{"id":12959,"date":"2010-06-15T12:34:04","date_gmt":"2010-06-15T10:34:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=12959"},"modified":"2013-01-02T18:00:34","modified_gmt":"2013-01-02T17:00:34","slug":"lactualite-de-la-crise-tourner-la-page-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/06\/15\/lactualite-de-la-crise-tourner-la-page-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : tourner la page ! par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>TOURNER LA PAGE !<\/strong><\/p>\n<p>Durant toute la journ\u00e9e de lundi, les d\u00e9mentis ont plu de toute part, ne faisant qu\u2019accr\u00e9diter la rumeur dont avait fait \u00e9tat le Frankfurter Allgemeine Zeitung, un journal qui ne passe pas particuli\u00e8rement pour faire partie de la presse \u00e0 sensation. L\u2019Espagne serait au bout du rouleau, un plan d\u2019activation du <i>fonds de stabilit\u00e9 financi\u00e8re<\/i> europ\u00e9en en pr\u00e9paration. Les mauvais esprits &#8211; il n\u2019en manque pas &#8211; remarquant que ce sc\u00e9nario rappelait f\u00e2cheusement celui de la Gr\u00e8ce, avant qu\u2019elle ne b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un soutien longtemps d\u00e9ni\u00e9 de toutes parts. <\/p>\n<p>Une conf\u00e9rence t\u00e9l\u00e9phonique des ministres du G7 avait opportun\u00e9ment eu lieu dans la matin\u00e9e, dont il \u00e9tait jur\u00e9 qu\u2019elle n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019affaire qui mobilisait toutes les attentions. D\u00e9cid\u00e9ment ! <\/p>\n<p>Les rares banquiers et financiers espagnols qui acceptaient de s\u2019exprimer faisaient entendre un tout  autre son de cloche\u00a0: ils reconnaissaient que les banques espagnoles \u00e9taient devant le march\u00e9 international des capitaux comme devant porte close. Plus personne ne voulant se risquer \u00e0 pr\u00eater \u00e0 un secteur bancaire en pleine crise, sans d\u00e9sormais m\u00eame faire trop le d\u00e9tail entre ses composantes, faute de visibilit\u00e9. L\u2019opacit\u00e9 du syst\u00e8me financier se retourne contre lui dans les mauvais jours : il est dans l\u2019incapacit\u00e9 de lui substituer la transparence, car elle rendrait encore plus vuln\u00e9rable.  <\/p>\n<p><!--more-->La BCE s&rsquo;affirme plus que jamais le seul recours de la quasi totalit\u00e9 des banques espagnoles pour se maintenir \u00e0 flot, tandis qu\u2019est annonc\u00e9e pour jeudi une \u00e9mission obligataire de l\u2019Etat, celui-ci risquant de devoir faire appel aux faveurs de la banque centrale, afin que la souscription se fasse dans des conditions acceptables, faute de mieux. Selon le quotidien El Pais, 16,5% de la totalit\u00e9 des pr\u00eats de la BCE sont d\u00e9sormais consentis \u00e0 l\u2019Espagne, un pourcentage en tr\u00e8s rapide progression depuis le mois de mai dernier.<\/p>\n<p>Le sommet europ\u00e9en des chefs d\u2019Etat, convoqu\u00e9 jeudi prochain dans le cadre de la pr\u00e9paration du G20 des 26 et 27 juin, ne se saisira pas n\u00e9cessairement officiellement du dossier, mais il devra imp\u00e9rativement le traiter. Car c\u2019est non seulement l\u2019Espagne qui est en cause, mais une nouvelle fois tout l\u2019\u00e9difice europ\u00e9en. En raison cette fois-ci de l\u2019\u00e9clatement de la dette priv\u00e9e espagnole, qui secoue son syst\u00e8me bancaire et en impose la restructuration forc\u00e9e \u00e0 toutes enjamb\u00e9es, afin d\u2019\u00e9viter qu\u2019il ne sombre. Une perspective qui ne fait qu\u2019ajouter aux tensions provoqu\u00e9es par la d\u00e9sastreuse d\u00e9gradation de la note de la Gr\u00e8ce par Moody\u2019s, qui anticipe par ce geste la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une restructuration in\u00e9vitable de la dette du pays. <\/p>\n<p>Les rapports pleuvent tout autant, qui s\u2019efforcent de chiffrer les expositions des banques europ\u00e9ennes au risque. Que celui-ci r\u00e9sulte des obligations d\u2019Etat dont ils regorgent et dont les prix baissent au fur et \u00e0 mesure que leur rendement croit &#8211; en particulier des pays d\u00e9sormais dits <i>\u00e0 risque<\/i> &#8211;  ou des pr\u00eats de toute nature qu\u2019elles y ont consenti au secteur priv\u00e9. Tour \u00e0 tour, la Royal Bank of Scotland (RBS) et, \u00e0 tout seigneur tout honneur, la Banque des r\u00e8glements internationaux (BRI), ont d\u00e9voil\u00e9 des chiffres convergents qui montrent, en particulier, l\u2019\u00e9normit\u00e9 des engagement des banques allemandes, britanniques et fran\u00e7aises. Un millier de milliards de dollars auraient \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9s par ces derni\u00e8res en Espagne, Gr\u00e8ce, Portugal et Irlande, non compte-tenu de tous les pr\u00eats effectu\u00e9s \u00e0 ceux-ci par un syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en qui compte un millier d\u2019\u00e9tablissements. <\/p>\n<p><i>Les march\u00e9s<\/i>, qui sont bien plac\u00e9s pour le savoir, n\u2019ignorent pas par ailleurs que le syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en est loin d\u2019avoir purg\u00e9 ses bilans des actifs toxiques r\u00e9sultant du d\u00e9marrage de la crise financi\u00e8re aux Etats-Unis. <\/p>\n<p>Deux constatations sont tardivement faites \u00e0 propos du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en. Il se r\u00e9v\u00e8le extr\u00eamement interconnect\u00e9, pris dans des rapports qui ne peuvent qu&rsquo;\u00e9voquer une dangereuse consanguinit\u00e9, et donc globalement tr\u00e8s sensible aux crises nationales. Tous les indicateurs sonnent par ailleurs en m\u00eame temps l\u2019alarme, annonciateurs de la mont\u00e9e des p\u00e9rils. Chaque jour plus fr\u00e9quent\u00e9s, les facilit\u00e9s de d\u00e9p\u00f4t de la BCE, sont tous les soirs un havre pour les liquidit\u00e9s bancaires, le pire des signaux possibles. Il est \u00e9galement \u00e0 noter que les compagnies d\u2019assurance, qui semblaient \u00e9tonnement \u00e9pargn\u00e9es, en viennent \u00e0 manifester \u00e0 leur tour des acc\u00e8s de faiblesse. C\u2019est le cas d\u2019Axa, qui a annonc\u00e9 vendre des actifs britanniques auparavant consid\u00e9r\u00e9s comme <i>strat\u00e9giques<\/i>, afin de se renflouer.<\/p>\n<p>La glissade engag\u00e9e avec la Gr\u00e8ce se poursuit donc en Europe, dans la crainte qu\u2019elle finisse par devenir incontr\u00f4l\u00e9e. Mais la riposte engag\u00e9e par les gouvernements continue de ne pas \u00eatre \u00e0 la hauteur des enjeux et \u00e0 se tromper de cible.<\/p>\n<p>Le gouvernement italien vient \u00e0 ce propos de briser un tabou, que la crise espagnole rendait de toute fa\u00e7on de plus en plus impossible \u00e0 respecter.  Dans le cadre de la pr\u00e9paration du sommet europ\u00e9en de jeudi, Franco Frattini, ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res, vient de d\u00e9clarer que \u00ab\u00a0L&rsquo;Italie est pr\u00eate \u00e0 refuser de donner son accord (au texte de la d\u00e9claration finale) s&rsquo;il n&rsquo;y a pas une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la dette globale, pas seulement \u00e0 la dette publique, mais aussi \u00e0 la dette priv\u00e9e\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Ne parler que de la dette publique reviendrait \u00e0 se priver de nombreux \u00e9l\u00e9ments qui devraient renforcer cette strat\u00e9gie\u00a0\u00bb, a-t-il ajout\u00e9. Contrairement \u00e0 l\u2019Espagne, l\u2019Italie a en effet une dette priv\u00e9e relativement contenue, alors que sa dette publique est parmi les plus \u00e9lev\u00e9es d\u2019Europe, 115,8% du PIB. <\/p>\n<p>A ce sujet, la grande question des <i>stress tests<\/i> des banques continue d\u2019agiter le monde de la finance. Josef Ackerman, P-DG de la Deutsche Bank, vient de d\u00e9clarer qu\u2019il serait extr\u00eamement dangereux de rendre public leurs r\u00e9sultats. Et pour cause ! Ce n\u2019est en effet pas uniquement par respect au culte du silence qui pr\u00e9vaut hors du s\u00e9rail dans le monde financier que celui-ci est r\u00e9clam\u00e9. Rien qu\u2019en Allemagne, le r\u00e9seau des banques r\u00e9gionales (des L\u00e4nder) continue d\u2019\u00eatre tr\u00e8s atteint en raison de sa d\u00e9tention en grande quantit\u00e9 d\u2019actifs toujours en attente d\u2019\u00eatre d\u00e9valoris\u00e9s. <\/p>\n<p>Quand, par ailleurs, la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale fran\u00e7aise annonce que son plan strat\u00e9gique, intitul\u00e9 en toute modestie \u00ab\u00a0Ambition\u00a0\u00bb, vise les 6 milliards d\u2019euros de b\u00e9n\u00e9fice net en 2012, doublant son objectif 2010, et que parall\u00e8lement les actifs <i>g\u00e9r\u00e9s en extinction<\/i> (c\u2019est \u00e0 dire invendables) n\u2019auront un impact que de 0,7 \u00e0 1 milliard sur le r\u00e9sultat net en 2010, on est en droit de s\u2019interroger sur la valeur de ces projections. Surtout quand il est pr\u00e9cis\u00e9 par la banque que la taille de ce portefeuille d&rsquo;actifs toxiques sera r\u00e9duite d&rsquo;uniquement 60%, et ce d&rsquo;ici seulement 2015.<\/p>\n<p>Enfin, il ne peut \u00eatre mis entre parenth\u00e8ses dans l\u2019\u00e9valuation de la situation des banques qu\u2019elles seraient bien en peine de lever sur les <i>march\u00e9s<\/i> les capitaux que n\u00e9cessiterait la reconstitution de leurs fonds propres, si les <i>stress tests<\/i> devait en r\u00e9v\u00e9ler la n\u00e9cessit\u00e9. Frilosit\u00e9 des investisseurs oblige, qui constatent la d\u00e9gringolade des valeurs financi\u00e8res intervenue en Bourse ces derniers temps. <\/p>\n<p>Sur le devant de la sc\u00e8ne, nous assistons pendant ce temps-l\u00e0 \u00e0 de bien curieux spectacles. En premier lieu celui de l\u2019aveugle qui \u00e0 Berlin a soutenu la paralytique, la principale pr\u00e9occupation de Nicolas Sarkozy et d\u2019Angela Merkel semblant \u00eatre de camoufler \u00e0 tout prix leurs d\u00e9saccords et non de rechercher une issue convaincante \u00e0 la crise europ\u00e9enne. Se concentrant sur les compromis qu\u2019ils peuvent passer, tout en \u00e9vacuant ce qui reste irr\u00e9ductible et qui est l&rsquo;essentiel. <\/p>\n<p>Mettant en avant \u00e0 peu de frais un accord \u00e0 propos de la taxation des banques et des transactions financi\u00e8res &#8211; dont ils savent pertinemment qu\u2019il sera retoqu\u00e9 \u00e0 Toronto lors du G20 &#8211; ils se r\u00e9fugient derri\u00e8re une <i>gouvernance \u00e9conomique<\/i> de l\u2019Union europ\u00e9enne, qui a pourtant fait dans la derni\u00e8re p\u00e9riode la preuve flagrante de sa paralysie, sinon de son inanit\u00e9. Une capitulation sans gloire de Nicolas Sarkozy, dont on se demande si la contrepartie obtenue ne serait pas une certaine mansu\u00e9tude allemande \u00e0 propos des mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 floues qu\u2019il a fait annoncer par son premier ministre. L\u2019heure est aux effets d\u2019annonce, une fois de plus. <\/p>\n<p>En alternance, un autre spectacle nous est pr\u00e9sent\u00e9 par la commission de Bruxelles, qui annonce le lancement d\u2019une consultation publique. L\u2019id\u00e9e est que, \u00ab\u00a0en cas de d\u00e9veloppements n\u00e9gatifs qui constituent une menace s\u00e9rieuse pour la stabilit\u00e9 financi\u00e8re ou pour la confiance du march\u00e9 envers un pays membre ou l&rsquo;UE\u00a0\u00bb, les autorit\u00e9s nationales pourraient de mani\u00e8re temporaire \u00ab\u00a0interdire ou imposer des conditions\u00a0\u00bb pour les ventes \u00e0 d\u00e9couvert et les transactions sur les CDS. Afin de diminuer encore la port\u00e9e de cette \u00e9ventuelle mesure, il est propos\u00e9 de donner un r\u00f4le de coordination \u00e0 la future autorit\u00e9 europ\u00e9enne charg\u00e9e de superviser les march\u00e9s financiers (ESMA), qui est cens\u00e9e \u00eatre constitu\u00e9e l&rsquo;ann\u00e9e prochaine, afin qu\u2019elle donne son avis \u00e0 ces mesures qui seraient limit\u00e9es \u00e0 trois mois dans tous les cas. Encore un effort ! <\/p>\n<p>En retard d\u2019une crise, Herman Van Rompuy, le pr\u00e9sident de l&rsquo;Union europ\u00e9enne, a mis en cause les \u00ab\u00a0exc\u00e8s d\u2019indulgence\u00a0\u00bb qui ont pr\u00e9valu durant les onze premi\u00e8res ann\u00e9es d\u2019existence de l\u2019euro, dans un entretien au Financial Times. \u00ab\u00a0Cela a fait l&rsquo;effet d&rsquo;un somnif\u00e8re. On ne s&rsquo;est pas rendu compte des probl\u00e8mes sous-jacents\u00a0\u00bb, a-t-il estim\u00e9, voulant \u00e9voquer par l\u00e0 les facilit\u00e9s que la monnaie unique avaient offertes aux Etats sur le march\u00e9 obligataire, oubliant ou ne voulant pas voir le reste du panorama, du c\u00f4t\u00e9 du priv\u00e9, comme s\u2019il portait des oeill\u00e8res. Il regrette maintenant que <i>les march\u00e9s<\/i> \u00ab\u00a0surr\u00e9agissent\u00a0\u00bb, selon lui, exprimant non sans na\u00efvet\u00e9 la position des hommes politiques qui se sentent d\u00e9pass\u00e9s ou trahis par ceux-ci et qui voudraient les punir, mais tout de m\u00eame pas trop s\u00e9v\u00e8rement. Se raccrochant \u00e0 des <i>valeurs sures<\/i>, comme l\u2019aust\u00e9rit\u00e9, ne se rendant pas compte, tout \u00e0 leur strat\u00e9gie d\u2019occupation du terrain, qu\u2019ils appuient eux-m\u00eames ainsi sur la d\u00e9tente du m\u00e9canisme auquel ils ne savent pas ou ne veulent pas faire face. <\/p>\n<p>R\u00e9citant sa le\u00e7on afin de justifier cette strat\u00e9gie reposant sur le miracle annonc\u00e9 de la r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, estime qu\u2019il faut aller jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9quilibre. Le d\u00e9ficit z\u00e9ro, si on le prend au pied de la lettre. Car sinon, \u00ab\u00a0on ne ram\u00e8nera pas la confiance chez les entreprises et les particuliers\u00a0\u00bb. Et, \u00ab\u00a0si on ne ram\u00e8ne pas la confiance, on ne r\u00e9ussira pas a retrouver une croissance solide\u00a0\u00bb. A ce niveau p\u00e9n\u00e9trant d\u2019analyse, les esprits se figent, les corps se tendent. <\/p>\n<p>Un rapport de l\u2019OCDE et la Cnuced (ONU), qui vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9, pourrait s\u2019il en \u00e9tait tenu compte remettre les id\u00e9es en place. Analysant les politiques anti-crise des gouvernements du G20, il estime que, \u00ab\u00a0en date du 20 mai, le montant total des engagements publics &#8211; \u00e0 travers des actions, des pr\u00eats et des garanties &#8211; d\u00e9passait les mille milliards de dollars\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-elle. On est loin devant du montant des aides directes aux banques, dont le remboursement &#8211; quand il est intervenu &#8211; sert de pr\u00e9texte \u00e0 leur donner quitus. <\/p>\n<p>Aujoud&rsquo;hui pas encore entreprise, la digestion de ces mille milliards en est au stade des voeux pieux. Pour accompagner celle de la bulle priv\u00e9e, qui n\u2019est qu\u2019en cours et plus douloureuse que pr\u00e9vue. Les placards sont pleins d\u2019actifs dont on ne sait pas quoi faire, car ils empoisonneraient l\u2019air libre s&rsquo;ils en \u00e9taient sortis. On les trouve dans les banques centrales, les banques et compagnies d\u2019assurance ou encore chez Fannie Mae et Freddie Mac, aux Etats-Unis. <\/p>\n<p>Un nouveau tour de passe-passe va-t-il \u00eatre trouv\u00e9 pour gagner du temps, tel un accommodement de plus avec le Seigneur ?  Ou bien faudra-t-il, dans la douleur, se r\u00e9soudre \u00e0 un jour entrouvrir ces portes pour tenter de sauver le grand malade qu\u2019est le capitalisme financier en le r\u00e9formant profond\u00e9ment ? Ou bien encore, celui-ci, faute de s\u2019y r\u00e9soudre ne va-t-il pas continuer \u00e0 imploser, nous gardant en otage ? <\/p>\n<p>Il restera toujours une autre issue\u00a0: tourner la page ! <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>TOURNER LA PAGE !<\/strong><\/p>\n<p>Durant toute la journ\u00e9e de lundi, les d\u00e9mentis ont plu de toute part, ne faisant qu\u2019accr\u00e9diter la rumeur dont avait fait \u00e9tat le Frankfurter Allgemeine Zeitung, un journal qui ne passe pas particuli\u00e8rement pour faire partie de la presse \u00e0 sensation. 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