{"id":12709,"date":"2010-06-08T02:32:51","date_gmt":"2010-06-08T00:32:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12709"},"modified":"2013-01-02T18:01:04","modified_gmt":"2013-01-02T17:01:04","slug":"lactualite-de-la-crise-un-magistral-contresens-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/06\/08\/lactualite-de-la-crise-un-magistral-contresens-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: un magistral contresens, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>UN MAGISTRAL CONTRESENS<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en direct que nous assistons \u00e0 ce que les historiens qualifieront plus tard de l\u2019un des plus magistraux contre-sens de toute l\u2019histoire contemporaine. Les uns apr\u00e8s les autres, press\u00e9s par la BCE, le FMI, l\u2019OCDE et la Commission de Bruxelles, les gouvernements europ\u00e9ens s\u2019enfoncent dans la crise en mettant progressivement en oeuvre de rigoureux plans de r\u00e9ductions budg\u00e9taires, qui ne peuvent en r\u00e9alit\u00e9, pour toute garantie et r\u00e9sultat, qu&rsquo;ouvrir la voie \u00e0 une d\u00e9pression \u00e9conomique de longue dur\u00e9e, ainsi qu&rsquo;\u00e0 une \u00e9ventuelle remise en cause de la zone euro.<\/p>\n<p>Ils tentent ainsi de se pr\u00e9senter comme les meilleurs pourfendeurs des d\u00e9ficits publics, pr\u00e9sent\u00e9s comme \u00e9tant la cause de tous les p\u00e9rils, tout en continuant de se refuser \u00e0 prendre \u00e0 bras le corps l&rsquo;\u00e9tat du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en, qui donne pourtant tous les signes d\u2019un nouvel acc\u00e8s de faiblesse, appel\u00e9 \u00e0 \u00eatre le vecteur du rebondissement syst\u00e9mique de la crise quand elle se manifestera brutalement.  <\/p>\n<p>Enferm\u00e9s dans leurs contradictions et leurs choix de d\u00e9part, ne voulant pas affronter la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une restructuration en profondeur du syst\u00e8me bancaire, \u00e0 laquelle ils ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 substituer un soutien financier de la BCE devenu permanent, les gouvernements europ\u00e9ens sont en train de cr\u00e9er les conditions du rebondissement de la crise actuelle, face auquel ils vont se retrouver fort d\u00e9munis. <\/p>\n<p><!--more-->Symboliquement, ils viennent \u00e0 la fois de d\u00e9cider au G20 de desserrer les contraintes de renforcement des fonds propres des banques du Comit\u00e9 de B\u00e2le, et de resserrer en Europe celles qui vont peser sur l\u2019\u00e9conomie, assignant aux pays les plus fragiles des objectifs irr\u00e9alistes qui m\u00e8nent tout droit \u00e0 la restructuration de leur dette. Et, par voie de cons\u00e9quence, \u00e0 une d\u00e9stabilisation du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en qu\u2019ils cherchent \u00e0 prot\u00e9ger par ailleurs. Une belle r\u00e9ussite en perspective, ainsi qu\u2019une illustration de la clairvoyance et de la ma\u00eetrise dont ils font preuve. Ou plut\u00f4t des contradictions dont ils sont l\u2019expression.<\/p>\n<p>Les banques sont en effet \u00e0 nouveau atteintes, ou vont l\u2019\u00eatre. En raison de leur important portefeuille d\u2019obligations souveraines des pays sur la sellette, qui dans l\u2019imm\u00e9diat sont d\u00e9valoris\u00e9es sur le march\u00e9 secondaire \u00e0 cause de la hausse de leur rendement, et pour lesquelles le risque grandit de devoir demain consentir d\u2019importantes d\u00e9cotes (on parle de 50%), cons\u00e9quence de la restructuration in\u00e9vitable \u00e0 venir de la dette de leurs d\u00e9biteurs. Elles sont \u00e9galement fragilis\u00e9es d\u00e8s maintenant, finan\u00e7ant \u00e0 terme de plus en plus court leurs op\u00e9rations \u00e0 long terme de pr\u00eat, au risque d\u2019\u00eatre pris dans un effet ciseaux. <\/p>\n<p>Qu\u2019expriment les tensions qui ne cessent de grandir sur le march\u00e9 interbancaire, mesur\u00e9es par le taux de l\u2019Euribor qui grimpe inexorablement, ainsi que le succ\u00e8s de la derni\u00e8re op\u00e9ration de d\u00e9p\u00f4ts des banques aupr\u00e8s de la BCE &#8211; qui a atteint dimanche soir dernier le montant record de 350,9 milliards d\u2019euros &#8211; si ce n\u2019est \u00e0 nouveau le refus des banques de prendre des risques en se pr\u00eatant mutuellement, car elles sont dans l\u2019incapacit\u00e9, en raison de l\u2019opacit\u00e9 r\u00e9gnante, de les mesurer ? <\/p>\n<p>L\u2019exposition r\u00e9elle au risque des banques fait en effet l\u2019objet de toutes les supputations, comme la politique d\u2019acquisition des obligations d\u2019Etat de la BCE, dont on ne conna\u00eet apr\u00e8s coup, semaine apr\u00e8s semaine, que le montant global. Le monde financier est pris au pi\u00e8ge de sa propre absence de transparence. Les analystes ne s\u2019interrogent d\u2019ailleurs plus sur les raisons de cette d\u00e9fiance qui s\u2019installe pour la seconde fois, consid\u00e9rant que les autorit\u00e9s europ\u00e9ennes ne sont pas parvenues \u00e0 enrayer la crise actuelle et s\u2019attendant \u00e0 la voir rebondir. <\/p>\n<p>Les gouvernements allemand et britannique viennent de promettre des larmes et du sang, apr\u00e8s la d\u00e9cision du G20 finance de ne plus attendre la reprise de la croissance pour engager le d\u00e9sendettement, la <i>consolidation fiscale<\/i> dit-on plus \u00e9l\u00e9gamment. Ne pouvant en raison de sa coalition avec le FPD augmenter les imp\u00f4ts, la chanceli\u00e8re Angela Merkel a annonc\u00e9 vouloir s\u2019en prendre \u00e0 ce qu\u2019elle appelle \u00ab\u00a0la d\u00e9pense\u00a0\u00bb, proposant notamment des coupes dans les budgets sociaux et des licenciements dans la fonction publique. <\/p>\n<p>Olli Rehn, le commissaire europ\u00e9en aux affaires \u00e9conomiques et mon\u00e9taires, <i>donne le la<\/i> dans le journal \u00e9conomique fran\u00e7ais la Tribune en r\u00e9sumant la pens\u00e9e strat\u00e9gique profonde qui s\u00e9vit \u00e0 Bruxelles : \u00ab\u00a0Sans assainissement budg\u00e9taire, de nouvelles turbulences financi\u00e8res ne peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es, et une croissance durable est peu probable\u00a0\u00bb. Il poursuit \u00a0: \u00ab\u00a0Sans r\u00e9forme, l&rsquo;Europe risque de s&rsquo;enfoncer dans un lent d\u00e9clin\u00a0\u00bb, proposant de modifier la fiscalit\u00e9 et le syst\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9 sociale des pays europ\u00e9ens afin de les rendre \u00ab\u00a0plus favorables \u00e0 la croissance de l&#8217;emploi\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0simplifier le cadre r\u00e9glementaire pour permettre aux entreprises de grandir\u00a0\u00bb. Enfin, il r\u00e9affirme la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une \u00ab\u00a0gouvernance \u00e9conomique en Europe\u00a0\u00bb passant par un renforcement de \u00ab\u00a0la surveillance budg\u00e9taire a priori\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>La r\u00e9union des 17 et 18 juin prochain des chefs d\u2019Etat europ\u00e9ens, en pr\u00e9lude au G20 des 26 et 27 juin de Toronto, va s\u2019efforcer de mettre l\u2019Europe dans cet ordre de marche et de bataille, afin d\u2019y faire bonne figure. Non sans de tr\u00e8s forts tiraillements et divergences entre les partenaires, notamment le bin\u00f4me du <i>moteur franco-allemand<\/i>, pr\u00e9sent\u00e9 comme toujours fringuant alors qu\u2019il est \u00e0 bout de course. <\/p>\n<p>Si nous avions encore besoin d\u2019\u00eatre convaincus que toute l\u2019agitation de ceux d\u2019en haut n\u2019est qu\u2019une d\u00e9risoire pantomime, la rafale de r\u00e9unions europ\u00e9ennes et internationales qui a d\u00e9but\u00e9 aujourd\u2019hui \u00e0 Bruxelles va nous en donner l\u2019occasion. Les gouvernements vont s\u2019engager dans la voie \u00e9troite et pentue de la r\u00e9duction des d\u00e9ficits budg\u00e9taires, maniant le b\u00e2ton et laissant de c\u00f4t\u00e9 les carottes. Utilisant comme paratonnerre des r\u00e8gles budg\u00e9taires communes assorties de pr\u00e9sentations pr\u00e9alables des budgets nationaux, d&rsquo;alertes et de punitions en cas de manquement pour les pays \u00ab\u00a0laxistes\u00a0\u00bb- une fois qu\u2019ils seront parvenus \u00e0 les adopter &#8211; pour se r\u00e9fugier ensuite, navr\u00e9s, derri\u00e8re la n\u00e9cessit\u00e9 de les appliquer. <\/p>\n<p>Ils vont \u00e9galement tenter d\u2019achever la construction d\u2019une \u00e9ni\u00e8me structure charg\u00e9e de la <i>gouvernance europ\u00e9enne<\/i>, \u00e9cartant la Commission au profit de la r\u00e9union des chefs d\u2019Etat et d\u2019un hypoth\u00e9tique secr\u00e9tariat de ceux-ci, concentrant leurs discussions sur la d\u00e9limitation d\u2019un sinueux trac\u00e9 de fronti\u00e8res entre la souverainet\u00e9 de chacun et la coll\u00e9gialit\u00e9 de tous. Tout en esquivant soigneusement la seule question qui vaille: un <i>gouvernement \u00e9conomique<\/i>, certes, mais pour suivre quelle politique ?  <\/p>\n<p>Ils sont \u00e9galement parvenus \u00e0 se mettre d\u2019accord sur le mode de fonctionnement du \u00ab\u00a0v\u00e9hicule sp\u00e9cial\u00a0\u00bb charg\u00e9 de g\u00e9rer financi\u00e8rement le <i>plan de stabilisation<\/i> europ\u00e9en, r\u00e9sultat de savants compromis avec les Allemands,\u00a0dont il semble ressortir qu\u2019en contrepartie de l\u2019abandon de proc\u00e9dures de d\u00e9cision qui cr\u00e9aient une course d\u2019obstacles permanente, les Etats ne garantiraient les pr\u00eats qu&rsquo;au pro-rata de leur participation \u00e0 ceux-ci, \u00e9loignant le spectre des euro-obligations impliquant une forme de mutualisation des dettes. <\/p>\n<p>Le FMI a de son c\u00f4t\u00e9 donn\u00e9 aux gouvernements europ\u00e9ens un cadre, afin de les inciter \u00e0 prendre sans tarder des d\u00e9cisions, dont il a r\u00e9sum\u00e9 les principes dans un document remis aux ministres des finances de la zone euro. \u00ab\u00a0Les gouvernants doivent prendre des mesures d\u00e9termin\u00e9es pour parachever le projet d&rsquo;union mon\u00e9taire. La crise actuelle de la zone euro r\u00e9sulte de politiques budg\u00e9taires non viables dans certains pays, de retards dans la r\u00e9paration du syst\u00e8me financier, de progr\u00e8s insuffisants pour \u00e9tablir la discipline et la souplesse n\u00e9cessaires \u00e0 un fonctionnement sans anicroches de l&rsquo;union mon\u00e9taire, et d&rsquo;une gouvernance d\u00e9ficiente de la zone\u00a0\u00bb, a-t-il tranch\u00e9.  <\/p>\n<p>Il a aussi appel\u00e9, afin de faire repartir la croissance, \u00e0 l\u2019adoption de r\u00e9formes comme l&rsquo;assouplissement des r\u00e8gles du march\u00e9 du travail, la lib\u00e9ralisation des services, et la suppression des entraves \u00e0 la concurrence entre soci\u00e9t\u00e9s europ\u00e9ennes. \u00ab\u00a0Le probl\u00e8me de longue date de la croissance an\u00e9mique de la zone euro doit maintenant \u00eatre r\u00e9solu\u00a0\u00bb, a-t-il conclu en donnant ses derni\u00e8res directives. <\/p>\n<p>Le retour \u00e0 la croissance pourrait, si ses d\u00e9sirs devaient \u00eatre exauc\u00e9s, \u00eatre le pr\u00e9texte \u00e0 la r\u00e9alisation de ce qui n\u2019avait pu encore \u00eatre accompli, dans le domaine de la sant\u00e9 avec le lancement de plans de sant\u00e9 priv\u00e9s par exemple, ou dans celui des pensions avec les retraites par capitalisation. Pour le moins un paradoxe, vu la crise financi\u00e8re, mais toutes les occasions sont bonnes \u00e0 saisir. Une conception de la relance clairement destin\u00e9e \u00e0 ne satisfaire que ceux qui auront les moyens de s\u2019asseoir autour de la table.  <\/p>\n<p>Pour les plus d\u00e9munis, les ministres des affaires sociales de l\u2019Union europ\u00e9enne, qui viennent de se r\u00e9unir \u00e0 Luxembourg, ne sont pas en reste d&rsquo;id\u00e9es et viennent de mettre au point un plan\u00a0d\u2019action avec pour objectif de sortir 20 millions de concitoyens de la pauvret\u00e9 ou de l&rsquo;exclusion, en dix ans. Des indicateurs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finis, afin de d\u00e9terminer la population menac\u00e9e de pauvret\u00e9 ou d\u2019exclusion. Suivant celui qui est retenu &#8211; niveau de revenus ou autres approches qualitatives et quantitatives &#8211; entre 80 et 120 millions d\u2019Europ\u00e9ens (des 27 pays de l\u2019Union) seraient aujourd&rsquo;hui dans ce cas de figure. 80 millions de personnes, dont 19 millions d\u2019enfants, repr\u00e9sentent 16 % de la population de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Le plan adopt\u00e9 a pour \u00ab\u00a0ambitieux objectif\u00a0\u00bb de sortir de cette situation entre un quart et un sixi\u00e8me des personnes en d\u00e9tresse d\u2019ici \u00e0 2020, ce qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme r\u00e9aliste par tous les participants \u00e0 la r\u00e9union. Mais d&rsquo;ici cette \u00e9ch\u00e9ance, combien de nouveaux pauvres auront rejoint ceux qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9nombr\u00e9s \u00e0 l&rsquo;heure actuelle ? <\/p>\n<p>Un train peut en cacher un autre : derri\u00e8re la d\u00e9pression \u00e9conomique qui vient \u00e0 nous, en application d\u2019une politique toute tendue vers un objectif qui ne sera pas atteint, une autre promesse se dessine, toute aussi biais\u00e9e. Celle de la r\u00e9alisation de <i>courageuses r\u00e9formes de structure<\/i>, conditions n\u00e9cessaire \u00e0 un retour d&rsquo;une <i>croissance<\/i> pr\u00e9sent\u00e9e comme une fin en soi, ind\u00e9finie dans ses contours comme dans son moteur. Celle \u00e9galement d&rsquo;un accroissement des in\u00e9galit\u00e9s sociales, qui en d\u00e9coulera. <\/p>\n<p>Mais l&rsquo;implosion n&rsquo;a pas encore produit tous ses effets&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>UN MAGISTRAL CONTRESENS<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est en direct que nous assistons \u00e0 ce que les historiens qualifieront plus tard de l\u2019un des plus magistraux contre-sens de toute l\u2019histoire contemporaine. 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