{"id":11705,"date":"2010-05-16T10:39:32","date_gmt":"2010-05-16T08:39:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=11705"},"modified":"2013-01-02T18:02:18","modified_gmt":"2013-01-02T17:02:18","slug":"lactualite-de-la-crise-ils-ont-invente-la-crise-perpetuelle-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/05\/16\/lactualite-de-la-crise-ils-ont-invente-la-crise-perpetuelle-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: ils ont invent\u00e9 la crise perp\u00e9tuelle&#8230;, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>ILS ONT INVENTE LA CRISE PERP\u00c9TUELLE&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la t\u00e9l\u00e9conf\u00e9rence des ministres des finances du G7 de la fin de la semaine derni\u00e8re, pr\u00e9sent\u00e9e de la mani\u00e8re la plus anodine possible une fois r\u00e9v\u00e9l\u00e9e de Tokyo, ceux de l\u2019Eurogroupe vont se retrouver une nouvelle fois \u00e0 Bruxelles lundi matin. Avec une grosse question \u00e0 l\u2019ordre du jour\u00a0: comment stopper la chute brutale de l\u2019euro, qui a repris ? <\/p>\n<p>Ils vont devoir faire face \u00e0 une situation paradoxale\u00a0: <i>les march\u00e9s<\/i>, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre inqui\u00e9t\u00e9s de l\u2019ampleur des d\u00e9ficits publics et avoir r\u00e9clam\u00e9 des mesures \u00e9nergiques pour les diminuer, craignent maintenant que ces m\u00eames mesures n\u2019entravent la croissance \u00e9conomique&#8230;<\/p>\n<p>Wolfgang Sch\u00e4uble, le ministre allemand, vient de pr\u00e9venir dans le Spiegel qu\u2019il va plaider pour la mise en place d&rsquo;un \u00ab\u00a0programme concert\u00e9\u00a0\u00bb de r\u00e9duction des d\u00e9ficits budg\u00e9taires.  Angela Merkel a appel\u00e9 les membres de la zone euro \u00e0 \u00ab\u00a0mettre de l&rsquo;ordre dans leurs finances publiques\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0am\u00e9liorer leur comp\u00e9titivit\u00e9\u00a0\u00bb.  Mais les Allemands sont en retard d\u2019un train, une nouvelle fois. <\/p>\n<p>D\u00e9noncer la simple sp\u00e9culation sans en chercher les raisons, comme ils s&rsquo;y tentent, sans les combattre, c\u2019est se r\u00e9soudre \u00e0 perdre d\u2019avance la bataille qui est d\u00e9sormais engag\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelon sup\u00e9rieur. Exit la Gr\u00e8ce, bonjour l\u2019Europe. Crier au diable ne l\u2019a jamais fait renoncer. C\u2019est lui qui imprime sa marque aux \u00e9v\u00e9nements, rel\u00e9guant les gouvernements &#8211; \u00e0 la t\u00eate des Etats &#8211; dans un r\u00f4le subalterne qu&rsquo;ils cherchent \u00e0 nier contre toute \u00e9vidence. <\/p>\n<p>Jean-Claude Trichet, pr\u00e9sident de la BCE, qui cultive le genre mesur\u00e9 et ferme, vient de reconna\u00eetre que <i>les march\u00e9s<\/i> se trouvent \u00ab\u00a0dans la situation la plus difficile depuis la deuxi\u00e8me guerre mondiale, voire depuis la premi\u00e8re (&#8230;) Nous avons v\u00e9cu et vivons des temps v\u00e9ritablement dramatiques\u00a0\u00bb a-t-il poursuivi, r\u00e9v\u00e9lant que, la semaine derni\u00e8re, \u00ab\u00a0les march\u00e9s ne fonctionnaient plus, c&rsquo;est presque comme \u00a0au moment de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><!--more-->A propos du krach boursier intervenu aux Etats-Unis le 6 mai dernier, qu&rsquo;il a interpr\u00e9t\u00e9 comme un avertissement, Ben Bernanke, le pr\u00e9sident de la Fed, vient de d\u00e9clarer qu'\u00a0\u00bbil n&rsquo;y a pas de possibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9liminer les crises financi\u00e8res, m\u00eame les plus graves, mais cela ne signifie pas qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune occasion significative de r\u00e9duire les risques et les effets\u00a0\u00bb. Il pourra toujours dire, maintenant, qu&rsquo;il avait pr\u00e9vu la prochaine, bien qu&rsquo;il pourrait mieux faire et expliquer comment sortir de l&rsquo;actuelle. <\/p>\n<p>En attendant, il \u00e9l\u00e8ve les crises financi\u00e8res au rang de <i>catastrophe naturelle<\/i>, justifiant l&rsquo;intervention de l&rsquo;Etat pour en r\u00e9parer les d\u00e9bats \u00e0 sa fa\u00e7on, annon\u00e7ant que, tout comme les tremblements de terre ou les \u00e9ruptions volcaniques, nous ne pouvons que les subir sans m\u00eame savoir les pr\u00e9voir. Il justifie les sacrifices \u00e0 venir sur l&rsquo;autel d&rsquo;une <i>rigueur<\/i> qui n&rsquo;est qu&rsquo;une croyance travestie. Est-ce bien raisonnable ? <\/p>\n<p>Tirer le bon petit fil rouge met pourtant \u00e0 port\u00e9e la r\u00e9solution de la crise actuelle. Le fil qui a \u00e9t\u00e9 choisi n&rsquo;avait d&rsquo;attach\u00e9 que la r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics gr\u00e2ce \u00e0 un m\u00e9lange de mesures d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 et fiscales, que va-t-il r\u00e9ellement offrir au bout ? Pourtant, si au cours de cette p\u00eache miraculeuse deux autres fils \u00e9taient saisis avec adresse, permettant d&rsquo;attraper pour les d\u00e9m\u00ealer l&rsquo;ins\u00e9parable duo form\u00e9 par la dette priv\u00e9e et publique, soud\u00e9es dans une relation incestueuse, le gros lot serait en vue.<\/p>\n<p>Venons-en aux faits. Contre toute vraisemblance, on continue de soutenir que le syst\u00e8me bancaire est redevenu solide sur ses pieds, au vu de ses r\u00e9sultats trimestriels qui se succ\u00e8dent sur un mode flamboyant. Ce qui est d\u00e9menti par les nouvelles mesures adopt\u00e9es par la BCE, dont l\u2019objectif prioritaire est, une fois encore, de venir au secours des banques. Car ce choix a bien \u00e9t\u00e9 fait, sans naturellement \u00eatre explicit\u00e9. L&rsquo;option en a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement vivement recommand\u00e9e outre-Atlantique, comme en t\u00e9moignent les largesses sans fa\u00e7on du FMI ainsi que les interventions de Barack Obama et de la Fed, qui se sont mis \u00e0 craindre une contagion <i>syst\u00e9mique<\/i> atteignant les banques am\u00e9ricaines. <\/p>\n<p>Avec la b\u00e9n\u00e9diction de tous, la BCE ach\u00e8te d\u00e9sormais des obligations d\u2019Etat sur le march\u00e9 secondaire, c\u2019est \u00e0 dire aux banques. Elle pr\u00eate \u00e0 celles-ci, avec un int\u00e9r\u00eat de 1% et en quantit\u00e9 illimit\u00e9e, de la <i>liquidit\u00e9<\/i>, c\u2019est \u00e0 dire des fonds. Ce qui leur permet en toute s\u00e9curit\u00e9 de souscrire aux \u00e9mission des Etats, dont les obligations seront rachet\u00e9es. Quand on utilise des mots simples, le m\u00e9canisme n\u2019a rien de compliqu\u00e9 ! Et que l&rsquo;on ne vienne pas chipoter sur ces obligations que les banques s&rsquo;\u00e9taient engag\u00e9es aupr\u00e8s de leur gouvernements \u00e0 ne pas c\u00e9der, et dont ne sait plus tr\u00e8s bien dor\u00e9navant o\u00f9 elles se trouvent&#8230;<\/p>\n<p>Il reste donc de petits myst\u00e8res \u00e0 percer, ceux qui font toute la beaut\u00e9 \u00e9trange d\u2019une banque centrale, envelopp\u00e9e dans d&rsquo;opaques voiles (d\u00e9fendant son int\u00e9grit\u00e9 avec opini\u00e2tret\u00e9, un vote unanime du S\u00e9nat am\u00e9ricain vient de r\u00e9affirmer celle de la Fed, qui a consenti \u00e0 un petit examen de la Cour des comptes pour \u00e9viter le pire). Ainsi, on conna\u00eet le taux auquel la BCE pr\u00eate de l\u2019argent aux banques, mais on ne sait pas \u00e0 quel prix elle leur ach\u00e8te leurs obligations d\u2019Etat. Si c&rsquo;est au prix du march\u00e9, les banques enregistrent une moins-value pour les obligations qu&rsquo;elles avaient dans leurs livres. On ignore \u00e9galement si des limites de volume ou de temps ont \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es \u00e0 cette intervention. <\/p>\n<p>Ne faisons pas les difficiles, ce m\u00e9canisme a d\u00e9j\u00e0 fait descendre les taux obligataires des sommets qu\u2019ils avaient atteints. Le hic est qu&rsquo;ils ne sont pas redescendus \u00e0 des niveaux supportables, ce qui fait probl\u00e8me pour la suite. Car cela implique la poursuite de l&rsquo;intervention de la banque centrale. Les Etats en situation de faiblesse, et qui auront \u00e9t\u00e9 soutenus, ne pourront en effet pas revenir pour se financer sur <i>le march\u00e9<\/i> auquel ils sont actuellement soustraits.  Serions-nous une nouvelle fois plac\u00e9s dans un cas de figure, d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9, face \u00e0 des mesures qui &#8211; une fois mises en application, comme l\u2019ont \u00e9t\u00e9 les injections de liquidit\u00e9 &#8211; ne peuvent plus \u00eatre rapport\u00e9es \u00a0? <\/p>\n<p>Si cela devait se confirmer, la pente serait glissante qui am\u00e8nerait la BCE, toute honte bue en raison de ce reniement supr\u00eame, \u00e0 pratiquer stricto sensu une politique de cr\u00e9ation mon\u00e9taire. Qui ne doit pas \u00eatre automatiquement associ\u00e9e \u00e0 la relance de l\u2019inflation, car o\u00f9 se trouveront les liquidit\u00e9s d\u00e9vers\u00e9es, une fois que les banques en auront b\u00e9n\u00e9fici\u00e9. Dans l&rsquo;\u00e9conomie ? peu probable. Dans ces conditions, l\u2019inflation qu\u2019elles relanceront risquera fort d\u2019\u00eatre celle des actifs, et non celle des prix \u00e0 la consommation ou \u00e0 la production. Celle-l\u00e0 n&rsquo;est pas mesur\u00e9e, on croit \u00e0 tort pouvoir respirer ! <\/p>\n<p>On se focalise sur la cr\u00e9ation mon\u00e9taire et ses dangers, fort bien, et l\u2019on oublie le principal d\u2019entre eux : la bulle des actifs qui continue d&rsquo;enfler. Dans ce syst\u00e8me qui marche sur la t\u00eate, c&rsquo;est donc le prix \u00e0 payer pour d\u00e9gonfler la dette publique ! Il risque d\u2019\u00eatre \u00e0 nouveau \u00e9lev\u00e9, lorsque la bulle \u00e9clatera car c\u2019est son destin, impliquant un nouveau sauvetage du syst\u00e8me financier. Le capitalisme financier a invent\u00e9 la crise perp\u00e9tuelle.  <\/p>\n<p>Va-t-il \u00eatre possible de nier pendant longtemps  &#8211; non plus la poursuite lancinante de la crise, car ce ne serait plus cr\u00e9dible &#8211; mais une autre incontestable et douloureuse v\u00e9rit\u00e9 ? De toute urgence, c\u2019est le syst\u00e8me bancaire qui devrait faire l\u2019objet de toutes les attentions (mais pas les m\u00eames qu&rsquo;actuellement). C&rsquo;est ainsi seulement que la question de la dette publique pourra entrer sur le bon chemin de son r\u00e8glement. Dans le couple maudit <i>dette priv\u00e9e \/ dette publique<\/i>, il a \u00e9t\u00e9 fait une mauvaise pioche qu&rsquo;il est possible de r\u00e9parer\u00a0: ce ne sont pas les banques qu\u2019il faut financer, afin qu\u2019elles ach\u00e8tent de la dette publique pour la revendre, au profit de leurs sp\u00e9culations financi\u00e8res ; c\u2019est la dette publique qu\u2019il faut r\u00e9duire en imposant aux banques de subir le co\u00fbt de l\u2019op\u00e9ration. <\/p>\n<p>En d\u2019autres termes, tenter de leur interdire telle ou telle activit\u00e9 p\u00e9rilleuse par des m\u00e9canismes par nature imparfaits, leur permettre d&rsquo;augmenter leurs fonds propres en les laissant \u00e0 nouveau utiliser pour y parvenir des artifices, essayer de r\u00e9guler l\u2019inr\u00e9glable, ou de tout faire reposer sur un impossible calcul des risques, c&rsquo;est rester \u00e0 la surface des choses. Cette r\u00e9gulation-l\u00e0 sera toujours \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque. <\/p>\n<p>S\u2019attaquer au <i>march\u00e9<\/i> en lui faisant assumer le co\u00fbt de la crise, \u00e0 concurrence de l\u2019accroissement brutal de la dette publique qui en a r\u00e9sult\u00e9 du fait de ses acteurs, est la seule solution r\u00e9aliste. Car le niveau sans pr\u00e9c\u00e9dent atteint par la dette publique n&rsquo;a pas d&rsquo;autre origine que la crise financi\u00e8re et ses cons\u00e9quences. Une fois ceci admis, comment croire que c&rsquo;est en serrant les d\u00e9penses d&rsquo;investissement et de fonctionnement des Etats que l&rsquo;on va pouvoir r\u00e9gler le probl\u00e8me ? C&rsquo;est ce tromper de cible et, de plus, prendre tous les risques de ne pas y parvenir. C&rsquo;est cela ou alors l&rsquo;inflation, agit\u00e9e comme un spectre. Que l&rsquo;on ne vienne pas nous dire que l&rsquo;on est contre cette derni\u00e8re afin de prot\u00e9ger le petit rentier, il a bon dos dans l&rsquo;affaire !<\/p>\n<p>D\u00e9cr\u00e9ter une forte d\u00e9cote de la dette publique, s\u00e9lective afin de choisir sa cible et d&rsquo;\u00e9pargner ceux qu&rsquo;il ne faut pas ruiner, n&rsquo;est pas une mince affaire ; \u00e9videmment pr\u00e9sent\u00e9e comme impossible. Les lobbies des hedge funds britanniques n&rsquo;utilisent pas un autre argument pour s&rsquo;opposer \u00e0 la r\u00e9forme europ\u00e9enne en cours, ils se d\u00e9couvrent les plus ardents d\u00e9fenseurs des <i>charities<\/i>, ces fonds de bienfaisance dont les budgets sont grossis par leurs sp\u00e9culations. Ceux qui aux Etats-Unis s&rsquo;opposent \u00e0 la r\u00e9gulation des produits d\u00e9riv\u00e9s, se r\u00e9fugient derri\u00e8re la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats des entreprises et producteurs qui s&rsquo;en servent effectivement comme des assurances, comme des <i>terroristes<\/i> qui font de leurs victimes des remparts. <\/p>\n<p>Certes, une action r\u00e9solue de cette nature op\u00e9rerait une ponction brutale \u00e0 la masse des capitaux dits <i>flottants<\/i>, dont l&rsquo;horizon n&rsquo;est que la sp\u00e9culation. Cela reviendrait \u00e0 faire non pas oeuvre de Dieu, mais de salut public. En compl\u00e9ment avec l\u2019interdiction des paris sur les fluctuations des prix, qui restreindrait tr\u00e8s consid\u00e9rablement la taille du terrain de jeux, et emp\u00eacherait de recommencer la partie. Il n&rsquo;y a pas trente six mille mani\u00e8res pour remettre \u00e0 sa place l&rsquo;activit\u00e9 financi\u00e8re et stopper sa fuite en avant. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les riches peuvent payer\u00a0\u00bb, dit la sagesse populaire quand elle n&rsquo;applaudit pas \u00e0 un Robin des Bois de fortune. En l\u2019occurrence, la dynamique d\u2019une telle mesure irait plus loin que ne l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 le g\u00e9n\u00e9reux brigand de Sherwood. Car le syst\u00e8me bancaire tout entier serait emport\u00e9 dans un implacable maelstrom, impliquant de le remettre ensuite d&rsquo;aplomb. Ce qui pourrait avoir \u00e9t\u00e9 anticip\u00e9, cette fois-ci. Nous nous retrouverions dans la situation qui a suivi la chute de Lehman Brothers, mais pour proc\u00e9der tout autrement. En ressortissant, pour l\u2019appliquer, le sch\u00e9ma invent\u00e9 par Willem Buitter qui proposait de sortir les d\u00e9p\u00f4ts des banques (devenues des <i>bad banks<\/i>) pour, sous l\u2019autorit\u00e9 de la puissance publique, les placer dans de nouvelles banques (appel\u00e9es <i>good banks<\/i>), qu\u2019elle cr\u00e9erait. (Il ajoutait en vue de les privatiser ult\u00e9rieurement, pour \u00eatre honn\u00eate, mais ne pr\u00e9cipitons pas les choses !). <\/p>\n<p>Ce sch\u00e9ma &#8211; purement th\u00e9orique \u00e0 ce stade, est-il besoin de le souligner, mais sur quoi les autres reposent-ils ? &#8211; r\u00e9glerait de nombreux probl\u00e8mes. Il aurait, entre autre avantage, de ne pas essayer de r\u00e9soudre un probl\u00e8me d\u2019endettement par l\u2019empilement de nouvelles dettes. Une logique sans fin que le FMI voudrait bien briser, si la possibilit\u00e9 lui en est accord\u00e9e, en s&rsquo;engageant dans une politique de <i>super cr\u00e9ation mon\u00e9taire<\/i>, une \u00e9chappatoire de plus. Qu&rsquo;il pourrait op\u00e9rer dans le cadre d\u2019une restructuration globale du syst\u00e8me mon\u00e9taire international, par contre in\u00e9vitable.<\/p>\n<p>Ce qui va advenir est totalement impr\u00e9visible, mais il peut \u00eatre par contre affirm\u00e9, sans risque de se tromper, que ce ne seront pas des demi-mesures qui permettront de sortir de la crise actuelle, telle qu\u2019elle est engag\u00e9e et ne cesse de rebondir. Est-ce que cela n\u2019autorise pas \u00e0 pr\u00e9coniser une solution radicale, car de toute mani\u00e8re celle qui sera tent\u00e9e le sera, quelle qu&rsquo;elle soit ? A proposer alors de changer de syst\u00e8me, en arguant que cela ne sera pas un drame, en tout cas moins que de vouloir \u00e0 tout prix le sauver\u00a0?  Mais tout d\u00e9pend, il est vrai, du point de vue o\u00f9 l&rsquo;on se place. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>ILS ONT INVENTE LA CRISE PERP\u00c9TUELLE&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la t\u00e9l\u00e9conf\u00e9rence des ministres des finances du G7 de la fin de la semaine derni\u00e8re, pr\u00e9sent\u00e9e de la mani\u00e8re la plus anodine possible une fois r\u00e9v\u00e9l\u00e9e de Tokyo, ceux de l\u2019Eurogroupe vont se retrouver une nouvelle fois \u00e0 Bruxelles lundi matin. 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