{"id":126142,"date":"2021-01-08T17:32:39","date_gmt":"2021-01-08T16:32:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=126142"},"modified":"2021-01-08T17:32:39","modified_gmt":"2021-01-08T16:32:39","slug":"levy-bruhl-ou-le-propos-deplace-1987","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/01\/08\/levy-bruhl-ou-le-propos-deplace-1987\/","title":{"rendered":"<b>L\u00e9vy-Bruhl, ou le propos d\u00e9plac\u00e9<\/b> (1987)"},"content":{"rendered":"<blockquote><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-125037\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/LAne-300x112.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"112\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/LAne-300x112.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/LAne.png 415w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>\r\n<p class=\"p1\"><strong>L\u00e9vy-Bruhl, ou le propos d\u00e9plac\u00e9<\/strong> a paru dans <b>L&rsquo;\u00c2ne Le magazine freudien<\/b>,\u00a031, 1987 : 23.<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n<p>Dans les carnets qu\u2019il tint au cours de sa derni\u00e8re ann\u00e9e (1938-1939), et qui furent publi\u00e9s \u00e0 titre posthume en 1949, Lucien L\u00e9vy-Bruhl \u00e9crivait, \u00ab&nbsp;J\u2019ai eu l\u2019approbation de beaucoup de coloniaux, &#8211; mais beaucoup se sont refus\u00e9s \u00e0 me suivre, dont beaucoup d\u2019Anglais, et ils n\u2019ont pas chang\u00e9 d\u2019attitude malgr\u00e9 mes explications. C\u2019est que, pour eux, il est \u00e9vident que l\u2019esprit humain est partout le m\u00eame et ils trouvent qu\u2019il ne faut pas perdre son temps \u00e0 discuter la th\u00e8se contraire, qu\u2019ils m\u2019attribuent&nbsp;\u00bb.<\/p>\r\n\r\n<!--more-->\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Cette foi tr\u00e8s britannique dans l\u2019unit\u00e9 psychique de l\u2019homme me revint \u00e0 l\u2019esprit lors d\u2019une altercation qui m\u2019opposa dans un h\u00f4tel d\u2019Accra \u00e0 un sujet du Royaume-Uni (*). L\u2019importun me rappelait les moins heureux de mes jours anglais en le prenant de tr\u00e8s haut, donnant du \u00ab&nbsp;old chap&nbsp;\u00bb aux uns, et du \u00ab&nbsp;my good man&nbsp;\u00bb aux autres. Au bout d\u2019un moment, au nom de la cause commune, je l\u2019avais interpell\u00e9 dans sa langue. Sur quoi, faisant preuve de l\u2019irr\u00e9cusable qualit\u00e9 de sa race, il m\u2019avait tr\u00e8s civilement pri\u00e9 de l\u2019excuser. Qui mieux que l\u2019Anglais semble en effet manifester par son comportement une croyance ind\u00e9fectible que l\u2019esprit humain n\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pas partout le m\u00eame, et demeure tr\u00e8s mal partag\u00e9. Ne me contrediront certainement pas les habitants des anciennes possessions de la Couronne&nbsp;: la foi britannique dans l\u2019unit\u00e9 psychique de l\u2019homme a, le plus souvent, laiss\u00e9 un souvenir cuisant.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Alors, hypocrisie&nbsp;? Aucunement, et je tiens \u00e0 dire pourquoi. Voici le souvenir infid\u00e8le d\u2019une lecture. Il s\u2019agissait des m\u00e9moires d\u2019une femme, veuve d\u2019un officier colonial britannique en Afrique occidentale. Un jour, la dame avait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e par le Gouverneur d\u2019une colonie voisine, en fait tr\u00e8s proche, sous mandat fran\u00e7ais. Elle se mit donc en route, en proie aux plus vives appr\u00e9hensions&nbsp;: pour elle, les colons et fonctionnaires fran\u00e7ais poss\u00e9daient chacun une demi-douzaine de ma\u00eetresses indig\u00e8nes, plus ou moins avou\u00e9es, plus ou moins affich\u00e9es, flanqu\u00e9es d\u2019une marmaille innombrable de couleur impr\u00e9cise. L\u2019exp\u00e9dition s\u2019annon\u00e7ait donc comme une plong\u00e9e inqui\u00e9tante dans la barbarie. Au terme du voyage les pr\u00e9ventions se virent rapidement confirm\u00e9es. Du moins jusqu\u2019au soir. Car, durant le d\u00eener, son h\u00f4te l\u2019entretint longuement de litt\u00e9rature. Puis, se mettant au piano, il la ravit par un r\u00e9cital improvis\u00e9 mais de grande qualit\u00e9. Il termina cette soir\u00e9e charmante en pleine possession de ses facult\u00e9s intellectuelles, et non ivre-mort sous la table, comme il aurait \u00e9t\u00e9 concevable <em>at home<\/em>. La dame en fut fort perplexe&nbsp;: la civilisation existerait-elle sous des formes vari\u00e9es, s\u2019interrogeait-elle&nbsp;?<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>C\u2019est l\u00e0 que se situe le ressort de la bonne foi britannique&nbsp;: l\u2019Anglais est convaincu de l\u2019unit\u00e9 psychique de l\u2019humanit\u00e9, il est convaincu aussi que les hommes de distinguent par l\u2019<em>\u00e9ducation<\/em>. Foin donc de supputations sur d\u2019\u00e9ventuelles discontinuit\u00e9s radicales entre peuples. L\u2019Empire a pu se b\u00e2tir enti\u00e8rement sur la conviction que les Sauvages \u00e9taient pareils \u00e0 nous, simplement atrocement <em>working class<\/em>.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Pour les Latins, c\u2019est tr\u00e8s diff\u00e9rent. L\u2019histoire nous rappelle que les voyageurs portugais qui revenaient de lointaines exp\u00e9ditions avec femmes et enfants glan\u00e9s ici ou l\u00e0, \u00e9taient appel\u00e9s ensuite \u00e0 t\u00e9moigner sur une question essentielle&nbsp;: trancher si oui ou non leurs \u00e9pouses et prog\u00e9nitures poss\u00e9daient une \u00e2me. Schize absolue entre la solution qu\u2019ils avaient spontan\u00e9ment apport\u00e9e \u00e0 la question de l\u2019unit\u00e9 de l\u2019homme sur le plan pratique, et l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019en tirer les cons\u00e9quences imm\u00e9diates sur le plan intellectuel. Tout se passe comme si les Britanniques avaient trouv\u00e9 dans l\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9ducation&nbsp;\u00bb le moyen de rendre compte de tous les \u00e9carts observ\u00e9s, tandis que les Latins avaient voulu trouver dans l\u2019affirmation tardive d\u2019une diff\u00e9rence essentielle, une r\u00e9assurance quant au caract\u00e8re en fin de compte indiff\u00e9rent du mouvement qui les avait, dans un premier temps, conduits \u00e0 se m\u00ealer aux Sauvages sans plus r\u00e9fl\u00e9chir.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>On trouve l\u00e0 les \u00e9l\u00e9ments qui permettent d\u2019expliquer le degr\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9rent de reconnaissance dont jouit aujourd\u2019hui l\u2019\u0153uvre de Lucien L\u00e9vy-Bruhl dans les mondes anglo-saxon et latin. En affirmant dans <em>Les fonctions mentales dans les soci\u00e9t\u00e9s inf\u00e9rieures<\/em> (1910), puis dans les cinq volumes qui suivirent, que la \u00ab&nbsp;mentalit\u00e9 primitive&nbsp;\u00bb \u00e9tait radicalement diff\u00e9rente de la n\u00f4tre par son indiff\u00e9rence aux contradictions logiques et par la pr\u00e9pond\u00e9rance qu\u2019elle accorde \u00e0 la participation mystique, le philosophe semblait, aux yeux de la classe intellectuelle fran\u00e7aise, soutenir le pr\u00e9jug\u00e9 commun par l\u2019autorit\u00e9 du savant. Pour les Anglo-saxons au contraire, la fausset\u00e9 \u00e0 priori de la th\u00e8se l\u00e9vy-bruhlienne permettait au contraire de l\u2019examiner minutieusement <em>in all fairness<\/em> et de lui reconna\u00eetre, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une validit\u00e9 partielle.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Sur cette question des formes diverses de la pens\u00e9e, l\u2019\u0153uvre de L\u00e9vy-Bruhl demeure in\u00e9gal\u00e9e&nbsp;: une infinit\u00e9 de documents r\u00e9dig\u00e9s dans une multiplicit\u00e9 de langues furent accumul\u00e9s par lui, il entretint aussi une abondante correspondance, et les informations ainsi r\u00e9unies furent analys\u00e9es et r\u00e9analys\u00e9es sans rel\u00e2che, pouss\u00e9es dans leurs derniers retranchements, durant trente ann\u00e9es. Il ne manquait \u00e0 cette pens\u00e9e, pour s\u2019assurer davantage, que de se soutenir de mat\u00e9riaux comparatifs quant \u00e0 l\u2019\u00e9volution de notre propre pens\u00e9e&nbsp;; ce sont l\u2019histoire des sciences, l\u2019histoire de la philosophie, l\u2019histoire de la logique aussi bien s\u00fbr, qui nous offrent aujourd\u2019hui le tableau constamment compl\u00e9t\u00e9 d\u2019un progr\u00e8s proprement dit.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>L\u00e9vy-Bruhl disparut en 1939 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quatre-vingt-un ans&nbsp;; comme pour Freud, on se retient d\u2019\u00e9crire \u00ab&nbsp;eut le bonheur de mourir en 1939&nbsp;\u00bb. De janvier 1938 jusqu\u2019\u00e0 ses derniers jours, il tint un carnet o\u00f9 il consignait la mati\u00e8re de ce qui devait \u00eatre son prochain ouvrage. Il s\u2019adresse des reproches s\u00e9v\u00e8res, parfois m\u00eame excessifs, quant aux d\u00e9fauts de ses livres pr\u00e9c\u00e9dents&nbsp;: la diff\u00e9rence entre la mentalit\u00e9 primitive et la n\u00f4tre n\u2019est pas authentiquement d\u2019ordre logique, \u00e9crit-il, la pens\u00e9e primitive n\u2019est pas contradictoire, elle accepte seulement de r\u00e9unir des jugements qui nous paraissent incompatibles, elle est bien conceptuelle, mais ses concepts sont sans profondeur, juxtapos\u00e9s de fa\u00e7on insuffisamment d\u00e9termin\u00e9e. Et bien d\u2019autres remarques visant toutes \u00e0 une clart\u00e9 toujours plus grande.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La pi\u00e9t\u00e9 a voulu que ces carnets soient publi\u00e9s en 1949. Ce fut, \u00e0 mon sens, une erreur, car il devenait ainsi loisible \u00e0 tous ceux qui n\u2019avaient pas lu l\u2019\u0153uvre de L\u00e9vy-Bruhl, de se contenter de cet opuscule et de se m\u00e9prendre sur sa signification. Quel soulagement, ont pu penser les ignorants : \u00ab&nbsp;Le ma\u00eetre se renie, affirme s\u2019\u00eatre toujours tromp\u00e9. Les six volumes sur la mentalit\u00e9 primitive n\u2019\u00e9taient qu\u2019une gigantesque erreur, c\u2019est lui-m\u00eame qui le d\u00e9clare (je n\u2019ai heureusement pas perdu mon temps \u00e0 les lire&nbsp;!)&nbsp;\u00bb.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Une g\u00e9n\u00e9ration a d\u00fb passer avant que l\u2019\u0153uvre du philosophe ne soit red\u00e9couverte. \u00c0 l\u2019origine du malentendu \u00e9tait l\u2019humilit\u00e9 d\u2019une pens\u00e9e qui \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quatre-vingts ans se savait imparfaite et se voulait encore perfectible (**).<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Paris, le 27 mars 1987<\/p>\r\n\r\n<p>==================== <\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>* J\u2019ai rapport\u00e9 cette anecdote plus r\u00e9cemment, et de mani\u00e8re plus d\u00e9taill\u00e9e, dans ma vid\u00e9o <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2020\/02\/05\/ce-que-je-vais-faire-maintenant-le-1er-fevrier-2020-retranscription\/\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">\u00ab&nbsp;Ce que je vais faire maintenant&nbsp;\u00bb<\/a>, le 1er f\u00e9vrier 2020 :&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>Je suis un jour \u00e0 Accra au Ghana. Je suis dans un h\u00f4tel et il y a l\u00e0 un Blanc, manifestement un Britannique, qui est un train de traiter comme du pus le personnel. Il hurle : c\u2019est une caricature de ce qu\u2019on voit dans les films sur le colonialisme. Et je vais vers ce gars-l\u00e0. Ce gars-l\u00e0, il faisait deux fois ma taille et \u00e9tait super baraqu\u00e9. Et je lui dis&nbsp;: \u00ab&nbsp;Monsieur, je vous demande d\u2019arr\u00eater&nbsp;\u00bb.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Et qu\u2019est-ce que je fais en le faisant&nbsp;? Je prends mon plus bel accent de Cambridge et en une seule phrase, je lui dis avec l\u2019accent qu\u2019il faut&nbsp;: \u00ab&nbsp;Monsieur, je vous demande d\u2019arr\u00eater&nbsp;\u00bb.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Et ce type, au lieu de faire ce \u00e0 quoi je m\u2019attendais, et qui aurait eu lieu dans un autre pays que la Grande-Bretagne ou ses anciennes colonies, au lieu d\u2019\u00e9craser son poing sur mon visage, il me regarde fixement et me dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Monsieur, \u00ab&nbsp;Sir&nbsp;\u00bb, je vous promets de ne plus jamais faire une chose comme celle-l\u00e0 !&nbsp;\u00bb<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>** J\u2019avais donc \u00e9crit cela en 1987, \u00e0 la suite de quoi j\u2019ai voulu rendre justice \u00e0 L\u00e9vy-Bruhl, comme je l\u2019ai racont\u00e9 il y a quelques jours dans <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/01\/02\/cambridge-university-iv-glissements-progressifs-de-la-curiosite-intellectuelle\/\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\"><strong><em>Cambridge University<\/em><\/strong><em> IV. Glissements progressifs de la curiosit\u00e9 intellectuelle<\/em><\/a> :&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<blockquote>\r\n<p>Une reformulation de l\u2019approche inaugur\u00e9e par L\u00e9vy-Bruhl me semblait susceptible d\u2019\u00e9clairer les questions que se posait l\u2019intelligence artificielle \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980. Je publiai un article intitul\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Intelligence artificielle et mentalit\u00e9 primitive. Actualit\u00e9 de quelques concepts l\u00e9vy-bruhliens&nbsp;\u00bb&nbsp;(<em>Revue Philosophique<\/em>, 4, 1989&nbsp;: 515-541) qui attira l\u2019attention de la famille du philosophe depuis longtemps disparu. Je fus l\u2019invit\u00e9 d\u2019une r\u00e9ception dans une maison jouxtant le Bois de Boulogne o\u00f9 la fille de L\u00e9vy-Bruhl m\u2019assura avec reconnaissance qu\u2019aux yeux de la famille, qui me fut pr\u00e9sent\u00e9e ce jour-l\u00e0, j\u2019avais r\u00e9par\u00e9 l\u2019injustice commise selon elle par L\u00e9vi-Strauss envers son p\u00e8re.&nbsp;<\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-125037\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/LAne-300x112.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"112\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/LAne-300x112.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/LAne.png 415w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p class=\"p1\"><strong>L\u00e9vy-Bruhl, ou le propos d\u00e9plac\u00e9<\/strong> a paru dans <b>L&rsquo;\u00c2ne Le magazine freudien<\/b>,\u00a031, 1987 : 23.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Dans les carnets qu\u2019il tint au cours de sa derni\u00e8re ann\u00e9e (1938-1939), et qui furent publi\u00e9s \u00e0 titre posthume en 1949, Lucien L\u00e9vy-Bruhl \u00e9crivait, \u00ab&nbsp;J\u2019ai eu l\u2019approbation de beaucoup [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4456,3],"tags":[828,4464,97,691,7338],"class_list":["post-126142","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-anthropologie","tag--mentalite-primitive-","tag-anthropologie","tag-claude-levi-strauss","tag-lucien-levy-bruhl","tag-unite-psychique-du-genre-humain"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=126142"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126142\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":126152,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/126142\/revisions\/126152"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=126142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=126142"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=126142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}