{"id":12939,"date":"2010-06-17T00:09:23","date_gmt":"2010-06-16T22:09:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12939"},"modified":"2013-01-02T18:00:33","modified_gmt":"2013-01-02T17:00:33","slug":"lesprit-du-capitalisme-dapres-le-roman-loeuvre-de-max-weber","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/06\/17\/lesprit-du-capitalisme-dapres-le-roman-loeuvre-de-max-weber\/","title":{"rendered":"L&rsquo;esprit du capitalisme d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;\u0153uvre de Max Weber, par Crapaud Rouge"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p>L&rsquo;esprit du capitalisme d&rsquo;apr\u00e8s <span style=\"text-decoration: line-through;\">le roman<\/span> l&rsquo;\u0153uvre de Max Weber<br \/>\n\u00ab <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/Weber\/ethique_protestante\/Ethique.html\"><em>L&rsquo;\u00e9thique protestante et l&rsquo;esprit du capitalisme<\/em><\/a> \u00bb<\/p>\n<p>En cherchant \u00ab Dieu Goldman Sachs \u00bb sur le net, vous ne pourrez manquer cet <a href=\"http:\/\/www.objectifliberte.fr\/2010\/04\/dieu-contre-goldman-sachs.html\">article<\/a> du site n\u00e9olib\u00e9ral <em>Objectif Libert\u00e9<\/em> qui d\u00e9bute ainsi : <em>\u00ab Lloyd Blankfein, dirigeant de la banque Goldman Sachs, que la modestie n&rsquo;\u00e9touffe pas, a affirm\u00e9 dans une interview qu&rsquo;il accomplissait le travail de Dieu. Je ne suis pas sp\u00e9cialement th\u00e9ologien, mais il me semble que Dieu n&rsquo;aurait pas confi\u00e9 ses bonnes \u0153uvres \u00e0 un &#8230;euh, enfin, un&#8230; ah, oui, un pr\u00e9sum\u00e9 innocent de la trempe de M. Blankfein. \u00bb<\/em> En pleine crise financi\u00e8re et \u00e9conomique mondiale, l&rsquo;on ne s&rsquo;\u00e9tonnera pas qu&rsquo;une telle d\u00e9claration soit tourn\u00e9e en d\u00e9rision, mais l&rsquo;on aurait grand tort de ne pas la prendre au s\u00e9rieux. Non pas que Goldman Sachs serait vraiment la main de Dieu sur Terre, mais elle est hautement repr\u00e9sentative de \u00ab <em>l&rsquo;esprit du capitalisme<\/em> \u00bb tel que Max Weber le d\u00e9crit, et, aussi surprenant que cela puisse para\u00eetre, <span style=\"text-decoration: underline;\">Dieu est vraiment derri\u00e8re tout \u00e7a<\/span> ! Mais que l&rsquo;on se rassure, il n&rsquo;y est pas venu tout seul : des hommes l&rsquo;y ont mis, probablement \u00ab <em>\u00e0 l&rsquo;insu de son plein gr\u00e9<\/em> \u00bb, et, depuis lors, personne ne l&rsquo;a d\u00e9log\u00e9.<\/p>\n<p>Tout commence au XVI<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle lorsqu&rsquo;un certain Martin Luther, moine et th\u00e9ologien de son \u00e9tat, fort inquiet pour son salut, entreprend une r\u00e9vision d\u00e9chirante des doctrines religieuses. Pour l&rsquo;\u00c9glise et ses fid\u00e8les, qui croient en l&rsquo;existence r\u00e9elle du paradis et de l&rsquo;enfer, &#8211; et de cette esp\u00e8ce de \u00ab <em>check point<\/em> \u00bb interminable qu&rsquo;est le purgatoire -, la question du salut est fondamentale. L&rsquo;\u00c9glise y r\u00e9pond par le sacrement de confession qui permet la r\u00e9mission des p\u00e9ch\u00e9s, et les \u00ab <em>indulgences<\/em> \u00bb que les fid\u00e8les peuvent acqu\u00e9rir par des actes de pi\u00e9t\u00e9 ou en les achetant. Mais aucun de ces proc\u00e9d\u00e9s ne trouve gr\u00e2ce aux yeux de Luther, et surtout pas le trafic des indulgences qui substituent l&rsquo;argent \u00e0 la pi\u00e9t\u00e9. Aussi, en 1517, il condamne celle qu&rsquo;\u00e9met L\u00e9on X pour la construction de la basilique Saint-Pierre, et publie ses \u00ab <em>95 th\u00e8ses<\/em> \u00bb qui vont conna\u00eetre, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;imprimerie, un succ\u00e8s foudroyant.<\/p>\n<p><!--more-->Du luth\u00e9ranisme, Weber retient surtout l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment qui jouera un r\u00f4le-clef dans l&rsquo;histoire du capitalisme : la conception de la <em>besogne<\/em> profane qui n&rsquo;avait jamais pris de valeur particuli\u00e8re, sinon n\u00e9gative. Pour les catholiques, elle r\u00e9sulte de la condamnation divine pour le p\u00e9ch\u00e9 originel, \u00ab <em>Tu gagneras ton pain \u00e0 la sueur de ton front<\/em> \u00bb, et constitue une cause de souffrance d\u00e9pourvue de valeur morale ou religieuse. On ne peut s&rsquo;en d\u00e9faire qu&rsquo;\u00e0 condition de se rapprocher de Dieu, en particulier dans la vie monastique, mais Luther r\u00e9cuse ce moyen, au m\u00eame titre que tous les autres, car, selon <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Protestantisme#Les_Six_Grands_Principes\"><em>ses principes<\/em><\/a>, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;<em>\u0153uvre<\/em> par laquelle on puisse <em>m\u00e9riter<\/em> le salut. Clef de vo\u00fbte de tout le protestantisme : la foi seule suffit, \u00e0 tout le moins au regard de Dieu<sup> 1<\/sup>, car le principe de r\u00e9alit\u00e9 exige qu&rsquo;un chr\u00e9tien puisse se justifier visiblement d&rsquo;une vie de chr\u00e9tien, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il se distingue concr\u00e8tement du m\u00e9cr\u00e9ant. Luther fut donc amen\u00e9 \u00e0 voir dans la situation de chacun, en particulier sa profession, une place assign\u00e9e par la Providence, un don de Dieu. Ainsi, sans moyen <em>sp\u00e9cifique<\/em>, en consid\u00e9rant la seule situation mat\u00e9rielle dans laquelle chacun se trouve, un bon chr\u00e9tien peut plaire \u00e0 Dieu en mettant toute son ardeur et sa pers\u00e9v\u00e9rance dans l&rsquo;accomplissement des besognes qui lui \u00e9choient<sup> 2<\/sup>. Ce dont Weber parle en ces termes : \u00ab <em>L&rsquo;unique moyen de vivre d&rsquo;une mani\u00e8re agr\u00e9able \u00e0 Dieu n&rsquo;est pas de d\u00e9passer la morale de la vie s\u00e9culi\u00e8re par l&rsquo;asc\u00e8se monastique, mais exclusivement d&rsquo;accomplir dans le monde les devoirs correspondant \u00e0 la place que l&rsquo;existence assigne \u00e0 l&rsquo;individu dans la soci\u00e9t\u00e9 [Lebensstellung], devoirs qui deviennent ainsi sa \u00ab vocation \u00bb [Beruf].<\/em> \u00bb Non seulement l&rsquo;asc\u00e8se, la mortification, la contemplation, tous <strong>ces moyens jug\u00e9s hautement spirituels n&rsquo;ont plus aucune valeur<\/strong>, (et soustraient l&rsquo;homme aux devoirs de ce monde), mais la pire des trivialit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9poque, la <em>besogne<\/em> profane, punition collective depuis Adam et \u00c8ve, se voit dot\u00e9e d&rsquo;une valeur religieuse, et le chr\u00e9tien somm\u00e9 d&rsquo;en faire sa \u00ab <em>vocation<\/em> \u00bb ! Notons que le travail lui-m\u00eame et son r\u00e9sultat trouvent naturellement leur place dans le \u00ab <em>dessein de Dieu<\/em> \u00bb \u00e0 condition d&rsquo;\u00eatre licites, donc qu&rsquo;ils plaisent \u00ab automatiquement \u00bb au Cr\u00e9ateur. Luther pr\u00eache ainsi pour un universalisme social, &#8211; intol\u00e9rable dans une soci\u00e9t\u00e9 de castes -, mais aussi pour un universalisme des t\u00e2ches qui n&rsquo;\u00e9tablit pas de distinguo entre tradition et innovation.<\/p>\n<p>Cette conception du statut et du devoir a disparu sans dispara\u00eetre : elle s&rsquo;est si profond\u00e9ment incrust\u00e9e dans les esprits, y compris catholiques, que nous ne la voyons plus, sauf accident notoire comme celui \u00e9voqu\u00e9 en pr\u00e9ambule de ce texte. Le cordon ombilical a \u00e9t\u00e9 coup\u00e9, mais les valeurs morales qu&rsquo;il convient, selon Luther, de consacrer \u00e0 la <em>besogne<\/em>, se retrouvent \u00e0 l&rsquo;identique dans celles qu&rsquo;on exige aujourd&rsquo;hui des salari\u00e9s : pers\u00e9v\u00e9rance, effort, abn\u00e9gation&#8230; Les diff\u00e9rences sont dans le contexte : un, le souci du salut a fait place au m\u00e9rite, gage le plus s\u00fbr de gagner de l&rsquo;argent sans indulgence aucune ; deux, la transcendance divine a c\u00e9d\u00e9 devant un \u00ab <em>r\u00e9alisme<\/em> \u00bb qui ne rencontre aucune r\u00e9sistance ; trois, le gardien du temple n&rsquo;est plus le clerg\u00e9 mais les m\u00e9dias \u00ab <em>main stream<\/em> \u00bb. Enfin, quatre, les h\u00e9r\u00e9tiques ne sont plus d\u00e9sign\u00e9s comme tels mais pers\u00e9cut\u00e9s comme tels.<\/p>\n<p>Cependant, l&rsquo;esprit du capitalisme ne doit rien \u00e0 cette \u00e9thique du labeur, affirme Weber, car Luther est rest\u00e9 traditionaliste sur le plan \u00e9conomique, \u00e0 cause de sa : \u00ab <em>croyance toujours plus intense en la divine Providence, cette croyance qui identifie l&rsquo;ob\u00e9issance inconditionn\u00e9e \u00e0 Dieu et la soumission inconditionn\u00e9e \u00e0 la situation donn\u00e9e \u00bb<\/em>. Comprendre : les conceptions luth\u00e9riennes n&rsquo;impliquent aucune id\u00e9e \u00e9conomique, rien qui puisse faire d\u00e9choir l&rsquo;Esprit dans les comptes d&rsquo;apothicaire, ou justifier des changements dans l&rsquo;organisation du travail et l&rsquo;\u00e9tat du monde en g\u00e9n\u00e9ral. Luther sacralise la <em>besogne<\/em> et en fait le lieu, au sein de la condition humaine, o\u00f9 le chr\u00e9tien peut et doit exprimer son ob\u00e9issance, voire son union avec Dieu, le tout dans une perspective mystique. Et Weber de conclure : \u00ab <em>Luther a radicalement \u00e9chou\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un lien nouveau ou, pour le moins, d&rsquo;un lien reposant sur des principes fondamentaux, entre occupations professionnelles et principes religieux.<\/em> \u00bb Pas de principe nouveau, certes, mais un lien pour le moins inattendu entre l&rsquo;\u00c9ternel et l&rsquo;\u00e9ternelle besogne ! \u00ab <em>Identifier l&rsquo;ob\u00e9issance inconditionn\u00e9e \u00e0 Dieu et la soumission inconditionn\u00e9e \u00e0 la situation donn\u00e9e<\/em> \u00bb revient \u00e0 <strong>sanctifier<\/strong> l&rsquo;ordre socio-\u00e9conomique, ce qui place le protestant aux antipodes du catholique dont le <em>credo<\/em> commence ainsi : \u00ab <em>Je crois \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise, une, <strong>sainte<\/strong>, catholique et apostolique.<\/em> \u00bb Sachant qu&rsquo;en principe on ob\u00e9it d&rsquo;abord \u00e0 Dieu puis \u00e0 ses saints, je vous laisse appr\u00e9cier le grand \u00e9cart&#8230;<\/p>\n<p>Dans le catholicisme, le sacr\u00e9 est encore nettement s\u00e9par\u00e9 du profane : il y a des personnes, (les pr\u00eatres), des lieux, (les \u00e9glises), des choses, (les objets du culte), et des moments, (les c\u00e9r\u00e9monies), qui lui sont vou\u00e9s<sup> 3<\/sup>. Cette partition ant\u00e9diluvienne aux fronti\u00e8res codifi\u00e9es emp\u00eache que le sacr\u00e9, extr\u00eamement contagieux, envahisse la vie profane. Elle emp\u00eache aussi que la r\u00e9alit\u00e9-m\u00eame du sacr\u00e9 ne s&rsquo;\u00e9vapore, c&rsquo;est pourquoi il doit rester localis\u00e9 et reconnaissable. Dans le protestantisme, <strong>la religion se superpose \u00e0 la vie profane<\/strong>, l&rsquo;imm\u00e9moriale partition vole en \u00e9clats, et chaque fid\u00e8le est \u00ab <em>proph\u00e8te, pr\u00eatre et roi<\/em> \u00bb selon le principe du <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Protestantisme#Les_Six_Grands_Principes\">sacerdoce universel<\/a> qui renoue avec la tradition des premiers chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p>En contestant avec succ\u00e8s les traditions religieuses, Luther a fray\u00e9 le chemin \u00e0 la contestation de toutes les autres, en particulier celles des modes de vie et leur dimension <strong>\u00e9conomique<\/strong>. C&rsquo;est pourquoi le capitalisme moderne lui doit une fi\u00e8re chandelle : il lui a fourni les premi\u00e8res pierres, le <em>Beruf<\/em>, l&rsquo;insoumission et la libert\u00e9 de conscience ; des instruments cruciaux <strong>pour mettre en pratique<\/strong> l&rsquo;innovation \u00e9conomique. Et lorsque Calvin et les puritains feront exploser le cadre \u00e9troit du <em>Beruf<\/em> pour l&rsquo;appliquer \u00e0 tous les aspects de la vie, publique et priv\u00e9e, ce sera du pain b\u00e9ni pour les anc\u00eatres du capitaliste moderne. Leurs id\u00e9es pr\u00e9existaient peut-\u00eatre aux nouvelles th\u00e9ologies, mais ils n&rsquo;auraient jamais pu les appliquer sans Luther et Calvin, ces \u00ab <em>anges du Progr\u00e8s terrassant les d\u00e9mons de la Tradition<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;antith\u00e8se, qui pr\u00e9tend que \u00ab <a href=\"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12604#comment-85749\"><em>Weber inverse compl\u00e8tement l\u2019histoire<\/em><\/a> \u00bb, est absurde pour au moins deux raisons. La premi\u00e8re est que l&rsquo;on voit mal des th\u00e9ologiens s&rsquo;inspirer de l&rsquo;\u00e9conomie. A l&rsquo;inverse, que des interpr\u00e9tations doctrinales soient marqu\u00e9es de pr\u00e9suppos\u00e9s exog\u00e8nes et ant\u00e9rieurs, certes, on ne s&rsquo;en \u00e9tonnera pas, mais il faut bien pour cela que la doctrine soit admise avant ses interpr\u00e9tations. Seconde raison : il ne suffisait pas d&rsquo;avoir un \u00ab esprit capitaliste \u00bb novateur pour pouvoir le mettre en pratique, il fallait d&rsquo;abord vaincre les r\u00e9sistances de la tradition avec des moyens appropri\u00e9s. Or, quand on sait que cette tradition faisait du labeur une fatalit\u00e9 comme la croix du Christ, et que l&rsquo;ordre social se justifiait de valeurs spirituelles, on peut s\u00e9rieusement douter que de nouvelles id\u00e9es \u00e9conomiques eussent constitu\u00e9 un moyen appropri\u00e9. Non, il fallait d&rsquo;abord saper les bases de la tradition, donc la contester au niveau religieux, mais aussi, et surtout, la diaboliser, (\u00e0 l&rsquo;instar des premiers chr\u00e9tiens envers les traditions juives et pa\u00efennes), ce que n&rsquo;aurait jamais pu faire une th\u00e9orie capitaliste, faute de pouvoir attribuer une existence au d\u00e9mon. L&rsquo;ant\u00e9riorit\u00e9 de l&rsquo;esprit capitaliste est fort probable, car elle expliquerait le bon accueil r\u00e9serv\u00e9 au protestantisme dans certaines r\u00e9gions, mais il n&rsquo;aurait jamais pu sortir seul de ses limbes. Le protestantisme lui a offert un cadre conceptuel <strong>et moral<\/strong> strictement n\u00e9cessaire : des th\u00e9ologies qui, aussi mal interpr\u00e9t\u00e9es qu&rsquo;elles aient pu l&rsquo;\u00eatre, (et tout d\u00e9pend aux yeux de qui !), n&rsquo;en avait pas moins \u00e9t\u00e9 concoct\u00e9es dans les trois marmites du futur capitalisme : l&rsquo;utilitarisme, le rationalisme et l&rsquo;individualisme.<\/p>\n<p><span style=\"color: #888888;\"><sup>1<\/sup> Lu sur le net : \u00ab L&rsquo;\u00eatre humain est sauv\u00e9 gratuitement par la foi personnelle en J\u00e9sus-Christ. La Bible d\u00e9clare : \u00ab C&rsquo;est par la gr\u00e2ce que vous \u00eates sauv\u00e9s, par le moyen de la foi; cela ne vient pas de vous, c&rsquo;est le don de Dieu. Ce n&rsquo;est point par les \u0153uvres. \u00bb (\u00c9p\u00eetre aux \u00c9ph\u00e9siens 2.8-9). Donc le salut est gratuit. Il ne s&rsquo;obtient ni par des bonnes \u0153uvres, ni par de l&rsquo;argent, ni par des messes, ni par des pri\u00e8res pour les morts. \u00bb Note : la partie de la th\u00e9ologie qui s&rsquo;occupe du salut est la \u00ab justification \u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #888888;\"><sup>2<\/sup> Citation biblique utilis\u00e9e par Luther : \u00ab Sois attach\u00e9 \u00e0 ta besogne et mets-y ta joie et vieillis dans ton travail. \u00bb, s&rsquo;oppose au travail a minima, selon les n\u00e9cessit\u00e9s du moment.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #888888;\"><sup>3 <\/sup>Cf. <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/Durkheim_emile\/formes_vie_religieuse\/formes_elementaires_2.pdf\">Les Formes \u00e9l\u00e9mentaires de la vie religieuse<\/a> dont je recommande la lecture, aussi agr\u00e9able au palais que Proust.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>L&rsquo;esprit du capitalisme d&rsquo;apr\u00e8s <span style=\"text-decoration: line-through;\">le roman<\/span> l&rsquo;\u0153uvre de Max Weber<br \/> \u00ab <a href=\"http:\/\/classiques.uqac.ca\/classiques\/Weber\/ethique_protestante\/Ethique.html\"><em>L&rsquo;\u00e9thique protestante et l&rsquo;esprit du capitalisme<\/em><\/a> \u00bb<\/p>\n<p>En cherchant \u00ab Dieu Goldman Sachs \u00bb sur le net, vous ne pourrez manquer cet <a href=\"http:\/\/www.objectifliberte.fr\/2010\/04\/dieu-contre-goldman-sachs.html\">article<\/a> du site n\u00e9olib\u00e9ral <em>Objectif Libert\u00e9<\/em> qui d\u00e9bute ainsi : <em>\u00ab Lloyd Blankfein, dirigeant de [&hellip;]<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":38,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[649,26,648,4463,650,214,309,647,624],"class_list":["post-12939","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","tag-calvin","tag-capitalisme","tag-catholicisme","tag-economie","tag-individualisme","tag-martin-luther","tag-max-weber","tag-prostestantisme","tag-religions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12939","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/38"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12939"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12939\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":48202,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12939\/revisions\/48202"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12939"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12939"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12939"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}