{"id":11200,"date":"2010-05-06T13:41:09","date_gmt":"2010-05-06T11:41:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=11200"},"modified":"2013-01-02T18:03:33","modified_gmt":"2013-01-02T17:03:33","slug":"lactualite-de-la-crise-lere-des-remedes-contre-nature-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/05\/06\/lactualite-de-la-crise-lere-des-remedes-contre-nature-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : l&rsquo;\u00e8re des rem\u00e8des contre-nature, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>L&rsquo;\u00c8RE DES REM\u00c8DES CONTRE-NATURE<\/strong><\/p>\n<p>Une tr\u00e8s relative accalmie est intervenue hier, succ\u00e9dant \u00e0 la journ\u00e9e folle de mardi, pendant laquelle la crise europ\u00e9enne s\u2019est emball\u00e9e. Mercredi donc, les t\u00e9nors de la politique europ\u00e9enne se sont succ\u00e9d\u00e9s \u00e0 des tribunes de circonstance pour tenter de calmer un jeu qui leur \u00e9chappait des doigts, afin d\u2019assurer les yeux dans les yeux que le Portugal et l\u2019Espagne n\u2019\u00e9taient pas la Gr\u00e8ce &#8211; comme s\u2019il s\u2019agissait de cela ! -, qu\u2019il n\u2019y avait rien \u00e0 craindre de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0, qu\u2019aucune nouvelle attaque n\u2019\u00e9tait \u00e0 redouter. Comme s\u2019il fallait conjurer le mauvais sort et opposer le faible rempart de certitudes de fa\u00e7ade \u00e0 une crise qui continuait de gronder. Dans l\u2019attente d\u2019une nouvelle r\u00e9plique qui ne saurait manquer.<\/p>\n<p><i>Les march\u00e9s<\/i> manifestaient pourtant leur m\u00e9contentement. Sur les places boursi\u00e8res, les valeurs financi\u00e8res continuaient d\u2019entra\u00eener les indices dans leur chute, sans trop faire de d\u00e9tail entre les banques et leurs exposition \u00e0 la Gr\u00e8ce. Certes, le march\u00e9 obligataire se d\u00e9tendait, mais si lentement. Tandis que l\u2019agence Moody\u2019s annon\u00e7ait que la note du Portugal allait \u00eatre r\u00e9vis\u00e9e, \u00e0 la baisse de plusieurs crans, n\u2019augurant rien de bon de ce c\u00f4t\u00e9. <\/p>\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, tout le monde s\u2019effor\u00e7ait de soupeser la dynamique de la crise europ\u00e9enne, \u00e0 l\u2019aune de ses manifestations. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 les signaux pr\u00e9curseurs d\u2019une nouvelle offensive en direction d\u2019un Etat, l\u2019Espagne semblant \u00eatre la cible sans que <i>les march\u00e9s<\/i> ne s\u2019attardent sur le Portugal, position trop petite qui tombera dans la foul\u00e9e. De l\u2019autre l\u2019\u00e9difice chancelant du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en, qui vient d\u2019\u00eatre d\u00e9couvert coupable du d\u00e9lit de consanguinit\u00e9 avec la dette publique de la zone euro. Enfin, dans les rues d\u2019Ath\u00e8nes, la Gr\u00e8ce hier secou\u00e9e par les premi\u00e8res manifestations tragiques d\u2019une protestation qui s\u2019annonce d\u00e9termin\u00e9e, qui reprend aujourd&rsquo;hui en mena\u00e7ant de se d\u00e9velopper. <\/p>\n<p>En ce jour d&rsquo;\u00e9lections britanniques, sans conna\u00eetre leur r\u00e9sultat, le cours de la livre sterling donne \u00e0 son tour des signes de fl\u00e9chissement prononc\u00e9, apr\u00e8s avoir d\u00e9j\u00e0 perdu 25% de sa valeur dans cette crise. La contagion ne concerne pas uniquement la zone euro. L&rsquo;Espagne levait 2,345 milliards d&rsquo;euros en obligations \u00e0 cinq ans, \u00e0 un taux moyen de 3,532%, nettement plus \u00e9lev\u00e9 que les 2,81% de la pr\u00e9c\u00e9dente \u00e9mission de mars, et s&rsquo;estimait heureuse d&rsquo;y \u00eatre parvenue sans plus de d\u00e9g\u00e2ts. Les Portugais avaient fait de m\u00eame hier, levant 500 millions d&rsquo;euros mais \u00e0 un taux multipli\u00e9 par quatre. L&rsquo;euro continuait de plonger, alors que les taux obligataires des pays de la liste noire montaient.<\/p>\n<p><!--more-->C\u2019\u00e9tait sans doute ailleurs qu\u2019il fallait chercher l\u2019information la plus importante \u00e0 cet \u00e9gard. Faisant \u00e9cho aux innombrables analyses qui fleurissent, symbolis\u00e9es par le coup de gueule de Daniel Cohn-Bendit (\u00ab\u00a0Vous \u00eates fous\u00a0!\u00a0\u00bb, a-t-il apostroph\u00e9 les \u00e9diles europ\u00e9ens depuis le Parlement), mettant en doute que le gouvernement Grec puisse tenir sa feuille de route, jugeant une restructuration de sa dette in\u00e9vitable, au plus tard quand il lui faudra revenir sur le march\u00e9. <\/p>\n<p>Reprenant une id\u00e9e lanc\u00e9e en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e par Wolfgang Scha\u00fcble, le ministre allemand des finances, Axel Weber, pr\u00e9sident de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, relan\u00e7ait hier l\u2019id\u00e9e d\u2019une proc\u00e9dure codifi\u00e9e d\u2019insolvabilit\u00e9 des Etats, impliquant une restructuration de leur dette avec abandon de cr\u00e9ances en cas de crise. Une mani\u00e8re dans son esprit de responsabiliser non pas directement les Etats mais <i>les march\u00e9s<\/i>, qui auraient plus \u00e0 perdre, et de leur faire jouer avec davantage de d\u00e9termination leur r\u00f4le de gendarme des premiers. <\/p>\n<p>L\u2019affaire \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 l\u2019appui de la politique d\u00e9fendue par le gouvernement allemand, arc-bout\u00e9 sur sa ligne de d\u00e9fense totalement enfonc\u00e9e du pacte de stabilit\u00e9. Mais elle est aussi l\u2019expression de l\u2019une des dynamiques et issues de la crise actuelle; l\u2019une des r\u00e9ponses possibles \u00e0 la constatation qui se fait graduellement jour\u00a0: il n\u2019est pas r\u00e9aliste d\u2019esp\u00e9rer r\u00e9sorber la dette publique europ\u00e9enne sans croissance et avec le seul levier de mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9s, alors que <i>les march\u00e9s<\/i> jouent les trouble-f\u00eates.<\/p>\n<p>Une grosse difficult\u00e9 survient imm\u00e9diatement, l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une restructuration de la dette publique  europ\u00e9enne soulev\u00e9e. Quid des banques, qui en seraient les premi\u00e8res victimes ? Pourraient-elles et dans quelles conditions soutenir le choc ? Car celles-ci font actuellement l\u2019objet de toutes les discr\u00e8tes attentions, apr\u00e8s avoir manifest\u00e9 une fragilit\u00e9 inattendue. Bien qu\u2019elles continuent &#8211; pour les plus importantes d\u2019entre d\u2019elles &#8211; \u00e0 afficher depuis ce matin des r\u00e9sultats mirobolants pour ce premier trimestre, elles se r\u00e9solvent \u00e0 avouer du bout des l\u00e8vres des expositions au risque grec plus importantes qu\u2019annonc\u00e9es. <\/p>\n<p>Or, le risque de contrepartie est brusquement de retour en force en Europe, comme aux plus beaux jours de la chute de Lehman Brothers. Se d\u00e9fiant les unes des autres &#8211; ce qui en dit long sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 qu\u2019elles accordent \u00e0 leurs d\u00e9clarations r\u00e9ciproques quant \u00e0 leur exposition grecque &#8211; m\u00eames les plus grandes banques europ\u00e9ennes doivent en ce moment subir des taux d\u2019int\u00e9r\u00eats en fl\u00e8che, tandis que les plus faibles sont pratiquement coup\u00e9es du march\u00e9. Signe de ces tensions, rappelant la situation de 2008, l\u2019essentiel du march\u00e9 interbancaire est concentr\u00e9 sur des pr\u00eats \u00ab\u00a0overnight\u00a0\u00bb (afin de passer la nuit au calme). <\/p>\n<p>Cet aspect de la crise, bien que rel\u00e9gu\u00e9 au second rang de l\u2019actualit\u00e9, n\u2019en est pas moins particuli\u00e8rement pr\u00e9occupant, imposant aux ministres des finances de monter au cr\u00e9neau pour n\u00e9gocier avec les banques, sans que l\u2019on connaisse les contreparties propos\u00e9es ou les engagements pris, afin qu\u2019elles conservent leurs lignes de cr\u00e9dit grecques. La BCE accueille d\u00e9sormais en pension sans discrimination la dette grecque, ce qui revient \u00e0 indirectement la financer. Certains se demandent, en d\u00e9pit des bonnes intentions proclam\u00e9es, si certaines banques n\u2019auraient pas d\u00e9j\u00e0 tent\u00e9 de diminuer leur exposition, en raison de la d\u00e9t\u00e9rioration de leur \u00e9valuation sur le march\u00e9 des CDS. Une mani\u00e8re de se d\u00e9fausser mais aggravant la crise de la dette publique.<\/p>\n<p>Tout ceci met en \u00e9vidence qu\u2019une faillite organis\u00e9e d\u2019un ou de plusieurs Etats d\u00e9s\u00e9quilibrerait \u00e0 nouveau un syst\u00e8me bancaire dont la bonne sant\u00e9 affich\u00e9e continue d\u2019\u00eatre trompeuse. Alors qu\u2019il est d\u00e9j\u00e0 sous la menace de devoir progressivement renforcer ses fonds propres, et qu\u2019il en n\u00e9gocie pied \u00e0 pied avec le Comit\u00e9 de B\u00e2le les modalit\u00e9s et le calendrier. Il n\u2019y a pas mati\u00e8re \u00e0 panique dans l\u2019imm\u00e9diat, mais le m\u00e9canisme d\u2019une crise aigu\u00eb est enclench\u00e9. Ce jeudi matin, Moody&rsquo;s s&rsquo;est inqui\u00e9t\u00e9 de la situation des banques de plusieurs pays, d\u00e9bordant le cadre de la zone euro, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie, l&rsquo;Irlande, du Portugal et du Royaume-Uni.<\/p>\n<p>Les bulles financi\u00e8res publiques et priv\u00e9es, d\u00e9cid\u00e9ment, continuent de s\u2019alimenter mutuellement. C\u2019est la raison pour laquelle une solution ultime, une <i>arme atomique<\/i> disent ceux qui commencent \u00e0 \u00e9voquer la n\u00e9cessit\u00e9 de son emploi, commence \u00e0 \u00eatre pr\u00e9conis\u00e9e\u00a0: l\u2019achat de la dette publique europ\u00e9enne, rompant un tabou devenu un luxe que l\u2019on ne peut plus se permettre. <\/p>\n<p>Tout honte bue, la BCE a d\u00e9j\u00e0 du faire volte-face, ainsi que manger son chapeau. Dans le premier cas, en revenant sur sa d\u00e9cision de restreindre les conditions dans lesquelles elle acceptait de prendre des titres en pension, pour au contraire commencer \u00e0 les \u00e9largir, faisant d\u00e9j\u00e0 de la dette grecque un cas \u00e0 part. Dans le second, en ne pouvant s\u2019opposer \u00e0 l\u2019intervention du FMI sur sa chasse gard\u00e9e. Ce n\u2019est que le d\u00e9but d\u2019un cheminement, pr\u00e9disent des analystes, qui la m\u00e8ne irr\u00e9sistiblement \u00e0 Canossa. <\/p>\n<p>Sur la pente qu\u2019elle a commenc\u00e9 \u00e0 emprunter, d\u00e9bordant de sa mission de lutte contre l\u2019inflation pour apporter son soutien \u00e0 la r\u00e9duction de la dette publique, la BCE a les moyens d\u2019une riposte gradu\u00e9e aux atteintes des march\u00e9s. Elle peut d\u2019abord conforter davantage les banques en abaissant son taux, toujours \u00e0 1%, ou en \u00e9largissant \u00e0 la dette d\u2019autres pays les mesures d\u2019accueil prises en faveur des titres grecs. Au final, la logique de la crise serait qu\u2019elle engage une politique de cr\u00e9ation mon\u00e9taire, \u00e0 l\u2019instar de toutes ses \u00e9minentes coll\u00e8gues occidentales &#8211; am\u00e9ricaine, britannique et japonaise &#8211; qui jouent ainsi pleinement leur r\u00f4le de pr\u00eateur en dernier ressort. La r\u00e9union de la BCE \u00e0 Lisbonne, aujourd&rsquo;hui jeudi, n\u2019est \u00e0 cet \u00e9gard qu\u2019un tour de chauffe. Les portes ne seront pas n\u00e9cessairement ouvertes, mais il va \u00eatre significatif qu&rsquo;elles ne seront pas ferm\u00e9es. <\/p>\n<p>Les discours prononc\u00e9s depuis deux jours mettent d\u00e9sormais l\u2019accent pour tous les pays europ\u00e9ens, quel que soit le nom qui lui est donn\u00e9, sur la rigueur et les coupes budg\u00e9taires. La Gr\u00e8ce peut enfin \u00eatre invoqu\u00e9e \u00e0 la fois comme un exemple et un repoussoir. Mais les mains qui tiennent ses cartes l\u00e0 ne sont pas assur\u00e9es au moment de les poser sur la table, d\u2019autant qu\u2019il va falloir le faire simultan\u00e9ment dans toute l\u2019Europe et qu\u2019une contagion est \u00e9galement \u00e0 craindre de ce c\u00f4t\u00e9-l\u00e0.<\/p>\n<p>Devant tant d\u2019inconnues, au moins une question n\u2019a plus besoin d\u2019\u00eatre pos\u00e9e. Le calendrier de retour aux normes du pacte de stabilit\u00e9 n\u2019est ni pour demain, ni pour apr\u00e8s-demain\u00a0; il n\u2019est donc plus n\u00e9cessaire de se demander quand il va falloir en ren\u00e9gocier les termes, mais plus simplement quand son caract\u00e8re caduc va \u00eatre publiquement reconnu. Un v\u00e9ritable d\u00e9chirement pour l\u2019\u00e9quipe allemande, car il impliquera que soient engag\u00e9es non pas des mesures institutionnelles &#8211; ce p\u00e9ch\u00e9 mignon de la coop\u00e9ration europ\u00e9enne &#8211;  mais une r\u00e9flexion d\u2019ensemble avec ses coll\u00e8gues sur la politique \u00e9conomique de la r\u00e9gion. Le titre d\u2019une future chronique \u00e0 ce propos est tout trouv\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0A la recherche de la croissance perdue\u00a0\u00bb. En attendant, la r\u00e9union de demain des chefs d\u2019Etat et de gouvernement ne devrait \u00eatre l\u2019occasion que de nouvelles gesticulations et coups de menton \u00e0 la tribune. Il est trop t\u00f4t, ces gens-l\u00e0 Monsieur ne savent d\u00e9sormais r\u00e9agir que forc\u00e9s et contraints, oblig\u00e9s de prendre d\u00e9sormais des d\u00e9cisions qu\u2019ils consid\u00e8rent comme contre-nature. Ils vont encore une fois envoyer des signaux, il faudrait des mesures.<\/p>\n<p>A ce propos, ils devraient se rem\u00e9morer la petite musique qu\u2019a commenc\u00e9 \u00e0 fredonner le FMI, et qui est d\u00e9sormais entr\u00e9e dans la maison. Elle s&rsquo;\u00e9crit sur deux port\u00e9es\u00a0: l\u2019id\u00e9e qu\u2019un taux d\u2019inflation plus \u00e9lev\u00e9 est envisageable (ce qui revient \u00e0 pr\u00e9coniser une politique de relance budg\u00e9taire) et son corollaire pour soutenir la d\u00e9pense publique et d\u00e9gonfler la bulle de la dette, en proposant de financer au niveau du FMI celles-ci gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9mission d\u2019une nouvelle monnaie mondiale. <\/p>\n<p>Nous ne sommes pas encore au bancor, mais cela y m\u00e8ne tout droit. M\u00eame si le chemin qui y conduit va \u00eatre parcouru en zig-zag. En effet, comment pourrions-nous nous \u00e9tonner qu\u2019une approche <i>mon\u00e9taire<\/i> de la crise surgisse prochainement dans ce monde qui ne jure que par ce type de solution\u00a0?  Abordant enfin cette cl\u00e9 de vo\u00fbte qu\u2019est le syst\u00e8me mon\u00e9taire international, \u00e0 bout de souffle apr\u00e8s avoir servi sans interruption dans sa configuration actuelle depuis sa formalisation par les accords de la Jama\u00efque de 1976. C&rsquo;est la seule mani\u00e8re de colmater le grand d\u00e9s\u00e9quilibre de la dette entre pays <i>d\u00e9velopp\u00e9s<\/i> et pays <i>\u00e9mergents<\/i>, tant que l\u2019on ne se r\u00e9sout pas \u00e0 aborder l\u2019encore plus ambitieux dossier de la r\u00e9partition in\u00e9gale de la richesse, qui n\u2019a fait que parall\u00e8lement s\u2019accentuer des deux c\u00f4t\u00e9s \u00e0 la faveur de la mondialisation. <\/p>\n<p>Demain sera un autre jour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>L&rsquo;\u00c8RE DES REM\u00c8DES CONTRE-NATURE<\/strong><\/p>\n<p>Une tr\u00e8s relative accalmie est intervenue hier, succ\u00e9dant \u00e0 la journ\u00e9e folle de mardi, pendant laquelle la crise europ\u00e9enne s\u2019est emball\u00e9e. 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