{"id":12228,"date":"2010-05-26T12:55:40","date_gmt":"2010-05-26T10:55:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12228"},"modified":"2013-01-02T18:01:33","modified_gmt":"2013-01-02T17:01:33","slug":"lactualite-de-la-crise-banques-qui-rient-banques-qui-pleurent-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/05\/26\/lactualite-de-la-crise-banques-qui-rient-banques-qui-pleurent-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: banques qui rient, banques qui pleurent, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>BANQUES QUI RIENT, BANQUES QUI PLEURENT<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en passe d\u2019\u00eatre r\u00e9alis\u00e9\u00a0: une loi de r\u00e9gulation financi\u00e8re va \u00eatre dans les semaines \u00e0 venir promulgu\u00e9e par Barack Obama, apr\u00e8s un rapprochement des textes successivement adopt\u00e9s par la Chambre des repr\u00e9sentants et du S\u00e9nat qui va permettre d\u2019encore en \u00e9dulcorer l\u2019ensemble. Les m\u00e9gabanques ont d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 remport\u00e9 aux Etats-Unis une \u00e9crasante victoire dont elles entendent se pr\u00e9valoir, dans le monde entier, afin de poursuivre leurs jeux d\u00e9l\u00e9t\u00e8res. Il n\u2019y a pas \u00e0 tergiverser, mais \u00e0 s\u2019interroger sur ses cons\u00e9quences. <\/p>\n<p>Avec l\u2019appui de l\u2019administration &#8211; en d\u00e9pit de quelques batailles men\u00e9es par des agences de r\u00e9gulation et d\u2019escarmouches \u00e0 port\u00e9e limit\u00e9e &#8211; et avec le soutien qui ne s\u2019est pas d\u00e9menti, sauf \u00e0 l\u2019occasion d\u2019alertes qui n\u2019ont pas dur\u00e9, d\u2019un Congr\u00e8s min\u00e9 par le lobbying et la corruption, les m\u00e9gabanques viennent d\u2019illustrer le fameux \u00ab\u00a0\u00e0 vaincre sans p\u00e9ril, on triomphe sans gloire\u00a0\u00bb. La gloire n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;accessoire, elles se contenteront de la victoire. Seuls quelques \u00e9lus auront tent\u00e9 de sauver l\u2019honneur, sans succ\u00e8s. <\/p>\n<p>Durant ces mois de travail l\u00e9gislatif, Barack Obama n\u2019aura cess\u00e9 de mettre en sc\u00e8ne son courroux et sa d\u00e9termination pour masquer qu\u2019il n\u2019entendait pas mettre la bride sur le cou au capitalisme financier dont il est en r\u00e9alit\u00e9, avec son administration, partie largement prenante. Justifiant l\u2019utilisation du concept d\u2019oligarchie pour qualifier le pouvoir qu\u2019il repr\u00e9sente, certains pr\u00e9f\u00e9rant le terme de ploutocratie. <\/p>\n<p><!--more-->Le sort r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 la r\u00e9forme du <i>trading<\/i> des produits d\u00e9riv\u00e9s est symbolique, illustrant \u00e0 lui seul la faible port\u00e9e de la loi qui se pr\u00e9pare. Pour s&rsquo;en assurer, il suffit de se pencher sur les termes du d\u00e9bat qui va avoir lieu dans la discr\u00e8te enceinte de la conf\u00e9rence r\u00e9unissant les repr\u00e9sentants du S\u00e9nat et de la Chambre des repr\u00e9sentants. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, des dispositions pr\u00e9sent\u00e9es comme <i>dures<\/i> visent \u00e0 imposer aux banques b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une garantie f\u00e9d\u00e9rale la constitution d\u2019une filiale afin de g\u00e9rer leur activit\u00e9 produits d\u00e9riv\u00e9s, rejetant de fait celle-ci dans <i>l\u2019\u00e9conomie de l\u2019ombre<\/i>; de l\u2019autre il est revendiqu\u00e9 la suppression de cette intol\u00e9rable mesure, la l\u00e9galit\u00e9 formelle \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9e comme pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 la poursuite la t\u00eate haute de ces activit\u00e9s oligopolistiques hautement rentables et risqu\u00e9es. Ciment d&rsquo;un royaume sur lequel r\u00e8gnent le haut du pav\u00e9 des m\u00e9gabanques\u00a0: Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank, Credit Suisse, Citigroup, Wells Fargo, BNP Paribas, JP Morgan&#8230; Des noms qu&rsquo;il faut retenir, puisque ce sont ceux des puissances \u00e0 c\u00f4t\u00e9 desquelles les Etats plient.  <\/p>\n<p>Le chemin emprunt\u00e9 par les r\u00e9formateurs pour tenter de r\u00e9guler les produits d\u00e9riv\u00e9s, ou pour limiter les d\u00e9g\u00e2ts en s\u00e9parant les activit\u00e9s, a depuis le d\u00e9but illustr\u00e9 leur \u00e9chec annonc\u00e9. Au lieu de fermer les salles du casino et d\u2019interdire certains produits financiers, ils ont pr\u00e9tendu en rejeter l\u2019usage hors du cercle consid\u00e9r\u00e9 comme convenable de l\u2019activit\u00e9 financi\u00e8re, la laissant aux voyous r\u00e9fugi\u00e9s dans l\u2019ombre des paradis fiscaux de l\u2019extraterritorialit\u00e9. Avec comme unique r\u00e9sultat de pr\u00e9tendre les couper de toutes aides l\u00e9gales, comme si leur in\u00e9vitable effondrement ne rejaillirait pas sur les maisons m\u00e8res, impliquant de les sauver encore une fois. Au final, ils n\u2019auront m\u00eame pas gain de cause, l\u2019amendement sc\u00e9l\u00e9rat allant passer \u00e0 la trappe, le commerce des produits d\u00e9riv\u00e9s retrouvant droit de cit\u00e9, pour le meilleur de la finance et le pire de la soci\u00e9t\u00e9. <\/p>\n<p>Barney Franck, le pr\u00e9sident de la commission des services financiers de la Chambre des repr\u00e9sentants, vient de siffler la fin de la r\u00e9cr\u00e9ation. La <i>r\u00e9glementation Volcker<\/i> pr\u00e9vue par le S\u00e9nat est, dit-il, suffisante. D&rsquo;autant qu&rsquo;elle a subi une cure d&rsquo;amaigrissement cons\u00e9quente \u00e0 l&rsquo;occasion de son adoption par le S\u00e9nat, les repr\u00e9sentants l&rsquo;ayant ignor\u00e9e car elle est survenue trop tard. Le r\u00e9gulateur est d\u00e9sormais charg\u00e9 d&rsquo;en d\u00e9finir les modalit\u00e9s d&rsquo;application, ce qui n&rsquo;augure rien de strict et au contraire de pr\u00e9visibles accommodements. Ce march\u00e9, estim\u00e9 aujourd&rsquo;hui \u00e0 615.000 milliards de dollars, d\u00e9gagerait selon les sp\u00e9cialistes de loin la plus importante contribution aux revenus des m\u00e9gabanques. <\/p>\n<p>La f\u00eate est toutefois g\u00e2ch\u00e9e, car simultan\u00e9ment de sombres nuages s&rsquo;accumulent, sonnant de toute part l&rsquo;alerte dans le syst\u00e8me bancaire mondial. Les \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;une nouvelle crise syst\u00e9mique se mettant en place. Perturbant une politique de communication consacr\u00e9e \u00e0 la crise de la dette publique et impliquant que le pompier en chef sorte \u00e0 nouveau de sa caserne. En deux jours \u00e0 partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, Tim Geithner va rencontrer George Osborne et Wolfgang Sch\u00e4uble, ses homologues britannique et allemand, ainsi que Mervyn King et Jean-Claude Trichet, les <i>boss<\/i> de la Banque d&rsquo;Angleterre et de la BCE.  <\/p>\n<p>Rien ne va plus, ni sur le march\u00e9 interbancaire, ni sur le march\u00e9 obligataire, pas plus que sur celui des CDS sur la dette bancaire. Tous les taux et les indices continuent de grimper ou de s&rsquo;\u00e9largir, comme autant d&rsquo;inqui\u00e9tants signes annonciateurs des dangers qui assaillent \u00e0 nouveau le syst\u00e8me bancaire.<\/p>\n<p>Le Libor \u00e0 trois mois, qui \u00e9value le taux auquel les banques se pr\u00eatent entre elles, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve pour progressivement retrouver un niveau de crise. Il a doubl\u00e9 en un an, entra\u00eenant derri\u00e8re lui \u00e0 la hausse 360.000 milliards de dollars de pr\u00eats de toute nature qui sont index\u00e9s sur lui. Les banques, m\u00eame les plus prestigieuses, voient les taux qu&rsquo;elles doivent consentir pour emprunter sur le march\u00e9 obligataire \u00e9galement monter, devenus de m\u00eame niveau que ceux que des entreprises. Les CDS sur la dette bancaire ont atteint leur plus haut niveau depuis 10 mois. Enfin, l&rsquo;\u00e9cart entre les taux des swaps \u00e0 deux ans et les taux obligataires de la dette publique \u00e0 maturit\u00e9 identique, intitul\u00e9 <i>swap spreads<\/i> et consid\u00e9r\u00e9 comme un indicateur performant, s&rsquo;est consid\u00e9rablement \u00e9largi, signifiant que les investisseurs cherchent refuge sur le march\u00e9 de la dette souveraine. <\/p>\n<p>Quelle est l&rsquo;origine de la mont\u00e9e de ces p\u00e9rils ? La situation europ\u00e9enne en est dans l&rsquo;imm\u00e9diat le catalyseur. En cons\u00e9quence, les investisseurs (pour ne pas dire <i>les march\u00e9s<\/i>) d\u00e9gradent comme on le voit les banques, avant m\u00eame que les agences de notation ne le fassent, craignant pour la solvabilit\u00e9 du march\u00e9 obligataire europ\u00e9en et la diminution des marges bancaires si les mesures de r\u00e9gulation qui y sont pr\u00f4n\u00e9es sont appliqu\u00e9es. <\/p>\n<p>Selon l&rsquo;Independant Credit View, une agence de notation Suisse, le syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en devrait faire face fin 2011 \u00e0 un besoin en capitaux estim\u00e9 \u00e0 plus de 1.500 milliards de dollars, au terme de calculs reposant sur des hypoth\u00e8ses explicit\u00e9es et revendiqu\u00e9es. Une situation impliquant n\u00e9cessairement un sauvetage public et permettant de mieux appr\u00e9cier la forte et pr\u00e9occupante incidence de la mont\u00e9e des taux obligataires. L&rsquo;agence confirme par ailleurs que les banques allemandes et fran\u00e7aises sont les plus expos\u00e9es au risque, ce qui n&rsquo;est pas une nouveaut\u00e9. <\/p>\n<p>Les Am\u00e9ricains craignent les effets sur leurs propres banques de cette situation europ\u00e9enne tendue qui pourrait d\u00e9raper, en raison de leur exposition au risque. D&rsquo;autant qu&rsquo;une enqu\u00eate men\u00e9e par la SEC, que le Wall Street Journal vient d&rsquo;\u00e9voquer, montre comment les m\u00e9gabanques am\u00e9ricaines, en particulier les 18 d&rsquo;entre elles qui ont le statut de <i>primary dealers<\/i> (ayant un acc\u00e8s direct aux guichets de la Fed) trichent pour se pr\u00e9senter \u00e0 chaque fin de trimestre sous leur meilleur jour. Dans l&rsquo;obligation de publier des r\u00e9sultats trimestriels, elles \u00e9vacuent syst\u00e9matiquement \u00e0 cette occasion de leur bilan &#8211; par une manoeuvre similaire au maintenant fameux <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=9154\"><i>Repo 105 S<\/i><\/a> utilis\u00e9 autrefois par Lehman Brothers &#8211; une partie estim\u00e9e \u00e0 42% de leur endettement \u00e0 court terme par rapport aux pics de celui-ci sur la p\u00e9riode, afin d&rsquo;am\u00e9liorer leur ratio. Ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une manipulation de leurs bilans, la SEC \u00e9tudie des normes plus strictes de publication des r\u00e9sultats. Bank of America, Citi et Deutsche Bank seraient particuli\u00e8rement sur la sellette, d&rsquo;apr\u00e8s le Journal, montrant que certaines m\u00e9gabanques europ\u00e9ennes ont vite appris de leurs grandes soeurs am\u00e9ricaines. <\/p>\n<p>Une toute autre approche est rapport\u00e9e par le Financial Times, qui fait \u00e9tat de la r\u00e9serve que les investisseurs asiatiques, Chinois ou Japonais pour les plus importants, sont en train d&rsquo;adopter vis \u00e0 vis du march\u00e9 obligataire europ\u00e9en. Gillian Tett, pour expliquer celle-ci, \u00e9tablit une \u00e9clairante comparaison entre les CDO (<i>collateralized debt obligation<\/i>) de triste m\u00e9moire et la dette souveraine des pays de la zone euro. Les uns et les autres, selon cette analyse qui serait selon elle partag\u00e9e par ces investisseurs, sont une m\u00eame mani\u00e8re de masquer derri\u00e8re une apparence flatteuse un m\u00e9lange d\u00e9tonnant de valeurs de plus ou moins bonnes qualit\u00e9s, certaines franchement mauvaises. Or, la solidit\u00e9 de la zone euro est maintenant en question&#8230;<\/p>\n<p>Ces \u00e9clairages confirment bien que la situation du syst\u00e8me bancaire continue d&rsquo;\u00eatre le probl\u00e8me num\u00e9ro un, non r\u00e9solu, la probl\u00e9matique de la dette publique ne tenant en r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;une place secondaire au sein de la crise g\u00e9n\u00e9rale, exacerb\u00e9e par la crainte qu&rsquo;ont les banques de voir leur acc\u00e8s au march\u00e9 obligataire devenir de plus en plus co\u00fbteux. <\/p>\n<p>La question est alors pos\u00e9e de savoir de quelle marge de manoeuvre les Europ\u00e9ens disposent. Ce n&rsquo;est pas sans raison que Tim Geithner a inclus sur son agenda des rendez-vous avec les responsables des banques centrales, car c&rsquo;est eux qui poss\u00e8dent, de son point de vue, les cl\u00e9s de la situation. <\/p>\n<p>Ainsi, on sait que la BCE a d\u00e9j\u00e0 achet\u00e9 pour successivement 16,5 et 10 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;obligations d&rsquo;Etat les deux semaines qui viennent de s&rsquo;\u00e9couler. Jusqu&rsquo;o\u00f9 devra-t-elle aller, sachant que la dette cumul\u00e9e de la Gr\u00e8ce, de l&rsquo;Espagne du Portugal et de l&rsquo;Irlande est estim\u00e9e \u00e0 2.400 milliards d&rsquo;euros ? Le montant de 600 milliards d&rsquo;euros est d\u00e9j\u00e0 avanc\u00e9. La BoE, quant \u00e0 elle, pourrait reprendre ses acquisitions de la dette souveraine britannique, qu&rsquo;elle n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs que <i>supendues<\/i>. <\/p>\n<p>La BCE, enfin, pourrait abaisser encore son principal taux directeur, fig\u00e9 \u00e0 1% depuis le d\u00e9but de la crise, dans l&rsquo;espoir de diminuer le risque d&rsquo;une d\u00e9pression g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e en Europe. Car les Am\u00e9ricains ont besoin de la croissance europ\u00e9enne pour que la leur prenne corps, facilitant la diminution de leur \u00e9norme impasse budg\u00e9taire. <\/p>\n<p>Vaste programme, rebondissement de la crise qui n&rsquo;y figurait pas. Demain sera un autre jour. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>BANQUES QUI RIENT, BANQUES QUI PLEURENT<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en passe d\u2019\u00eatre r\u00e9alis\u00e9\u00a0: une loi de r\u00e9gulation financi\u00e8re va \u00eatre dans les semaines \u00e0 venir promulgu\u00e9e par Barack Obama, apr\u00e8s un rapprochement des textes successivement adopt\u00e9s par la Chambre des repr\u00e9sentants et du S\u00e9nat qui va permettre d\u2019encore en \u00e9dulcorer l\u2019ensemble. Les m\u00e9gabanques ont d\u2019ores [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[94,80,304,40,142,4475,4479,74,76,58,38,37,113,54,243],"class_list":["post-12228","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","tag-allemagne","tag-bce","tag-boe","tag-chine","tag-dette-publique","tag-etats-unis","tag-europe","tag-grande-bretagne","tag-japon","tag-produits-derives","tag-produits-financiers-toxiques","tag-recapitalisation","tag-regulation","tag-reprise","tag-zone-euro"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12228","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12228"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12228\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":48265,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12228\/revisions\/48265"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12228"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12228"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12228"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}