{"id":125627,"date":"2020-12-22T20:12:50","date_gmt":"2020-12-22T19:12:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=125627"},"modified":"2020-12-28T21:37:59","modified_gmt":"2020-12-28T20:37:59","slug":"mon-sejour-dans-lile-de-houat-ii-le-metier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2020\/12\/22\/mon-sejour-dans-lile-de-houat-ii-le-metier\/","title":{"rendered":"<b>Mon s\u00e9jour dans l&rsquo;\u00cele de Houat<\/b> II. Le m\u00e9tier"},"content":{"rendered":"\r\n<p class=\"p1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-125598\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973-300x202.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"202\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973-300x202.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973-768x517.png 768w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973.png 918w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Houat, \u00e9tait-il exotique ? D\u2019abord, c\u2019\u00e9tait un village de 450 personnes, donc une tr\u00e8s petite communaut\u00e9 avec sa surveillance r\u00e9ciproque, de chacun vis-\u00e0-vis de tous, et de chacun par l\u2019ensemble des autres. Mais cela, \u00e7\u2019aurait \u00e9t\u00e9 vrai partout : la cons\u00e9quence in\u00e9vitable d&rsquo;un faible nombre d\u2019habitants. Ensuite, on n\u2019y \u00e9tait pas bien riche. Quand j\u2019y suis retourn\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2010, le contraste \u00e9tait vif entre le Houat que j\u2019avais connu et celui que j\u2019avais maintenant sous les yeux : j\u2019avais quitt\u00e9 une petite \u00eele en \u00e9quilibre instable sur la ligne de cr\u00eate entre la pauvret\u00e9 et l\u2019aisance, mais toute fonctionnelle, ax\u00e9e enti\u00e8rement sur la p\u00eache, avec ses maisonnettes sans pelouse tir\u00e9e au cordeau, sans haies bien taill\u00e9es, sans mignonnes barri\u00e8res peintes en blanc : \u00e0 la place, \u00e0 l\u2019avant des maisons, un chantier permanent, un atelier improvis\u00e9, une zone de terre battue o\u00f9 le p\u00eacheur fabriquait ses casiers \u00e0 crabes, \u00e0 homards et \u00e0 crevettes, \u00ab \u00e0 temps perdu \u00bb : quand il n\u2019\u00e9tait pas en mer.<\/p>\r\n\r\n<p><!--more--><\/p>\r\n<p class=\"p1\">Il y avait aussi l\u2019identit\u00e9 bretonne, mais m\u00e2tin\u00e9e d\u2019une influence anglaise sensible, fruit d\u2019une occupation occasionnelle mais s\u00e9culaire. Il y avait enfin des choses beaucoup plus secr\u00e8tes, invisibles, qui n\u2019\u00e9mergeaient qu\u2019\u00e0 l\u2019analyse des registres paroissiaux faisant office d\u2019archives municipales dans cette \u00ab\u00a0petite th\u00e9ocratie\u00a0\u00bb, comme la persistance incongrue \u00e0 Houat, au beau milieu du XX<span class=\"s1\"><sup>e<\/sup><\/span> si\u00e8cle, d\u2019une \u00ab\u00a0d\u00e9mographie d\u2019Ancien r\u00e9gime\u00a0\u00bb\u00a0: la trace de pratiques ayant disparu de la France continentale avec la R\u00e9volution fran\u00e7aise, comme une natalit\u00e9 \u00ab\u00a0naturelle\u00a0\u00bb (r\u00e9v\u00e9lant l\u2019absence de toute contraception active), accompagn\u00e9e, comme le trahissait de mani\u00e8re \u00e9tonnante la saisonnalit\u00e9 des naissances, d\u2019une double abstinence du Car\u00eame et de l\u2019Avent (absence de relations sexuelles durant les quarante jours pr\u00e9c\u00e9dant P\u00e2ques ainsi que les quarante jours avant No\u00ebl).<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Les jours passaient, j\u2019apprenais la p\u00eache, je d\u00e9couvrais les ventes aux mareyeurs de Quiberon et d\u2019ailleurs, la vente \u00e0 la cri\u00e9e de la Trinit\u00e9-sur-Mer ou du Croisic, les repas nocturnes \u00e0 trois heures du matin, une fois la p\u00eache termin\u00e9e, avant de reprendre la mer pour rentrer chez soi, dans une immense cantine camoufl\u00e9e en hangar \u00e0 Keroman, port de Lorient, pleine \u00e0 craquer \u00e0 cette heure incongrue, o\u00f9 les serveuses les plus joviales du monde vous servent le steak frites dans une atmosph\u00e8re d\u2019<i>Oktoberfest<\/i>, et dont il vaut mieux pour la paix des m\u00e9nages que les \u00e9pouses, l\u00e0-bas dans l\u2019\u00eele, n\u2019entendent jamais parler.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">J\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019exercer pas mal de <i>m\u00e9tiers<\/i>, comme on disait l\u00e0-bas pour d\u00e9signer les diff\u00e9rents types de p\u00eache\u00a0: la p\u00eache au casier \u00e0 homards ou au crabe tourteau (ce sont les m\u00eames nasses), la p\u00eache de la crevette au casier (des nasses beaucoup plus l\u00e9g\u00e8res, couvertes de goudron pour attirer l\u2019animal), la p\u00eache au filet droit maillant, que l\u2019on pose et que l\u2019on vient relever plus tard, o\u00f9 le poisson vient s\u2019emp\u00eatrer par les ou\u00efes, la p\u00eache au chalut, plus connue\u00a0: un filet en forme de poche que l\u2019on remorque \u00e0 la suite du bateau, la p\u00eache au filet tournant, \u00e0 l\u2019aide duquel on encercle un banc de poissons, et que l\u2019on rel\u00e8ve ensuite apr\u00e8s l\u2019avoir referm\u00e9 en faisant coulisser la <i>ralingue<\/i>, le filin qui suit sa partie inf\u00e9rieure (en anglais, on appelle ce filet \u00ab\u00a0purse seine\u00a0\u00bb\u00a0: filet \u00ab\u00a0bourse\u00a0\u00bb, pour souligner qu\u2019on le rel\u00e8ve au moment o\u00f9 il a pris la forme d\u2019une bourse), le dragage des coquilles Saint-Jacques et des hu\u00eetres, o\u00f9 la <i>drague<\/i> est une lourde poche en treillis pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une lame, qui va racler le fond et capture tout ce qui s\u2019y trouve, enfin, diverses formes de p\u00eache \u00e0 la ligne\u00a0: <i>\u00e0 la tra\u00eene<\/i>, c\u2019est-\u00e0-dire avec le bateau en mouvement, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une ligne o\u00f9 sont attach\u00e9s de loin en loin, des leurres pourvus d\u2019un hame\u00e7on mimant des petits poissons par leurs ondulations, \u00e0 la <i>mitraillette<\/i>, qui est une ligne lest\u00e9e tombant droit vers le fond et avec laquelle on empale le poisson qui vient mordiller l\u2019app\u00e2t parce qu\u2019on la tire soudainement et violemment vers le haut, au <i>bahot<\/i>, une tr\u00e8s longue ligne lest\u00e9e \u00e0 ses deux extr\u00e9mit\u00e9s, munie de loin en loin de puissants hame\u00e7ons app\u00e2t\u00e9s d\u2019un bout de chair de poisson, que l\u2019on d\u00e9pose et que l\u2019on vient relever apr\u00e8s quelques heures, etc.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Quand la saison de la crevette a d\u00e9but\u00e9 en 1974, il fallait trouver deux volontaires pour les cuire, parce que Houat \u00e9tant \u00e0 une heure de \u00ab\u00a0route\u00a0\u00bb (maritime) des points de vente les plus proches du continent, il \u00e9tait hors de question de les vendre fra\u00eeches. Quand un bateau rentrait vers quatorze heures, il allait d\u00e9poser ses prises \u00e0 la \u00ab\u00a0cabane du port\u00a0\u00bb (un petit hangar), on pesait les crevettes \u00ab\u00a0bouquet\u00a0\u00bb roses (<i>leander serratus, <\/i>de 5 \u00e0 11cm), on les cuisait dans d\u2019immenses chaudrons, on les laissait \u00e9goutter, on les salait, on les mettait par paquet de 5 kg dans des bo\u00eetes de <i>kl\u00e9g\u00e9cell, <\/i>(polystyr\u00e8ne expans\u00e9) puis on les mettait au frigo. Le lendemain matin, le <i>courrier<\/i> (le bateau faisant navette avec le continent) les emmenait \u00e0 Quiberon pour les livrer aux acheteurs.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Je me suis port\u00e9 volontaire. J\u2019ai travaill\u00e9 avec Jo Le Hyaric, qu\u2019on appelait \u00ab\u00a0Jo d\u2019\u00c9tel\u00a0\u00bb, pour le distinguer du maire qui portait le m\u00eame nom, parce qu\u2019il avait enseign\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9cole d\u2019Apprentissage Maritime d\u2019\u00c9tel, avant de revenir dans l\u2019\u00eele. Sur la saison, Jo et moi, nous avons cuit 22 tonnes de crevettes. Un jour m\u00e9morable, nous en avons cuit une tonne\u00a0: ce fut le \u00ab\u00a0Jour de la tonne\u00a0\u00bb, qui fut comm\u00e9mor\u00e9 les ann\u00e9es qui suivirent par la \u00ab\u00a0F\u00eate annuelle de la crevette\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Les d\u00e9barquements commen\u00e7aient vers quatorze heures et nous nous mettions \u00e0 cuire les crevettes aussit\u00f4t qu\u2019il en \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 la cabane. Jo et moi, nous \u00e9tions \u00e0 la cuisson, aux chaudrons qui se trouvaient \u00e0 l\u2019air libre et qu\u2019il avait d\u2019abord fallu remplir d\u2019eau \u00e0 laquelle nous ajoutions une quantit\u00e9 consid\u00e9rable de sel gris de Gu\u00e9rande (\u00e0 l\u2019\u00e9poque parce qu\u2019il \u00e9tait bon march\u00e9 : il servait par ailleurs essentiellement \u00e0 la conservation du foin), et faire alors chauffer l\u2019eau. Les marmites \u00e9taient comme d\u2019\u00e9normes friteuses\u00a0: on remplissait de crevettes de grands paniers en treillis, que l\u2019on trempait alors dans l\u2019eau bouillante. D\u00e8s que l\u2019eau revenait \u00e0 \u00e9bullition et que l\u2019\u00e9cume recouvrait le panier, on le sortait, on le trempait dans l\u2019eau froide (bonjour les engelures !) et on en d\u00e9versait le contenu sur des grandes claies en bois couvertes d\u2019un grillage de cage \u00e0 poules. Les trois ou quatre femmes qui nous aidaient, les r\u00e9partissaient sur la surface, ce qui permettait de les \u00e9goutter, elles les couvraient encore une fois de sel, et une fois que les crevettes avaient eu le temps de refroidir, elles les disposaient dans des caissettes, que l\u2019on fermait \u00e0 l\u2019aide de grands \u00e9lastiques.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Nous avions en g\u00e9n\u00e9ral termin\u00e9 vers 17 heures, au plus tard \u00e0 18 heures. Mais ce jour-l\u00e0, les bateaux ne sont pas revenus group\u00e9s, certains \u00e9taient tr\u00e8s en retard. Il y avait eu une brume \u00e9paisse toute la journ\u00e9e, ce qui expliquait partiellement cela. Mais surtout, les prises de chaque bateau repr\u00e9sentaient trois fois, quatre fois, sa production habituelle. Arriv\u00e9 18 heures, nous \u00e9tions encore tr\u00e8s loin d\u2019avoir termin\u00e9. Les femmes qui travaillaient \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s nous ont dit\u00a0: \u00ab\u00a0Avec le nombre qu\u2019on est, on n\u2019y arrivera jamais\u00a0: il faut de l\u2019aide\u00a0!\u00a0\u00bb. L\u2019une d\u2019entre elles est partie \u00e0 la recherche d\u2019autres femmes qui pourraient nous donner un coup de main\u00a0: ici une fille ou une belle-fille, l\u00e0 une ni\u00e8ce.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Le travail progressait, mais la soir\u00e9e avan\u00e7ait. Quelques maris sont venus voir o\u00f9 restait leur \u00e9pouse. Vers 21 heures, la cabane \u00e9tait pleine de monde. Jo et moi, nous nous activions toujours aux chaudrons, les femmes travaillaient, bien plus nombreuses qu\u2019\u00e0 l\u2019habitude, les hommes en spectateurs \u00e9taient l\u00e0 pour soutenir le moral, le sourire aux l\u00e8vres et opinant du bonnet car le sentiment prenait corps parmi tous les pr\u00e9sents que ce n\u2019\u00e9tait pas seulement du travail que l\u2019on observait l\u00e0 en quantit\u00e9 consid\u00e9rable, c\u2019\u00e9tait aussi du revenu\u00a0: on avait p\u00each\u00e9 dans la journ\u00e9e une tonne de crevettes, et une tonne de crevettes bouquet, cela repr\u00e9sentait, une fois vendue, une somme rondelette.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Mis \u00e0 part les bals, les occasions \u00e9taient rares \u00e0 Houat o\u00f9 les hommes et les femmes se trouvaient rassembl\u00e9s. \u00c0 l\u2019\u00e9glise, les hommes \u00e9taient d\u2019un c\u00f4t\u00e9, les femmes de l\u2019autre,\u00a0la gent masculine dans le ch\u0153ur, la gent f\u00e9minine et les enfants dans la nef. Et l\u00e0, dans ce hangar o\u00f9 les femmes se d\u00e9menaient sous le regard approbateur de leur homme \u00e0 elle et celui intrigu\u00e9 des autres, une tension tr\u00e8s inhabituelle montait dans la nuit, suscit\u00e9e par la joie, la lev\u00e9e d\u2019un tabou, comme pour un Mardi-gras, qui se r\u00e9soudrait sans aucun doute une fois chacun rentr\u00e9 chez soi. \u00c0 l\u2019approche de minuit, quelques hommes sont sortis, ils sont all\u00e9s r\u00e9veiller l\u2019\u00e9picier et sont revenus avec des bouteilles de champagne, et quand la derni\u00e8re crevette a \u00e9t\u00e9 rang\u00e9e dans la derni\u00e8re caissette de polystyr\u00e8ne expans\u00e9, les bouchons ont saut\u00e9\u00a0!<\/p>\r\n<p class=\"p1\">Tout le temps que j\u2019\u00e9tais \u00e0 Houat, le travail que j\u2019ai fait \u00e0 la p\u00eache a \u00e9t\u00e9 b\u00e9n\u00e9vole. Je b\u00e9n\u00e9ficiais d\u2019une bourse du Fonds National (belge) de la Recherche Scientifique, et c\u2019est de cela que je vivais. Quand j\u2019allais en mer, je recevais au retour, comme tous les participants \u00e0 la p\u00eache, la <i>godaille <\/i>: une petite part des prises, l\u2019\u00e9quivalent d\u2019un ou deux repas. Mais le lendemain du \u00ab\u00a0Jour de la tonne\u00a0\u00bb, Jo est venu me voir et il m\u2019a dit, me fixant d\u2019un \u0153il torve\u00a0: \u00ab\u00a0Ce serait tr\u00e8s mal compris de tout le monde ici que tu refuses d\u2019\u00eatre pay\u00e9 pour le travail que t\u2019as abattu hier\u00a0!\u00a0\u00bb. Comme il avait l\u2019air mena\u00e7ant, je n\u2019ai pas insist\u00e9, et j\u2019ai empoch\u00e9 ma paie.<\/p>\r\n<p class=\"p1\">La \u00ab\u00a0f\u00eate de la crevette\u00a0\u00bb a eu lieu quelques mois plus tard, avant que les touristes n\u2019arrivent, pour qu\u2019on soit encore entre nous. Il existe une photo o\u00f9 l\u2019on me voit, avec quelques autres, entonnant sur le podium de la salle paroissiale, le \u00ab\u00a0Chant de la crevette\u00a0\u00bb, \u00e9crit pour l\u2019occasion.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"p1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-125598\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973-300x202.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"202\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973-300x202.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973-768x517.png 768w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Houat-1973.png 918w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Houat, \u00e9tait-il exotique ? 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