{"id":127604,"date":"2021-05-03T09:19:31","date_gmt":"2021-05-03T07:19:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=127604"},"modified":"2021-05-13T15:02:58","modified_gmt":"2021-05-13T13:02:58","slug":"philip-k-dick-le-prophete-qui-se-fit-passer-pour-romancier-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/05\/03\/philip-k-dick-le-prophete-qui-se-fit-passer-pour-romancier-ii\/","title":{"rendered":"<b>Philip K. Dick : le proph\u00e8te qui se fit passer pour romancier (II)<\/b>"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/01\/28\/journee-detude-science-fiction-religion-theologie-predestination-et-futurs-contingents-chez-philip-k-dick-le-21-avril-2021\/ubik\/\" rel=\"attachment wp-att-126463\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-126463\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Ubik-187x300.png\" alt=\"\" width=\"187\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Ubik-187x300.png 187w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Ubik.png 311w\" sizes=\"auto, (max-width: 187px) 100vw, 187px\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"p1\">Suite et fin.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\">Il y a donc dans <i>VALIS<\/i> (\u00ab Vast Active Living Intelligence System \u00bb &#8211; 1981) un tr\u00e8s \u00e9tonnant d\u00e9doublement de la personnalit\u00e9 : un personnage correspondant en tout point au v\u00e9ritable Philip K. Dick, dont ses compagnes successives et amis de l\u2019\u00e9poque affirment avec un bel ensemble qu\u2019il \u00e9tait fou et, en retrait, l\u2019auteur de cette quasi autobiographie, ma\u00eetre de ses moyens, faisant preuve d\u2019une stup\u00e9fiante lucidit\u00e9, diss\u00e9quant avec la froideur clinique d\u2019un m\u00e9decin-l\u00e9giste le comportement de ce fou, dont rien ne sugg\u00e8re qu\u2019il soit autre que le m\u00eame Philip K. Dick.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Dans une lettre dat\u00e9e de 1981, Dick prolongeait l\u2019exercice : \u00ab\u00a0Tous ceux qui ont lu mon r\u00e9cent roman <i>VALIS<\/i> savent que j&rsquo;ai un alter ego nomm\u00e9 Horselover Fat, qui re\u00e7oit des r\u00e9v\u00e9lations divines (du moins le croit-il : il pourrait s&rsquo;agir de simples hallucinations, comme le pensent les amis de Fat). [&#8230;] Eh bien, Fat a eu une autre vision : celle qu&rsquo;il attendait. [&#8230;] Pauvre Fat ! Sa folie est maintenant achev\u00e9e car il suppose que dans sa vision il a <i>vu<\/i> le nouveau sauveur. J&rsquo;ai demand\u00e9 \u00e0 Fat s&rsquo;il \u00e9tait s\u00fbr de vouloir parler de cela car il ne ferait que corroborer le caract\u00e8re pathologique de son \u00e9tat. Il m&rsquo;a r\u00e9pondu : \u00ab\u00a0Non, Phil, ils vont penser que c&rsquo;est toi\u00a0\u00bb. Maudit sois-tu, Fat ! de m&rsquo;avoir conduit dans ce <i>double bind<\/i>\u00a0(double contrainte anxiog\u00e8ne car combinant deux exigences contradictoires) \u00bb (1995 : 314).<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p class=\"p1\">Comment Dick lui-m\u00eame aurait-il expliqu\u00e9 l\u2019incongruit\u00e9 du \u00ab\u00a0J\u2019aurais souhait\u00e9 pouvoir l\u2019aider\u00a0\u00bb, qu\u2019il \u00e9met \u00e0 propos de son alter ego ? Nous connaissons la r\u00e9ponse : \u00e0 partir pr\u00e9cis\u00e9ment du d\u00e9doublement de la personnalit\u00e9 propre \u00e0 la schizophr\u00e9nie. Si nous le savons, c\u2019est \u00e0 partir du personnage d\u2019un schizophr\u00e8ne que l\u2019on trouve dans <i>The transmigration of Timothy Archer<\/i>, le dernier roman que Dick \u00e9crirait en 1981, publi\u00e9 en 1982 peu de temps apr\u00e8s sa mort, relevant, comme je l\u2019ai dit, de la \u00ab\u00a0th\u00e9ologie-fiction\u00a0\u00bb.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Car si <i>VALIS<\/i> est un ouvrage biographique, en tant que m\u00e9moires romanc\u00e9s de son auteur, <i>The Transmigration of Timothy Archer<\/i>, est la biographie romanc\u00e9e de James Pike (1913-1969) : la v\u00e9ritable identit\u00e9 de \u00ab\u00a0Timothy Archer\u00a0\u00bb, un \u00e9v\u00eaque de l\u2019\u00e9glise \u00e9piscopalienne : le pendant aux \u00c9tats-Unis de l\u2019\u00e9glise anglicane en Grande-Bretagne. Pike fut accus\u00e9 d\u2019h\u00e9r\u00e9sie de son vivant pour sa remise en question du Saint-Esprit comme troisi\u00e8me composante de la Sainte Trinit\u00e9. Pike fut \u00e0 une \u00e9poque le beau-p\u00e8re de Dick : celui-ci ayant \u00e9pous\u00e9 la belle-fille de la compagne de Pike. C\u2019est Pike qui avait offici\u00e9 lors de la c\u00e9r\u00e9monie de mariage de Dick avec sa parente par alliance.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">La compagne de Pike a dans le roman un fils schizophr\u00e8ne nomm\u00e9 Bill. Par ailleurs, \u00e0 l\u2019instar de Pike lui-m\u00eame, son alter ego Timothy Archer tente par divers moyens de communiquer avec son fils d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Le coup de th\u00e9\u00e2tre du roman intervient quand, apr\u00e8s la mort accidentelle de son beau-p\u00e8re, Bill fait savoir \u00e0 Angel, la narratrice, veuve du fils d\u00e9c\u00e9d\u00e9, qu\u2019il est lui d\u00e9sormais \u00e0 la fois Bill et Timothy Archer r\u00e9incarn\u00e9, ce dont il apporte diverses preuves, \u00e9tant capable de r\u00e9citer des passages de Dante en italien m\u00e9di\u00e9val, comme Archer\/Pike avait la capacit\u00e9 de le faire, ou rapportant \u00e0 Angel un incident dont Archer et elle sont les seuls \u00e0 conna\u00eetre l\u2019existence.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Cette \u00e9piphanie appara\u00eetrait comme le comble de l\u2019invraisemblance si elle n\u2019avait \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e de main de ma\u00eetre, comme le point d\u2019orgue du d\u00e9roulement implacable du r\u00e9cit.<\/p>\n<p class=\"p1\">\u00c0 ceci pr\u00e8s qu\u2019un schizophr\u00e8ne ne dispose pas de la ma\u00eetrise de la repr\u00e9sentation de sa propre personne qui lui permettrait, \u00e0 lui ou \u00e0 elle, de jouer ce jeu \u00e0 deux personnages, authentiques images invers\u00e9es l\u2019un de l\u2019autre. Si bien que l\u2019un des deux, du narrateur de <i>VALIS<\/i> ou de Horselover Fat, est le v\u00e9ritable Philip K. Dick. Car si une personne dou\u00e9e de toute sa raison peut simuler le comportement d\u2019un fou avec plus ou moins de vraisemblance, un fou ne dispose pas du moyen d\u2019incarner \u00e0 la perfection une personne dou\u00e9e de toute sa raison &#8211; sans quoi il ne serait jamais pass\u00e9 pour fou. Ce qui nous conduit \u00e0 penser que Philip K. Dick est le narrateur rationnel de <i>VALIS<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/i> et Horselover Fat, un personnage de roman. Si ce n\u2019est qu\u2019on se heurte ici aux faits d\u2019observation, les t\u00e9moins \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la r\u00e9daction de <i>VALIS<\/i> et de <i>The Transmigration of Timothy Archer<\/i>, \u00e9tant en effet unanimes (y compris son psychiatre dans divers entretiens, m\u00eame s&rsquo;il est prudent quant aux termes qu\u2019il emploie) : Philip K. Dick est fou.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">La psychiatrie nous m\u00e8ne donc par deux canaux distincts \u00e0 des conclusions contradictoires : par l\u2019observation, que Dick \u00e9tait fou, et par le raisonnement, qu\u2019il ne pouvait pas l\u2019\u00eatre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Le dilemme \u00e9tant entier, il nous force \u00e0 un pas en arri\u00e8re, que voici : affirmer avec force et conviction dans notre monde que l\u2019on est proph\u00e8te au sens biblique, comme Dick le d\u00e9clara \u00e0 Metz, suffit \u00e0 vous faire consid\u00e9rer comme fou par la m\u00e9decine aussi bien que par votre entourage.<\/p>\n<p class=\"p1\">Admettons alors \u00e0 titre d&rsquo;hypoth\u00e8se que Philip K. Dick, n\u00e9 \u00e0 Chicago en 1928, mort \u00e0 Santa Ana en 1982, \u00e9tait bien, comme il le pr\u00e9tendait, un proph\u00e8te r\u00e9ceptacle de r\u00e9v\u00e9lations divines. Dans ce cas, Horselover Fat est un proph\u00e8te pris \u00e0 tort pour un fou, tandis que le narrateur est un imb\u00e9cile hurlant avec les loups quand il pr\u00e9tend que Horselover Fat est un fou qu\u2019il prend personnellement en piti\u00e9. Ce qui inverserait la donne : Horselover Fat est l\u2019auteur de <i>VALIS<\/i> et son v\u00e9ritable narrateur, \u00e0 savoir Philip K. Dick, alors que le narrateur est un personnage de fiction, fruit de l\u2019imagination de Dick.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Mais dans ce cas-l\u00e0, \u00e0 quoi peut bien servir ce narrateur ami du sens commun et \u00e0 qui les arcanes du diagnostic psychiatrique sont famili\u00e8res ? La r\u00e9ponse va de soi : \u00e0 faire passer des proph\u00e9ties b\u00e9n\u00e9ficiant de la caution divine, pour des r\u00e9cits de science-fiction, \u00e0 travestir en manifestations inoffensives d\u2019un genre litt\u00e9raire mineur, le message r\u00e9volutionnaire d\u2019une nouvelle religion. <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\u00c0 quoi cette nouvelle religion pourrait-elle bien ressembler ? Tous les \u00e9l\u00e9ments en sont accessibles au sein de l\u2019\u0153uvre \u00e9crite de Dick. Et un excellent r\u00e9sum\u00e9 nous en fut offert par lui \u00e0 Metz, le 24 septembre 1977 :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u00a0Le mieux que je puisse faire [\u2026] est de jouer le r\u00f4le de proph\u00e8te, de ces anciens proph\u00e8tes, et d\u2019oracle comme la sibylle de Delphes, et de parler d\u2019un merveilleux monde-jardin, tr\u00e8s proche de celui dont il est dit que nos anc\u00eatres l\u2019habit\u00e8rent autrefois &#8211; en fait, j\u2019imagine parfois qu\u2019il s\u2019agit pr\u00e9cis\u00e9ment de ce m\u00eame monde restaur\u00e9, comme si une fausse trajectoire de notre monde allait finalement \u00eatre parfaitement corrig\u00e9e, et que nous serions \u00e0 nouveau l\u00e0 o\u00f9 il y a plusieurs milliers d&rsquo;ann\u00e9es nous vivions et \u00e9tions heureux : [&#8230;] notre demeure l\u00e9gitime que nous avions en quelque sorte perdue. [&#8230;] Ce qui m&rsquo;a le plus surpris dans ce monde aux allures de parc [&#8230;], ce sont les \u00e9l\u00e9ments non-chr\u00e9tiens qui en constituent le soubassement. [&#8230;] Je voyais une \u00e9tendue de terre et une eau lisse d\u2019un bleu profond et, se tenant sur son bord, une splendide femme nue en qui je reconnus Aphrodite. [&#8230;] J&rsquo;avais la ferme impression que c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;autre monde &#8211; non pas celui des chr\u00e9tiens &#8211; mais l&rsquo;Arcadie du monde pa\u00efen gr\u00e9co-romain, quelque chose de plus ancien et de plus beau que ce que ma propre religion peut convoquer comme appeau pour nous maintenir dans un \u00e9tat de moralit\u00e9 empreinte d\u2019un sens du devoir et de foi\u00a0\u00bb (1995 : 256-257).<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>Le style de Dick : celui du t\u00e9moin<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Conform\u00e9ment \u00e0 la conviction de Dick que ses textes sont des r\u00e9cits et non des contributions \u00e0 la litt\u00e9rature de fiction, il \u00e9crit dans un style utilitaire : pour se rendre d\u2019un lieu \u00e0 un autre, il ne s\u2019encombre que du bagage le plus l\u00e9ger. Il y a des dialogues, et des soliloques, en quantit\u00e9 et, pour les s\u00e9parer, la description d\u2019actes ayant lieu, et surtout les d\u00e9lib\u00e9rations des protagonistes, d\u00e9bouchant sur ce que nous les entendons dire. Aucun paysage embrass\u00e9 du regard, pas de description d\u00e9taill\u00e9e de personnages : la seule mention de leur sexe, leur \u00e2ge et la liste des v\u00eatements qu\u2019ils portent, la mati\u00e8re, le couleur et le motif, c\u2019est tout. Pas m\u00eame une r\u00e9flexion sur le style de leur habillement et ce qu\u2019il pourrait r\u00e9v\u00e9ler. Jamais rien sur la forme d\u2019un nez, la couleur de certains yeux, l\u2019allure g\u00e9n\u00e9rale d\u2019une coiffure. Non : \u00ab\u00a0ses cheveux \u00e9taient noirs\u00a0\u00bb, et le lecteur entend : \u00ab\u00a0passons sans plus tarder \u00e0 la suite, \u00e0 ce qui compte vraiment\u00a0\u00bb.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Mettre tout cela en sc\u00e8ne, ajouter de la couleur, des parfums, de vertes \u00e9tendues s\u2019\u00e9tendant \u00e0 perte de vue, ou peupl\u00e9es de haies et de bosquets, les sourires mutins et les visages marqu\u00e9s par l\u2019amertume, c\u2019est aux lecteurs de les amener, chacun avec soi. Tout ce qui manque pour donner chair est abandonn\u00e9, selon l\u2019expression consacr\u00e9e, \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019imagination du lecteur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p1\">Soyons franc, c\u2019est ce qu\u2019on appelle \u00ab\u00a0ne pas bien \u00e9crire\u00a0\u00bb. Et c\u2019est ce qui explique que l\u2019on lise ici ou l\u00e0 que ceux des livres de Dick qui ne rel\u00e8vent pas de la science-fiction (l\u2019ensemble \u00e9tant \u00e9crit d\u2019un style uniforme) ne pr\u00e9sentent pas grand int\u00e9r\u00eat. La raison pour les lire, c\u2019est l\u2019histoire qui y est narr\u00e9e : une histoire toujours \u00e0 vous faire exploser la t\u00eate, mais de l\u2019histoire vraie nous est-il enjoint d\u2019admettre : \u00ab\u00a0toute ressemblance entre la fable racont\u00e9e ici et des personnes r\u00e9elles n\u2019est nullement fortuite : elle est intentionnelle\u00a0\u00bb, affirme Dick car \u00ab\u00a0ces r\u00e9cits des \u00c9tats-Unis sous la botte nazie, de la <i>terraformation<\/i> de la plan\u00e8te Mars, de la r\u00e9volte de Massada en l\u2019an 74, c\u2019est l\u00e0 l\u2019histoire v\u00e9ridique de ma propre vie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>R\u00e9f\u00e9rences<\/b> :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Philip K. Dick, <i>Ubik<\/i> [1969], New York : Vintage Books 1991<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Philip K. Dick, <i>VALIS<\/i> [1981], New York : Vintage Books 1991<\/p>\n<p class=\"p1\">Philip K. Dick, <i>The Transmigration of Timothy Archer<\/i> [1982], New York : Vintage Books 1991<\/p>\n<p class=\"p1\">Philip K. Dick, \u00ab\u00a0If You Find This World Bad, You Should See Some of the Others\u00a0\u00bb, Conf\u00e9rence de Metz 1977<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=strchomt5nc\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=strchomt5nc<\/a><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">In <i>The Shifting Realities of Philip K. Dick<\/i>, New York : Vintage Books 1995, pp. 233-258<\/p>\n<p class=\"p1\"><i>Philip K Dick: A Day In The Afterlife, Documentary about the author, Philip K. Dick<\/i>, BBC Arena 1994<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/01\/28\/journee-detude-science-fiction-religion-theologie-predestination-et-futurs-contingents-chez-philip-k-dick-le-21-avril-2021\/ubik\/\" rel=\"attachment wp-att-126463\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-126463\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Ubik-187x300.png\" alt=\"\" width=\"187\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Ubik-187x300.png 187w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Ubik.png 311w\" sizes=\"auto, (max-width: 187px) 100vw, 187px\" \/><\/a><\/p>\n<p class=\"p1\">Suite et fin.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p1\">Il y a donc dans <i>VALIS<\/i> (\u00ab Vast Active Living Intelligence System \u00bb &#8211; 1981) un tr\u00e8s \u00e9tonnant d\u00e9doublement de la personnalit\u00e9 : un personnage correspondant en tout point au v\u00e9ritable Philip K. Dick, dont ses compagnes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11,14,5346],"tags":[6830,3425,7659,3868,8115,5670,6565,8062,8065],"class_list":["post-127604","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-litterature","category-science-fiction","category-theologie","tag-drogues","tag-philip-k-dick","tag-prophetes","tag-psychiatrie","tag-schizophrenie","tag-science-fiction","tag-theologie","tag-ubik","tag-valis"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127604","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127604"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127604\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":127606,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127604\/revisions\/127606"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127604"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127604"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127604"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}