{"id":127641,"date":"2021-05-06T13:27:53","date_gmt":"2021-05-06T11:27:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=127641"},"modified":"2025-01-20T19:52:41","modified_gmt":"2025-01-20T18:52:41","slug":"projet-dun-livre-consacre-a-lanthropologie-en-tant-que-discipline","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/05\/06\/projet-dun-livre-consacre-a-lanthropologie-en-tant-que-discipline\/","title":{"rendered":"<b>Projet d\u2019un livre consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019anthropologie en tant que discipline<\/b>"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/03\/27\/sir-edmund-leach-et-moi-ou-comment-resoudre-des-casse-tete-sans-convaincre-personne-le-23-avril-2020-retranscription\/murngin-2\/\" rel=\"attachment wp-att-127150\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-127150\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Murngin-300x227.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"227\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Murngin-300x227.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Murngin.png 473w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Je donne en ce moment deux cours d\u2019anthropologie \u00e0 la facult\u00e9 de Droit de l\u2019Universit\u00e9 catholique de Lille : \u00ab\u00a0Anthropologie culturelle\u00a0\u00bb, depuis 2019 et \u00ab\u00a0Grands courants de l\u2019anthropologie\u00a0\u00bb, depuis l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"p1\">J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 ici sur le blog, la retranscription de certaines de ces le\u00e7ons. J\u2019ai ajout\u00e9 \u00e0 cela le texte des le\u00e7ons en histoire de l\u2019anthropologie que j\u2019avais donn\u00e9es de 1977 \u00e0 1979 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 libre de Bruxelles \u00e0 l\u2019intention d\u2019\u00e9tudiants en sciences sociales, ainsi qu\u2019un ensemble de r\u00e9flexions sur l\u2019histoire de l\u2019anthropologie qui furent publi\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 dans la revue <i>L\u2019Homme<\/i>. J\u2019ai \u00e9galement traduit \u00e0 l\u2019intention des lecteurs du blog, de nombreuses notes en anglais datant des ann\u00e9es 1977 \u00e0 1984, \u00e9poque o\u00f9 j\u2019\u00e9tais \u00e9tudiant th\u00e9sard puis jeune enseignant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge, o\u00f9 je b\u00e9n\u00e9ficiais d\u2019un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 aux archives du Haddon Museum. J\u2019ai enfin compl\u00e9t\u00e9 par les chroniques mensuelles consacr\u00e9es \u00e0 l\u2019anthropologie que j\u2019ai livr\u00e9es \u00e0 la revue <i>L\u2019\u00c2ne<\/i> de 1984 \u00e0 1988.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p class=\"p1\">Tout cela constitue un vaste mat\u00e9riau \u00e0 partir duquel brosser, comme je vais le faire maintenant, un portrait synth\u00e9tique de ce que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui <i>l\u2019anthropologie<\/i>, et qui fut diversement appel\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9poques et dans diff\u00e9rents pays \u00ab\u00a0ethnologie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0anthropologie sociale\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0anthropologie culturelle\u00a0\u00bb.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>L\u2019anthropologie date d\u2019un peu plus de deux si\u00e8cles si l\u2019on lui choisit pour date de naissance la fondation \u00e0 Paris de la <i>Soci\u00e9t\u00e9 des Observateurs de l\u2019Homme<\/i> (1799-1804), dont l\u2019un des membres \u00e9tait Joseph-Marie Deg\u00e9rando (1772-1842), l\u2019auteur en 1800 des <i>Consid\u00e9rations sur les diverses m\u00e9thodes \u00e0 suivre dans l&rsquo;observation des peuples sauvages<\/i>, qui servirent de manuel \u00e0 Fran\u00e7ois P\u00e9ron (1775-1810) pour le guider lors de ses contacts avec les habitants de la <i>Terre Napol\u00e9on<\/i>, r\u00e9gion c\u00f4ti\u00e8re de l\u2019Australie connue aujourd\u2019hui sous l\u2019appellation de \u00ab\u00a0golfe Saint-Vincent\u00a0\u00bb. Alors qu\u2019il \u00e9tait enregistr\u00e9 au r\u00f4le de l\u2019\u00e9quipage en tant que \u00ab\u00a0biologiste\u00a0\u00bb, P\u00e9ron s\u2019\u00e9tait attribu\u00e9 de sa propre autorit\u00e9 un autre titre : celui d\u2019\u00ab\u00a0anthropologiste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Plus de deux si\u00e8cles, voil\u00e0 qui justifie un bilan, d\u2019autant que Claude L\u00e9vi-Strauss (1908-2009) posait d\u00e9j\u00e0 aux environs des ann\u00e9es 1950, il y a donc soixante-dix ans, la question de la disparition de l\u2019objet m\u00eame de l\u2019anthropologie, l\u2019inventaire et la description de peuples inconnus de \u00ab\u00a0Sauvages\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0Barbares\u00a0\u00bb \u00e9tant alors pratiquement achev\u00e9s. Une p\u00e9riode s\u2019ouvrait alors d\u2019exploration par les m\u00e9thodes de l\u2019anthropologie des communaut\u00e9s les plus traditionnelles au sein de notre propre soci\u00e9t\u00e9. Marchant sur les traces du travail de terrain de Jeanne Favret-Saada consacr\u00e9, quelques ann\u00e9es auparavant (1969-71), \u00e0 la sorcellerie dans le bocage mayennais, ma propre \u00ab\u00a0anthropologie \u00e9conomique\u00a0de l\u2019\u00cele de Houat\u00a0\u00bb (1973-74) fut \u00e0 cette \u00e9poque l\u2019une des contributions \u00e0 cette nouvelle tendance. Mes travaux anthropologiques suivants, consacr\u00e9s aux populations de p\u00eacheurs nomades du littoral s\u2019\u00e9tendant du Lib\u00e9ria au Congo, effectu\u00e9s alors que j\u2019\u00e9tais en poste aux Nations-Unies, puis consultant pour cette organisation, s\u2019apparentent davantage \u00e0 l\u2019anthropologie de type classique.<\/p>\n<p>Le destin de l\u2019anthropologie fut \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 celui de la colonisation et de la d\u00e9colonisation. Les administrateurs r\u00e9clamaient des \u00e9tudes relatives aux populations \u00e0 administrer. Les anthropologues les leur fournirent. \u00c9tudes qui \u00e9taient alors enseign\u00e9es dans ces \u00ab\u00a0instituts de sciences coloniales\u00a0\u00bb o\u00f9 \u00e9tait assur\u00e9e la formation des fonctionnaires s\u2019appr\u00eatant \u00e0 prendre leur poste dans les colonies.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Mais n\u2019importe qui ne s\u2019int\u00e9ressait pas \u00e0 ces populations \u00e0 \u00e9tudier : seulement ceux qu\u2019une sympathie personnelle pour l\u2019Autre poussaient \u00e0 se rapprocher de lui, voire vouloir v\u00e9ritablement partager sa vie. Le paradoxe fut alors que plusieurs g\u00e9n\u00e9rations d\u2019administrateurs coloniaux furent form\u00e9s par des hommes et des femmes qui d\u00e9sapprouvaient fonci\u00e8rement l\u2019entreprise coloniale. \u00ab\u00a0Anticolonialisme de bons sentiments\u00a0\u00bb, telle est la fa\u00e7on dont on pourrait qualifier globalement l\u2019\u00e9thique de la profession d\u2019anthropologue au cours de ses deux si\u00e8cles d\u2019existence. Il faut le dire : \u00e0 ce point soucieux d\u2019offrir une bonne image des populations \u00e9tudi\u00e9es, les anthropologues en produisirent des portraits souvent biais\u00e9s, \u00e0 ce point que l\u2019on vit appara\u00eetre dans les ann\u00e9es 1970 et 1980, les \u00e9tudes d\u2019anthropologues d\u00e9non\u00e7ant comme l\u2019\u0153uvre de faussaires, les travaux de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs sur un terrain particulier. L\u2019image de Franz Boas (1858-1942) et de Margaret Mead (1901-1978) en particulier, en fut particuli\u00e8rement atteinte. Paradoxalement, le premier \u00e0 d\u00e9noncer d\u00e8s les ann\u00e9es 1930 la falsification d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e fut Gregory Bateson (1904-1980), qui serait le mari de Margaret Mead. Sa d\u00e9nonciation ne lui fit pas que des amis : il fut proprement \u00e9ject\u00e9 de la profession.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Le scandale avait commenc\u00e9 en 1967 quand avait paru \u00e0 l\u2019initiative de sa seconde \u00e9pouse et veuve, le journal de terrain de Bronislaw Malinowski (1884-1942). On y trouve des phrases d\u00e9vastatrices, susceptibles de jeter le doute aussi bien sur les motivations des anthropologues que sur l\u2019objectivit\u00e9 de leurs recherches, telle celle-ci : \u00ab\u00a0Je vois la vie des indig\u00e8nes comme enti\u00e8rement vide d\u2019int\u00e9r\u00eat et d\u2019importance, quelque chose d\u2019\u00e0 ce point \u00e9loign\u00e9 de moi que la vie d\u2019un chien\u00a0\u00bb (Malinowski, Bronislaw, <i>A Diary in the Strict Sens\u00e9 of the Term<\/i>, London : Routledge &amp; Kegan Paul 1967 : 167).<\/p>\n<p>Sans que la chose leur apparaisse avec clart\u00e9, la repr\u00e9sentation id\u00e9ale qui a sous-tendu la profession d\u2019anthropologue a \u00e9t\u00e9 celle d\u2019une plan\u00e8te Terre con\u00e7ue comme un vaste parc naturel o\u00f9 l\u2019ensemble des populations \u00ab\u00a0sauvages\u00a0\u00bb continueraient de vivre dans un pr\u00e9sent \u00e9ternellement pr\u00e9serv\u00e9 comme au temps o\u00f9 l\u2019Occident avait d\u00e9couvert leur existence, entour\u00e9es des animaux eux aussi \u00ab\u00a0sauvages\u00a0\u00bb contre lesquels elles avaient \u00e0 se d\u00e9fendre. Cette image idyllique vise bien entendu \u00e0 \u00e9liminer du tableau la sauvagerie v\u00e9ritablement observ\u00e9e elle dans l\u2019attitude qui fut celle de l\u2019Occident dans ses contacts avec le reste du monde. Mais elle est idyllique aussi dans la mesure o\u00f9 elle ignore d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment la violence r\u00e9elle des soci\u00e9t\u00e9s autres ainsi que leur caract\u00e8re intrins\u00e8quement instable d\u00fb \u00e0 leurs guerres incessantes, \u00e0 la brutalit\u00e9 de leurs membres les uns envers les autres, ainsi qu\u2019\u00e0 leur tendance \u00e0 d\u00e9truire enti\u00e8rement leur environnement naturel en quelques g\u00e9n\u00e9rations seulement, ceci expliquant par exemple la succession rapide des civilisations en Am\u00e9rique centrale. Allant \u00e0 l\u2019encontre de mythes bien \u00e9tablis, ce ne sont pas n\u00e9cessairement des soci\u00e9t\u00e9s en \u00e9quilibre que l\u2019Occident d\u00e9couvrit ailleurs. S\u2019il est incontestable qu\u2019il pilla l\u2019Afrique et les Am\u00e9riques, il n\u2019en est pas moins vrai que (comme l\u2019affirment avec une mauvaise foi consomm\u00e9e les partisans de la colonisation, parce que telle n\u2019\u00e9tait pas leur principale motivation, laquelle \u00e9tait le pillage) l\u2019Occident leur apporta cependant v\u00e9ritablement la paix.<\/p>\n<p>On ne s\u2019\u00e9tonnera pas que l\u2019\u00c2ge d\u2019Or de l\u2019anthropologie n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 comme on l\u2019imagina au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, celui-ci, mais le XIX<sup>e<\/sup>, moment o\u00f9 converg\u00e8rent la d\u00e9couverte en masse par l\u2019Occident de nouvelles populations inconnues, sans contact pr\u00e9alable avec lui, et les interrogations d\u2019intellectuels, m\u00e9decins, philosophes, juristes et autres, sur qui \u00e9tait cet Autre, et qui nous \u00e9tions nous par rapport \u00e0 lui.<\/p>\n<p>On ne s\u2019\u00e9tonnera pas non plus que les anthropologues \u00e9tant en petit nombre, certaines des questions fondamentales de leur discipline aient \u00e9t\u00e9 r\u00e9solues au fil des ans par des sp\u00e9cialistes d\u2019autres domaines. On trouve ainsi parmi la demi-douzaine de figures marquantes de l\u2019anthropologie, \u00c9mile Durkheim (1858-1917), le fondateur de la sociologie, et le philosophe Lucien L\u00e9vy-Bruhl (1857-1939). La r\u00e9action alors de certains anthropologues de juger que puisque ces questions majeures \u00e0 leur probl\u00e9matique avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9solues par des \u00e9trangers\u00a0\u00e0 la profession, elle n\u2019\u00e9taient n\u00e9cessairement pas centrales, \u00e9tait indigne et fut dommageable \u00e0 l\u2019anthropologie.<\/p>\n<p>Chaque anthropologue a bien s\u00fbr eu un parcours propre et on ne s\u2019\u00e9tonnera pas l\u00e0 non plus qu\u2019il sera beaucoup question dans cet ouvrage des vues de deux de mes ma\u00eetres, Claude L\u00e9vi-Strauss et Edmund Leach (1910-1989) ainsi que du ma\u00eetre de ce dernier : Bronislaw Malinowski (1884-1942). On s\u2019\u00e9tonnera peut-\u00eatre qu\u2019une figure centrale \u00e0 ma r\u00e9flexion soit W. H. R. Rivers (1864-1922), un anthropologue dont il a \u00e9t\u00e9 dit \u00e0 tr\u00e8s juste titre qu\u2019\u00ab\u00a0il fit de l\u2019anthropologie une science\u00a0\u00bb, mais dont le nom n\u2019appara\u00eet pas m\u00eame dans deux histoires r\u00e9centes de l\u2019anthropologie (Robert Deli\u00e8ge, <i>Une histoire de l\u2019anthropologie<\/i>, Le Seuil 2006 ; Florence Weber, <i>Br\u00e8ve histoire de l\u2019anthropologie<\/i>, Flammarion 2015). Pourquoi cette divergence ? Sans doute parce que si l\u2019anthropologie comme r\u00e9cit de voyages et r\u00e9pertoire de coutumes exotiques n\u2019a jamais manqu\u00e9 de lecteurs, celle qui aura \u00e9t\u00e9 une science authentique aura suscit\u00e9 un int\u00e9r\u00eat bien moindre. Je tenterai donc aussi de r\u00e9parer une injustice.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/03\/27\/sir-edmund-leach-et-moi-ou-comment-resoudre-des-casse-tete-sans-convaincre-personne-le-23-avril-2020-retranscription\/murngin-2\/\" rel=\"attachment wp-att-127150\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-127150\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Murngin-300x227.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"227\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Murngin-300x227.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Murngin.png 473w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Je donne en ce moment deux cours d\u2019anthropologie \u00e0 la facult\u00e9 de Droit de l\u2019Universit\u00e9 catholique de Lille : \u00ab\u00a0Anthropologie culturelle\u00a0\u00bb, depuis 2019 et \u00ab\u00a0Grands courants de l\u2019anthropologie\u00a0\u00bb, depuis l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"p1\">J\u2019ai d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent\u00e9 ici sur le blog, la retranscription de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[4464,7664],"class_list":["post-127641","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-anthropologie","tag-anthropologie","tag-ethnologie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127641","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=127641"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127641\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":142901,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/127641\/revisions\/142901"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=127641"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=127641"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=127641"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}