{"id":11125,"date":"2010-05-04T16:33:06","date_gmt":"2010-05-04T14:33:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=11125"},"modified":"2013-01-02T18:03:36","modified_gmt":"2013-01-02T17:03:36","slug":"lactualite-de-la-crise-demonstration-par-labsurde-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/05\/04\/lactualite-de-la-crise-demonstration-par-labsurde-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : d\u00e9monstration par l&rsquo;absurde, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>DEMONSTRATION PAR L&rsquo;ABSURDE<\/strong><\/p>\n<p>On pouvait encore s\u2019interroger, il y a quelques jours, sur la d\u00e9monstration que les gouvernements europ\u00e9ens \u00e9taient en train de nous faire. Ce n\u2019est plus le cas, deux jours seulement apr\u00e8s qu\u2019ils sont parvenus \u00e0 un accord timidement pr\u00e9sent\u00e9 comme assurant leur ma\u00eetrise retrouv\u00e9e de la crise.  <\/p>\n<p>Ils pensaient pouvoir s\u2019appuyer sur <i>les march\u00e9s<\/i> r\u00e9clamant la r\u00e9duction \u00e0 marche forc\u00e9e des d\u00e9ficits publics pour retrouver le chemin vertueux d\u2019un pacte de stabilit\u00e9 rompu par presque tous, forc\u00e9s et contraints par la crise, et pr\u00e9server ainsi l\u2019euro ainsi qu\u2019une construction inachev\u00e9e de l\u2019Europe. Ils croyaient aussi que l\u2019\u00e9preuve serait dure, faite de rigueur, d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et de sacrifices, mais qu\u2019ils parviendraient \u00e0 l\u2019imposer \u00e0 force de r\u00e9signation en se servant comme levier du cas de la Gr\u00e8ce, qu\u2019il fallait faire plier pour l\u2019exemple. En fait, tout comme les financiers, ils ne voulaient rien changer. <\/p>\n<p>A ce jour, ils ne sont parvenus qu\u2019\u00e0 faire preuve de leur l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et de leur sous-estimation de la situation, de leur incapacit\u00e9 \u00e0 y faire face, sauf en utilisant un exp\u00e9dient. Or la crise europ\u00e9enne va in\u00e9vitablement rebondir, sans que l\u2019on sache quel est l\u2019indice qui va le mieux l\u2019annoncer, aucun n\u2019\u00e9tant de bon augure. <\/p>\n<p><!--more-->Faut-il donc \u00eatre pendu aux cours des Bourses, qui continuent de ne pas aller fort, et scruter les cours des valeurs financi\u00e8res, en premier lieu responsables de leur baisse\u00a0? Continuer de surveiller la fort lente d\u00e9crue des taux obligataires, qui ne semble pas non plus t\u00e9moigner d\u2019une grande confiance dans un plan de sauvetage dont l\u2019encre n\u2019est pas s\u00e8che et dont l\u2019activation est encore une course d\u2019obstacles en raison des Slovaques ? Suivre les estimations du nombre des manifestants \u00e0 Ath\u00e8nes pour tenter d\u2019anticiper la capacit\u00e9 que le gouvernement grec va avoir \u00e0 suivre la feuille de route qui lui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e, alors que les ind\u00e9centes rodomontades de nombre de ses coll\u00e8gues, qui tentent ainsi de conjurer le mauvais sort, continuent de fuser ? <\/p>\n<p>A cet \u00e9gard, il ne faut pas manquer de saluer au passage et comme il convient la fulgurante d\u00e9claration du ministre des Finances autrichien, Josef Proell: \u00ab\u00a0Quand on voit les mouvements de protestations en Gr\u00e8ce, notre patience, \u00e0 moi et au reste de l&rsquo;Europe, est quasiment \u00e0 bout\u00a0\u00bb,<\/p>\n<p>Parmi les commentaires moins d\u00e9sinvoltes qui ont suivi la r\u00e9union de dimanche dernier des ministres des finances de l\u2019eurozone, l\u2019un d\u2019entre eux doit \u00eatre particuli\u00e8rement relev\u00e9. Celui de Dominique Strauss Kahn, directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI, qui a expliqu\u00e9 que l\u2019objectif du plan de trois ans \u00e9tait d\u2019\u00e9viter que la Gr\u00e8ce ait besoin de recourir au march\u00e9 pour se refinancer dans les prochains dix-huit mois. Une bien courte p\u00e9riode pour que les taux obligataires redescendent \u00e0 un niveau redevenu supportable. Plus qu\u2019une \u00e9ternit\u00e9 dans le cours de la crise actuelle. <\/p>\n<p>Cette d\u00e9claration \u00e9claire l\u2019un des dessous du sauvetage en cours de la Gr\u00e8ce, \u00e0 savoir la situation des banques grecques et europ\u00e9ennes dont on sait la grande fragilit\u00e9. Car s\u2019il leur est publiquement demand\u00e9, par les Allemands et d\u00e9sormais par les Fran\u00e7ais \u00e9galement, de contribuer symboliquement au financement du plan de sauvetage, les discussions qui sont engag\u00e9es avec elles portent en r\u00e9alit\u00e9 sur sujet bien plus important. Il ne faudrait pas qu\u2019elles se d\u00e9lestent des obligations grecques qu\u2019elles poss\u00e8dent, entra\u00eenant \u00e0 nouveau le march\u00e9 obligataire dans la tourmente, risquant de pr\u00e9cipiter une crise avec un autre pays. Le ministre allemand des finances, Wolfgang Sch\u00e4uble, l\u2019a tout uniment reconnu\u00a0: \u00ab si les banques allemandes maintenaient leurs engagements actuels en obligations grecques, cela serait d\u00e9j\u00e0 un succ\u00e8s\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 entendu par les principales banques et compagnies d\u2019assurance allemands, qui se sont engag\u00e9es \u00e0 prolonger jusqu\u2019\u00e0 fin 2012, dans la mesure de leurs possibilit\u00e9s, les lignes de cr\u00e9dit accord\u00e9es \u00e0 leurs cr\u00e9anciers grecs et \u00e0 souscrire aux obligations que la banque publique KfW va \u00e9mettre sur <i>les march\u00e9s<\/i> afin de r\u00e9unir le financement allemand du plan de sauvetage europ\u00e9en. Pour des montants pudiquement non pr\u00e9cis\u00e9s. <\/p>\n<p>Le fonds de stabilit\u00e9 des banques grecques, dont il avait dans un premier temps \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9 qu&rsquo;il disposerait de 10 milliards d&rsquo;euros pris sur le plan de sauvetage europ\u00e9en, va \u00eatre finalement dot\u00e9 de 15 milliards, vient d&rsquo;annoncer le gouvernement grec, aux premi\u00e8res loges de la situation des banques du pays. C&rsquo;est aussi une mani\u00e8re, en confortant pr\u00e9ventivement celles-ci, de rassurer les banques europ\u00e9ennes et d&rsquo;obtenir leur concours. Tout se tient \u00e9troitement, c&rsquo;est l\u00e0 le probl\u00e8me. <\/p>\n<p>Un son de cloche discordant a toutefois \u00e9t\u00e9 entendu en provenance des caisses d\u2019\u00e9pargne allemandes, qui ont refus\u00e9 de s\u2019associer \u00e0 cette action men\u00e9e sous les auspices de la Deutsche Bank. L\u2019interview accord\u00e9e dans un langage direct au quotidien Handelblatt par leur responsable, Heinrich Haasis, n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;\u00eatre d\u00e9crypt\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0ce sont ceux qui ont aid\u00e9 la Gr\u00e8ce avec une comptabilit\u00e9 inventive et des cr\u00e9dits inusuels qui sont concern\u00e9s. Et ceux qui ont voulu gagner de l&rsquo;argent en sp\u00e9culant sur la solvabilit\u00e9 de la Gr\u00e8ce. Les caisses d&rsquo;\u00e9pargne n&rsquo;appartiennent \u00e0 aucun des deux groupes\u00a0\u00bb a-t-il ass\u00e9n\u00e9 en visant ses coll\u00e8gues. <\/p>\n<p>Dans les milieux financiers, \u00e0 lire les analystes qui l\u2019expriment tout cru, le plan de sauvetage grec est consid\u00e9r\u00e9 comme une mani\u00e8re d\u2019acheter du temps, faute de mieux. L\u2019opinion g\u00e9n\u00e9rale semble \u00e9tablie\u00a0: la Gr\u00e8ce n\u2019\u00e9vitera pas, t\u00f4t ou tard, de n\u00e9gocier une restructuration de sa dette, mettant les banques de la Gr\u00e8ce, mais tout aussi bien celles d\u2019Allemagne et de France, en mauvaise posture vu leur lourde exposition. Que peut-on en conclure ? Que cela ne va pas contribuer \u00e0 la d\u00e9tente sur les march\u00e9s obligataires, tout au contraire, et qu&rsquo;il est demand\u00e9 aux banques de ne pas r\u00e9duire leur exposition, alors qu\u2019elles ont toutes les raisons de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019inverse. Cela m\u00e9ritera compensation. <\/p>\n<p>La BCE, dont la prochaine r\u00e9union \u00e0 lieu \u00e0 Lisbonne ce jeudi, a jou\u00e9 sa partition en annon\u00e7ant prendre d\u00e9sormais en pension la dette grecque, quelle que soit sa notation, mais pourra-t-elle en rester l\u00e0 et ne va-t-elle pas devoir \u00e9tendre cette largesse \u00e0 d\u2019autres dettes souveraines ? Plus que toutes les discussions qui s&rsquo;engagent \u00e0 mots publiquement feutr\u00e9s entre les chefs d\u2019Etat et de gouvernement, ce vendredi prochain lors de leur sommet, cette d\u00e9cision ainsi que sa possible suite logique symbolisent le fait que, forc\u00e9 et contraints, ils vont devoir revoir les dispositions du pacte de stabilit\u00e9 dont les Allemands font encore leur credo et que les Fran\u00e7ais aimeraient bien amender.  <\/p>\n<p>Est-ce cette situation qui \u00e9claire, si l\u2019on peut dire, la face pr\u00e9occup\u00e9e des ministres des finances depuis dimanche ? Le fait est que la tentative de temporisation autour de laquelle ils sont r\u00e9unis risque de faire long feu, selon une \u00e9ch\u00e9ance bien plus rapproch\u00e9e que celle que leur a accord\u00e9 le directeur g\u00e9n\u00e9ral du FMI. <\/p>\n<p>D\u00e8s jeudi prochain, le gouvernement espagnol va pr\u00e9senter sur <i>les march\u00e9s<\/i> une \u00e9mission obligataire \u00e0 trois ans, afin de r\u00e9colter au moins deux milliards d\u2019euros. Les Portugais ont diff\u00e9r\u00e9 l\u2019\u00e9mission qu\u2019ils avaient pr\u00e9vu d\u2019effectuer la semaine derni\u00e8re, dans l\u2019attente de jours meilleurs. A Madrid et \u00e0 Lisbonne, d\u00e8s ce mardi matin, les Bourses manifestaient leur grande nervosit\u00e9 dans cette attente (pour employer le vocabulaire de base des commentateurs). Des rumeurs font \u00e9tat d\u2019une nouvelle d\u00e9gradation de la note de l\u2019Espagne et du Portugal, ou m\u00eame d\u2019un appel au secours espagnol au FMI, l&rsquo;ambiance n&rsquo;y est pas. Dans les salles de march\u00e9, on parle d\u2019un besoin de financement de Madrid de 280 milliards d\u2019euros. Sur les deux places, les banques sont en train de se ramasser un s\u00e9rieux gadin. Cette situation montre que le sort des deux pays est li\u00e9, comme le sont de plus en plus devenus leurs \u00e9conomies et leurs syst\u00e8mes financiers. En d\u2019autres termes, que ce n\u2019est pas le Portugal qui est le suivant de la Gr\u00e8ce sur la liste, mais la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique dans son ensemble. Ce qui donne toute la dimension de l\u2019incertitude qui r\u00e8gne. <\/p>\n<p>Les Etats-Unis s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 nouveau \u00e0 l\u2019Europe, Barack Obama a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 \u00e0 Georges Papandr\u00e9ou l\u2019autre jour, suite aux admonestations de Tim Geithner \u00e0 l\u2019encontre des Europ\u00e9ens qui ne r\u00e9glaient pas assez vite la crise grecque. Dans la presse am\u00e9ricaine <i>de r\u00e9f\u00e9rence<\/i>, l\u2019accent est mis sur le th\u00e8me que le rem\u00e8de administr\u00e9 \u00e0 la Gr\u00e8ce va tuer le malade. Ce n\u2019est plus de r\u00e9cession que l\u2019on parle, mais de d\u00e9flation. Pas seulement dans le cas de la Gr\u00e8ce, mais aussi pour toute la r\u00e9gion. Quant \u00e0 la premi\u00e8re, une fois encore, on privil\u00e9gie outre-Atlantique l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une restructuration \u00e0 venir de sa dette. <\/p>\n<p>Joseph Stiglitz estime quant \u00e0 lui que le plan europ\u00e9en est carr\u00e9ment contre productif, chargeant exag\u00e9r\u00e9ment la barque grecque. Fid\u00e8le \u00e0 ses d\u00e9clarations pr\u00e9c\u00e9dentes, alors que les \u00e9conomistes am\u00e9ricains rivalisent pour pr\u00e9dire la fin de l\u2019euro, il a appel\u00e9 \u00e0 nouveau les gouvernements europ\u00e9ens et la BCE \u00e0 d\u00e9finir ensemble un m\u00e9canisme commun de sauvetage, sans pr\u00e9ciser lequel. <\/p>\n<p>Vendredi prochain, si rien n\u2019est intervenu d\u2019ici l\u00e0 qui en bouleverse l\u2019ordre du jour, les chefs d\u2019Etat et de gouvernement vont entamer un nouveau round de n\u00e9gociations. Christine Lagarde, la ministre des finances Fran\u00e7aise, a pes\u00e9 ses mots. \u00ab\u00a0L\u2019Allemagne et la France sont parfaitement d\u2019accord pour tirer ensemble les cons\u00e9quences de la crise, notamment sur la r\u00e9gulation et la gouvernance \u00e9conomique de la zone euro\u00a0\u00bb, a-t-elle affirm\u00e9 avant de montrer le bout du nez \u00a0: \u00ab Cela va nous conduire \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir avec l\u2019ensemble de nos partenaires, et notamment avec nos amis allemands, sur le gouvernement \u00e9conomique, la convergence \u00e9conomique et la r\u00e9duction des \u00e9carts \u00e9conomiques\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Il faut imp\u00e9rativement inclure dans notre radar l\u2019examen de la comp\u00e9titivit\u00e9 et de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re\u00a0\u00bb a-t-elle tout aussi allusivement proclam\u00e9. L\u2019id\u00e9e semble \u00eatre d\u2019\u00e9changer de futures garanties de bonne conduite donn\u00e9es \u00e0 l\u2019Allemagne contre un assouplissement de r\u00e8gles que le gouvernement fran\u00e7ais ne se voit pas pouvoir respecter. Cit\u00e9 par l\u2019AFP, l\u2019entourage de la ministre a traduit ses propos\u00a0en \u00e9voquant \u00ab\u00a0une surveillance mutuelle des \u00e9ventuels d\u00e9s\u00e9quilibres \u00e9conomiques, pas seulement financiers\u00a0\u00bb. Suivez mon regard. <\/p>\n<p>Il est \u00e0 craindre que les \u00e9v\u00e9nements ne pr\u00e9cipitent un peu les d\u00e9licats pourparlers qui s\u2019engagent. Comment se comporte l&rsquo;euro, sur <i>les march\u00e9s<\/i> ? Toujours \u00e0 la baisse. La situation est tr\u00e8s instable. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>DEMONSTRATION PAR L&rsquo;ABSURDE<\/strong><\/p>\n<p>On pouvait encore s\u2019interroger, il y a quelques jours, sur la d\u00e9monstration que les gouvernements europ\u00e9ens \u00e9taient en train de nous faire. 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