{"id":111783,"date":"2019-07-15T17:27:58","date_gmt":"2019-07-15T15:27:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=111783"},"modified":"2020-11-08T17:11:53","modified_gmt":"2020-11-08T16:11:53","slug":"quinzaines-que-trouve-t-on-dans-kerouac-quand-on-louvre-le-15-juillet-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2019\/07\/15\/quinzaines-que-trouve-t-on-dans-kerouac-quand-on-louvre-le-15-juillet-2019\/","title":{"rendered":"Quinzaines, <b>Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l\u2019ouvre&nbsp;?<\/b>, le 15 juillet 2019"},"content":{"rendered":"\r\n<p><a href=\"https:\/\/www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l\u2019ouvre\u00a0?<\/strong><\/a><\/p>\r\n<figure id=\"attachment_112021\" aria-describedby=\"caption-attachment-112021\" style=\"width: 761px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Carolyn-Robinson-22Camille22.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-112021\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Carolyn-Robinson-22Camille22.png\" alt=\"\" width=\"761\" height=\"479\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Carolyn-Robinson-22Camille22.png 761w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Carolyn-Robinson-22Camille22-300x189.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 761px) 100vw, 761px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-112021\" class=\"wp-caption-text\">Carolyn Robinson &#8211; \u00ab\u00a0Camille\u00a0\u00bb dans <em>Sur la route<\/em> de Jack Kerouac<\/figcaption><\/figure>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Jack Kerouac, que rendrait c\u00e9l\u00e8bre la publication en 1957 de <em>On the Road<\/em> (<em>Sur la route<\/em>), un r\u00e9cit qu\u2019il avait termin\u00e9 d\u2019\u00e9crire six ans auparavant, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es un excellent \u00e9crivain, s\u2019\u00e9tant essay\u00e9 avec brio, d\u00e8s son adolescence, \u00e0 diff\u00e9rents styles d\u2019\u00e9criture. Seul handicap dans son jeune \u00e2ge, qu\u2019il ait pris pour mod\u00e8les qu\u2019il entendait \u00e9galer, des auteurs dont le talent de romancier s\u2019identifiait au r\u00e9cit autobiographique.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><!--more--><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Le jeune Kerouac des ann\u00e9es d\u2019avant-guerre veut raconter la vie, son drame est de ne pas encore avoir v\u00e9cu. Il \u00e9crit ainsi, alors qu\u2019il a vingt ans\u00a0: \u00ab\u00a0cherchant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment \u00e0 devenir un exil\u00e9 amer et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb. Ce qu\u2019il est alors encore loin d\u2019\u00eatre, m\u00eame si son bref passage dans la marine de guerre lui offrirait quelques semblants d\u2019aventures\u00a0: il sera r\u00e9form\u00e9 pour \u00ab\u00a0temp\u00e9rament indiff\u00e9rent\u00a0\u00bb, sous-entendu \u00ab\u00a0\u00e0 la machine militaire\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Pour Jack London, l\u2019aventure ce serait le Klondike de la ru\u00e9e vers l\u2019or, le front de la guerre russo-japonaise et les mers du Sud. Pour Kerouac, ce serait la route entre sa ville natale de Lowell au nord de Boston et San Francisco, puis entre San Francisco et Mexico City.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>\u00c0 dix-neuf ans, dans un po\u00e8me en prose intitul\u00e9 \u00ab This I do know \u00bb, il mentionne dans la liste de ses \u00ab voici ce que je sais en tout cas \u00bb : \u00ab Que je serai influenc\u00e9 par Wolfe, Saroyan, Halper, Withman, et Joyce dans mes \u00e9crits \u00bb.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Albert Halper (1904-1984) se d\u00e9tache dans la liste pour \u00eatre aujourd\u2019hui inconnu\u00a0: tous ses ouvrages sont \u00e9puis\u00e9s, aucun n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 traduit en fran\u00e7ais. Sa r\u00e9putation lui venait d\u2019un recueil de nouvelles en 1934, intitul\u00e9 <em>On the Shore<\/em> (le rivage en question \u00e9tant celui du lac Michigan) et sous-titr\u00e9 \u00ab\u00a0Young Writer Remembering Chicago\u00a0\u00bb : un jeune \u00e9crivain se souvient de Chicago. \u00ab\u00a0Young writer\u00a0\u00bb, une expression que Kerouac reprendrait \u00e0 son compte. Emprunt notable \u00e0 Halper, de l\u2019auteur de <em>On the Road<\/em>, un titre en \u00e9cho certainement \u00e0 <em>On the Shore<\/em>, l\u2019irruption d\u00e9rangeante d\u2019expressions argotiques au sein de phrases de facture sinon classique. Halper s\u2019en \u00e9tait justifi\u00e9 dans le chapitre dont l\u2019intitul\u00e9 \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment celui du sous-titre de <em>On the Shore<\/em>, d\u2019un jeune auteur qui se souvient\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>\u00a0\u2026 des gens diront : \u2018Trop cru et trop gauche, trop b\u00e2cl\u00e9 et argotique\u2019. Mais je suis n\u00e9 dans une ville crue et argotique, dans un quartier cru et argotique. [\u2026] Essayez donc d\u2019\u00e9crire dans la tradition classique avec une telle puanteur dans les trous de nez, posez-vous et tissez donc de suaves phrases po\u00e9tiques avec le rugissement du chemin fer dans vos oreilles.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Difficult\u00e9 cependant pour le routard par vocation litt\u00e9raire que sera Kerouac\u00a0: ses aventures n\u2019\u00e9tant pas \u00e0 la hauteur de ses esp\u00e9rances, ne sont automatiquement pas non plus \u00e0 la hauteur des n\u00f4tres. Car peu importe finalement que cette suite de beuveries, de partouzes, de s\u00e9ances de piquouses, se d\u00e9roulent \u00e0 San Francisco, \u00e0 Denver, Colorado ou o\u00f9 que ce soit d\u2019autre puisque l\u2019\u00e2me de la ville en est aussi absente que la personne m\u00eame des femmes qui hantent le r\u00e9cit comme des spectres, leur nom aux unes et aux autres ne faisant office l\u00e0 que de simple signet\u00a0: la marque d\u2019un vide, l\u00e0 o\u00f9 nous esp\u00e9rions une identit\u00e9 de chair et de sang.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>En 2012, Walter Salles, que nous avions ch\u00e9ri dans <em>Central do Brasil<\/em> (1998) &#8211; r\u00e9cit de la r\u00e9demption d\u2019une vieille vache, mit en sc\u00e8ne <em>Sur la route<\/em>, dont l\u2019opinion commune est qu\u2019il \u00e9choua \u00e0 capturer l\u2019esprit du livre malgr\u00e9 une bonne volont\u00e9 consciencieuse \u00e0 coller aux p\u00e9rip\u00e9ties dont le roman fait l\u2019inventaire. L\u2019originalit\u00e9 du film, la critique l\u2019a relev\u00e9, a \u00e9t\u00e9 de donner vie aux deux \u00e9pouses de Neal Cassady, personnage central de <em>Sur la route<\/em> sous le nom de \u00ab Dean Moriarty \u00bb, et il y a peut-\u00eatre paradoxalement l\u00e0 l\u2019une des raisons de l\u2019\u00e9chec du film car il n\u2019y a pas place en r\u00e9alit\u00e9 dans ce r\u00e9cit pour quoi que ce soit d\u2019autre que l\u2019admiration mutuelle que se portent Sal Paradise (le pseudo dont s\u2019affuble Kerouac) et Neal Cassady, son <em>Moi-id\u00e9al<\/em>. Les femmes, \u00ab\u00a0Marylou\u00a0\u00bb, de son vrai nom <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2019\/06\/10\/luanne-henderson-1930-2009\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">LuAnne Henderson<\/a>, premi\u00e8re \u00e9pouse Cassady et \u00ab\u00a0Camille\u00a0\u00bb, Carolyn Robinson, seconde du nom, ne sont l\u00e0 que comme deux silhouettes en contre-plaqu\u00e9. Cette derni\u00e8re reprochera au film de Salles son mauvais choix d\u2019acteurs\u00a0: Jack et Neal \u00e9taient des sportifs baraqu\u00e9s, dira-t-elle, et les acteurs choisis pour les incarner, \u00ab\u00a0des mauviettes\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>L\u2019\u00e9chec du film de Salles aura eu le m\u00e9rite de souligner que d\u2019histoire, il n\u2019y en a gu\u00e8re dans <em>Sur la route<\/em>, et que l\u2019essence de ce r\u00e9cit \u00e9pique, c\u2019est son rythme \u00e9chevel\u00e9, ce \u00ab\u00a0Go\u00a0! Go\u00a0! Go\u00a0!\u00a0\u00bb qui fut le mot d\u2019ordre de la <em>Beat Generation<\/em>, dont Kerouac avait saisi qu\u2019il \u00e9tait la valeur ajout\u00e9e de son texte, se faisant un point d\u2019honneur de le taper tout entier sur un rouleau pour t\u00e9l\u00e9scripteur.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Dans un entretien qu\u2019il accorde un an avant sa mort, qui sera due \u00e0 la cirrhose, alors que sa femme Stella refuse d\u2019abord d\u2019ouvrir la porte \u00e0 trois visiteurs inopin\u00e9s (dont l\u2019un est \u00e0 son insu Aram Saroyan, fils de William, l\u2019une de ses idoles), de peur que son poivrot d\u2019\u00e9poux n\u2019y trouve pr\u00e9texte \u00e0 une nouvelle cuite, il dira \u00e0 propos de sa propre \u00e9criture\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>\u2026 elle cherchait \u00e0 cliqueter tout du long comme une machine \u00e0 vapeur tirant un train de marchandises de cent wagons et un fourgon qui jacasse tout au bout. \u00c7a c\u2019\u00e9tait ma mani\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9poque et il y a encore moyen de faire \u00e7a si la pens\u00e9e qui se d\u00e9roule en parall\u00e8le \u00e0 une \u00e9criture ardente comme celle-l\u00e0 est sur le mode de la confession, si elle est pure, et toute fr\u00e9tillante de la vie qui l\u2019impr\u00e8gne.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Or cela, sa \u00ab\u00a0mani\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9poque\u00a0\u00bb, n\u2019est pas son invention \u00e0 lui\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>J\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e de ce style spontan\u00e9 de <em>Sur la route<\/em> en voyant comment ce bon vieux Neal Cassady r\u00e9digeait les lettres qu\u2019il m\u2019adressait, toutes \u00e0 la premi\u00e8re personne, haletantes, dingues, sur le mode de la confession, s\u00e9rieuses comme pas deux, avec une infinit\u00e9 de d\u00e9tails.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Une admiration telle que Jack reprit sans attribution des passages entiers de lettres que lui adressait Neal, le complice de ses chevauch\u00e9es fantastiques.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Kerouac s\u2019illusionnait quand il pensait que ce qui lui faisait d\u00e9faut dans ses jeunes ann\u00e9es, ce n\u2019\u00e9tait pas le rythme mais le sentiment. Il \u00e9crivait ainsi\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>J\u2019ai pass\u00e9 toute ma jeunesse \u00e0 \u00e9crire lentement avec des r\u00e9visions et une rumination interminable qui rab\u00e2chait et raturait, si bien que j\u2019\u00e9crivais une phrase par jour et cette phrase manquait de SENTIMENT. Le SENTIMENT, nom de dieu, c\u2019est \u00e7a que j\u2019aime dans l\u2019art, pas l\u2019ARTISANAT et la dissimulation des sentiments.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Ce sentiment qui lui fait d\u00e9faut, Kerouac le trouvera tout entier chez Cassady. Mais il \u00e9chouera \u00e0 se l\u2019approprier\u00a0: \u00e0 lui, il demeurera toujours \u00e9tranger\u00a0et il baissera avec pr\u00e9cipitation le rideau de fer de l\u2019ivresse chaque fois que la passion fera mine de prendre possession de lui. Il aspire \u00e0 \u00eatre le clone de Cassady, un homme dont le tr\u00e9fonds est de se perdre dans et avec les femmes, \u00e0 mille lieues de son fan inhib\u00e9 qui n\u2019accepte lui d\u2019y toucher qu\u2019apr\u00e8s s\u2019\u00eatre consciencieusement saoul\u00e9. Une tare affligeant la famille tout enti\u00e8re aux dires de sa m\u00e8re, Gabrielle Levesque, cit\u00e9e par son fils\u00a0:<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>Les Kerouac ont toujours \u00e9t\u00e9 comme \u00e7a [\u2026], de toute \u00e9ternit\u00e9 les gens les plus stupides, les plus ent\u00eat\u00e9s, les plus inhumains. [\u2026] Ce ne sont pas des brutes, au sens physique, ils ne feront pas de mal \u00e0 une mouche mais, Fils ! ils ne sentent rien ! rien ! ils assisteront au spectacle de la souffrance affreuse de l\u2019un des leurs et ils ne sourcilleront pas m\u00eame, ils ne l\u00e8veront pas le petit doigt pour y mettre fin.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Alors\u00a0? Kerouac ce serait seulement \u00e7a\u00a0: une dose d\u2019Albert Halper, plus une de Neal Cassady, compl\u00e9t\u00e9es d\u2019un peu du \u00ab\u00a0jeune auteur\u00a0\u00bb lui-m\u00eame, l\u2019homme qui \u00e0 vingt ans \u00e9crivait d\u00e9j\u00e0 comme un prince\u00a0? Non\u00a0! Il manque encore un \u00ab\u00a0tout petit quatri\u00e8me tiers\u00a0\u00bb pour reprendre les mots fameux de C\u00e9sar dans la <em>Trilogie marseillaise\u00a0<\/em>: pour faire un Kerouac entier, il faut se tourner vers celui dont Neal Cassady avait fait son propre ma\u00eetre d\u2019\u00e9criture,\u00a0et compl\u00e9ter par un soup\u00e7on du Proust d\u2019<em>\u00c0 la recherche du temps perdu<\/em>\u00a0!<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l\u2019ouvre\u00a0?<\/strong><\/a><\/p>\n<p>Jack Kerouac, que rendrait c\u00e9l\u00e8bre la publication en 1957 de <em>On the Road<\/em> (<em>Sur la route<\/em>), un r\u00e9cit qu\u2019il avait termin\u00e9 d\u2019\u00e9crire six ans auparavant, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es un excellent \u00e9crivain, s\u2019\u00e9tant essay\u00e9 avec brio, d\u00e8s son adolescence, \u00e0 diff\u00e9rents styles [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,11],"tags":[1881,6419,1944,321,6423,324,6421,146,6481,6422],"class_list":["post-111783","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-arts","category-litterature","tag-on-the-road","tag-albert-halper","tag-beat-generation","tag-beatniks","tag-carolyn-robinson","tag-jack-kerouac","tag-luanne-henderson","tag-marcel-pagnol","tag-marcel-proust","tag-neal-cassady"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/111783","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=111783"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/111783\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":124729,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/111783\/revisions\/124729"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=111783"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=111783"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=111783"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}