{"id":128606,"date":"2021-07-07T11:58:31","date_gmt":"2021-07-07T09:58:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=128606"},"modified":"2021-07-07T12:14:02","modified_gmt":"2021-07-07T10:14:02","slug":"60-ans-dechec-de-lalarme-scientifique-lethos-scientifique-est-il-rationnel-par-terence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/07\/07\/60-ans-dechec-de-lalarme-scientifique-lethos-scientifique-est-il-rationnel-par-terence\/","title":{"rendered":"<b>60 ans d&rsquo;\u00e9chec de l&rsquo;alarme scientifique : l&rsquo;ethos scientifique est-il rationnel&nbsp;?<\/b>, par Terence"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/GIEC-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-128470\" \/>L&rsquo;affaire de la fuite dans les m\u00e9dias du brouillon du rapport du GIEC sur le climat pourrait \u00eatre l&rsquo;illustration d&rsquo;une des principales causes de l&rsquo;\u00e9chec le plus patent de l&rsquo;histoire de la communaut\u00e9 scientifique : ne pas \u00eatre parvenus \u00e0 sonner une alarme \u00e9cologique effective pour l&rsquo;humanit\u00e9, suffisamment t\u00f4t et clairement pour engendrer une prise de conscience et une mobilisation g\u00e9n\u00e9rales. Pour qu&rsquo;un message passe d&rsquo;un \u00e9metteur \u00e0 un r\u00e9cepteur, il faut \u00e9tablir un canal de communication, coder et d\u00e9coder le message en neutralisant les bruits parasites. Et quand bien m\u00eame un message est correctement \u00e9mis et re\u00e7u, il n&rsquo;appartient qu&rsquo;au r\u00e9cepteur d&rsquo;agir en cons\u00e9quence. Il serait donc injuste d&rsquo;attribuer \u00e0 la seule communaut\u00e9 scientifique l&rsquo;\u00e9chec des alarmes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es depuis plus d&rsquo;un demi si\u00e8cle, vu l&rsquo;adversit\u00e9 et l&rsquo;autisme auxquels ils ont d\u00fb faire face. N\u00e9anmoins, tant que cet \u00e9chec demeure et malgr\u00e9 une apparence trompeuse de \u00ab\u00a0prise de conscience\u00a0\u00bb, il reste pertinent de proposer une critique radicale des pratiques de la communaut\u00e9 scientifique par rapport \u00e0 l&rsquo;urgence \u00e9cologique. <!--more-->Plusieurs interviews r\u00e9centes de membres du GIEC dans la presse indiquent que la plupart des scientifiques sont furieux de la fuite d&rsquo;une version brute de leur rapport. On doit constater que ces derniers jours, la communaut\u00e9 scientifique insiste davantage sur la forme de la fuite, indiquant que le document qui a fuit\u00e9 est un brouillon, qu&rsquo;il faut attendre le rapport d\u00e9finitif, que les premi\u00e8res versions ont souvent un ton plus militant, qui va \u00eatre corrig\u00e9 par les relecteurs puis seulement vot\u00e9 en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale avant d&rsquo;\u00eatre communiqu\u00e9. Mais ne devrions-nous pas discuter davantage du fond qui a fuit\u00e9 ? Et de pourquoi nous devrions nous attendre \u00e0 une att\u00e9nuation du propos dans la version d\u00e9finitive du rapport ? Le succ\u00e8s de cette fuite ne tient-il justement pas au ton et au message beaucoup plus clairs que d&rsquo;habitude dans un rapport du GIEC ? Si la relecture scientifique consiste \u00e0 neutraliser la charge \u00e9motionnelle ad\u00e9quate des rapports du GIEC, ne s&rsquo;agit-il pas d&rsquo;une explication majeure de 60 ans d&rsquo;alarme inaudible ? La communaut\u00e9 scientifique a-t-elle compris, et va-t-elle comprendre rapidement, que les humains sont avant tout des \u00eatres de passion ? Les scientifiques vont-ils sortir suffisamment vite de leur r\u00e9serve et de leur mod\u00e9ration professionnelles pour se joindre \u00e0 la lutte contre la plus importante menace \u00e0 l&rsquo;encontre de l&rsquo;existence de l&rsquo;humanit\u00e9 ?<\/p>\n<p>L&rsquo;ethos scientifique s&rsquo;est \u00e9tabli depuis des si\u00e8cles sur la base d&rsquo;un rejet des passions humaines. A l&rsquo;origine, cela \u00e9tait parfaitement compr\u00e9hensible, l&rsquo;ordre dominant du pass\u00e9 \u00e9tait celui des passions, de la croyance dans le surnaturel : les dieux, les esprits, la destin\u00e9e, les signes \u00e0 lire dans les nuages, les m\u00e9t\u00e9ores, les entrailles d&rsquo;animaux sacrifi\u00e9s. Il \u00e9tait courant d&rsquo;observer des gestes de folie bas\u00e9s sur des intuitions tr\u00e8s peu fond\u00e9es. Il n&rsquo;existait pas de fronti\u00e8re bien \u00e9tablie entre un savoir \u00ab\u00a0scientifique\u00a0\u00bb et un savoir profane. La science, ses pratiques, sa communaut\u00e9, ses normes n&rsquo;existaient pas, ou seulement sous la forme d&#8217;embryons isol\u00e9s, comme chez les Grecs anciens. Peu \u00e0 peu, la communaut\u00e9 scientifique a inclus dans son ethos une m\u00e9fiance face \u00e0 l&rsquo;illusion dont l&rsquo;\u00eatre humain souffrait et qui l&rsquo;aveuglait dans la recherche d&rsquo;une forme de v\u00e9rit\u00e9 plus solide. Une grande partie de cet effort a consist\u00e9 \u00e0 mettre de c\u00f4t\u00e9, \u00e0 neutraliser les passions humaines dans le travail scientifique, les \u00e9motions en particulier. Cela s&rsquo;est traduit par une forme de discours \u00ab\u00a0d\u00e9passionn\u00e9\u00a0\u00bb, o\u00f9 l&rsquo;on interdirait tout emploi d&rsquo;id\u00e9e ou de vocabulaire non \u00ab\u00a0factuel\u00a0\u00bb, non \u00ab\u00a0rationnel\u00a0\u00bb, non \u00ab\u00a0d\u00e9montr\u00e9\u00a0\u00bb, dans la litt\u00e9rature et la communication scientifique. Sociologiquement, on s\u00e9lectionnerait dans la communaut\u00e9 scientifique des profils de chercheurs r\u00e9serv\u00e9s, prudents, modestes, pr\u00e9cis, pond\u00e9r\u00e9s. Les \u00e9carts seraient sanctionn\u00e9s. Le travail de comit\u00e9 de lecture \u00e0 la base de toute l&rsquo;architecture scientifique consisterait \u00e0 \u00e9liminer impitoyablement des publications tout d\u00e9bordement face \u00e0 cette norme m\u00e9thodologique et sociologique. Le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb devait dispara\u00eetre, ainsi que l&rsquo;expression d&rsquo;\u00e9motions, de subjectivit\u00e9, de sp\u00e9culation excessive ou d&rsquo;opinion morale. On ne dirait pas son \u00e9merveillement devant la beaut\u00e9 d&rsquo;un groupe de gorilles mais que le m\u00e2le alpha n\u00b03 avait \u00e9mis un cri d&rsquo;autant de d\u00e9cibels \u00e0 telle heure \u00e0 tel endroit suite \u00e0 la vue d&rsquo;un pr\u00e9dateur. On ne dirait pas non plus son immense tristesse en tant que glaciologue, d&rsquo;observer un ours polaire fam\u00e9lique nager pour rejoindre une banquise de plus en plus \u00e9loign\u00e9e mais que la couverture de glace hivernale avait diminu\u00e9 de 35% depuis telle ann\u00e9e. Avec cet ethos aust\u00e8re, on garantissait de ne plus s&rsquo;aveugler dans l&rsquo;illusion des passions du pass\u00e9. On imaginait sortir de l&rsquo;obscurantisme, de la tradition, de la religion et de l&rsquo;autoritarisme pour mettre en \u00e9vidence des v\u00e9rit\u00e9s universelles solides. Pendant des d\u00e9cennies, l&rsquo;expression d&rsquo;\u00e9motions par les chercheurs \u00e9tait soigneusement r\u00e9duite \u00e0 des lieux, des moments et des sph\u00e8res bien d\u00e9limit\u00e9es, pour ne pas \u00ab\u00a0contaminer\u00a0\u00bb le champ d&rsquo;investigation scientifique universel. On tol\u00e9rait parfois que des ouvrages p\u00e9dagogiques permettent \u00e0 certains scientifiques d&rsquo;esquisser un sourire ou une larme, mais toujours avec une m\u00e9fiance importante vis-\u00e0-vis des grands vulgarisateurs scientifiques, qu&rsquo;on n&rsquo;acceptait qu&rsquo;\u00e0 concurrence de la qualit\u00e9 de leurs aust\u00e8res travaux acad\u00e9miques.<\/p>\n<p>Pourtant, tous les chercheurs savent tr\u00e8s bien que c&rsquo;est le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb, leur subjectivit\u00e9, leur passion, leur \u00e9motion qui d\u00e9termine leur carri\u00e8re et leur production scientifique.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y aurait aucune science sans amour, sans attrait pour la beaut\u00e9 du r\u00e9el, de la vie et des humains, sans curiosit\u00e9 de savoir et de partager ce savoir, sans camaraderie acad\u00e9mique et internationale, sans d\u00e9termination ent\u00eat\u00e9e, mais aussi sans rivalit\u00e9, sans jalousie, sans col\u00e8re, sans crainte pour ce qui a de la valeur aux yeux de l&rsquo;humanit\u00e9. Les travaux de synth\u00e8se du philosophe Edgar Morin, notamment sa monumentale M\u00e9thode, ont d\u00e9fendu la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9int\u00e9grer le sujet dans la science. Que nier le sujet et ses passions garantissait davantage d&rsquo;illusion que d&rsquo;\u00e9lucidation. Il s&rsquo;est astreint lui-m\u00eame \u00e0 toujours parl\u00e9 de lui, de son parcours, de ses passions avant, pendant et apr\u00e8s son travail scientifique, afin que nul ne puisse s&rsquo;illusionner sur l&rsquo;idiosyncrasie entre un humain et une production scientifique particuli\u00e8re. Ce n&rsquo;est pas un hasard si certains chercheurs se consacrent \u00e0 la lutte contre le cancer, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;environnement, \u00e0 la sociologie de la pauvret\u00e9. Aucune id\u00e9e scientifique ne vit hors de la communaut\u00e9 humaine et de son \u00e9poque. Morin a \u00e9galement expliqu\u00e9 que la raison et l&rsquo;intelligence sans les \u00e9motions, \u00e9taient mutil\u00e9es, n&rsquo;\u00e9taient qu&rsquo;irrationalit\u00e9 barbare. Nous ne sommes rationnels en tant qu&rsquo;humains que parce que nous combinons une froide logique calculatrice avec une chaude computation passionnelle. Il est probable que notre bonne sant\u00e9 mentale doive plus \u00e0 notre gestion des passions qu&rsquo;\u00e0 notre froide logique calculatrice. Science sans conscience n&rsquo;est que ruine de l&rsquo;\u00e2me.<\/p>\n<p>Ainsi il est possible que la communaut\u00e9 scientifique ait \u00e9chou\u00e9 depuis 60 ans \u00e0 sonner une alarme impactante parce qu&rsquo;elle a oubli\u00e9 qu&rsquo;avant d&rsquo;\u00eatre des scientifiques, les chercheurs doivent \u00eatres des \u00eatres humains, des intellectuels et des philosophes. Dire que \u00ab\u00a0le r\u00e9chauffement climatique augmente le niveau des mers de 2 cm\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas la m\u00eame chose que de dire \u00ab\u00a0des milliers de gens vont mourir noy\u00e9s dans des temp\u00eates gigantesques chaque ann\u00e9e\u00a0\u00bb. Face \u00e0 des urgences existentielles, comme en m\u00e9decine, en politique et en \u00e9cologique, les scientifiques auraient peut-\u00eatre d\u00fb renoncer depuis bien longtemps \u00e0 la sobri\u00e9t\u00e9 et la rigueur du style de communication scientifique. En s&rsquo;arqueboutant sur l&rsquo;ethos scientifique d&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9, de mod\u00e9ration et de prudence, ils en ont sans doute perdu de vue l&rsquo;ethos humaniste et intellectuel du philosophe : le courage de dire vrai, avec passion.<\/p>\n<p>Ils ont peut-\u00eatre perdu de vue l&rsquo;asym\u00e9trie \u00e9thique du principe de responsabilit\u00e9 formul\u00e9 par Hans Jonas (que les parents de jeunes enfants connaissent bien) : dans l&rsquo;incertitude radicale et face \u00e0 une urgence existentielle (m\u00eame en potentiel encore \u00e0 d\u00e9montrer), il faut croire \u00e0 et pr\u00eacher la catastrophe pour \u00e9viter qu&rsquo;elle ait lieu. Quand votre enfant joue au bord de la falaise, il faut agir comme s&rsquo;il allait chuter de cette falaise et mourir, ce qui implique d&rsquo;utiliser toute la force de ses passions pour agir, pour hurler, pour crier \u00e0 son enfant de s&rsquo;\u00e9loigner, au risque d&rsquo;exag\u00e9rer. Ce n&rsquo;est pas la raison calculatrice qui conclut que \u00ab\u00a0l&rsquo;enfant a 3% de chances de chuter\u00a0\u00bb qui dicte la r\u00e9action parentale, mais les tripes, les passions, l&rsquo;\u00e9motion pour emp\u00eacher le pire.<\/p>\n<p>Les philosophes Hans Jonas et Jean-Pierre Dupuy, ainsi que les collapsologues, ont \u00e9t\u00e9 et sont encore quotidiennement critiqu\u00e9s par de grands scientifiques pour leur \u00ab\u00a0catastrophisme\u00a0\u00bb et l&rsquo;usage de leur intuition, ainsi que des propos trop \u00ab\u00a0passionnels\u00a0\u00bb.  Mais ne se sont-ils pas montr\u00e9s de meilleurs humains, intellectuels et philosophes que la communaut\u00e9 scientifique \u00e9largie depuis 60 ans ? N&rsquo;ont-ils pas eu souvent plus d&rsquo;impact en ayant le courage de dire vrai, m\u00eame avec catastrophisme et passion ?<\/p>\n<p>La science verse dans le scientisme et le rationalisme, pr\u00e9curseurs de la barbarie, quant elle d\u00e9mon\u00e9tise tout ce qui constitue l&rsquo;\u00e9conomie des passions humaines. En mod\u00e9rant, att\u00e9nuant, relativisant le juste sentiment d&rsquo;horreur qui doit saisir un humain face \u00e0 la perspective d&rsquo;effondrement d&rsquo;extinction, elle participe au nihilisme, au bureaucratisme, au rationnalisme qui nous a men\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cocide plan\u00e9taire. Elle fait preuve d&rsquo;irrationalit\u00e9 sous le couvert de la raison instrumentale. La raison critique ne peut vivre qu&rsquo;en acceptant de transgresser les limites du \u00ab\u00a0doute raisonnable\u00a0\u00bb, en ayant le courage d&rsquo;utiliser des certitudes morales, \u00e9thiques et \u00e9motionnelles, m\u00eame non encore \u00e9tablies, afin d&#8217;emp\u00eacher la catastrophe.<\/p>\n<p>Les \u00eatres humains ne sont pas \u00e9mus par des chiffres, des graphiques, une courbe, un rapport aust\u00e8re et mod\u00e9r\u00e9. Ils sont \u00e9mus par les cris, les pleurs, les hurlements, les acc\u00e8s de sainte col\u00e8re, par la sinc\u00e9rit\u00e9 du scientifique en chair et en os, qui abandonne toute autre t\u00e2che pour secouer sans m\u00e9nagement ses concitoyens. Cela, nul autre que les scientifiques ne peut le faire car dans la psych\u00e9 humaine, le message passe d&rsquo;autant mieux que le messager est cr\u00e9dible et authentique.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, les constats scientifiques \u00ab\u00a0froids\u00a0\u00bb sont tellement immenses pour l&rsquo;humanit\u00e9 que les scientifiques doivent se lib\u00e9rer de leur carcan m\u00e9thodologique quand ils se piquent de communiquer leurs d\u00e9couvertes essentielles au grand public. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;anti-catastrophisme nous conduit encore plus s\u00fbrement \u00e0 la catastrophe.<\/p>\n<p>Pour \u00e9viter davantage de catastrophes, nous avons donc besoin d&rsquo;urgence de scientifiques passionn\u00e9s, qui communiquent sans d\u00e9tour l&rsquo;horreur indicible de l&rsquo;\u00e9cocide au plus grand nombre, la trag\u00e9die en cours doit se lire dans leurs yeux, comme dans ceux de Nicolas Hulot quand il a d\u00e9missionn\u00e9 de son poste de ministre. Cela passe par accepter de laisser transpara\u00eetre les \u00e9motions dans les \u00e9crits destin\u00e9s au grand public et aux d\u00e9cideurs, comme les parties de synth\u00e8se des rapports du GIEC, et par l&#8217;emploi de mots qui avaient \u00e9t\u00e9 bannis de la science.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/GIEC-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-128470\" \/>L&rsquo;affaire de la fuite dans les m\u00e9dias du brouillon du rapport du GIEC sur le climat pourrait \u00eatre l&rsquo;illustration d&rsquo;une des principales causes de l&rsquo;\u00e9chec le plus patent de l&rsquo;histoire de la communaut\u00e9 scientifique : ne pas \u00eatre parvenus \u00e0 sonner une alarme \u00e9cologique effective pour l&rsquo;humanit\u00e9, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_crdt_document":"","footnotes":""},"categories":[4390,7770,4494,4577,5799],"tags":[4380,8229,1132,346,4734,3032,172,8228],"class_list":["post-128606","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-collapsologie","category-effondrement","category-environnement","category-epistemologie","category-extinction","tag-collapsologie","tag-ecocide","tag-edgar-morin","tag-giec","tag-hans-jonas","tag-jean-pierre-dupuy","tag-rechauffement-climatique","tag-subjectivite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128606","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=128606"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128606\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":128610,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128606\/revisions\/128610"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=128606"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=128606"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=128606"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}