{"id":124234,"date":"2020-10-14T00:48:25","date_gmt":"2020-10-13T22:48:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=124234"},"modified":"2020-10-14T00:52:24","modified_gmt":"2020-10-13T22:52:24","slug":"la-peur-de-la-mort-le-retour-par-gilbert-chabian","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2020\/10\/14\/la-peur-de-la-mort-le-retour-par-gilbert-chabian\/","title":{"rendered":"<b>La peur de la mort : le retour&nbsp;?<\/b> par Gilbert Chabian"},"content":{"rendered":"\r\n<p>La pand\u00e9mie nous a confront\u00e9 soudain, \u00e0 des degr\u00e9s divers pour chacun, \u00e0 la peur de la mort. Et la \u00ab&nbsp;seconde vague&nbsp;\u00bb lui permet de taper sur le m\u00eame clou. C\u2019est l\u00e0 une des peurs les plus marquantes de la vie humaine. C\u2019est vis-\u00e0-vis d\u2019elle que la culture a trouv\u00e9 ses meilleurs productions. De grands r\u00e9cits qui nous expliquent notre d\u00e9but et notre fin comme esp\u00e8ce particuli\u00e8re. Pour beaucoup, la mort ne sera pas la fin, mais une vie dans l\u2019au-del\u00e0, heureuse et sans les frustrations de la vie d\u2019ici (-bas&nbsp;?), y compris celles de la mort. \u00ab&nbsp;L\u00e0, tout n\u2019est qu\u2019ordre et beaut\u00e9, luxe, calme et volupt\u00e9&nbsp;\u00bb (Baudelaire). Pour d\u2019autres, ce sera le grand voyage, le saut dans l\u2019inconnu, pour lequel on nous conserve, on nous habille, on nous entoure de provisions, on nous adjoint telle compagne ou tels subalternes qui nous suivent dans la mort, pour \u00e9viter une \u00e9ventuelle solitude.<\/p>\r\n\r\n<!--more-->\r\n\r\n<p>Et la mani\u00e8re actuelle de vivre dans nos soci\u00e9t\u00e9s a \u00e9labor\u00e9 aussi le d\u00e9ni culturel de la mort. Les d\u00e9couvertes m\u00e9dicales, l\u2019organisation de la paix, la protection d\u2019assurances mutuelles et de mesures de s\u00e9curit\u00e9, mais aussi l\u2019allongement de la vie et la s\u00e9curit\u00e9 de revenus jusqu\u2019\u00e0 la fin, tout nous enjoint d\u2019oublier la mort. Et c\u2019est plut\u00f4t r\u00e9ussi. Il ne peut rien nous arriver, ou presque. Les morts de personnes trop jeunes se font rares, alors que c\u2019\u00e9tait un fl\u00e9au quotidien, sans beaucoup de rem\u00e8des. Nous pouvons laisser pour bien plus tard l\u2019heure de notre mort. Et prendre m\u00eame le temps de la pr\u00e9parer ou de l\u2019accepter, sereinement.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Or voil\u00e0 soudain que la mort est r\u00e9pandue parmi nous, comme risque arbitraire. Le ph\u00e9nom\u00e8ne est \u00e9tonnant, la peur est in\u00e9vitable.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Nous avons sans doute la m\u00e9moire de certains risques r\u00e9cents de mort en un sens collectif\u00a0: les attentats \u00ab\u00a0de terreur\u00a0\u00bb voulue, les maladies insidieuses telles le Sida, les violences arbitraires d\u2019un ennemi occupant notre territoire et r\u00e9primant nos libert\u00e9s, nous infligeant des privations, parfois jusqu\u2019\u00e0 la mort. Mais ces p\u00e9riodes sont distinctes, localis\u00e9es, ces risques sont \u00e9pars, au point qu\u2019on peut se comporter pour les \u00e9viter\u00a0: prudence et protection, collaboration avec l\u2019occupant, r\u00e9sistance aussi. Il en va de m\u00eame pour les catastrophes \u00ab\u00a0naturelles\u00a0\u00bb, pour lesquelles on cherche \u00e0 prot\u00e9ger et pr\u00e9venir de mieux en mieux. La peur est momentan\u00e9e. Et nous pouvons compter aussi sur une certaine solidarit\u00e9 dans l\u2019\u00e9preuve. La parole politique affirme cette coh\u00e9sion par quelques formules\u00a0: \u00ab\u00a0La France est en guerre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La France est bless\u00e9e\u00a0\u00bb mais aussi \u00ab\u00a0La France est debout\u00a0\u00bb. C\u2019est ici le grand r\u00e9cit national qui est raviv\u00e9. Contre la peur, contre le d\u00e9litement social. Or notre \u00e9poque de crise sociale, \u00e9conomique, financi\u00e8re, climatique et cette pand\u00e9mie mettent \u00e0 l\u2019\u00e9preuve les grands r\u00e9cits. Et d\u2019abord le r\u00e9cit scientifique (que nous acceptions comme par magie) qui se d\u00e9mon\u00e9tise face \u00e0 l\u2019urgence, et a ses manquements. Mais aussi la l\u00e9gitimit\u00e9 politique, d\u00e9j\u00e0 bien mal en point et donc mal plac\u00e9e pour tenir la coh\u00e9sion par des mots.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Nous voil\u00e0 donc d\u00e9sunis, en face d\u2019une \u00e9preuve renouvel\u00e9e de la mort. Les uns vont souhaiter restaurer le d\u00e9ni et l\u2019insouciance, et ils ont assur\u00e9ment quelques bonnes raisons de le faire. Et sp\u00e9cialement cette id\u00e9e que \u00ab&nbsp;cela ne concerne que les vieux&nbsp;\u00bb, ceux qui sont (peu ou prou !) \u00e0 l\u2019heure de la mort. D\u2019autres vont se fonder sur leur peur raviv\u00e9e et r\u00e9clamer discipline et violence pour suivre les mesures\u2026 qui symbolisent une solidarit\u00e9. Et on ne voit pas bien comment \u00e9viter ce clivage.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Plus encore, ce qui est mis en avant, c\u2019est \u00ab&nbsp;la peur&nbsp;\u00bb comme seul outil pour convaincre ceux qui sont justement dans le d\u00e9ni, d\u00e9marche path\u00e9tique car sans espoir. Outil qui va au contraire bloquer les \u00ab&nbsp;peureux&nbsp;\u00bb dans une panique incontr\u00f4lable. Il est assez curieux de voir que nous \u00ab&nbsp;avons besoin de nous faire peur&nbsp;\u00bb au-del\u00e0 du raisonnable. Et pour certains, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019incroyable. Les m\u00e9dias se d\u00e9lectent \u00e0 nous ass\u00e9ner des chiffres qui ne permettent en rien de mesurer la situation, mais bien de nourrir ou \u00e9touffer la frayeur. Les chiffres absolus (de morts, d\u2019hospitalisations, de contaminations, de tests effectu\u00e9s) ne servent en rien s\u2019ils ne sont rapport\u00e9s \u00e0 une population pr\u00e9cise, donnant un taux, et inscrits dans une \u00e9volution. (Le travail de r\u00e9flexion commune de ce blog a notamment port\u00e9 sur la compr\u00e9hension et l\u2019interpr\u00e9tation des chiffres et des statistiques).<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Cette situation de peur se confronte alors avec les grands r\u00e9cits (religion, science, nation, valeurs) mais en re\u00e7oit peu de secours. On peut s\u2019attendre \u00e0 un retour du discours religieux, pr\u00e9sentant le virus comme une sanction divine et n\u00e9anmoins naturelle, et indiquant d\u00e8s lors des culpabilit\u00e9s qu\u2019il faut d\u00e9busquer. Les blessures inflig\u00e9es au vivant, aux animaux, \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre de la biodiversit\u00e9, \u00e0 nos conditions pour respirer et s\u2019alimenter doivent nous procurer ce sentiment de faute. Nous l\u2019avons \u00ab&nbsp;bien m\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u00bb. Et notre insouciance, notre m\u00e9connaissance, notre impr\u00e9vision sont aussi des manques pour lesquels un coupable, au sens politique, serait bien utile. Et, pourquoi pas, un bouc \u00e9missaire, \u00e9trange\/\u00e9tranger au milieu de nous. Coupable pour le virus, coupable pour notre insouciance, coupable pour notre d\u00e9sunion. Et de nouveaux auteurs de grand r\u00e9cit religieux ou scientifique ou charitable pourraient surgir.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Donald Trump est un pr\u00eacheur de cette acabit : il construit sans arr\u00eat un discours promettant le merveilleux et l\u2019horreur tout \u00e0 la fois. Qui peuvent surgir dans l\u2019espace politique national ou dans l\u2019espace \u00e9conomique mondial. Il constitue ainsi une secte, rassemblant des groupes qui s\u2019avancent d\u00e9j\u00e0, et pour conqu\u00e9rir de gr\u00e9 ou de force la majorit\u00e9 des esprits. Il profite aussi de la puissance \u00e9conomique restante de son \u00c9tat. Mais il a \u00e9vit\u00e9 jusqu\u2019ici presque tous les gestes guerriers, qui briseraient la promesse merveilleuse. Il les a souvent d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 autrui. Il s\u2019est limit\u00e9 aux man\u0153uvres plus insidieuses.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Les collapsologues pourraient \u00e9galement \u00eatre regard\u00e9s comme des pr\u00eacheurs d\u2019une nouvelle r\u00e9alit\u00e9 \u00ab\u00a0apr\u00e8s la mort\u00a0\u00bb, faite de parfaite solidarit\u00e9 et de vie simple, gu\u00e9rie de nos frustrations mortif\u00e8res. Par opposition, des climato-sceptiques \u00e9vacuent tous les signes de crise, et transforment les perspectives sur le climat de grand r\u00e9cit sans caution, parlant d\u2019ailleurs d\u2019une \u00ab\u00a0religion verte\u00a0\u00bb, pour mieux la d\u00e9nigrer. Cette position qu\u2019on dira \u00ab\u00a0scientiste\u00a0\u00bb des gens par exemple favorables au nucl\u00e9aire et \u00e0 diverses autres technologies comme pouvant maintenir et m\u00eame accro\u00eetre notre confort (la 5G, le voyage spatial&#8230;), donc aussi notre plaisir et notre insouciance pourrait \u00eatre vue comme un d\u00e9ni, un maintien du grand r\u00e9cit du XXe si\u00e8cle, qui fut assur\u00e9ment un discours cr\u00e9dible et enthousiasmant\u2026 jusqu\u2019\u00e0 la prise de conscience de la menace climatique.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Pour affronter cette situation de pand\u00e9mie de mani\u00e8re efficace, il faudrait peut-\u00eatre mieux consid\u00e9rer et mesurer cette peur de la mort. Et d\u2019abord, travail macabre, relativiser ces nombreux morts selon l\u2019\u00e9volution de la mortalit\u00e9 annuelle et les causes diverses (accidents, cancers, pollutions, etc.). L\u2019attention \u00e0 la surmortalit\u00e9 est un bon indicateur, mais il vient a posteriori. Ensuite, se demander si ces morts pr\u00e9matur\u00e9es sont \u00e0 ce point intol\u00e9rables, \u00ab\u00a0quoi qu\u2019il nous en co\u00fbte\u00a0\u00bb selon l\u2019expression de Macron. La question est l\u00e9gitimement pos\u00e9e devant la nouvelle vague annonc\u00e9e\u00a0: nous n\u2019avons plus l\u2019excuse de la surprise et de l\u2019impr\u00e9paration. Et sans doute de nombreuses morts pourront \u00eatre \u00e9vit\u00e9es, par de meilleurs soins, un meilleur suivi des Ehpad, un \u00e9quipement de protection disponible. Faut-il encore s\u2019indigner face \u00e0 la mort&nbsp;?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Mais une nouvelle limite surgit alors, et avec elle une nouvelle peur\u00a0: la r\u00e9sistance et la r\u00e9silience de notre syst\u00e8me de sant\u00e9. Et notre capacit\u00e9 \u00e0 adapter une politique de sant\u00e9 aux conditions de cette p\u00e9riode d&rsquo;aggravation. Le risque est grand d\u2019un d\u00e9bordement du syst\u00e8me\u00a0: de manquer de lits, de manquer de m\u00e9decins, de voir beaucoup de personnels soignants ne plus pouvoir faire face \u00e0 l\u2019\u00e9preuve. Et le risque est r\u00e9el de voir un recul de la protection sanitaire de la population, faute de soins hospitaliers ou ambulatoires n\u00e9cessaires\u00a0: les mesures de protection face au virus alourdissent tous les parcours. Manifestement, la crainte est l\u00e0. Et que ferions-nous en cas de d\u00e9bordement\u00a0? Que ferons-nous pour avoir un personnel infirmier\u00a0? Que faisons-nous pour les autres soins\u00a0? Que ferons-nous in fine d\u2019un exc\u00e8s de morts\u00a0? On ne voit pas se construire un discours rassurant sur une politique de sant\u00e9 publique efficace. D\u2019ailleurs les arbitrages \u00e9conomiques ne sont pas faciles \u00e0 faire dans une crise sanitaire et \u00e9conomique. On est donc souvent contraint \u00e0 \u00e9couter des promesses relevant de la magie. Ainsi de ces quatre mille lits hospitaliers suppl\u00e9mentaires pour la France (et des 12 000 infirmiers qui devraient les desservir) \u00e0 cr\u00e9er en trois mois.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La production d\u2019un vaccin anti-virus pour tr\u00e8s bient\u00f4t, est de ce point de vue \u00e0 consid\u00e9rer comme une promesse visant \u00e0 ma\u00eetriser la peur. Diverses rumeurs s\u2019y adjoignent, telle la vaccination obligatoire, etc.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Une politique de sant\u00e9 publique, c\u2019est essentiellement une planification. Elle n\u2019est plus aujourd\u2019hui que \u00ab&nbsp;bricol\u00e9e&nbsp;\u00bb selon les imp\u00e9ratifs budg\u00e9taires, et laiss\u00e9e aux partenaires pour la mise en \u0153uvre. L\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 coordonner les acteurs a \u00e9t\u00e9 patente. Elle ne pouvait venir que d\u2019une coordination, qui faisait d\u00e9faut. Mais une planification digne de ce nom int\u00e9grerait des objectifs de pr\u00e9vention, de services \u00e0 domicile, de maisons m\u00e9dicales par quartier, de suivi personnalis\u00e9 (sans se tenir \u00e0 la demande de soin) et pas seulement des h\u00f4pitaux et des \u00ab&nbsp;actes&nbsp;\u00bb m\u00e9dicaux.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Qu\u2019allons-nous faire alors de cette peur g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e\u00a0? Elle va avoir des effets, psychologiques et somatiques, qu\u2019on ressent d\u00e9j\u00e0 comme importants. Et les limites port\u00e9es \u00e0 la vie sociale, la vie affective, avec son surcroit de frustrations, le manque de tous ces gestes de convivialit\u00e9 et de rassurance, vont se surajouter \u00e0 l\u2019\u00e9tat de peur.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Je viens de parcourir un livre qui a d\u00e9j\u00e0 trois ans, \u00ab&nbsp;N\u2019ayons plus peur&nbsp;!&nbsp;\u00bb du psychanalyste Ali Magoudi (qui est aussi commentateur politique, et le romancier de \u00ab&nbsp;Un sujet fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb en 2011). Il m\u2019a inspir\u00e9 en partie pour les r\u00e9flexions qui pr\u00e9c\u00e8dent. Le livre, qui ne sait rien donc de la pand\u00e9mie, a plut\u00f4t un ton optimiste. Il vise \u00e0 d\u00e9samorcer un repli sur soi cons\u00e9cutif aux attentats de 2015. Il nous invite \u00e0 \u00ab&nbsp;ne pas \u00eatre soumis \u00e0 la d\u00e9sorganisation de la pens\u00e9e induite par un r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 des peurs&nbsp;\u00bb. Il parle de soigner des phobies, qu\u2019on peut relier \u00e0 la peur de la mort, mais qui se mat\u00e9rialisent dans la peur des souris, par exemple. Soigner la peur, nous dit l\u2019auteur, c\u2019est non pas la l\u00e9gitimer en voulant rassurer, mais \u00ab&nbsp;rep\u00e9rer l\u2019emprise de sc\u00e9narios imaginaires qui exp\u00e9dient (les humains) dans l\u2019au-del\u00e0, alors que ces fables n\u2019ont aucun lien avec un danger r\u00e9el&nbsp;\u00bb. Mais il est dit aussi&nbsp;: \u00ab&nbsp;il ne revient pas au sujet individuel \u2013 qui n\u2019est pas le cr\u00e9ateur de son propre syst\u00e8me culturel \u2013 de se d\u00e9gager seul de comportements que la pr\u00e9sente enqu\u00eate d\u00e9finit paradoxalement comme irrationnels, alors que ces derniers sont devenus des quasi-normes sociales&nbsp;\u00bb. Sont vis\u00e9s ici des grands r\u00e9cits, anciens ou nouveaux, discours discriminants du nationalisme ou du colonialisme par exemple, et qui menacent de nous h\u00e9b\u00e9ter durablement.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La question de nos peurs face \u00e0 la pand\u00e9mie m\u00e9rite d\u2019\u00eatre pos\u00e9e et discut\u00e9e.<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pand\u00e9mie nous a confront\u00e9 soudain, \u00e0 des degr\u00e9s divers pour chacun, \u00e0 la peur de la mort. Et la \u00ab&nbsp;seconde vague&nbsp;\u00bb lui permet de taper sur le m\u00eame clou. C\u2019est l\u00e0 une des peurs les plus marquantes de la vie humaine. C\u2019est vis-\u00e0-vis d\u2019elle que la culture a trouv\u00e9 ses meilleurs productions. De grands [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[5545],"class_list":["post-124234","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-questions-essentielles","tag-la-mort"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/124234","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=124234"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/124234\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":124237,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/124234\/revisions\/124237"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=124234"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=124234"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=124234"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}