiquement, s\u2019exer\u00e7ant sur la montagne du mont Hymette par exemple, notamment sans plus dire un seul mot de politique. Les badauds s\u2019y prom\u00e8neront \u00e9galement sous l\u2019\u00e9troite surveillance des chiens adespotes, animaux toutefois pris en charge par les associations du coin. Donc tout ne serait pas encore perdu.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121029.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121029.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">De la relaxation sur le Mont Hymette. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121028.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121028.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Sous le regard des chiens adespotes. Mont Hymette, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>En ces temps apocalyptiques, nos mots deviennent de plus en plus pesants en comparaison avec ce que nous avions pu parfois si na\u00efvement formuler par le pass\u00e9 y compris sur ce blog en ces d\u00e9buts au moment m\u00eame o\u00f9 le temps ne compte plus, et nous avec.<\/p>\n<p>\u201cLe temps est le seul capital des gens qui n&rsquo;ont que leur intelligence pour fortune.\u201d En attendant, et dans le \u201ccompte long\u201d ou les calculs mythologiques, les n\u00f4tres chez \u2018Greek Crisis\u2019 et non plus ceux des Mayas, notre Mimi vieillit tandis que notre Herm\u00e8s grandit.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121027.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121027.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Mimi de \u2018Greek Crisis\u2019. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Nous aspirons \u00e0 un peu de repos, nous esp\u00e9rons que le blog sera toujours lu et soutenu par son public ; les f\u00eates passeront, nous ferons feu de tout bois, enfin pas grand-chose, laissant les fiascos et les paroles creuses aux politiques et aux journalistes.<\/p>\n<table class=\"tr-caption-container\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121026.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121026.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td class=\"tr-caption\">Herm\u00e8s de Greek Crisis. Ath\u00e8nes, d\u00e9cembre 2017<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<div>\n<p>* Photo de couverture: Le pr\u00e9sident de la Turquie et le regard de l&rsquo;Evzone. Ath\u00e8nes, 7 d\u00e9cembre 2017 (photo presse grecque)<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9. \u00c9galement sur son blog <a href=\"http:\/\/www.greekcrisis.fr\/2017\/12\/Fr0650.html#deb\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">greekcrisis.f<\/a>r.<\/p>\n<\/blockquote>\n<div class=\"separator\"><a href=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@FF\/2017121011.jpg\" target=\"_blank\" rel=\"gcbox(gcrisis) noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/greek-crisis.org\/@photoS\/2017\/@LQ\/2017121011.jpg\" alt=\"\" border=\"0\" \/><\/a><\/div>\n<p>Nous naviguons au milieu de cette mer sem\u00e9e de fiascos. En ces temps apocalyptiques, nos mots deviennent pesants, en comparaison avec ce que nous avions pu parfois si gentiment formuler par le pass\u00e9. 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