{"id":130053,"date":"2021-10-07T10:17:00","date_gmt":"2021-10-07T08:17:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=130053"},"modified":"2021-10-07T10:17:00","modified_gmt":"2021-10-07T08:17:00","slug":"the-guardian-saloper-la-planete-et-cacher-les-sous-nest-pas-une-perversion-du-capitalisme-cest-le-capitalisme-par-george-monbiot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/10\/07\/the-guardian-saloper-la-planete-et-cacher-les-sous-nest-pas-une-perversion-du-capitalisme-cest-le-capitalisme-par-george-monbiot\/","title":{"rendered":"The Guardian &#8211; <b>Saloper la plan\u00e8te et cacher les sous n&rsquo;est pas une perversion du capitalisme. C&rsquo;est le capitalisme, par George Monbiot<\/b>"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Picsou-150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-127063\" \/>Quand <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/10\/05\/mes-commentaires-sur-les-pandora-papers\/#comment-866076\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">je disais hier<\/a>\u00a0\u00e0 propos des <em>Pandora papers<\/em><\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0ce sont le capitalisme et la logique du profit dans un contexte de rapport de forces, dans leur fonctionnement ordinaire, qui sont cette fois mis en cause\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>George Monbiot dit la m\u00eame chose aujourd&rsquo;hui dans <em>The Guardian<\/em> : <a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/commentisfree\/2021\/oct\/06\/offshoring-wealth-capitalism-pandora-papers\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Trashing the planet and hiding the money isn\u2019t a perversion of capitalism. It is capitalism<\/a>, autrement dit \u00ab\u00a0Saloper la plan\u00e8te et cacher les sous n&rsquo;est pas une perversion du capitalisme. C&rsquo;est le capitalisme\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<blockquote><p><strong>Exploiter les gens, exploiter la terre, et garder secret son c\u00f4t\u00e9 hideux. Ses effets historiques ne sont que trop reconnaissables dans les documents de Pandora aujourd&rsquo;hui.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Chaque fois qu&rsquo;il y a une fuite de documents provenant d&rsquo;\u00eeles \u00e9loign\u00e9es et de juridictions obscures o\u00f9 les riches cachent leur argent, comme cette semaine avec la publication des documents Pandora, nous nous demandons comment de telles choses ont pu arriver. Comment en sommes-nous arriv\u00e9s \u00e0 un syst\u00e8me mondial qui permet le transfert de grandes richesses \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, sans imposition et \u00e0 l&rsquo;abri du regard du public ? Les politiciens le condamnent comme \u00ab\u00a0le visage inacceptable du capitalisme\u00a0\u00bb. Mais ce n&rsquo;est pas le cas. C&rsquo;est le visage du capitalisme.<\/strong><\/p>\n<p><strong>On peut dire que le capitalisme est n\u00e9 sur une \u00eele lointaine. Quelques d\u00e9cennies apr\u00e8s avoir colonis\u00e9 Mad\u00e8re en 1420, les Portugais ont mis au point un syst\u00e8me qui diff\u00e9rait \u00e0 certains \u00e9gards de tout ce qui avait \u00e9t\u00e9 fait auparavant. En abattant les for\u00eats qui ont donn\u00e9 leur nom \u00e0 l&rsquo;\u00eele (madeira signifie bois en portugais), ils ont cr\u00e9\u00e9, dans cette sph\u00e8re inhabit\u00e9e, une ardoise vierge &#8211; une terra nullius &#8211; dans laquelle une nouvelle \u00e9conomie pouvait \u00eatre construite. Financ\u00e9s par des banquiers de G\u00eanes et de Flandre, ils ont fait venir d&rsquo;Afrique des personnes r\u00e9duites en esclavage pour planter et transformer le sucre. Ils ont d\u00e9velopp\u00e9 une \u00e9conomie dans laquelle la terre, le travail et l&rsquo;argent perdaient leur signification sociale ant\u00e9rieure et devenaient des marchandises n\u00e9gociables.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comme le souligne le g\u00e9ographe Jason Moore dans la revue Review, une petite quantit\u00e9 de capital pourrait \u00eatre utilis\u00e9e, dans ces circonstances, pour s&#8217;emparer d&rsquo;une grande quantit\u00e9 de richesses naturelles. Sur le riche sol de Mad\u00e8re, en utilisant l&rsquo;abondant bois comme combustible, le travail des esclaves a atteint une productivit\u00e9 inimaginable auparavant. Dans les ann\u00e9es 1470, cette \u00eele minuscule est devenue le premier producteur mondial de sucre.<\/strong><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9conomie de Mad\u00e8re pr\u00e9sentait \u00e9galement une autre caract\u00e9ristique qui la distinguait de ce qui l&rsquo;avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e : la vitesse \u00e9tonnante \u00e0 laquelle elle utilisait les richesses naturelles de l&rsquo;\u00eele. La production de sucre a atteint son apog\u00e9e en 1506. En 1525, elle avait chut\u00e9 de pr\u00e8s de 80 %. Moore pense que la raison principale en est l&rsquo;\u00e9puisement des r\u00e9serves de bois accessibles : Mad\u00e8re n&rsquo;avait plus de <em>madeira<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il fallait 60 kg de bois pour raffiner 1 kg de sucre. Comme le bois devait \u00eatre coup\u00e9 dans des r\u00e9gions de l&rsquo;\u00eele de plus en plus escarp\u00e9es et \u00e9loign\u00e9es, il fallait davantage de main-d&rsquo;\u0153uvre esclave pour produire la m\u00eame quantit\u00e9 de sucre. En d&rsquo;autres termes, la productivit\u00e9 du travail s&rsquo;est effondr\u00e9e et a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e par quatre en 20 ans. \u00c0 peu pr\u00e8s au m\u00eame moment, le d\u00e9frichement de la for\u00eat a conduit plusieurs esp\u00e8ces end\u00e9miques \u00e0 l&rsquo;extinction.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans ce qui allait devenir le cycle classique d&rsquo;expansion, de contraction et de disparition du capitalisme, les Portugais ont d\u00e9plac\u00e9 leurs capitaux vers de nouvelles fronti\u00e8res, \u00e9tablissant des plantations de sucre d&rsquo;abord \u00e0 S\u00e3o Tom\u00e9, puis au Br\u00e9sil, puis dans les Cara\u00efbes, \u00e9puisant \u00e0 chaque fois les ressources avant de passer \u00e0 autre chose. Comme le dit Moore, la saisie, l&rsquo;\u00e9puisement et l&rsquo;abandon partiel de nouvelles fronti\u00e8res g\u00e9ographiques sont au c\u0153ur du mod\u00e8le d&rsquo;accumulation que nous appelons capitalisme. Les crises \u00e9cologiques et de productivit\u00e9 comme celle de Mad\u00e8re ne sont pas des r\u00e9sultats pervers du syst\u00e8me. Elles sont le syst\u00e8me.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mad\u00e8re s&rsquo;est rapidement tourn\u00e9e vers d&rsquo;autres produits, principalement le vin. Il ne faut pas s&rsquo;\u00e9tonner que l&rsquo;\u00eele soit aujourd&rsquo;hui accus\u00e9e de fonctionner comme un paradis fiscal, et qu&rsquo;elle ait \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e dans le reportage de cette semaine sur les documents Pandora. Que peut faire d&rsquo;autre une \u00eele \u00e9cologiquement \u00e9puis\u00e9e, dont l&rsquo;\u00e9conomie d\u00e9pendait du pillage ?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans Jane Eyre, publi\u00e9 en 1847, Charlotte Bront\u00eb tente de d\u00e9contaminer la fortune inattendue de Jane. Elle a h\u00e9rit\u00e9 l&rsquo;argent de son oncle, \u00a0\u00bb M. Eyre de Mad\u00e8re \u00a0\u00bb ; mais, St John Rivers l&rsquo;informe qu&rsquo;il est d\u00e9sormais investi dans des \u00a0\u00bb fonds anglais \u00ab\u00a0. Cela a \u00e9galement pour effet d&rsquo;\u00e9loigner son capital de celui d&rsquo;Edward Rochester, entach\u00e9 par son association avec une autre \u00eele sucri\u00e8re \u00e9puis\u00e9e, la Jama\u00efque.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Mais qu&rsquo;\u00e9taient, et que sont, les fonds anglais ? En 1847, l&rsquo;Angleterre est au centre d&rsquo;un empire dont les efforts capitalistes ont depuis longtemps \u00e9clips\u00e9 ceux des Portugais. Pendant trois si\u00e8cles, elle avait syst\u00e9matiquement pill\u00e9 d&rsquo;autres nations : elle s&#8217;emparait des populations africaines pour les forcer \u00e0 travailler dans les Cara\u00efbes et en Am\u00e9rique du Nord, drainait les \u00e9tonnantes richesses de l&rsquo;Inde et extrayait les mat\u00e9riaux dont elle avait besoin pour alimenter sa r\u00e9volution industrielle par le biais d&rsquo;un syst\u00e8me de travail sous contrat qui se distinguait souvent \u00e0 peine de l&rsquo;esclavage pur et simple. Lorsque <em>Jane Eyre<\/em> a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9, la Grande-Bretagne venait de conclure sa premi\u00e8re guerre de l&rsquo;opium contre la Chine.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le financement de ce syst\u00e8me de vol mondial n\u00e9cessitait de nouveaux r\u00e9seaux bancaires. Ceux-ci ont jet\u00e9 les bases du syst\u00e8me financier offshore dont les r\u00e9alit\u00e9s macabres ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 nouveau expos\u00e9es cette semaine. Les \u00ab\u00a0fonds anglais\u00a0\u00bb n&rsquo;\u00e9taient qu&rsquo;une destination pour l&rsquo;argent fabriqu\u00e9 par l&rsquo;\u00e9conomie coloniale consommatrice de monde appel\u00e9e <em>capitalisme<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans la d\u00e9localisation de l&rsquo;argent de Jane, nous voyons le foss\u00e9 entre la r\u00e9alit\u00e9 du syst\u00e8me et la fa\u00e7on dont il se pr\u00e9sente. Presque d\u00e8s le d\u00e9but du capitalisme, des tentatives ont \u00e9t\u00e9 faites pour l&rsquo;assainir. Les premiers colons de Mad\u00e8re ont cr\u00e9\u00e9 un mythe d&rsquo;origine, selon lequel l&rsquo;\u00eele aurait \u00e9t\u00e9 consum\u00e9e par un incendie sauvage qui aurait dur\u00e9 sept ans et qui aurait ras\u00e9 une grande partie de la for\u00eat. Mais cette catastrophe naturelle n&rsquo;a pas eu lieu. Les incendies ont \u00e9t\u00e9 allum\u00e9s par des personnes. Le front de feu que nous appelons capitalisme a br\u00fbl\u00e9 \u00e0 travers Mad\u00e8re avant que les \u00e9tincelles ne sautent et n&rsquo;illuminent d&rsquo;autres parties du monde.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La fausse histoire du capitalisme a \u00e9t\u00e9 formalis\u00e9e en 1689 par John Locke, dans son Second trait\u00e9 du gouvernement. \u00ab\u00a0Au commencement, le monde entier \u00e9tait l&rsquo;Am\u00e9rique\u00a0\u00bb, nous dit-il, une ardoise vierge sans peuple dont la richesse \u00e9tait juste l\u00e0, pr\u00eate \u00e0 \u00eatre prise. Mais contrairement \u00e0 Mad\u00e8re, l&rsquo;Am\u00e9rique \u00e9tait habit\u00e9e, et les indig\u00e8nes devaient \u00eatre tu\u00e9s ou r\u00e9duits en esclavage pour cr\u00e9er sa terra nullius. Selon lui, le droit au monde s&rsquo;\u00e9tablit par le travail : lorsqu&rsquo;un homme a \u00ab\u00a0m\u00eal\u00e9 son travail\u00a0\u00bb aux richesses naturelles, il \u00ab\u00a0en fait ainsi sa propri\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. Mais ceux qui ont revendiqu\u00e9 de grandes quantit\u00e9s de richesses naturelles n&rsquo;y ont pas m\u00eal\u00e9 leur propre travail, mais celui de leurs esclaves. Le conte de f\u00e9es justificatif que le capitalisme raconte sur lui-m\u00eame &#8211; on devient riche en travaillant dur et en entreprenant, en ajoutant de la valeur aux richesses naturelles &#8211; est le plus grand coup de propagande de l&rsquo;histoire humaine.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comme l&rsquo;explique Laleh Khalili dans la <em>London Review of Books<\/em>, l&rsquo;\u00e9conomie coloniale extractive n&rsquo;a jamais pris fin. Elle se poursuit par le biais de n\u00e9gociants en mati\u00e8res premi\u00e8res qui travaillent avec des kleptocrates et des oligarques, s&#8217;emparant des ressources des nations pauvres sans les payer, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;instruments astucieux tels que les \u00ab\u00a0prix de transfert\u00a0\u00bb. Elle persiste \u00e0 travers l&rsquo;utilisation de paradis fiscaux offshore et de r\u00e9gimes de secret par des \u00e9lites corrompues, qui drainent les richesses de leur nation puis les canalisent dans des \u00ab\u00a0fonds anglais\u00a0\u00bb, dont la propri\u00e9t\u00e9 r\u00e9elle est dissimul\u00e9e par des soci\u00e9t\u00e9s \u00e9crans.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le front de l&rsquo;incendie fait toujours rage dans le monde, br\u00fblant les populations et les \u00e9cosyst\u00e8mes. Bien que l&rsquo;argent qui l&rsquo;allume puisse \u00eatre cach\u00e9, on peut le voir incin\u00e9rer chaque territoire qui poss\u00e8de encore des richesses naturelles inexploit\u00e9es : l&rsquo;Amazonie, l&rsquo;Afrique occidentale, la Papouasie occidentale. Lorsque le capital n&rsquo;a plus de plan\u00e8te \u00e0 br\u00fbler, il s&rsquo;int\u00e9resse aux grands fonds marins et commence \u00e0 sp\u00e9culer sur la possibilit\u00e9 de se d\u00e9placer dans l&rsquo;espace.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les d\u00e9sastres \u00e9cologiques locaux qui ont commenc\u00e9 \u00e0 Mad\u00e8re se transforment en d\u00e9sastres mondiaux. Nous sommes recrut\u00e9s en tant que consommateurs et consomm\u00e9s, br\u00fblant nos syst\u00e8mes de survie au nom d&rsquo;oligarques qui gardent leur argent et leur moralit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lorsque nous voyons les m\u00eames choses se produire \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres de distance, nous devrions cesser de les traiter comme des ph\u00e9nom\u00e8nes isol\u00e9s et reconna\u00eetre le mod\u00e8le. Tous les discours sur la \u00ab\u00a0domestication\u00a0\u00bb et la \u00ab\u00a0r\u00e9forme\u00a0\u00bb du capitalisme reposent sur une id\u00e9e erron\u00e9e de ce qu&rsquo;il est. Le capitalisme est ce que nous voyons dans les journaux de Pandora.<\/strong><\/p>\n<p>George Monbiot est un chroniqueur du Guardian.<\/p><\/blockquote>\n<p>DeepL + PJ<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/Picsou-150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-127063\" \/>Quand <a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2021\/10\/05\/mes-commentaires-sur-les-pandora-papers\/#comment-866076\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">je disais hier<\/a>\u00a0\u00e0 propos des <em>Pandora papers<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0ce sont le capitalisme et la logique du profit dans un contexte de rapport de forces, dans leur fonctionnement ordinaire, qui sont cette fois mis en cause\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>George Monbiot dit la m\u00eame chose aujourd&rsquo;hui dans <em>The [&hellip;]<\/em><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5027,1009],"tags":[26,2983,8371],"class_list":["post-130053","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-capitalisme","category-fiscalite-2","tag-capitalisme","tag-havres-fiscaux","tag-pandora-papers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130053","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=130053"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130053\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":130055,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/130053\/revisions\/130055"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=130053"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=130053"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=130053"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}