{"id":109232,"date":"2019-03-01T00:04:51","date_gmt":"2019-02-28T23:04:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=109232"},"modified":"2019-03-01T08:18:03","modified_gmt":"2019-03-01T07:18:03","slug":"quinzaines-la-mort-comment-lapprivoiser-le-1er-mars-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2019\/03\/01\/quinzaines-la-mort-comment-lapprivoiser-le-1er-mars-2019\/","title":{"rendered":"Quinzaines, La mort. Comment l\u2019apprivoiser ? le 1<sup>er<\/sup> mars 2019"},"content":{"rendered":"\r\n<p><strong>La mort. Comment l\u2019apprivoiser ?<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le marin, Tristan Corbi\u00e8re nous l\u2019a rappel\u00e9 dans <em>La fin <\/em>(1873), ne meurt pas :\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0\u2013\u00a0<em>Morts<\/em>\u2026 Merci\u00a0: la\u00a0<em>Camarde<\/em>\u00a0a pas le pied marin\u00a0;<br \/>Qu\u2019elle couche avec vous\u00a0: c\u2019est votre bonne-femme\u2026<br \/>\u2013 Eux, allons donc\u00a0: Entiers\u00a0! enlev\u00e9s par la lame\u00a0!<br \/>Ou perdus dans un grain\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Oui sans doute,\u00a0le marin \u00ab\u00a0enlev\u00e9\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0perdu\u00a0\u00bb, plut\u00f4t que \u00ab\u00a0mort\u00a0\u00bb, affirmes-tu Tristan, mais \u00ab\u00a0noy\u00e9\u00a0\u00bb tout de m\u00eame, n\u2019est-il pas vrai ?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><!--more-->\u00ab\u00a0Noy\u00e9s\u00a0? \u2013 Eh allons donc\u00a0! Les\u00a0<em>noy\u00e9s<\/em>\u00a0sont d\u2019eau douce.<br \/>\u2013 Coul\u00e9s\u00a0! corps et biens\u00a0! Et, jusqu\u2019au petit mousse,\u00a0<br \/>Le d\u00e9fi dans les yeux, dans les dents le juron\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Ni mort, ni noy\u00e9 non plus, dont acte. Juste \u00ab\u00a0enlev\u00e9 par la lame\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0perdu en mer\u00a0\u00bb, rien de plus.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0\u2013 Sombrer \u2013 Sondez ce mot. Votre\u00a0<em>mort<\/em>\u00a0est bien p\u00e2le<br \/>Et pas grand\u2019chose \u00e0 bord, sous la lourde rafale\u2026<br \/>Pas grand\u2019chose devant le grand sourire amer<br \/>Du matelot qui lutte. \u2013 Allons donc, de la place\u00a0! \u2013<br \/>Vieux fant\u00f4me \u00e9vent\u00e9, la Mort change de face\u00a0:<br \/>La Mer\u00a0!\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le marin a sombr\u00e9, et celui qui sombre, il lutte, au ciel ou aux enfers, \u00e0 jamais. Le marin ne se r\u00e9signe pas \u00e0 la mort : la nature sauvage de l\u2019homme, indomptable, prend l\u00e0 le dessus. Il y a dans ce combat furieux &#8211; entrecoup\u00e9 de sourdes pri\u00e8res, en forme de jurons &#8211; de la jouissance \u00e0 foison car le dernier d&rsquo;entre eux est celui de toujours : <em>Eros<\/em> dress\u00e9 contre <em>Thanatos<\/em>, cette fois dans un bouquet final formidable.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0\u2013 Voyez \u00e0 l\u2019horizon se soulever la houle\u00a0;<br \/>On dirait le ventre amoureux<br \/>D\u2019une fille de joie en rut, \u00e0 moiti\u00e9 so\u00fble\u2026<br \/>Ils sont l\u00e0\u00a0! \u2013 La houle a du creux. \u2013\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La Mer, \u00e0 la place de la Mort : l\u2019\u00e9clair dans \u00ab\u00a0la tourmente qui beugle\u00a0\u00bb &#8211; encore des mots de Corbi\u00e8re &#8211; fait appara\u00eetre, se dessinant sur l\u2019oc\u00e9an o\u00f9 des montagnes d\u2019eau brisent \u00e0 blanc, le gr\u00e9ement spectral du <em>Hollandais volant<\/em>, filant bout au vent sur les flots d\u00e9cha\u00een\u00e9s. Voguant pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9 !\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Corbi\u00e8re, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 vingt-neuf ans, auteur des seules <em>Amours jaunes<\/em> (1873). Verlaine le qualifiera neuf ans apr\u00e8s sa mort de \u00ab\u00a0po\u00e8te maudit\u00a0\u00bb, rang\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de Rimbaud, de Mallarm\u00e9 et de sa propre personne &#8211; en excellente compagnie par cons\u00e9quent. \u00ab\u00a0Cinglant le vers \u00e0 la cravache\u00a0\u00bb, dira de lui Jules Laforgue. Et qui un jour de carnaval \u00e0 Rome, tint en laisse un cochon par\u00e9 comme un \u00e9v\u00eaque.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>D\u2019autres, ailleurs, des terriens sans nul doute, laissent venir \u00e0 eux la Grande Faucheuse leur faisant soudain face. Ainsi dans <em>La mort du loup<\/em> (1843), un loup-cervier en l\u2019occurence &#8211; l\u2019animal que nous appelons lynx aujourd\u2019hui &#8211; telle que nous la rapporta Alfred de Vigny :<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0Les couteaux lui restaient au flanc jusqu\u2019\u00e0 la garde,<br \/>Le clouaient au gazon tout baign\u00e9 dans son sang,<br \/>Nos fusils l\u2019entouraient en sinistre croissant.<br \/>Il nous regarde encore, ensuite il se recouche<br \/>Tout en l\u00e9chant le sang r\u00e9pandu sur sa bouche,<br \/>Et sans daigner savoir comment il a p\u00e9ri,<br \/>Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le lynx du po\u00e8te n\u2019est qu\u2019un animal direz-vous, mais l\u2019\u00eatre humain sait lui aussi se r\u00e9signer \u00e0 la mort ou, mieux encore, en derni\u00e8re extr\u00e9mit\u00e9, se r\u00e9concilier avec elle dans une manifestation ultime d\u2019insolente r\u00e9bellion. Jack London a su dire cela dans <em>Faire un feu<\/em> (1908), petite trag\u00e9die en un acte au statut l\u00e9gendaire, l\u2019histoire d\u2019un <em>chechaquo<\/em>, un nouvel arrivant au Klondike, perdu dans la neige pour avoir imagin\u00e9, en pied-tendre qu\u2019il est, la Nature pleine de sollicitude envers ses cr\u00e9atures.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0Cette fois le frisson tomba sur l\u2019homme plus soudainement. Il perdait son combat contre le gel. Lequel s\u2019insinuait dans son corps de partout. Cette pens\u00e9e le propulsa en avant, mais il ne couvrit pas plus de trente m\u00e8tres avant de tituber, puis de s\u2019\u00e9taler de tout son long. Ce fut l\u00e0 sa derni\u00e8re panique.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Quand il eut retrouv\u00e9 son souffle et sa ma\u00eetrise de soi, il se rassit et envisagea mentalement le concept d\u2019une mort digne\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>C\u2019est vrai, il \u00e9tait irr\u00e9vocablement condamn\u00e9 \u00e0 geler, alors pourquoi pas d\u00e9cemment. Accompagnant cette paix de l\u2019\u00e2me nouvellement d\u00e9couverte vinrent les premiers scintillements de la somnolence. Une bonne id\u00e9e, se dit-il, de s\u2019endormir \u00e0 mort. Comme une anesth\u00e9sie. Geler n\u2019est pas aussi grave que les gens l\u2019imaginent. Il y a de bien pires fa\u00e7ons de mourir\u2026<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Alors l\u2019homme s\u2019assoupit dans ce qui lui sembla le plus r\u00e9confortant et le plus satisfaisant des sommes qu\u2019il eut jamais connu.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>En 1897, London \u00e2g\u00e9 de vingt-et-un ans abandonne ses \u00e9tudes \u00e0 Berkeley pour se joindre \u00e0 la ru\u00e9e vers l\u2019or du Klondike dans le Yukon, la province canadienne jouxtant \u00e0 l\u2019Est l\u2019Alaska. D\u00e9part d\u00fb \u00e0 la combinaison d\u2019ennuis financiers et du d\u00e9sarroi caus\u00e9 par son \u00e9chec \u00e0 d\u00e9brouiller les myst\u00e8res de sa filiation, son p\u00e8re suppos\u00e9 &#8211; enfin retrouv\u00e9 &#8211; lui ayant fait savoir qu\u2019il a toujours \u00e9t\u00e9 impuissant et que le jeune Jack doit dans son enqu\u00eate explorer d\u2019autres pistes. Le Grand Nord ne sera pas pour lui une partie de plaisir, il y contractera le scorbut, et y perdra les dents de devant. Mais il ne sera pas condamn\u00e9 \u00e0 rapporter seulement des histoires surprises un jour dans un bar : ce sont ses propres aventures qu\u2019il pourra mettre en sc\u00e8ne, vues \u00e0 travers les yeux d\u2019\u00eatres semblables \u00e0 lui. Ce seront <em>L\u2019appel de la for\u00eat<\/em> (1903), <em>Croc-Blanc<\/em> (1906). Comme Vigny donc, Jack London nous sondant, crut reconna\u00eetre en nous des chiens plus ou moins loups.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Dans certains cas aussi, bien plus rares, c\u2019est le vivant lui-m\u00eame qui invite la mort \u00e0 sa rencontre. Ainsi, lorsque plong\u00e9 dans une souffrance excessive. Ou plus sereinement lorsqu\u2019il estime \u00ab\u00a0avoir fait le tour de la question\u00a0\u00bb de ce qu\u2019est une vie de mortel, arguant, selon l\u2019expression consacr\u00e9e, du \u00ab\u00a0devoir accompli\u00a0\u00bb. Pourquoi ne pas se tourner alors vers les dieux en faisant valoir humblement qu\u2019il serait \u00ab\u00a0humain\u00a0\u00bb de leur part &#8211; pour autant que la chose leur soit possible &#8211; qu\u2019ils nous d\u00e9livrent de ce qui, sans pour autant \u00eatre devenu un fardeau, a perdu le go\u00fbt de la nouveaut\u00e9 des t\u00e2ches restant encore \u00e0 faire. Une r\u00e9compense que les dieux pourraient nous accorder en toute fin de parcours \u00ab\u00a0pour services rendus\u00a0\u00bb par nous \u00e0 nos fr\u00e8res humains mis\u00e9ricordieux.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Vigny, encore lui, a ainsi mis en sc\u00e8ne Mo\u00efse plaidant sa cause aupr\u00e8s du Dieu-tout-puissant, dans un poignant monologue, suppos\u00e9 dialogue par qui il est tenu\u00a0 :<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab Sit\u00f4t que votre souffle a rempli le berger,<br \/>Les hommes se sont dit : Il nous est \u00e9tranger ;<br \/>Et les yeux se baissaient devant mes yeux de flamme,<br \/>Car ils venaient, h\u00e9las ! d\u2019y voir plus que mon \u00e2me.<br \/>J\u2019ai vu l\u2019amour s\u2019\u00e9teindre et l\u2019amiti\u00e9 tarir,<br \/>Les vierges se voilaient et craignaient de mourir.<br \/>M\u2019enveloppant alors de la colonne noire,<br \/>J\u2019ai march\u00e9 devant tous, triste et seul dans ma gloire,<br \/>Et j\u2019ai dit dans mon c\u0153ur : Que vouloir \u00e0 pr\u00e9sent ?<br \/>Pour dormir sur un sein mon front est trop pesant,<br \/>Ma main laisse l\u2019effroi sur la main qu\u2019elle touche,<br \/>L\u2019orage est dans ma voix, l\u2019\u00e9clair est sur ma bouche ;<br \/>Aussi, loin de m\u2019aimer, voil\u00e0 qu\u2019ils tremblent tous,<br \/>Et, quand j\u2019ouvre les bras, on tombe \u00e0 mes genoux.<br \/>\u00d4 Seigneur ! j\u2019ai v\u00e9cu puissant et solitaire,<br \/>Laissez-moi m\u2019endormir du sommeil de la terre ! \u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Avoir rempli \u00e0 ses propres yeux l\u2019ensemble de ses devoirs m\u00e9tamorphose un sujet en une mani\u00e8re de demi-dieu et rend probl\u00e9matique toute communication entre lui et ceux qui l&rsquo;entourent, eux, \u00e9bahis, n\u2019imaginant pas qu\u2019une telle ambition soit m\u00eame concevable.\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Mais faut-il \u00eatre Mo\u00efse et avoir fait que\u00a0<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0Le fleuve aux grandes eaux se range quand je passe,<br \/>Et la voix de la mer se tait devant ma voix\u00a0\u00bb ?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>ou bien, plus modestement, sans m\u00eame avoir au soir d\u2019une vie coch\u00e9 la liste enti\u00e8re de nos devoirs, aurons-nous cependant accompli, quelles qu\u2019en aient \u00e9t\u00e9 les multiples p\u00e9rip\u00e9ties, une longue et lourde t\u00e2che ? Auquel cas la le\u00e7on du loup-cervier de Vigny s&rsquo;appliquerait pareillement \u00e0 chacun d&rsquo;entre nous :<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00ab\u00a0G\u00e9mir, pleurer, prier, est \u00e9galement l\u00e2che.<br \/>Fais \u00e9nergiquement ta longue et lourde t\u00e2che<br \/>Dans la voie o\u00f9 le sort a voulu t\u2019appeler,<br \/>Puis apr\u00e8s, comme moi, souffre et meurs sans parler.\u00a0\u00bb<\/p>\r\n\r\n\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><strong>La mort. Comment l\u2019apprivoiser ?<\/strong><\/p>\n<p>Le marin, Tristan Corbi\u00e8re nous l\u2019a rappel\u00e9 dans <em>La fin <\/em>(1873), ne meurt pas :\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0\u2013\u00a0<em>Morts<\/em>\u2026 Merci\u00a0: la\u00a0<em>Camarde<\/em>\u00a0a pas le pied marin\u00a0;<br \/>Qu\u2019elle couche avec vous\u00a0: c\u2019est votre bonne-femme\u2026<br \/>\u2013 Eux, allons donc\u00a0: Entiers\u00a0! enlev\u00e9s par la lame\u00a0!<br \/>Ou perdus dans un grain\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Oui sans doute,\u00a0le marin \u00ab\u00a0enlev\u00e9\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0perdu\u00a0\u00bb, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[215,4813,6299],"class_list":["post-109232","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-arts","tag-alfred-de-vigny","tag-jack-london","tag-tristan-corbiere"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=109232"}],"version-history":[{"count":28,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109232\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":109675,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/109232\/revisions\/109675"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=109232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=109232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=109232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}