{"id":13237,"date":"2010-06-24T08:05:58","date_gmt":"2010-06-24T06:05:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=13237"},"modified":"2013-01-02T18:00:06","modified_gmt":"2013-01-02T17:00:06","slug":"lactualite-de-la-crise-crise-de-la-dette-phase-ii-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/06\/24\/lactualite-de-la-crise-crise-de-la-dette-phase-ii-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: crise de la dette, phase II par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>CRISE DE LA DETTE, PHASE II<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes entr\u00e9s dans la seconde phase de la crise de la dette publique, avec l\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne des Etats-Unis et du Japon aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Europe. Cela va d\u00e9sormais \u00eatre \u00e0 celui qui va bousculer les autres pour leur voler le r\u00f4le de vedette de l\u2019actualit\u00e9. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9conomie (am\u00e9ricaine) ne progresse pas aussi vite que nous voudrions\u00a0\u00bb vient de reconna\u00eetre Barack Obama lors de sa causerie radiophonique hebdomadaire. Il en faut des pr\u00e9cautions de langage, \u00e0 un pr\u00e9sident, pour admettre que la croissance enregistr\u00e9e ces derniers temps n\u2019est qu\u2019un feu de paille destin\u00e9 \u00e0 ne pas durer ! Alors que les effets des plans de soutien de l\u2019Etat f\u00e9d\u00e9ral et du restockage des entreprises s\u2019estompent et que rien n&rsquo;est pr\u00e9vu pour la suite, si ce n&rsquo;est la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9duire le d\u00e9ficit public.  <\/p>\n<p>Timothy Geithner, le secr\u00e9taire d&rsquo;Etat au Tr\u00e9sor, a pris moins de gants en d\u00e9clarant devant une commission parlementaire que \u00ab notre \u00e9conomie traverse encore une p\u00e9riode extr\u00eamement difficile. Des millions d&rsquo;Am\u00e9ricains cherchent toujours du travail et continuent de souffrir des blessures caus\u00e9es par une r\u00e9cession forte\u00a0\u00bb. Dans la foul\u00e9e, il a aussi admis qu\u2019elle devait faire face \u00ab\u00a0\u00e0 des d\u00e9fis consid\u00e9rables\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p><!--more-->Le Comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire (FOMC) de la Fed n&rsquo;y a pas \u00e9t\u00e9 non plus par quatre chemins, si l&rsquo;on tient compte de ses mani\u00e8res, en admettant que \u00ab\u00a0d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la conjoncture financi\u00e8re est devenue moins favorable \u00e0 la croissance&#8230;\u00a0\u00bb, avant de d\u00e9tailler \u00e0 son tour le maintien d'\u00a0\u00bbun ch\u00f4mage \u00e9lev\u00e9\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0croissance modeste des revenus\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0baisse de la valeur du patrimoine immobilier\u00a0\u00bb et la difficult\u00e9 \u00e0 obtenir des cr\u00e9dits : autant d&rsquo;entraves \u00e0 la consommation des m\u00e9nages, principal moteur principal de l&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n<p>La publication de deux indicateurs tr\u00e8s <i>d\u00e9cevants<\/i> est il est vrai intervenue, signalant un brusque ralentissement des embauches dans le secteur priv\u00e9, ainsi que l&rsquo;effondrement des ventes de maisons neuves, suite \u00e0 l\u2019arr\u00eat fin avril des incitations fiscales. <\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble du monde occidental, les dirigeants en viennent \u00e0 rivaliser de superlatifs pour d\u00e9crire, dor\u00e9navant sous un jour sombre, la situation actuelle. Ils rel\u00e8guent ce faisant au passage les pr\u00e9dictions alarmistes les plus f\u00e9roces au rang d&rsquo;aimables plaisanteries. Une dramatisation de la situation qui justifie leurs restrictions budg\u00e9taires, certes, mais exprime \u00e9galement leur profonde pr\u00e9occupation. <\/p>\n<p>La situation de l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine, ce fer de lance de l\u2019\u00e9conomie occidentale, inqui\u00e8te plus que toute autre, apr\u00e8s que l\u2019Europe a symbolis\u00e9 le danger d&rsquo;une r\u00e9cession d\u00e9flationniste qui la menace mais pourrait ne pas lui \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e. <\/p>\n<p>Telle est la toile de fond du G20 qui va commencer vendredi prochain, alors que les membres du Congr\u00e8s peinent \u00e0 mettre au point les compromis permettant de boucler la loi de r\u00e9gulation financi\u00e8re. Les questions les plus chaudes ayant \u00e9t\u00e9 gard\u00e9es pour la fin. Ce panorama permet, en le contemplant, de mieux appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur la lettre circulaire envoy\u00e9e par Barack Obama \u00e0 ses coll\u00e8gues, les exhortant \u00e0 \u00ab\u00a0agir ensemble pour renforcer la reprise\u00a0\u00bb. Prenant, comme amplement soulign\u00e9, \u00e0 contrepied les Europ\u00e9ens emmen\u00e9s sur la voie des sacrifices par Angela Merkel et David Cameron, qui vient de la rejoindre en rendant public ceux qu&rsquo;il entend imposer \u00e0 ses concitoyens.<\/p>\n<p>Si l\u2019on se tourne vers le Japon, que l\u2019on a trop tendance \u00e0 oublier en d\u00e9pit de son poids \u00e9conomique, le nouveau gouvernement japonais vient de rendre public son plan d&rsquo;action. Pour les trois ann\u00e9es \u00e0 venir, ce plan repose sur le plafonnement des d\u00e9penses publiques, ainsi que sur celui des \u00e9missions de bons du Tr\u00e9sor n\u00e9cessaires au financement du d\u00e9ficit public (dont le plafond devra donc \u00eatre de 393 milliards d\u2019euros annuel). Cette stabilisation devrait \u00eatre un premier pas vers la diminution de moiti\u00e9 du d\u00e9ficit, puis la r\u00e9alisation \u00e0 l\u2019horizon lointain de 2020 d&rsquo;un exc\u00e9dent, qui permettrait d\u2019engager la d\u00e9crue de la dette. Avec 200% du PIB, le Japon est en effet son champion toutes cat\u00e9gories.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce que l&rsquo;on appelle tirer des plans sur la com\u00e8te. En vue de recueillir <i>la confiance des march\u00e9s<\/i>, car si 95% de la dette japonaises est financ\u00e9e sur le march\u00e9 int\u00e9rieur, ce pourcentage est destin\u00e9 \u00e0 d\u00e9cro\u00eetre et il va falloir affronter les grands vents du march\u00e9 mondial, dans un contexte concurrentiel accru qui n\u2019y est pas favorable. <\/p>\n<p>Le Japon reste toujours \u00e0 la recherche du m\u00e9canisme vertueux qui le sortira de la d\u00e9flation, ne pouvant s\u2019appuyer que sur ses exportations en direction des pays asiatiques pour alimenter sa croissance. Rien ne change donc. <\/p>\n<p>Sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire de revenir sur toutes les incertitudes qui assaillent l\u2019Europe, une constatation illustre la dynamique qui s\u2019y est enclench\u00e9e et que les dirigeants europ\u00e9ens ne parviennent \u00e0 endiguer. Il ne s\u2019agit pas, encore une fois, de cette confiance que l\u2019on invoque \u00e0 tout bout de champ alors qu\u2019elle vous \u00e9chappe et qu\u2019on ne la retrouve pas, mais d\u2019une cons\u00e9quence irr\u00e9sistible de son absence. Les \u00e9carts (le <i>spread<\/i>) continue de s&rsquo;accro\u00eetre entre deux cat\u00e9gories d\u2019obligations souveraines\u00a0: celles de l\u2019Allemagne et de la France, rejoints par le Royaume-Uni depuis l\u2019annonce de son plan d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, et celles des pays <i>p\u00e9riph\u00e9riques<\/i>, comme on les d\u00e9nomme poliment. <\/p>\n<p>Le taux des obligations \u00e0 10 ans de la Gr\u00e8ce vient ainsi de refranchir la barre des 10%. Cela revient \u00e0 dire que les pays les plus faibles \u00e9conomiquement vont payer plus cher le financement de leur endettement, tandis que les plus forts b\u00e9n\u00e9ficient a contrario d\u2019un prime de moindre risque. Avec comme cons\u00e9quence, comme il a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 derni\u00e8rement par un analyste de Citigroup, que la zone euro n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9e comme une entit\u00e9 homog\u00e8ne par <i>les march\u00e9s<\/i>. Ceux-ci pressentant une suite qu&rsquo;ils  acc\u00e9l\u00e8rent en se conduisant ainsi. <\/p>\n<p>D\u2019autant que la BCE diminue de semaine en semaine ses achats sur le march\u00e9 de la dette obligataire, soumise \u00e0 la tr\u00e8s forte pression politique allemande, ce qui n\u2019a pas manqu\u00e9 d\u2019\u00eatre remarqu\u00e9 par ceux qui savent compter et cherchent \u00e0 anticiper. Elle en est \u00e0 51 milliards d\u2019euros au total, aux derni\u00e8res nouvelles mais fait toujours myst\u00e8re de ce qu&rsquo;elle entend continuer de faire, alimentant les tensions sur le march\u00e9 et r\u00e9duisant la port\u00e9e de ses achats au pr\u00e9texte de les rendre plus efficaces. <\/p>\n<p>Un curieux r\u00e9cent \u00e9pisode n\u2019a pas non plus \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9 par <i>les march\u00e9s<\/i>, une sorte de pas de deux de la BCE. Elle a lanc\u00e9 un ballon d\u2019essai qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 repris par Jean-Claude Trichet, lors de sa derni\u00e8re intervention de d\u00e9but de semaine devant le Parlement europ\u00e9en. Dans sa note du 10 juin dernier, la BCE a en effet pr\u00e9conis\u00e9 la cr\u00e9ation d\u2019une \u00ab\u00a0instance ind\u00e9pendante fiscale\u00a0\u00bb (Independant Fiscal Council), qui aurait pour mission non seulement de faire la police mais aussi de se substituer \u00e0 la BCE pour acheter la dette souveraine des pays de la zone euro. Gr\u00e2ce &#8211; croit-on deviner &#8211; \u00e0 une r\u00e9affectation de l\u2019enveloppe du fonds de stabilit\u00e9 financi\u00e8re, dont ce n\u2019est pas l\u2019objet actuel. La police est rest\u00e9e, le m\u00e9canisme de financement n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 pour l&rsquo;instant du moins retenu. <\/p>\n<p>On parle peu du Portugal, mais la Banque du Portugal vient d&rsquo;annoncer que les banques portugaises ont emprunt\u00e9 en mai dernier \u00e0 la BCE pr\u00e8s de 36 milliards d&rsquo;euros, plus du double du mois pr\u00e9c\u00e9dent. Elles sont donc tenues hors de l&rsquo;eau par la BCE, aupr\u00e8s de laquelle elles trouvent des capitaux \u00e0 1%, tandis qu&rsquo;elles doivent offrir de 6 \u00e0 7% sur le march\u00e9, en raison de la hausse du taux obligataire de l&rsquo;Etat Portugais. <\/p>\n<p>Comment, dans ces conditions, la BCE va-t-elle pouvoir revenir sur les programmes qu&rsquo;elle a activ\u00e9s, devenue un rouage essentiel du fonctionnement du syst\u00e8me bancaire, seule porte ouverte disponible, via le second march\u00e9, pour les pays les plus menac\u00e9s et en qu\u00eate de financement ? <\/p>\n<p>Pendant ce temps l\u00e0, toujours \u00e0 la recherche d&rsquo;une confiance en vain tr\u00e8s sollicit\u00e9e, les dirigeants europ\u00e9ens travaillent \u00e0 la mise au point des stress tests des banques. Il est maintenant question, face \u00e0 l\u2019amicale insistance des <i>march\u00e9s<\/i>, d\u2019en \u00e9largir le champ, afin d\u2019inclure de nouvelles banques dans son p\u00e9rim\u00e8tre. Il y a de la marge, entre les 25 m\u00e9gabanques initialement retenues et les milliers d\u2019\u00e9tablissements bancaires europ\u00e9ens r\u00e9pertori\u00e9s&#8230; <\/p>\n<p>Le gouverneur de la Banque d\u2019Espagne a quant \u00e0 lui apport\u00e9 sa modeste contribution \u00e0 cette r\u00e9flexion, en annon\u00e7ant que, quoiqu\u2019il arrive, l\u2019Espagne rendrait public les stress tests de l\u2019ensemble de ses banques, poursuivant sa strat\u00e9gie du fait accompli qui lui a d\u00e9j\u00e0 si bien r\u00e9ussi. <\/p>\n<p>Comment les banques qui se r\u00e9v\u00e9leront avoir besoin de fonds propres seront-elles recapitalis\u00e9es\u00a0? Cette question d\u00e9cisive n\u2019a toujours pas l\u2019amorce d\u2019une r\u00e9ponse. Laissant aujourd\u2019hui supposer que leur r\u00e9sultat positif est acquis d\u2019avance, ce qui ne cr\u00e9dibilise pas exag\u00e9r\u00e9ment l&rsquo;op\u00e9ration dans son ensemble.<\/p>\n<p>Baudoin Prot, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la BNP Paribas, a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait \u00ab\u00a0tout \u00e0 fait confiant\u00a0\u00bb \u00e0 propos des r\u00e9sultats des stress tests pour sa banque, alors m\u00eame que leurs modalit\u00e9s ne sont pas encore officiellement d\u00e9termin\u00e9es. On ne peut pas dire que cela fait preuve d&rsquo;une grande habilit\u00e9, mais il lui fallait bien faire front suite \u00e0 la d\u00e9gradation de la note de la banque par Fitch.<\/p>\n<p>Plus les \u00e9l\u00e9ments du feuilleton se mettent progressivement en place, moins la gestion de la crise de la dette publique qui est entam\u00e9e appara\u00eet cr\u00e9dible\u00a0: la croissance se d\u00e9robe sous les pieds de ceux qui cherchent \u00e0 en faire un tremplin, ne leur laissant comme leviers que les restrictions budg\u00e9taires ou les augmentations fiscales. Une \u00e9tude de HSBC est venue \u00e0 point nomm\u00e9, \u00e0 ce propos, pour montrer qu\u2019il faudrait aller bien au-del\u00e0 de ce qui est actuellement pr\u00e9vu pour atteindre dans ces conditions les objectifs affich\u00e9s de r\u00e9duction de la dette. Le probl\u00e8me est qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de plan B. <\/p>\n<p>Est-ce bien envisageable, par ailleurs, de durcir les mesures d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9es en Europe, alors que l\u2019on enregistre que certains s\u2019engagent \u00e0 reculons dans l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 et que d\u2019autres parlent fort mais agissent avec une certaine circonspection, quand on y regarde de plus pr\u00e8s ? L&rsquo;effet simultan\u00e9 de ces mesures d\u2019aust\u00e9rit\u00e9, m\u00eame temp\u00e9r\u00e9es, va avoir un effet multiplicateur difficilement pr\u00e9visible. <\/p>\n<p>Quand aux Etats-Unis, on attend toujours des \u00e9chos des travaux de la commission <i>bipartisane<\/i> charg\u00e9e par Barack Obama d\u2019inventorier les \u00e9conomies budg\u00e9taires qui devraient \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es pour engager la d\u00e9crue de la dette. Ainsi qu&rsquo;un \u00e9clairage sur le sort que l\u2019administration entend r\u00e9server \u00e0 Fannie Mae et Freddie Mac. Ou encore des nouvelles de l\u2019augmentation (ou l\u2019introduction dans certains Etats) de l\u2019\u00e9quivalent de la TVA. Petit \u00e0 petit, les lampions des programmes de soutien \u00e0 l\u2019\u00e9conomie s\u2019\u00e9teignent, sans \u00e9clairage de secours de pr\u00e9vu. <\/p>\n<p>Intervenant mercredi soir sur CNBC, une cha\u00eene am\u00e9ricaine d&rsquo;information financi\u00e8re en continu, Christine Lagarde s&rsquo;est interrog\u00e9e : \u00ab\u00a0Comment stimuler la croissance et r\u00e9tablir les finances publiques ? C&rsquo;est le grand dilemme auquel nous faisons face depuis un moment\u00a0\u00bb. Prenant implicitement ses distances avec la politique pr\u00e9conis\u00e9e par le gouvernement allemand, elle a donn\u00e9 pour toute r\u00e9ponse que \u00ab\u00a0nous devons \u00eatre fermes et s\u00e9rieux sur la r\u00e9duction du d\u00e9ficit et de la dette, m\u00eame si en m\u00eame temps nous ne pouvons pas nous permettre de ralentir le peu de croissance que nous avons\u00a0\u00bb&#8230; A force de vouloir contenter tout le monde, elle risque de ne contenter personne et de n&rsquo;atteindre ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre des deux objectifs. <\/p>\n<p>Il n&rsquo;est pas certain que le \u00ab\u00a0plan d&rsquo;urgence\u00a0\u00bb britannique, que vient de d\u00e9voiler le chancelier George Osborne, s&rsquo;inscrive exactement dans ce cadre. 40 milliards de livres d&rsquo;\u00e9conomie sont pr\u00e9vues par an, pendant 5 ans cons\u00e9cutifs. Chaque minist\u00e8re, \u00e0 l&rsquo;exception de ceux de la sant\u00e9 et de l&rsquo;aide au d\u00e9veloppement, devra couper en 4 ans un quart de son budget en moyenne. Les fonctionnaires subiront un gel de deux ans de leur salaire. La TVA passera de 17,5 \u00e0 20% en janvier prochain. Les banques vont \u00eatre tax\u00e9es \u00e0 hauteur pr\u00e9visionnelle de 2,4 milliards de livres. 900.000 contribuables \u00e0 faible revenus seront exempt\u00e9s de l&rsquo;imp\u00f4t. <\/p>\n<p>Heureusement, le G20 est arriv\u00e9 ! A temps, comme le fait toujours la cavalerie. En quelques phrases savamment tourn\u00e9es du communiqu\u00e9 final, une ligne commune d&rsquo;intervention va \u00eatre fix\u00e9e. Munis de ce pr\u00e9cieux viatique, les dirigeants vont pouvoir rentrer chez eux afin d&rsquo;appliquer la recette magique qui leur aura \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>CRISE DE LA DETTE, PHASE II<\/strong><\/p>\n<p>Nous sommes entr\u00e9s dans la seconde phase de la crise de la dette publique, avec l\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne des Etats-Unis et du Japon aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Europe. Cela va d\u00e9sormais \u00eatre \u00e0 celui qui va bousculer les autres pour leur voler le r\u00f4le de vedette de l\u2019actualit\u00e9. 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