{"id":128678,"date":"2021-07-12T10:25:53","date_gmt":"2021-07-12T08:25:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=128678"},"modified":"2021-07-15T19:38:21","modified_gmt":"2021-07-15T17:38:21","slug":"dix-sept-portraits-de-femmes-xxiii-de-la-difference-entre-les-hommes-et-les-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/07\/12\/dix-sept-portraits-de-femmes-xxiii-de-la-difference-entre-les-hommes-et-les-femmes\/","title":{"rendered":"\u00ab Dix-sept portraits de femmes \u00bb <b>XXIII. De la diff\u00e9rence entre les hommes et les femmes<\/b>"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/06\/30\/chine-et-lart-contemporain-par-dd-dh\/castiglione\/\" rel=\"attachment wp-att-96661\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-96661\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione.jpg 650w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Au bureau, je passe par la cuisine, et je vois Lucie appuy\u00e9e \u00e0 l\u2019un des comptoirs\u00a0: elle examine les photos de nouvelles recrues \u00e9pingl\u00e9es sur un panneau \u2013 et c\u2019est un peu surprenant, parce que ce n\u2019est pas son genre de glander de cette mani\u00e8re. On demande aux nouveaux de se d\u00e9crire et on imprime leur commentaire sous leur portrait. Comme Cook, qui prend les photos et enregistre\u00a0les d\u00e9clarations ne donne aucune directive aux imp\u00e9trants, le r\u00e9sultat est surr\u00e9aliste. Certains se contentent de leur num\u00e9ro matricule\u00a0: \u00ab\u00a0Analyste Financier Niveau II\u00a0\u00bb, d\u2019autres signalent le nom de leur canari ou les bons mots de leurs enfants\u00a0: \u00ab\u00a0mon fils est \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge o\u00f9 ses go\u00fbts vont passer de Walt Disney \u00e0 Eminem, A\u00efe, A\u00efe, A\u00efe\u00a0\u00bb. Elle ne m\u2019a pas vu entrer.<\/p>\n<p>Je dis \u00ab\u00a0Lucie\u2026\u00a0\u00bb. Je commence toutes les phrases que je lui adresse par son nom, pour lui rappeler qu\u2019on n\u2019avance pas. Comme chacun le sait, dans un couple, le pr\u00e9nom de sa tendre moiti\u00e9 n\u2019est jamais prononc\u00e9. Sauf par \u00e9conomie\u00a0: pour \u00e9viter de devoir se d\u00e9placer, pour d\u00e9buter une phrase gueul\u00e9e d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de l\u2019appartement\u00a0: \u00ab\u00a0Flo\u00a0! Est-ce que c&rsquo;est ce soir qu&rsquo;on est invit\u00e9\u00a0?\u00a0\u00bb Je lui rappelle discr\u00e8tement qu\u2019on en est toujours \u00e0 s\u2019appeler par notre pr\u00e9nom, six mois plus tard. En plus, le sien se pr\u00eate tout particuli\u00e8rement \u00e0 la citation ironique\u00a0: qu&rsquo;elle s\u2019appelle Min ou Chyou serait parfaitement acceptable, alors que \u00ab\u00a0Lucie\u00a0\u00bb lui va comme un coup de poing dans la figure.<br \/>\n<!--more--><br \/>\n\u00c0 la succursale de ma banque, la dame qui d\u00e9patouille mes affaires me tend sa carte de visite\u00a0: <i>Madeleine Kwong<\/i>. Je lui dis : \u00ab\u00a0Tiens, vous avez un pr\u00e9nom fran\u00e7ais, vous avez un lien familial avec la France\u00a0?\u00a0\u00bb Elle me r\u00e9pond : \u00ab\u00a0Ah non, pas du tout ! \u00c7a s&rsquo;est pass\u00e9 de la mani\u00e8re suivante\u00a0: quand nous sommes arriv\u00e9es de Formose, mes trois soeurs et moi, mon oncle nous a align\u00e9es et, en lisant la liste qu&rsquo;il avait pr\u00e9par\u00e9e, il nous a dit : \u00ab\u00a0Toi c&rsquo;est M\u00e9lanie, toi Sophie, toi Madeleine&#8230;\u00a0\u00bb\u00a0; \u00e7a s&rsquo;est pass\u00e9 exactement comme \u00e7a !\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>R\u00e9flexion faite (encore appel\u00e9e \u00ab retour en force des arri\u00e8res-pens\u00e9es moroses \u00bb), le d\u00e9jeuner pr\u00e9vu lundi a d\u00fb \u00eatre remis. Lucie a dit : \u00ab Demain sans faute, promis jur\u00e9 ! \u00bb, j\u2019ai r\u00e9pondu : \u00ab Oui mais demain, c&rsquo;est moi qui peux pas ! \u00bb Et l\u00e0 on est jeudi apr\u00e8s-midi. Je dis \u00ab Lucie, on n&rsquo;a plus de date ! \u00bb Elle se retourne, elle n\u2019est pas surprise de me voir.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>En am\u00e9ricain, \u00ab\u00a0<i>a date<\/i>\u00a0\u00bb c\u2019est une date, mais c\u2019est aussi un rendez-vous galant, un rancard, et par extension, un copain\u00a0\/ une copine, un petit ami \/ une petite amie. Comment fait-on la diff\u00e9rence ? Le ton sur lequel c&rsquo;est dit, la mimique, les gestes, que sais-je encore ?<\/p>\n<p>&#8211; Tu n&rsquo;as plus de <i>date<\/i> [de <em>copine<\/em> &#8211; sous-entendu taquin]\u00a0?<\/p>\n<p>&#8211; Non, Lucie, on n&rsquo;a plus de date [de <em>rancard<\/em> &#8211; sous-entendu d\u00e9prim\u00e9]\u00a0!<\/p>\n<p>&#8211; Ah\u00a0! Il faut qu&rsquo;on se retrouve\u00a0une date [un <em>copain<\/em> \/ une <em>copine<\/em> &#8211; elle en remet une couche dans le sous-entendu taquin]\u00a0: la semaine prochaine.<\/p>\n<p>&#8211; Oui Lucie, la semaine prochaine. Il faut qu&rsquo;on se retrouve une date.<\/p>\n<p>J\u2019ai du th\u00e9 dans un gobelet en carton paraffin\u00e9. J\u2019ai pris l\u2019habitude durant mes dix ans d\u2019Angleterre, de mettre du lait dans mon th\u00e9. J\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 ma boisson sur le comptoir o\u00f9 Lucie s\u2019appuie, parce que j\u2019essaie d\u2019ouvrir un de ces mini-pots en plastique dans lequel se trouve une dose de lait. Il y a une languette minuscule qu\u2019il faut soulever pour obtenir une prise qui va permettre de peler l\u2019opercule m\u00e9tallique et d\u00e9couvrir le lait. Mais \u00e7a ne marche pas parce que la languette est coll\u00e9e sur le plastique. J\u2019essaie de la s\u00e9parer en la repoussant avec l\u2019ongle du pouce. \u00ab\u00a0Tu n&rsquo;y arriveras jamais\u00a0!\u00a0\u00bb &#8211; \u00ab\u00a0Je vais y arriver !\u00a0\u00bb. &#8211; \u00ab\u00a0Tu ne sais pas t&rsquo;y prendre\u00a0: donne<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>!<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>\u00bb<\/p>\n<p>Mais elle n\u2019attend pas que je le lui donne\u00a0: elle le prend de mes mains, et comme cela nos doigts se fr\u00f4lent. Les corps ont recours \u00e0 de tels stratag\u00e8mes quand les t\u00eates font obstacle, et les deux n\u00f4tres en particulier commencent \u00e0 s\u2019\u00e9nerver s\u00e9rieusement et pensent : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils sont encore l\u00e0 \u00e0 bavarder\u00a0! \u00c0 c\u00e9r\u00e9braliser\u00a0! \u00bb Comme le petit gar\u00e7on et la petite fille qui ne savent pas ce qu\u2019il faut en penser mais dont les corps enlac\u00e9s roulent dans l\u2019herbe, en poussant de hauts cris. Les adultes observent, mi-figue mi-raisin, sachant eux au contraire parfaitement bien ce qu\u2019il convient d\u2019en penser<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mon oncle avait un grand verger,<br \/>\nEt moi, j&rsquo;avais une cousine&#8230;<br \/>\nArriv\u00e9e au fond du verger,<br \/>\nMa cousine lorgne les prunes.<br \/>\nElle en prend une, elle la mord,<br \/>\nEt me l&rsquo;offrant\u00a0: \u00ab\u00a0Tiens\u00a0\u00bb me dit-elle&#8230;<\/p>\n<p>Ce fut tout, mais ce fut assez\u00a0;<br \/>\nCe seul fruit disait bien des choses\u00a0;<br \/>\n(Si j&rsquo;avais su ce que je sais\u00a0!)&#8230;<br \/>\nJe mordis, comme vous pensez,<br \/>\nSur la trace des l\u00e8vres roses\u00a0;<\/p>\n<p>Ce fut tout, mais ce fut assez\u00a0;<br \/>\nCe seul fruit disait bien des choses\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>(Alphonse Daudet, <i>Les prunes<\/i>, 1859)<\/p>\n<p>J\u2019ent\u00e9rine le coup de force du mini-pot kidnapp\u00e9 en commentant : \u00ab\u00a0Oui, les femmes font cela beaucoup mieux.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>\u00bb<\/p>\n<p>&#8211; Qu\u2019est-ce que tu racontes\u00a0?<\/p>\n<p>&#8211; Je dis que les femmes font beaucoup mieux les travaux d\u00e9licats qui demandent beaucoup d&rsquo;attention et sont en g\u00e9n\u00e9ral assez chiants.<\/p>\n<p>Elle est arriv\u00e9e \u00e0 soulever la languette et maintenant elle tire, mais l\u2019opercule m\u00e9tallique se s\u00e9pare en se d\u00e9chirant, laissant couverte la partie centrale du petit r\u00e9cipient. Elle fait rapidement sauter avec l\u2019ongle le secteur restant pour me priver du plaisir de faire remarquer que son succ\u00e8s n\u2019a \u00e9t\u00e9 en somme que tr\u00e8s partiel.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il ne faut pas dire ce genre de choses\u00a0\u00bb, note-t-elle en fron\u00e7ant les sourcils et en me tendant le petit pot.<\/p>\n<p>&#8211; Lucie, tu oublies que je suis anthropologue. Je ne connais pas de soci\u00e9t\u00e9s o\u00f9 ce sont les hommes qui se soient sp\u00e9cialis\u00e9s dans la broderie. Les marins brodent mais ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils sont particuli\u00e8rement dou\u00e9s, c\u2019est parce qu\u2019ils s\u2019emmerdent en mer \u00e0 mourir.<\/p>\n<p>&#8211; C\u2019est tr\u00e8s cr\u00e9atif la broderie !<\/p>\n<p>&#8211; Lucie, c\u2019est ce que je me tue \u00e0 te dire !<\/p>\n<p>Elle se d\u00e9tourne et s\u2019en va\u00a0: \u00ab\u00a0Bon on va se retrouver une date [au sens propre]\u00a0\u00bb. Je dis\u00a0: \u00ab\u00a0Tu me le feras savoir\u00a0!\u00a0\u00bb Elle r\u00e9pond, \u00ab\u00a0Non, non\u00a0: on va r\u00e9gler \u00e7a tout de suite\u00a0\u00bb. Elle rentre dans son bureau et va \u00e0 son ordinateur, consulter son calendrier. Je reste dans l\u2019encadrement de la porte\u00a0: ma silhouette ne se d\u00e9tache pas, etc. parce qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 mon \u00e9paule est appuy\u00e9e au chambranle. \u00ab\u00a0Lundi \u00e0 une heure&#8230; Non, j&rsquo;aurais trop faim&#8230; Voil\u00e0 mardi, \u00e0 midi. \u00c7a te va comme date [rancard]<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>?<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>\u00bb<\/p>\n<p>&#8211; Oui, oui, c\u2019est tr\u00e8s bien\u00a0: mardi, de la semaine prochaine, \u00e0 midi (j\u2019ai beaucoup appris de Jean-Pierre L\u00e9aud dans <i>Masculin f\u00e9minin<\/i>).<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>\u00c9videmment, un nouveau contretemps pourrait intervenir&#8230; Les impond\u00e9rables&#8230; Mais alors, ch\u00e8re et tendre Min ou Chyou, c&rsquo;est selon, nous reprendrions date. Nous reprendrions date<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span>!<\/p>\n<p>Je n\u2019aimais pas la p\u00e9riode o\u00f9 elle fixait le sol avec d\u00e9sespoir. Je pr\u00e9f\u00e8re de beaucoup la mani\u00e8re dont les choses sont maintenant\u00a0: c\u2019est tr\u00e8s l\u00e9ger ; en m\u00eame temps elle m\u2019abreuve de v\u00e9rit\u00e9s profondes, du genre de celles qu\u2019une femme adore dire \u00e0 l\u2019homme qu\u2019elle aime\u00a0: qu\u2019il a besoin d\u2019elle pour arriver \u00e0 bout de t\u00e2ches \u00e9l\u00e9mentaires. Et les hommes r\u00e9pondent que si les femmes leur laissaient seulement le temps \u2013 comme celui, par exemple, qu\u2019il faut pour traverser l\u2019Oc\u00e9an Pacifique \u2013 ils seraient capables d\u2019en faire autant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"p1\"><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2017\/06\/30\/chine-et-lart-contemporain-par-dd-dh\/castiglione\/\" rel=\"attachment wp-att-96661\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-96661\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione-300x300.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Castiglione.jpg 650w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Au bureau, je passe par la cuisine, et je vois Lucie appuy\u00e9e \u00e0 l\u2019un des comptoirs\u00a0: elle examine les photos de nouvelles recrues \u00e9pingl\u00e9es sur un panneau \u2013 et c\u2019est un peu surprenant, parce que ce n\u2019est pas son genre de glander de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7458],"tags":[7459],"class_list":["post-128678","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dix-sept-portraits-de-femmes","tag-dix-sept-portraits-de-femmes"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128678","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=128678"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128678\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":128759,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/128678\/revisions\/128759"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=128678"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=128678"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=128678"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}