{"id":127734,"date":"2021-05-11T10:15:12","date_gmt":"2021-05-11T08:15:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=127734"},"modified":"2021-05-13T15:00:10","modified_gmt":"2021-05-13T13:00:10","slug":"lhomme-qui-dit-les-femmes-sont-comme-ca","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/05\/11\/lhomme-qui-dit-les-femmes-sont-comme-ca\/","title":{"rendered":"<b>L\u2019homme qui dit : \u00ab\u00a0Les femmes sont comme \u00e7a\u00a0\u00bb<\/b>"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/04\/20\/des-gouts-et-des-couleurs\/eclipse\/\" rel=\"attachment wp-att-127476\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-127476\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse-300x185.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"185\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse-300x185.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse-768x473.png 768w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse.png 954w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Dans <i>Identification d\u2019une femme<\/i> (1982), le moins connu sans doute des films de Michelangelo Antonioni, un adulte improvise \u00e0 l\u2019intention d\u2019un enfant un conte de science-fiction o\u00f9 un ast\u00e9ro\u00efde a \u00e9t\u00e9 creus\u00e9 et sculpt\u00e9 pour en faire un vaisseau spatial. Il conclut son r\u00e9cit par ces mots : \u00ab\u00a0Nous aurons compris l\u2019univers tout entier et les raisons qui se cachent derri\u00e8re tant de choses\u00a0\u00bb. Et l\u2019enfant de commenter : \u00ab\u00a0Et apr\u00e8s ?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p1\">Ayant tout compris, nous pourrions aussi bien quitter le monde l\u2019\u00e2me sereine, sugg\u00e8re l\u2019adulte, mais l\u2019enfant ne l\u2019entend pas de cette oreille : le moment serait alors venu au contraire pour l\u2019histoire de v\u00e9ritablement commencer.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p class=\"p1\">Comme souvent chez Antonioni, le film s\u2019ach\u00e8ve sur une question restant ouverte sur l\u2019\u00e9ventail entier des possibles, et permettant aux spectateurs, selon leur temp\u00e9rament, ou leur humeur du jour, d\u2019en tirer une conclusion triste ou joyeuse, pessimiste ou optimiste. Ainsi dans <i>La Notte <\/i>(1961), le couple de Lydia et Giovanni incarn\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cran par Jeanne Moreau et Marcello Mastroianni, qui s\u2019\u00e9treignent dans le sable du bunker d\u2019un terrain de golf, s\u2019est-il recompos\u00e9 apr\u00e8s que Lydia eut lu la poignante lettre d\u2019amour d\u2019autrefois que Giovanni \u00e9choue \u00e0 reconna\u00eetre comme la sienne ? Ou ne s\u2019agit-il que du dernier rougeoiement d\u2019un brandon qui en v\u00e9rit\u00e9 n\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus que cendres ? Dans la longue sc\u00e8ne finale de <i>L\u2019\u00e9clipse <\/i>(1962), la nuit tombe sur un quartier qui se vide peu \u00e0 peu tandis qu\u2019un homme ach\u00e8te un journal o\u00f9 s\u2019\u00e9tale en gros titres l\u2019annonce d\u2019une guerre globale imminente. Faut-il interpr\u00e9ter cela comme l\u2019\u00e9pitaphe de l\u2019amour entre Alain Delon\/Piero, et Monica Vitti\/Vittoria, ou bien consid\u00e9rer que l\u2019encha\u00eenement des deux plus belles sc\u00e8nes de s\u00e9duction de l\u2019histoire du cin\u00e9ma auquel nous venons d\u2019assister ne peut signifier qu\u2019une seule chose : que, oui, l\u2019amour vrai car \u00e9ternel est possible ? Ou, exprim\u00e9e en d\u2019autres termes, la formulation discr\u00e8te de sa vision d<span class=\"s1\">\u2019<\/span>espoir par Michelangelo Antonioni, l\u2019homme irr\u00e9prochable que les femmes n\u2019arr\u00eataient pourtant pas de quitter.<\/p>\n<p class=\"p1\">Dans <i>Identification d\u2019une femme<\/i>,<i> <\/i>Christine Boisson est Ida trahissant un homme de la fa\u00e7on la plus cruelle : apr\u00e8s avoir accept\u00e9 de fait, par sa mimique et par sa gestuelle, sa demande en mariage, elle la rejette cependant quelques heures plus tard, ayant appris entretemps, par le coup de fil d\u2019un laboratoire, qu\u2019elle est enceinte et qu\u2019un rapide calcul lui aura prouv\u00e9 qu\u2019elle l\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un autre.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Alors que l\u2019actrice interrogeait Antonioni sur la mani\u00e8re de jouer ce r\u00f4le, il lui aurait r\u00e9pondu avec une pointe d\u2019agacement, interpr\u00e9tant son interrogation comme un d\u00e9saccord quant \u00e0 la mani\u00e8re dont le personnage est d\u00e9peint : \u00ab\u00a0Les femmes sont comme \u00e7a\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p1\">La derni\u00e8re \u00e9pouse du r\u00e9alisateur, Enrica Antonioni, dit, commentant ce film : \u00ab\u00a0Il n<span class=\"s1\">\u2019<\/span>aurait jamais quitt\u00e9 aucune de ses femmes, c<span class=\"s1\">\u2019<\/span>est toujours lui qui fut abandonn\u00e9\u00a0\u00bb. Renata Franceschi, scripte d\u2019<i>Identification d\u2019une femme<\/i>, affirme de son c\u00f4t\u00e9 savoir de source s\u00fbre qu\u2019il s\u2019agit du r\u00e9cit fid\u00e8le de la fin de son premier mariage avec Letizia Balboni. Le critique de cin\u00e9ma et biographe d\u2019Antonioni, Aldo Tassone, observe que <i>Le cri<\/i> (1957) est lui aussi autobiographique : l\u2019histoire d\u2019un homme qu\u2019une femme quitte \u00e0 sa stup\u00e9faction, enclenchant chez lui une longue et inexorable chute, laquelle se concr\u00e9tise litt\u00e9ralement lorsque le h\u00e9ros se pr\u00e9cipite d\u2019une tour, chute qui fera pousser \u00e0 la femme qui est partie, t\u00e9moin de la sc\u00e8ne, le cri dont il est question.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Antonioni niait, rapporte-t-on, le caract\u00e8re autobiographique de ses films. Pourtant les preuves s\u2019\u00e9talent l\u00e0 : une accumulation de petits faits que des romans ne s\u2019autoriseraient jamais, de peur de ruiner avec eux leur capital de vraisemblance. La ressemblance physique est par ailleurs criante entre l\u2019homme Antonioni jeune et Tomas Milian, l\u2019acteur qu\u2019il choisit pour incarner Niccolo, le h\u00e9ros d\u2019<i>Identification d\u2019une femme<\/i>.<\/p>\n<p class=\"p1\">Niccolo est abandonn\u00e9 par deux femmes. La seconde est celle d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9e : Ida qui, devant choisir entre son amant, qu\u2019elle aime \u00e9perdument si on l\u2019en croit, et le p\u00e8re de son enfant, choisira le g\u00e9niteur.<\/p>\n<p class=\"p1\">La premi\u00e8re femme qui quitte Niccolo<i>, <\/i>Mavi, c\u2019est sans explications, apr\u00e8s une nuit d\u2019\u00e9treintes dont la qualit\u00e9 graphique \u00e9tait jusque-l\u00e0 in\u00e9dite \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Ayant appris de quelqu\u2019un sa nouvelle adresse, Niccolo s\u2019y rend. La porte lui est ouverte par une jeune femme solaire qui pr\u00e9tend n\u2019\u00eatre au courant de rien. S\u2019\u00e9tant post\u00e9 en embuscade au plus haut de la cage d\u2019escalier, il assiste au retour de la fugitive et entend la belle personne qu\u2019il avait entrevue dire \u00e0 Mavi qu<span class=\"s1\">\u2019<\/span>elle doit \u00eatre sur ses gardes parce que l\u2019homme rode, cet homme qu\u2019il est lui, l\u2019en-trop d\u00e9sormais intol\u00e9rable de ce couple d\u2019amantes.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Mais notre surprise \u00e0 nous spectateurs n\u2019est alors que minime, puisqu\u2019en qu\u00eate de la fugitive, nous avons d\u00e9j\u00e0 entendu Niccolo s\u2019entretenir sur le bord d\u2019une piscine municipale avec une amie de Mavi :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<ul class=\"ul1\">\n<li class=\"li3\">Mais alors, qu\u2019est-ce que vous aimez ?<\/li>\n<li class=\"li3\">J\u2019aime me masturber. Et c\u2019est encore mieux si quelqu\u2019un m\u2019aide. Tout sp\u00e9cialement si c\u2019est une femme.<\/li>\n<li class=\"li3\">Pourquoi cela ?<\/li>\n<li class=\"li3\">Parce qu\u2019une femme le fait pour me donner du plaisir. Un homme le fait pour lui-m\u00eame. Pour faire \u00e9talage de sa virilit\u00e9. Avec une femme, c\u2019est beaucoup plus doux.<\/li>\n<\/ul>\n<p class=\"p1\">Avant de laisser entendre qu\u2019effectivement, entre Mavi et elle\u2026<\/p>\n<p class=\"p1\">Mais m\u00eame cela, l\u2019infortun\u00e9 d\u00e9calage entre l\u2019orgasme paroxystique de l\u2019homme et le p\u00e9riple ancr\u00e9 bien davantage dans la dur\u00e9e de la femme, le r\u00e9alisateur nous a d\u00e9j\u00e0 fait comprendre que l\u2019homme Antonioni n\u2019y \u00e9tait ni sourd ni aveugle, car nous avons bien vu (pourquoi en aurions-nous rat\u00e9 une miette ?) que dans la sc\u00e8ne des torrides derniers \u00e9lans, o\u00f9 les draps se gonflent comme une grand-voile fasseyant bout au vent, \u00e0 un moment en tout cas, Niccolo ne p\u00e9n\u00e8tre pas Mavi mais la masturbe.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Trois r\u00f4les possibles pour le couple d\u2019un homme et d\u2019une femme : amant et amante, g\u00e9niteur, parent de l\u2019enfant. Que l\u2019on puisse changer d\u2019amant, m\u00eame si notre imagination personnelle est indigente sur ce point, le roman et le cin\u00e9ma nous l\u2019ont enseign\u00e9 \u00e0 sati\u00e9t\u00e9, mais que l\u2019amour \u00e9ternel d\u2019une femme pour un homme exige le plus souvent la co\u00efncidence perp\u00e9tuelle des r\u00f4les d\u2019amant, g\u00e9niteur et p\u00e8re, Antonioni est peut-\u00eatre le premier \u00e0 nous l\u2019avoir expos\u00e9 de mani\u00e8re aussi didactique et de nous l\u2019avoir ensuite rappel\u00e9 sous de multiples formes d\u00e9taillant l\u2019ensemble des facettes. Il nous d\u00e9montre aussi qu\u2019il n\u2019est pas certain que cela soit m\u00eame possible et qu\u2019\u00e0 titre personnel en tout cas, la solution de ce casse-t\u00eate diabolique n\u2019a pas cess\u00e9 de lui \u00e9chapper. <span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Sylvie Chokron synth\u00e9tisait r\u00e9cemment dans <i>Le Monde <\/i>un ensemble d\u2019articles scientifiques sur la <i>Weltanschauung <\/i>des femmes, d\u2019o\u00f9 il apparaissait, entre autres, que leur vote est plus ou moins progressiste ou conservateur selon le moment o\u00f9 il intervient dans le cycle de l\u2019ovulation :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">\u00ab\u00a0Interrog\u00e9es sur leur degr\u00e9 de croyance en Dieu ou sur des questions sociales telles que le droit \u00e0 l<span class=\"s1\">\u2019<\/span>avortement, les r\u00e9ponses des femmes c\u00e9libataires en pleine ovulation ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une tendance \u00e0 \u00eatre plus lib\u00e9rales [P.J. probablement au sens am\u00e9ricain = <span class=\"s1\">\u201c<\/span>de gauche\u201d] et moins religieuses, ainsi qu<span class=\"s1\">\u2019<\/span>une pr\u00e9f\u00e9rence significative pour Barack Obama. Etonnamment, dans cette \u00e9tude, l<span class=\"s1\">\u2019<\/span>ovulation entra\u00eenait des r\u00e9ponses exactement oppos\u00e9es, \u00e0 savoir un degr\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 de religiosit\u00e9 et de conservatisme ainsi qu<span class=\"s1\">\u2019<\/span>une pr\u00e9f\u00e9rence pour Mitt Romney, chez les femmes en couple ! Sachant que les femmes votent a priori plus que les hommes, l<span class=\"s1\">\u2019<\/span>id\u00e9e aurait pu germer de contr\u00f4ler l\u2019\u00e2ge, le moment du cycle ou encore la situation personnelle des \u00e9lectrices\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"p1\">On imagine ais\u00e9ment qu\u2019il soit difficile pour un partenaire de suivre \u00e0 la trace cette \u00e9volution et de demeurer toujours en phase. On pense au servo-m\u00e9canisme dont sont \u00e9quip\u00e9s certains engins, qui \u00e9value \u00e0 tout moment sa position et la r\u00e9ajuste si n\u00e9cessaire. Or en fonction du d\u00e9lai de r\u00e9ponse, une trajectoire de ce type, auto-r\u00e9gul\u00e9e, sera harmonieuse ou entra\u00eenera de vastes oscillations susceptibles de provoquer quand elle s\u2019emballe, la destruction-m\u00eame de l\u2019engin.<\/p>\n<p class=\"p1\">Le terme d\u2019<i>incommunicabilit\u00e9<\/i> a \u00e9t\u00e9 forg\u00e9 pour \u00e9voquer le rapport entre deux amants chez Antonioni. Il l\u2019a rejet\u00e9 avec une belle constance chaque fois qu\u2019il lui a \u00e9t\u00e9 soumis, incriminant parfois plut\u00f4t le caract\u00e8re d\u00e9mod\u00e9 du langage auquel recourent dans leurs rapports, les hommes et les femmes, levant les yeux au ciel, en une autre occasion : \u00ab\u00a0Mais il y a l\u2019image !\u00a0\u00bb, \u00e9cartant ainsi avec irritation la suggestion implicite de son interlocuteur qu\u2019il ne se passerait rien dans le silence qui peut s\u2019installer entre une femme et un homme, comme s\u2019il ne pouvait y avoir entre eux que des mots \u00e9chang\u00e9s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Dans son <i>Antonioni<\/i>, Aldo Tessone cite Jacques Siclier qui \u00e9crit : \u00ab\u00a0l\u2019homme est seul au milieu des fragments de ses r\u00eaves et de ses doutes, face \u00e0 des femmes affirm\u00e9es, r\u00e9solues\u00a0\u00bb, or ce n\u2019est pas de cela que se plaint Antonioni, mais plut\u00f4t d\u2019irr\u00e9solution se faisant passer pour de la r\u00e9solution, dans une sorte de constant rattrapage de gestes ayant effectivement \u00e9t\u00e9 pos\u00e9s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">En son nom propre, Tessone rapproche lui l\u2019<i>Identification d\u2019une femme<\/i> en 1982 de <i>Cet obscur objet du d\u00e9sir <\/i>de Bu\u00f1uel, cinq ans auparavant, pour \u00eatre un \u00ab\u00a0autre essai ironique sur l\u2019\u00e9nigme de la femme \u00e0 l\u2019\u00e8re du f\u00e9minisme et de la violence\u00a0\u00bb (Tessone [1985] 2007 : 325). Or on ne saurait \u00eatre plus \u00e9loign\u00e9 de l\u2019\u00ab\u00a0\u00e8re du f\u00e9minisme\u00a0\u00bb si l\u2019on accorde foi \u00e0 l\u2019affirmation de Renata Franceschi qu\u2019<i>Identification d\u2019une femme<\/i> est le r\u00e9cit de la s\u00e9paration d\u2019Antonioni d\u2019avec Letizia Balboni, sa premi\u00e8re \u00e9pouse, un \u00e9v\u00e9nement intervenu en 1954.<\/p>\n<p class=\"p1\">On eut aim\u00e9 que les choses fussent si simples qu\u2019un seul mot comme \u00ab\u00a0incommunicabilit\u00e9\u00a0\u00bb suffise \u00e0 rendre compte de leur pleine complexit\u00e9 ! Ce dont il est question est en v\u00e9rit\u00e9 bien plus grave : il s\u2019agit de l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 m\u00eame de l\u2019amour \u00e9ternel, quand l\u2019homme devrait \u00eatre pour la femme la pierre philosophale combinant \u00e0 la fois simultan\u00e9ment et successivement, l\u2019amant, le g\u00e9niteur, le p\u00e8re et, pour bien faire, le dispensateur de tr\u00e9sors dignes des illustres pirates d\u2019autrefois, ainsi que, si le besoin devait s\u2019en faire sentir, le sauveteur d<span class=\"s1\">\u2019<\/span>une embarcation \u00e0 la d\u00e9rive.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>==========<\/p>\n<p class=\"p1\">Chokron, Sylvie, <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/sciences\/article\/2021\/03\/31\/s-interesser-aux-influences-des-hormones-sur-le-comportement-feminin-un-sujet-hautement-politique_6075058_1650684.html\"><span class=\"s3\">\u00ab\u00a0S<\/span><span class=\"s4\">\u2019<\/span><span class=\"s3\">int\u00e9resser aux influences des hormones sur le comportement f\u00e9minin, un sujet hautement politique\u00a0\u00bb<\/span><\/a>. <i>Le Monde<\/i>, le 31 mars 2021<\/p>\n<p class=\"p4\">Tessone, Aldo, <i>Antonioni <\/i>[1985], Paris : Flammarion &#8211; Champs, 2007<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/04\/20\/des-gouts-et-des-couleurs\/eclipse\/\" rel=\"attachment wp-att-127476\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-127476\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse-300x185.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"185\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse-300x185.png 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse-768x473.png 768w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Eclipse.png 954w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Dans <i>Identification d\u2019une femme<\/i> (1982), le moins connu sans doute des films de Michelangelo Antonioni, un adulte improvise \u00e0 l\u2019intention d\u2019un enfant un conte de science-fiction o\u00f9 un ast\u00e9ro\u00efde a \u00e9t\u00e9 creus\u00e9 et sculpt\u00e9 pour en faire un vaisseau spatial. 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