{"id":12752,"date":"2010-06-09T23:03:45","date_gmt":"2010-06-09T21:03:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12752"},"modified":"2013-01-02T18:01:00","modified_gmt":"2013-01-02T17:01:00","slug":"lactualite-de-la-crise-la-corde-raide-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/06\/09\/lactualite-de-la-crise-la-corde-raide-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: la corde raide, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LA CORDE RAIDE<\/strong><\/p>\n<p>En premi\u00e8re ligne dans une situation toute inconfortable, les gouvernements europ\u00e9ens sont sur la corde raide et vont y demeurer. Divis\u00e9s entre eux, ils tentent de pr\u00e9server ce qui peut l\u2019\u00eatre d\u2019une Europe dont ils ne peuvent plus \u00e9conomiquement se passer, tout en ne sachant plus vers o\u00f9 la diriger. <\/p>\n<p>Repli\u00e9s dans leurs fronti\u00e8res nationales, ils se sont trouv\u00e9s un r\u00f4le &#8211; car il faut bien exister &#8211; en adoptant une posture de <i>cost-killers<\/i>, \u00e0 l\u2019image de ces bons gestionnaires \u00e0 la r\u00e9putation usurp\u00e9e qui s\u00e9vissent dans les entreprises. Mais ils savent en leur for int\u00e9rieur qu\u2019ils vont rapidement atteindre \u00e0 ce jeu la limite de ce qui est politiquement et socialement tenable, et que les mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 qu\u2019ils engagent ou \u00e9tudient encore ne feront pas le compte \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e. <\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas encore clairement l\u2019impasse qu&rsquo;ils redoutent, mais c\u2019est d\u00e9j\u00e0 une voie de garage. <\/p>\n<p>Coinc\u00e9s entre des imp\u00e9ratifs contradictoires, ils t\u00e2tonnent, expos\u00e9s aux crises de toutes natures dont ils craignent le d\u00e9clenchement inopin\u00e9. Avec, pour les plus lucides, la hantise de ces deux repoussoirs que sont les situations grecque et japonaise, comme le d\u00e9crit dans sa derni\u00e8re chronique du Financial Times Martin Wolf. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 le risque d\u2019un blocage sur le march\u00e9 obligataire qui s\u2019\u00e9tendrait \u00e0 d\u2019autres pays, avec des cons\u00e9quences en cha\u00eene impr\u00e9visibles, de l\u2019autre la profonde <i>trappe \u00e0 liquidit\u00e9s<\/i> et la d\u00e9flation qui l\u2019accompagne.  <\/p>\n<p><!--more-->Comme la communaut\u00e9 des analystes le craint, l\u2019Europe est \u00e0 la veille d\u2019une r\u00e9cession \u00e9conomique, et peut-\u00eatre m\u00eame de la d\u00e9flation. Ce constat a amen\u00e9 Naoyuki Shinohara, le directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint du FMI, \u00e0 d\u00e9clarer \u00e0 Singapour que la croissance asiatique allait aider l&rsquo;\u00e9conomie mondiale \u00e0 att\u00e9nuer le contrecoup des politiques d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 europ\u00e9ennes, tout en s\u2019inqui\u00e9tant de leurs effets sur le commerce ext\u00e9rieur de la r\u00e9gion, principal moteur de cette m\u00eame croissance. <\/p>\n<p>Ben Bernanke, pr\u00e9sident de la Fed, reconnait de son c\u00f4t\u00e9 que la banque centrale am\u00e9ricaine reste \u00ab\u00a0extr\u00eamement attentive\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de la situation europ\u00e9enne, rejoignant ceux qui, aux Etats-Unis, estiment que les effets de la crise grecque seront \u00ab\u00a0probablement limit\u00e9s\u00a0\u00bb. Au sein de la Fed, des voix discordantes se sont toutefois fait entendre \u00e0 ce propos parmi les gouverneurs\u00a0: Daniel Tarullo consid\u00e9rant les retomb\u00e9es sur la croissance am\u00e9ricaine de la crise europ\u00e9enne plus pr\u00e9occupantes que Charles Evans.   <\/p>\n<p>L\u2019adoption d\u2019un rem\u00e8de unique \u00e0 des situations nationales tr\u00e8s diverses en Europe &#8211; la crise qui s&rsquo;est install\u00e9e dans la r\u00e9gion ayant en r\u00e9alit\u00e9 des particularit\u00e9s et des manifestations tr\u00e8s diff\u00e9rentes d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre &#8211; est l\u2019expression m\u00eame du d\u00e9sarroi qui r\u00e8gne dans les sph\u00e8res dirigeantes, lesquelles tentent de se raccrocher \u00e0 une situation connue, r\u00e9pondant par la seule solution qu&rsquo;elles ont sous la main.<\/p>\n<p>F\u00e2cheusement, les gouvernements ont adopt\u00e9 une strat\u00e9gie qui, au lieu de <i>rassurer les march\u00e9s<\/i>, son objectif d\u00e9clar\u00e9, ne fait que les inqui\u00e9ter davantage. Aux flous initiaux exprimant des divergences entre eux succ\u00e8dent de nouvelles incertitudes, que ce soit \u00e0 propos des m\u00e9canismes de fonctionnement du <i>Fond de stabilit\u00e9 financi\u00e8re<\/i> et du <i>v\u00e9hicule sp\u00e9cial<\/i> qui en est le bras arm\u00e9, ou bien de la politique d\u2019acquisition de la dette souveraine par la BCE. De semaine en semaine, les montants de ces achats consacr\u00e9s \u00e0 la dette grecque et portugaise diminuent, parvenant tout juste \u00e0 maintenir la hausse de leurs cours.  <\/p>\n<p>Dans une tentative d\u00e9risoire de calmer le <i>courroux des march\u00e9s<\/i>, ils r\u00e9clament toujours plus de sacrifices des pays menac\u00e9s,  tandis que devant cette situation majeure d\u2019incertitude les banques se replient dans leur coquille. D\u00e9sertant le march\u00e9 interbancaire, elles continuent de placer chaque soir des capitaux plus importants que la veille dans les coffres de la BCE, seul refuge possible pour elles quand on ne sait pas de quoi sera fait le lendemain. Apr\u00e8s les banques grecques, c\u2019est en cons\u00e9quence au tour des banques espagnoles de rencontrer des probl\u00e8mes de financement sur le march\u00e9. Les banques confirment \u00eatre le vecteur de la crise, craignant d&rsquo;en \u00eatre les victimes. Image parfaite d&rsquo;un syst\u00e8me financier qui se mord le bout de la queue. <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des compagnies d\u2019assurance, qui sont jusqu\u2019\u00e0 maintenant parvenues \u00e0 se faire discr\u00e8tes, Standard &#038; Poor\u2019s vient de mettre les pieds dans le plat. Analysant l\u2019exposition des compagnies fran\u00e7aises \u00e0 la dette souveraine grecque, l\u2019agence de notation \u00e9value celle-ci \u00e0 un peu moins de 8 milliards d\u2019euros. Elle serait de 20 milliards pour les assureurs not\u00e9s par elle en Europe. Si ce risque est encore consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0g\u00e9rable\u00a0\u00bb par ses soins, elle ne cache pas que la \u00ab\u00a0d\u00e9gradation additionnelle de la qualit\u00e9 de cr\u00e9dit de la Gr\u00e8ce, du Portugal ou de l&rsquo;Espagne pourrait avoir des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur nos notes\u00a0\u00bb. L\u2019environnement financier incertain atteint \u00e0 leur tour ces gros investisseurs.  <\/p>\n<p>Sur le march\u00e9 obligataire des entreprises, Standard &#038; Poor\u2019s comme Moody\u2019s constatent aujourd\u2019hui une baisse du taux de d\u00e9faut, mais elles annoncent simultan\u00e9ment qu&rsquo;elles sont pr\u00e9occup\u00e9es quant \u00e0 la capacit\u00e9 qu\u2019auront dans les toutes prochaines ann\u00e9es les grandes entreprises \u00e0 refinancer les centaines de milliards d\u2019euros ou de livres des \u00e9missions qui vont arriver \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance. L&rsquo;optimisme n&rsquo;est pas de mise, remarquent-elles, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 que de nombreuses entreprises renouent avec des pratiques douteuses, n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 emprunter sur les march\u00e9s pour payer \u00e0 leurs actionnaires d\u2019importants dividendes. <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des banques, on fait valoir que 2012 devrait \u00eatre un \u00ab\u00a0point de d\u00e9part\u00a0\u00bb et non pas la date d\u2019application des nouvelles obligations de renforcement des fonds propres de <i>B\u00e2le III<\/i>. \u00ab\u00a0Si vous demandez tout, tout de suite, cela va cr\u00e9er des tensions importantes sur le march\u00e9 du cr\u00e9dit\u00a0\u00bb, a ainsi pr\u00e9venu Robin Down, un analyste de HSBC\u00a0: \u00ab\u00a0Les march\u00e9s ne pourront pas absorber les lev\u00e9es de fonds des banques si elles viennent toutes au guichet en m\u00eame temps\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>Ces remarques donnent tout leur sens \u00e0 l\u2019annonce par HSBC, qui a d\u00e9plac\u00e9 son si\u00e8ge social \u00e0 Hong Kong, d\u2019une prochaine lev\u00e9e de fonds  tr\u00e8s importante \u00e0 la Bourse de Shanga\u00ef, d\u00e8s que les autorit\u00e9s chinoises auront adopt\u00e9 la r\u00e9glementation pr\u00e9sidant \u00e0 l\u2019introduction en Bourse des soci\u00e9t\u00e9s \u00e9trang\u00e8res. <\/p>\n<p>Les banques europ\u00e9ennes ne sont pas toutes plac\u00e9es pour tenter d\u2019op\u00e9rer de m\u00eame, alors qu\u2019elles vont devoir faire face \u00e0 un triple challenge :  le refinancement de leurs op\u00e9rations en cours, l\u2019augmentation pr\u00e9visible des taux de d\u00e9faut en raison de la r\u00e9cession qui s\u2019annonce, et enfin l\u2019augmentation de leurs fonds propres. Sans tenir compte de la restructuration de la dette de plusieurs pays europ\u00e9ens, consid\u00e9r\u00e9e comme in\u00e9vitable. <\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 l\u2019annonce, rest\u00e9e tr\u00e8s discr\u00e8te en France, de nouveaux <i>stress tests<\/i> des banques, dont il va falloir suivre le sort qui va leur \u00eatre r\u00e9serv\u00e9. Clarifieront-ils mieux que les pr\u00e9c\u00e9dents la situation r\u00e9elle des banques\u00a0? Seront-ils rendus publics dans le d\u00e9tail\u00a0? On peut d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent fortement en douter. <\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de la dette publique, enfin, le pic n\u2019est pas atteint et son calendrier risque d\u2019\u00eatre repouss\u00e9 si les plans d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 ne produisent pas les effets escompt\u00e9s. C\u2019est une affaire, au strict minimum et au mieux, de trois \u00e0 quatre ans, pendant lesquels de nombreux \u00e9v\u00e9nements vont survenir. <\/p>\n<p>On va beaucoup entendre parler de cette notion de pic de la dette, dont l\u2019inscription dans le calendrier, rapproch\u00e9 ou s\u2019\u00e9loignant, va \u00eatre la vraie mesure de la dangereuse et douloureuse strat\u00e9gie adopt\u00e9e. L\u2019agence Fitch a d\u00e9j\u00e0 adopt\u00e9 cette probl\u00e9matique, annon\u00e7ant en cons\u00e9quence que le Royaume-Uni pourrait conserver sa note AAA, \u00e0 condition toutefois que la r\u00e9duction du d\u00e9ficit soit \u00ab\u00a0plus ambitieuse\u00a0\u00bb. Le d\u00e9ficit du Royaume-Uni, le plus important des 27 pays de l\u2019Union europ\u00e9enne, est actuellement de 156 milliards de livres. <\/p>\n<p>L\u2019embouteillage redout\u00e9 sur le march\u00e9 obligataire se pr\u00e9cise donc, alors que les banques &#8211; \u00e0 la fois investisseurs et emprunteurs &#8211; manifestent la plus grande frilosit\u00e9 quand elles exercent le premier de ces deux r\u00f4les, comme on le constate actuellement. La crainte monte <i>qu\u2019il n\u2019y en ait pas pour tout le monde<\/i>, aboutissant \u00e0 de nouvelles hausses des taux obligataires. Favorisant les plus forts et enfon\u00e7ant les plus faibles, Etats, banques et entreprises tous confondus. D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, l\u2019\u00e9cart des taux au sein de la zone euro ne fait que continuer \u00e0 s\u2019\u00e9largir. <\/p>\n<p>Devant cette perspective qui contrarierait leurs efforts de r\u00e9duction de la dette, sans tenir compte des effets sous estim\u00e9s de la r\u00e9cession \u00e9conomique, les gouvernements europ\u00e9ens tentent de r\u00e9agir \u00e0 leur mani\u00e8re, afin de contr\u00f4ler les d\u00e9bordements des <i>march\u00e9s<\/i> qui les menacent. Ils s\u2019efforcent d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les discussions relatives \u00e0 une r\u00e9gulation financi\u00e8re, dont ils savent d\u00e9sormais qu\u2019elle ne pourra \u00eatre adopt\u00e9e qu\u2019entre Europ\u00e9ens, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 les compromis n\u00e9cessaires qui risquent de lui retirer l\u2019essentiel de sa port\u00e9e, afin que les Britanniques les acceptent. M\u00eame s&rsquo;ils devaient y parvenir, cela laisserait de toute fa\u00e7on une vaste partie du monde, o\u00f9 les m\u00e9gabanques europ\u00e9ennes sont pourvues de filiales, r\u00e9gul\u00e9e \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine. On s\u2019agite donc, \u00e0 Bruxelles, Berlin et Paris, sur le dossier des produits d\u00e9riv\u00e9s et des CDS &#8211; le plus d\u00e9terminant &#8211; tandis que l\u2019on esp\u00e8re trouver plus facilement un accord sur celui de la taxe des \u00e9tablissements bancaires, le plus politique.<\/p>\n<p>La port\u00e9e r\u00e9elle de cette taxe, une fois que ses modalit\u00e9s et son affectation auront \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9s, sera tr\u00e8s faible. Les analystes de Deutsche Bank estiment que son produit pourrait \u00eatre de 15 milliards d\u2019euros par an pour toute l\u2019Union europ\u00e9enne, si le mod\u00e8le appliqu\u00e9 en Su\u00e8de \u00e9tait adopt\u00e9 (taxe de 3,5% sur tous les pr\u00eats), \u00e0 comparer avec les estimations par la BCE du montant des d\u00e9pr\u00e9ciations qui devraient \u00eatre effectu\u00e9es d\u2019ici fin 2011 par les seules banques de la zone euro\u00a0: 195 milliards d\u2019euros. C\u2019est donc une taxe politique, contre laquelle les banques bataillent pour n&rsquo;en accepter qu&rsquo;une version symbolique. <\/p>\n<p>La pente est rude et sinueuse pour les gouvernements europ\u00e9ens, qui ne sont \u00e0 l&rsquo;abri d&rsquo;aucune surprise, surtout les mauvaises. Les tentations de privil\u00e9gier les int\u00e9r\u00eats nationaux ne vont pas manquer, \u00e9loignant encore les issues qu&rsquo;ils esp\u00e8rent \u00e0 leur politique. Ils sont les meilleurs artisans des rebondissements \u00e0 venir de la crise. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LA CORDE RAIDE<\/strong><\/p>\n<p>En premi\u00e8re ligne dans une situation toute inconfortable, les gouvernements europ\u00e9ens sont sur la corde raide et vont y demeurer. Divis\u00e9s entre eux, ils tentent de pr\u00e9server ce qui peut l\u2019\u00eatre d\u2019une Europe dont ils ne peuvent plus \u00e9conomiquement se passer, tout en ne sachant plus vers o\u00f9 la diriger. 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