{"id":125978,"date":"2021-01-03T14:15:26","date_gmt":"2021-01-03T13:15:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=125978"},"modified":"2021-01-05T20:04:37","modified_gmt":"2021-01-05T19:04:37","slug":"cambridge-university-v-jack-goody-1919-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/01\/03\/cambridge-university-v-jack-goody-1919-2015\/","title":{"rendered":"<b>Cambridge University<\/b> V. Jack Goody (1919-2015)"},"content":{"rendered":"<blockquote>\r\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-125873\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-300x141.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"141\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-300x141.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-1024x480.png 1024w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-768x360.png 768w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings.png 1494w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\r\nIl y a six ans, \u00e0 l&rsquo;occasion du d\u00e9c\u00e8s de Jack Goody, je publiais ici sur le blog une notice, que je commence par reproduire, avant de la compl\u00e9ter ensuite. <\/blockquote>\r\n<p>Jack Goody est mort. Il allait avoir 96 ans.<\/p>\r\n<p>\u00c0 Cambridge, mes relations avec Jack Goody, qui fut d\u2019abord le directeur du d\u00e9partement o\u00f9 j\u2019\u00e9tais \u00e9tudiant th\u00e9sard, ensuite mon patron durant les ann\u00e9es o\u00f9 je fus enseignant, tourn\u00e8rent sinon \u00e0 la trag\u00e9die, du moins en tout cas, au drame. Rien n\u2019y pr\u00e9disposait. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une histoire triste, d\u00e9montrant qu\u2019il n\u2019y a pas que les volont\u00e9s des hommes et des femmes qui importent\u00a0: les structures peuvent les broyer, ou pire encore, les monter les uns contre les autres.<\/p>\r\n<p><!--more--><\/p>\r\n<p>Jack \u00e9tait ce qu\u2019on appelle le \u00ab\u00a0Chair\u00a0\u00bb, le William Wyse Professor, le d\u00e9tenteur de la Chaire d\u2019anthropologie sociale, ce qui faisait de lui automatiquement le directeur du d\u00e9partement. Quand il sut que je serais inscrit en tant qu\u2019\u00e9tudiant th\u00e9sard \u00e0 partir de janvier 1975, il me signala qu\u2019il poss\u00e9dait une petite maison qui \u00e9tait vacante \u00e0 Shelly Row et qu\u2019il me la louerait volontiers. Shelly Row se trouve \u00e0 Cambridge dans un quartier autrefois ouvrier tout proche du centre-ville. C\u2019\u00e9tait une ruelle (rappelez-vous\u00a0<em>Cannery Row\u00a0<\/em>de Steinbeck\u00a0: en fran\u00e7ais\u00a0: \u00ab\u00a0Rue de la sardine\u00a0\u00bb) <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/01\/01\/cambridge-university-iii\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">que l\u2019on aurait appel\u00e9 \u00ab\u00a0coron\u00a0\u00bb<\/a> dans la r\u00e9gion o\u00f9 \u00e9tait n\u00e9 mon p\u00e8re. J\u2019y fus tr\u00e8s heureux. Quand ma bourse d\u2019\u00e9tude fut \u00e9puis\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1976, Jack et Esther Goody m\u2019h\u00e9berg\u00e8rent quelques temps dans une chambre de leur vaste maison dans le quartier cossu d\u2019Adams Road. Il avait le coeur sur la main.<\/p>\r\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 je r\u00e9sidais dans leur maison, un soir, alors que Jack m\u2019avait invit\u00e9 \u00e0 partager l\u2019ap\u00e9ritif avec lui et que je l\u2019attendais au salon, je pris en main machinalement un petit livre qui tra\u00eenait l\u00e0. C\u2019\u00e9tait le r\u00e9cit autobiographique d\u2019une dame, probablement britannique, qui racontait la lib\u00e9ration de l\u2019Italie \u00e0 la fin de la deuxi\u00e8me guerre mondiale. Je le feuilletais distraitement en attendant que Jack me rejoigne. Je me mis \u00e0 lire \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 se trouvait un signet. L\u2019\u00e9pisode qui \u00e9tait racont\u00e9 l\u00e0 \u00e9tait l\u2019attaque par des partisans d\u2019un convoi transportant, entre autres, des prisonniers. \u00c0 la faveur de la confusion g\u00e9n\u00e9rale, certains de ceux-ci parvinrent \u00e0 s\u2019\u00e9chapper et se joignirent aux attaquants pour lib\u00e9rer le convoi. L\u2019un d\u2019entre eux avait tout particuli\u00e8rement impressionn\u00e9 la narratrice, sa contribution \u00e0 la victoire s\u2019\u00e9tant r\u00e9v\u00e9l\u00e9e d\u00e9cisive. \u00ab\u00a0Je tenais par-dessus tout, dit-elle, \u00e0 conna\u00eetre son nom\u00a0\u00bb. L\u2019identit\u00e9 du h\u00e9ros lui fut transmise\u00a0: \u00ab\u00a0Jack Goody\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<p><a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/24.1b-Sir-Jack-Goody.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-77504\" src=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/24.1b-Sir-Jack-Goody.jpg\" alt=\"24.1b Sir Jack Goody\" width=\"300\" height=\"391\" \/><\/a><\/p>\r\n<p>Jack parlait bien le fran\u00e7ais et il venait souvent me retrouver dans la petite maison de Shelly Row pour une conversation nocturne. Un soir, il vint me voir une bouteille sans \u00e9tiquette \u00e0 la main. Il poss\u00e9dait une petite maison en Dordogne. \u00ab\u00a0Tiens, me dit-il, c\u2019est la goutte de prune que font mes voisins. \u00c0 Cambridge,\u00a0il n\u2019y a que toi et moi capables de boire un tel tord-boyaux !\u00a0\u00bb.<\/p>\r\n<p>\u00c0 propos de sa petite maison en Dordogne, Jack aimait raconter l\u2019anecdote suivante. Un de ses coll\u00e8gues \u00e0 Oxford \u00e9tait\u00a0<a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Julian_A._Pitt-Rivers\">Julian Pitt-Rivers<\/a>, issu d\u2019une famille d\u2019intellectuels c\u00e9l\u00e8bres (son p\u00e8re avait cependant eut le mauvais go\u00fbt de faire partie des troupes d\u2019Oswald Mosley, le f\u00fchrer de la\u00a0<em>British Union of Fascists<\/em>). Pitt-Rivers poss\u00e9dait lui aussi une maison en Dordogne. Il proposa un jour \u00e0 Goody de lui rendre visite. Celui-ci se rendit \u00e0 l\u2019adresse et fut stup\u00e9fait de voir une petite maison quasi identique \u00e0 la sienne. Il frappa \u00e0 la porte. Pas de r\u00e9ponse. Il insiste\u00a0: rien. Il finit par pousser la porte, qui s\u2019ouvre sur\u2026 une \u00e9table. Il ressort, et aper\u00e7oit, un peu plus loin, le manoir. Jack, proche du politologue marxiste\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Eric_Hobsbawm\">Eric Hobsbawn<\/a>, et de\u00a0<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Edward_Palmer_Thompson\">E. P. Thompson<\/a>, l\u2019auteur de\u00a0<em>La formation de la classe ouvri\u00e8re anglaise<\/em>, aimait rapporter ce genre d\u2019anecdotes.<\/p>\r\n<p>Les pressions financi\u00e8res exerc\u00e9es par les autorit\u00e9s politiques sur le d\u00e9partement d\u2019anthropologie sociale et les rivalit\u00e9s cruelles qui d\u00e9chirent les d\u00e9partements universitaires\u00a0partout dans le\u00a0monde mirent fin \u00e0 cette belle amiti\u00e9. Mais il sera bien temps de parler de cela un autre jour.<\/p>\r\n<p>Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s mon d\u00e9part de Cambridge, en France apr\u00e8s mon s\u00e9jour africain, je fus invit\u00e9 \u00e0 passer quelques jours \u00e0 l\u2019abbaye de Royaumont \u00e0 l\u2019invitation des \u00e9ditions du Seuil. M\u2019\u00e9tant rapidement install\u00e9 dans ma chambre \u2013 ma cellule faudrait-il dire \u2013 je me rendis dans la grande salle de l\u2019abbaye qui sert de salon et dont l\u2019atmosph\u00e8re tr\u00e8s scolastique n\u2019est pas sans rappeler celle de Cambridge ou d\u2019Oxford. Un feu de b\u00fbches cr\u00e9pitait dans la chemin\u00e9e monumentale. On buvait l\u2019ap\u00e9ritif entre intellectuels pas m\u00e9contents d\u2019eux-m\u00eames. Soudain, dans l\u2019un des fauteuils, invit\u00e9 lui aussi, je d\u00e9couvris Jack Goody. Il m\u2019aper\u00e7ut au m\u00eame instant et, avec une intense \u00e9motion (r\u00e9v\u00e9lant la v\u00e9ritable nature de la relation qui nous liait malgr\u00e9 nos anciennes querelles), il se leva pour s\u2019\u00e9lancer vers moi. L\u2019une de ses jambes \u00e9tait-elle ankylos\u00e9e ? Toujours est-il qu\u2019elle se d\u00e9roba sous lui, et qu\u2019il me tomba litt\u00e9ralement dans les bras. Nous \u00e9tions l\u00e0, accidentellement embrass\u00e9s. Heureux en tout cas car nous nous \u00e9tions retrouv\u00e9s.<\/p>\r\n<blockquote>J&rsquo;\u00e9crivais donc il y a six ans : \u00ab\u00a0Mais il sera bien temps de parler de cela un autre jour\u00a0\u00bb, et cet autre jour est venu. Les \u00ab\u00a0pressions financi\u00e8res\u00a0\u00bb seront l&rsquo;objet de l&rsquo;\u00e9pisode VI et dernier de mon feuilleton \u00ab\u00a0Cambridge University\u00a0\u00bb, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0End Game\u00a0\u00bb.<\/blockquote>\r\n\r\n<p>La maison en Dordogne offrait une occasion r\u00eav\u00e9e \u00e0 un anthropologue en vacances d\u2019exercer ses talents sur son voisinage. De mon c\u00f4t\u00e9, je commen\u00e7ais \u00e0 publier des articles relatifs \u00e0 mon travail de terrain \u00e0 Houat. J\u2019avais men\u00e9 ce que l\u2019on consid\u00e8re en anthropologie, un terrain \u00ab solide \u00bb, appliquant avec s\u00e9rieux la m\u00e9thode princeps de l\u2019anthropologie, celle de l\u2019<em>observation participante<\/em>. Ma r\u00e9putation grandissait au sein de l\u2019anthropologie fran\u00e7aise. Un jour que Jack me parlait de ses observations de vacances, je lui dis que mes coll\u00e8gues \u00ab anthropologues de la France \u00bb seraient sans doute int\u00e9ress\u00e9s de l\u2019entendre et que je pouvais mettre sur pied une rencontre. Il bl\u00eamit et me r\u00e9pondit avec vivacit\u00e9 qu\u2019il n\u2019avait pas besoin de mes services pour entrer en contact avec les anthropologues fran\u00e7ais. Ce n\u2019\u00e9tait bien entendu pas de cela qu\u2019il \u00e9tait question dans mon esprit, mais d&rsquo;une invitation par le groupuscule alors des anthropologues dont le terrain avait \u00e9t\u00e9 men\u00e9 en France, Jeanne Favret-Saada en particulier.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Une ann\u00e9e, Ernest Gellner \u2013 qui succ\u00e9derait \u00e0 Jack Goody \u00e0 la t\u00eate du d\u00e9partement \u2013 avait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 y enseigner. Il avait donn\u00e9 un cours absent jusque-l\u00e0 du programme\u00a0: \u00ab\u00a0Anthropologie et philosophie\u00a0\u00bb, lequel avait rencontr\u00e9 un franc succ\u00e8s, m\u00eame si je ne mettrai pas au compte du \u00ab\u00a0franc succ\u00e8s\u00a0\u00bb de ce cours, les champignons hallucinog\u00e8nes que m&rsquo;offrit un jour l&rsquo;un des plus enthousiastes de ses \u00e9tudiants.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La plupart des enseignements d\u2019anthropologie sociale \u00e0 Cambridge \u00e9taient ax\u00e9s sur l\u2019ethnographie\u00a0: la description minutieuse et m\u00e9ticuleuse des institutions de diff\u00e9rentes populations\u00a0; les cours plus th\u00e9oriques \u00e9taient rares. L\u2019ann\u00e9e suivante, la question se posa de savoir qui pourrait reprendre le cours qu\u2019avait enseign\u00e9 Gellner. Ma familiarit\u00e9 avec la philosophie \u00e9tait connue et appr\u00e9ci\u00e9e, j\u2019\u00e9tais le candidat tout d\u00e9sign\u00e9. Les \u00e9tudiants aim\u00e8rent mon cours, et ce fut pour moi un plaisir de l\u2019enseigner.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>L\u2019ann\u00e9e suivante, alors que lors d\u2019une r\u00e9union d\u00e9partementale nous passions en revue les diff\u00e9rents enseignements, Jack dit tout-\u00e0-trac\u00a0: \u00ab\u00a0Le cours <em>Anthropologie et philosophie<\/em> est supprim\u00e9 \u00bb. Il y eut un grand silence, et ceci pour deux raisons, la premi\u00e8re \u00e9tait que la conduite des affaires au sein du d\u00e9partement \u00e9tait en temps ordinaire tr\u00e8s d\u00e9mocratique : l\u2019opinion de chaque enseignant pesait du m\u00eame poids et l\u2019autorit\u00e9 du \u00ab\u00a0Chair\u00a0\u00bb visait essentiellement \u00e0 ent\u00e9riner le consensus qui ne tardait jamais \u00e0 \u00e9merger, la seconde raison \u00e9tait qu&rsquo;il existait un principe g\u00e9n\u00e9ral qui voulait qu&rsquo;on ne supprime un cours que s\u2019il avait \u00e9chou\u00e9 \u00e0 attirer les \u00e9tudiants.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>J\u2019\u00e9tais sid\u00e9r\u00e9. Nous \u00e9tions au sein d\u2019une auguste institution, en Angleterre, o\u00f9 l\u2019on s\u2019efforce d&rsquo;\u00e9viter les situations d\u2019affrontement. J&rsquo;entendais me conformer aux usages. Je me suis lev\u00e9, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 quitter la salle. Tous les yeux \u00e9taient fix\u00e9s sur moi. Le lieu de notre r\u00e9union \u00e9tait la salle qui accueillait aussi nos s\u00e9minaires, dans l\u2019ancien Cavendish Laboratory de Free School Lane. La grande table remplissait pleinement l\u2019espace central de la pi\u00e8ce et il ne se trouvait entre elle et les murs qu\u2019un espace relativement \u00e9troit. Pour me rendre de l\u2019endroit o\u00f9 j\u2019\u00e9tais assis jusqu&rsquo;\u00e0 la porte, je n\u2019avais d\u2019autre choix que de passer derri\u00e8re le si\u00e8ge o\u00f9 Jack \u00e9tait assis. Au moment o\u00f9 je me glissai derri\u00e8re lui, il se mit \u00e0 trembler.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Quelques minutes plus tard mon ami Andy, ayant quitt\u00e9 la r\u00e9union, vint me trouver \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur. Il jubilait : \u00ab Il \u00e9tait convaincu que tu t\u2019appr\u00eatais \u00e0 le frapper ! \u00bb, me dit-il, et il ajouta d\u2019un air malicieux, prouvant que les Anglais ne sont pas aussi flegmatiques que l\u2019on veut bien l\u2019imaginer : \u00ab Et nous \u00e9tions nombreux qui ne t\u2019aurions pas vraiment donn\u00e9 tort ! \u00bb<\/p>\r\n\r\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-125873\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-300x141.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"141\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-300x141.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-1024x480.png 1024w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings-768x360.png 768w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Kings.png 1494w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Il y a six ans, \u00e0 l&rsquo;occasion du d\u00e9c\u00e8s de Jack Goody, je publiais ici sur le blog une notice, que je commence par reproduire, avant de la compl\u00e9ter ensuite. <\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Jack Goody est mort. 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