{"id":12482,"date":"2010-06-02T01:20:15","date_gmt":"2010-06-01T23:20:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12482"},"modified":"2013-01-02T18:01:24","modified_gmt":"2013-01-02T17:01:24","slug":"lactualite-de-la-crise-dynamique-dimplosion-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/06\/02\/lactualite-de-la-crise-dynamique-dimplosion-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: dynamique d&rsquo;implosion, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>DYNAMIQUE D&rsquo;IMPLOSION<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quation de la crise europ\u00e9enne va rester insoluble, et on peut anticiper que celle de la crise mondiale le sera tout autant.<\/p>\n<p>T\u00f4t ou tard &#8211; mais nous n\u2019en sommes pas encore l\u00e0 &#8211; il faudra l\u2019admettre, afin de chercher \u00e0 poser le probl\u00e8me autrement pour parvenir \u00e0 le r\u00e9soudre. Car, pour la seconde fois apr\u00e8s l\u2019\u00e9pisode de la chute libre initi\u00e9e par la faillite de Lehman Brothers, les gouvernements et les autorit\u00e9s financi\u00e8res tentent de r\u00e9gler un probl\u00e8me d\u2019insolvabilit\u00e9 par le d\u00e9versement de liquidit\u00e9s, renflouant les dettes en cr\u00e9ant de nouvelles dettes. <\/p>\n<p>Tout se passe comme si ces liquidit\u00e9s \u00e9taient vid\u00e9es dans des seaux perc\u00e9s &#8211; des facilit\u00e9s de caisse jamais vues d\u00e9livr\u00e9es aux banques et d\u00e9sormais \u00e9galement aux Etats &#8211; avec comme seul destin de ne jamais parvenir \u00e0 la remplir. Car cette solution est aussi inad\u00e9quate ici que lorsqu&rsquo;elle fut utilis\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment, condamnant \u00e0 terme \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec, cette fois-ci, le plan de sauvetage (intitul\u00e9 plan de stabilit\u00e9) de la zone euro. <\/p>\n<p>Le rem\u00e8de prescrit n\u2019est qu\u2019un pis-aller, tout comme l&rsquo;est l\u2019ersatz de r\u00e9gulation financi\u00e8re qui va nous \u00eatre vendu. La nouveaut\u00e9 est qu\u2019il appara\u00eet illusoire aux yeux des <i>march\u00e9s<\/i> eux-m\u00eames, permettant de tirer sans plus tarder cette le\u00e7on sans appel de la crise europ\u00e9enne : il va falloir trouver autre chose.<\/p>\n<p>Loin d&rsquo;\u00eatre singuli\u00e8re, cette derni\u00e8re ne fait qu\u2019ouvrir la voie \u00e0 celle qui m\u00fbrit aux Etats-Unis, retard\u00e9e l\u00e0-bas par l\u2019\u00e9normit\u00e9 des moyens mis en oeuvre pour l\u2019\u00e9viter, qui ne peuvent cependant rem\u00e9dier \u00e0 un d\u00e9litement financier, \u00e9conomique et social dont le spectacle s&rsquo;offre \u00e0 qui veut le regarder. <\/p>\n<p><!--more-->En Europe, la grande nouvelle a \u00e9t\u00e9 la publication du rapport trimestriel de la BCE, dont il a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 retenu le montant pr\u00e9visionnel des d\u00e9pr\u00e9ciations que les banques de la zone euro allaient devoir op\u00e9rer d\u2019ici \u00e0 la fin 2011 : 195 milliards d\u2019euros. Une somme sup\u00e9rieure \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente estimation, m\u00eame si le total des d\u00e9pr\u00e9ciations depuis 2007 est l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur au pr\u00e9c\u00e9dent, confirmation s\u2019il en \u00e9tait besoin que les banques se d\u00e9p\u00eachent avec lenteur. Cela repr\u00e9sente encore 90 milliards d\u2019euros de d\u00e9pr\u00e9ciations en 2009 et 105 milliards en 2011, si les estimations de la BCE se confirment. <\/p>\n<p>Cette derni\u00e8re affecte de ne pas s\u2019alarmer de l\u2019effort qui va devoir \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 par le syst\u00e8me bancaire, \u00e9num\u00e9rant trois cons\u00e9quences de la situation europ\u00e9enne \u00e0 ses yeux plus alarmantes, les deux derni\u00e8res n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 ainsi \u00e9voqu\u00e9es par ses soins.  <\/p>\n<p>En premier lieu, que les banques pourraient se r\u00e9v\u00e9ler intoxiqu\u00e9es par un rem\u00e8de dont elles ne peuvent plus se passer. Il s\u2019agit de l\u2019argent facile que la BCE leur procure, en se substituant \u00e0 un march\u00e9 interbancaire toujours d\u00e9faillant, dont elle voudrait bien commencer \u00e0 fermer le robinet, sans y parvenir. En second, que des \u00ab\u00a0boucles r\u00e9troactives\u00a0\u00bb entre finance publique et priv\u00e9e sont entr\u00e9es en action, porteuses de \u00ab\u00a0dangereuses contagions\u00a0\u00bb. En troisi\u00e8me, enfin, que la concurrence est en train de s\u2019accro\u00eetre sur le march\u00e9 obligataire, les Etats se servant au d\u00e9triment des entreprises (dont les banques, ce que la BCE ne souligne pas explicitement), aboutissant en raison de leur forte demande \u00e0 une hausse g\u00e9n\u00e9rale des taux, non sans cons\u00e9quences n\u00e9gatives pour ces derni\u00e8res. <\/p>\n<p>Les statistiques du ch\u00f4mage divulgu\u00e9es mardi par Eurostat auraient pu \u00e9largir ce panorama, bien que la BCE, contrairement \u00e0 la Fed, n\u2019ait pas pour mission de veiller \u00e0 la pr\u00e9servation de l\u2019emploi. Selon cet organisme europ\u00e9en, le ch\u00f4mage continuerait \u00e0 progresser, la moyenne d\u00e9passant le cap des 10%\u00a0pour la zone euro. Notons tout de m\u00eame que ce taux recouvre de fortes disparit\u00e9s, entre l\u2019Allemagne et l\u2019Italie par exemple. <\/p>\n<p>Cons\u00e9quences probables de ces mauvaises nouvelles l\u2019euro continuait de chuter par rapport au dollar en d\u00e9but de semaine, atteignant m\u00eame un moment son point le plus bas depuis 4 ans ; les Bourses, tir\u00e9es vers le bas par les valeurs financi\u00e8res, \u00e9taient \u00e0 nouveau touch\u00e9es. La BCE distribuait aux banques, \u00e0 l\u2019occasion de son allocation hebdomadaire, 117,7 milliards d\u2019euros de liquidit\u00e9s. <\/p>\n<p>Tout \u00e9tait sujet d\u2019incertitude sur <i>les march\u00e9s<\/i>, les analystes \u00e9tant de plus en plus critiques vis-\u00e0-vis d\u2019une politique europ\u00e9enne d\u00e9sormais mise en cause car ralentissant la croissance de l\u2019\u00e9conomie. La crise de la dette publique \u00e9tait brutalement pass\u00e9e au second plan des pr\u00e9occupations dans les analyses, les traders \u00e9tant tout aussi versatiles que <i>les march\u00e9s<\/i> qu\u2019ils suivent sans recul tout en pr\u00e9tendant les anticiper. Les banques en prenaient pour leur grade, \u00e0 leur tour. <\/p>\n<p>L\u2019une des remarques que la crise europ\u00e9enne appelle est que si dette priv\u00e9e et dette publique semblent \u00eatre r\u00e9gies par le principe des vases communicants, la circulation entre les deux est \u00e0 sens unique, ou tout du moins parcimonieusement compt\u00e9e. Lorsque les Etats cherchent \u00e0 financer leur dette, dont il est \u00e9tabli qu\u2019une partie importante r\u00e9sulte de la crise financi\u00e8re, <i>les march\u00e9s<\/i> font alors des mani\u00e8res. Ils y mettent des conditions et pr\u00e9tendent en faire payer le prix deux fois : d&rsquo;abord en imposant \u00e0 ceux qui sont en \u00e9tat de faiblesse des taux plus \u00e9lev\u00e9s pour leurs emprunts obligataires\u00a0; ensuite en faisant n\u00e9anmoins d\u00e9pendre leur acc\u00e8s de la promesse d\u2019une r\u00e9duction drastique des d\u00e9ficits publics. <\/p>\n<p>Le maintien du <i>Welfare State<\/i>, cet Etat Providence, dont l\u2019Europe \u00e9tait, quoique relativement, le meilleur repr\u00e9sentant, est en cause. Ce calcul, qui vise \u00e0 soulager la pression sur le march\u00e9 obligataire pour que <i>les march\u00e9s<\/i> y acc\u00e8dent ensuite dans de meilleures conditions &#8211; expliquant qu\u2019ils soient press\u00e9s du r\u00e9sultat \u00e0 en oublier tout r\u00e9alisme &#8211; n\u2019est pas sans emb\u00fbches, en raison de la crise sociale et politique qu\u2019il pourrait d\u00e9clencher s\u2019il est men\u00e9 \u00e0 son terme. <\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me remarque n\u2019est pas plus \u00e0 l\u2019avantage de ces m\u00eames <i>march\u00e9s<\/i>. Si l\u2019on additionne les besoins en financement et refinancement des Etats, des banques et des grandes entreprises (non financi\u00e8res), on aboutit \u00e0 des montants faramineux. D\u2019autant que les banques ne vont pas uniquement devoir augmenter leurs fonds propres afin de faire face aux d\u00e9pr\u00e9ciations \u00e0 venir, mais qu\u2019elles vont devoir \u00e9galement r\u00e9pondre aux contraintes r\u00e9glementaires de <i>B\u00e2le III<\/i>, quand leurs modalit\u00e9s et calendriers seront finalement fix\u00e9s. Et que les Etats risquent de crever les projections actuelles du plafonnement de leur dette. <\/p>\n<p>Si l\u2019on se tourne du c\u00f4t\u00e9 des banques centrales, pr\u00eateuses en dernier ressort, leurs bilans sont alourdis par les actifs toxiques qu\u2019elles ont pris en pension et dont elles ne savent plus comment se d\u00e9barrasser. \u00c0 force d\u2019engagements, le moment risque de venir o\u00f9 elles devront \u00eatre recapitalis\u00e9es par les Etats, cr\u00e9ant une de ces \u00ab\u00a0boucles r\u00e9troactives\u00a0\u00bb officiellement identifi\u00e9es par la BCE, une de plus.<\/p>\n<p>Circonstance aggravante aux Etats-Unis, d\u2019\u00e9normes paquets de dette hypoth\u00e9caire sont garantis par Fannie Mae et Freddie Mac, les deux agences gouvernementales, dont la valeur future d\u00e9pend d\u2019un redressement du march\u00e9 immobilier, tr\u00e8s hypoth\u00e9tique sans vouloir faire de mauvais jeu de mots. Soit le Tr\u00e9sor public continuera \u00e0 les renflouer \u00e0 fonds perdus, au d\u00e9triment du budget de l\u2019Etat, soit les garanties seront lev\u00e9es et les organismes pr\u00eateurs priv\u00e9s en subiront les cons\u00e9quences. Un montage interm\u00e9diaire est recherch\u00e9, et aux derni\u00e8res nouvelles, un appel \u00e0 id\u00e9es pourrait \u00eatre lanc\u00e9&#8230; <\/p>\n<p>Ce rapide survol effectu\u00e9, une question peut \u00eatre valablement pos\u00e9e : comment d\u00e9gonfler les deux gigantesques bulles de dette que sont les dettes priv\u00e9es et publiques, qui communiquent entre elles d\u2019une mani\u00e8re telle que le d\u00e9gonflement de la premi\u00e8re fait accro\u00eetre la seconde de fa\u00e7on plus que proportionnelle, en raison de son mode de financement m\u00eame, et de son co\u00fbt grandissant ?<\/p>\n<p>La dette priv\u00e9e grossit \u00e0 nouveau, fruit d&rsquo;une fr\u00e9quentation assidue des salles d\u2019un casino qui n\u2019a jamais ferm\u00e9 ses portes, et n\u2019est pas pr\u00eat d\u2019ailleurs d&rsquo;\u00eatre enjoint de le faire. Enfin, en raison des conditions sur le march\u00e9 obligataire, il est \u00e0 pr\u00e9voir que les banques vont obtenir du Comit\u00e9 de B\u00e2le des am\u00e9nagements favorables des r\u00e8gles prudentielles auxquelles elles vont \u00eatre assujetties, dans la lign\u00e9e des accommodements obtenus aupr\u00e8s du Congr\u00e8s am\u00e9ricain. Avec pour cons\u00e9quence, un accroissement du risque qu\u2019un nouveau d\u00e9rapage incontr\u00f4l\u00e9 se produise, en raison de la minceur et de la fragilit\u00e9 du <i>bouclier financier<\/i> dont elles devront se doter. Les Etats se trouveraient cette fois-ci forts d\u00e9munis pour organiser un nouveau sauvetage.  <\/p>\n<p>R\u00e9sorber ces deux bulles, afin qu\u2019elle redeviennent de taille acceptable, est-il \u00e0 port\u00e9e et par quels moyens ? Ceux qui sont actuellement d\u00e9ploy\u00e9s, et dont nous observons les effets, permettront-ils d\u2019y parvenir \u00a0? Rien n\u2019est moins s\u00fbr, si l\u2019on consid\u00e8re la dynamique d\u2019une crise d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9matur\u00e9ment d\u00e9clar\u00e9e sur son d\u00e9clin et qui est en train de rebondir. L\u00e0 o\u00f9 elle n\u2019\u00e9tait pas attendue, bien entendu. <\/p>\n<p>Que la strat\u00e9gie suivie soit annonciatrice d\u2019un \u00e9chec pr\u00e9visible ne va pas l&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;\u00eatre porteuse d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts. La r\u00e9mun\u00e9ration du travail est \u00e0 nouveau pr\u00e9sent\u00e9e comme la variable privil\u00e9gi\u00e9e d\u2019ajustement, tant afin de r\u00e9duire les budgets des Etats que de favoriser les exportations en am\u00e9liorant la <i>productivit\u00e9<\/i> et la <i>flexibilit\u00e9<\/i>. <\/p>\n<p>Mais les conditions ont chang\u00e9, il n\u2019est plus concevable d\u2019appliquer la m\u00eame recette, qui pendant tout un temps a rempli ses fonctions avant d\u2019exploser en plein vol. Il n&rsquo;est plus envisageable de remettre en marche avec le m\u00eame rendement qu&rsquo;avant la machine \u00e0 fabriquer de la dette, afin de partiellement compenser la r\u00e9partition in\u00e9gale de la richesse, qui est par cons\u00e9quent encore appel\u00e9e \u00e0 se d\u00e9velopper. Une probl\u00e9matique qui fait se rapprocher, dans leur structure si ce n\u2019est dans leur histoire, les soci\u00e9t\u00e9s des pays <i>d\u00e9velopp\u00e9s<\/i> et <i>\u00e9mergents<\/i>, suivant des mouvements inverses mais confluents. <\/p>\n<p>Cette histoire est-elle toute trac\u00e9e, devant d\u00e9sormais s\u2019accomplir sans sursauts ? Le capitalisme financier va-t-il trouver en lui les ressources de son aggiornamento ? Au contraire, rien ne permet \u00e0 ce jour de le penser. Il poursuit son implosion, du fait de ses propres contradictions, ne parvenant pas \u00e0 ma\u00eetriser la cha\u00eene des \u00e9v\u00e9nements qui se succ\u00e8dent de mani\u00e8re impr\u00e9visible, sans \u00eatre en mesure de retrouver une assise p\u00e9renne. <\/p>\n<p>Entre eux, les atomistes parlent <i>d\u2019excursion<\/i> pour qualifier ces r\u00e9actions qui parfois les d\u00e9passent. La balade n&rsquo;est pas sympathique. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>DYNAMIQUE D&rsquo;IMPLOSION<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quation de la crise europ\u00e9enne va rester insoluble, et on peut anticiper que celle de la crise mondiale le sera tout autant.<\/p>\n<p>T\u00f4t ou tard &#8211; mais nous n\u2019en sommes pas encore l\u00e0 &#8211; il faudra l\u2019admettre, afin de chercher \u00e0 poser le probl\u00e8me autrement pour parvenir \u00e0 le r\u00e9soudre. 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