{"id":133566,"date":"2022-08-16T19:41:47","date_gmt":"2022-08-16T17:41:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=133566"},"modified":"2022-08-16T19:45:09","modified_gmt":"2022-08-16T17:45:09","slug":"un-modele-hebbien-de-production-de-la-parole-1999","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2022\/08\/16\/un-modele-hebbien-de-production-de-la-parole-1999\/","title":{"rendered":"<b>Un mod\u00e8le h\u00e9bbien de production de la parole<\/b> (1999)"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2018\/08\/06\/piqure-de-rappel-la-memoire-danella-1988-1989-le-13-septembre-2009\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-4462\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network-231x300.jpg\" alt=\"\" width=\"231\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network-231x300.jpg 231w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network-788x1024.jpg 788w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network.jpg 1692w\" sizes=\"auto, (max-width: 231px) 100vw, 231px\" \/><\/a><strong>\u00ab\u00a0Thought as word dynamics\u00a0\u00bb<\/strong>, un commentaire de Paul Jorion sur \u00ab\u00a0Words in the brain&rsquo;s language\u00a0\u00bb\u00a0par Friedemann Pulverm\u00fcller<\/p>\n<p class=\"p1\"><i>Behavioral and Brain Sciences,\u00a0Volume 22,\u00a0Issue 2, April 1999, pp. 253 &#8211; 279<\/i><\/p>\n<p class=\"p1\"><i>DOI:\u00a0https:\/\/doi.org\/10.1017\/S0140525X9900182X<\/i><\/p>\n<p class=\"p1\"><strong>Sommaire<\/strong> :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Un mod\u00e8le h\u00e9bbien de production de la parole ouvre un certain nombre de voies. Un sch\u00e9ma interlinguistique de relations fonctionnelles (inspir\u00e9 d&rsquo;Aristote) \u00e9vite les distractions li\u00e9es aux distinctions des \u00ab\u00a0parties du discours\u00a0\u00bb, tout en comblant le foss\u00e9 entre les mots de \u00ab\u00a0contenu\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0structure\u00a0\u00bb. Un mod\u00e8le de gradient identifie les dynamiques \u00e9motionnelles et rationnelles et montre la production de la parole comme un processus o\u00f9 l&rsquo;insatisfaction du locuteur est minimis\u00e9e.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p class=\"p1\"><b>La pens\u00e9e comme dynamique de mots<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">L&rsquo;article de Pulverm\u00fcller montre la puissance d&rsquo;une approche h\u00e9bbienne de la dynamique des mots. Premi\u00e8rement, il rend compte de mani\u00e8re associationniste de la g\u00e9n\u00e9ration de phrases, o\u00f9 l&rsquo;histoire ant\u00e9rieure d&rsquo;un sujet parlant fournit le mod\u00e8le pour les connexions ult\u00e9rieures entre les concepts. Deuxi\u00e8mement, gr\u00e2ce au m\u00e9canisme d&rsquo;activation pond\u00e9r\u00e9e, une lumi\u00e8re originale est apport\u00e9e sur la notion de signification. En effet, contrairement \u00e0 la vision classique o\u00f9 la signification globale d&rsquo;une phrase r\u00e9sulte d&rsquo;un traitement s\u00e9riel des mots qui la composent, dans le cadre h\u00e9bbien, la signification d&rsquo;une phrase est un ensemble global tridimensionnel de significations atomiques entrem\u00eal\u00e9es fournies par les mots (le concept rappelle la notion scolastique de complexe significabile o\u00f9 les mots combin\u00e9s \u00e9voquent un \u00ab\u00a0\u00e9tat de choses\u00a0\u00bb &#8211; voir Jorion 1997b). Une telle approche est proche de ce que la s\u00e9mantique de langues comme le chinois impose au linguiste et souligne combien nos r\u00e9flexions pr\u00e9sentes d\u00e9rivent souvent de la familiarit\u00e9 avec une seule langue indo-europ\u00e9enne.<\/p>\n<p class=\"p1\">Pulverm\u00fcller renoue avec l&rsquo;approche \u00ab\u00a0subsumptive\u00a0\u00bb (voir Hogan 1998) du langage d&rsquo;Aristote. Chez le philosophe grec, par \u00e9tapes de signification s\u00e9mantique croissante, les concepts sont d&rsquo;abord associ\u00e9s par paires (pour constituer des propositions atomiques, puis mol\u00e9culaires), sont ensuite compos\u00e9s en raisonnements (de nature syllogistique), et enfin concat\u00e9n\u00e9s en discours \u00e0 part enti\u00e8re (voir Jorion 1996). Dans l&rsquo;approche d&rsquo;Aristote, notre distinction moderne des \u00ab\u00a0parties du discours\u00a0\u00bb est superficielle et sans cons\u00e9quence fonctionnelle.<\/p>\n<p class=\"p1\">La dichotomie \u00e9l\u00e9mentaire de Pulverm\u00fcller entre \u00ab\u00a0concret\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0abstrait\u00a0\u00bb peut \u00eatre utilement combl\u00e9e en distinguant un ensemble de relations fonctionnelles ayant une validit\u00e9 interlinguistique. Celles-ci couvrent, premi\u00e8rement, les relations entre les mots et le monde empirique, deuxi\u00e8mement, entre les mots eux-m\u00eames, et troisi\u00e8mement, entre l&rsquo;univers des mots et la personne du sujet parlant. Voici un bref expos\u00e9 de ces fonctions aristot\u00e9liciennes :<\/p>\n<p class=\"p1\">1) le monstratif, comme dans \u00a0\u00bb ceci&#8230; \u00ab\u00a0, \u00a0\u00bb je&#8230; \u00a0\u00bb (les shifters de Jakobson), \u00e9tablissant une relation directe entre les mots et les choses du monde empirique,<\/p>\n<p class=\"p1\">2) l&rsquo;anaphorique, reliant un ou plusieurs mots \u00e0 un ou plusieurs autres, pr\u00e9alablement \u00e9nonc\u00e9s : \u00ab\u00a0lequel&#8230;\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0comme mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment&#8230;\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0machin-chose\u00a0\u00bb, etc,<\/p>\n<p class=\"p1\">3) les <em>cat\u00e9gor\u00e8mes<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire les collectifs universels, \u00ab\u00a0mammif\u00e8res\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0personnes d&rsquo;humeur aimable\u00a0\u00bb, qui abstraient des collections du monde empirique en concepts,<\/p>\n<p class=\"p1\">4) les d\u00e9terminants (nos adjectifs, verbes, adverbes) &#8211; englobant les \u00ab\u00a0modificateurs\u00a0\u00bb chinois (\u00ab\u00a0blanc\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0\u00e0 Santa Monica\u00a0\u00bb) et les marqueurs d&rsquo;appartenance (\u00ab\u00a0le X du bateau\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0elle\u00a0\u00bb), restreignant les universels \u00e0 une ou plusieurs instances sp\u00e9cifiques,<\/p>\n<p class=\"p1\">5) les <em>syncat\u00e9gor\u00e8mes<\/em> : il s&rsquo;agit de la copule, des connecteurs associatifs et des quantificateurs de la proposition atomique du logicien (\u00ab\u00a0&#8230; sont&#8230;\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0certains&#8230;\u00a0\u00bb) ou des modulateurs de compatibilit\u00e9 (\u00ab\u00a0malgr\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0pendant ce temps, dans la for\u00eat&#8230;\u00a0\u00bb),<\/p>\n<p class=\"p1\">6) les marqueurs de continuit\u00e9 (\u00ab\u00a0quelque temps avant\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0alors\u00a0\u00bb), une fonction distincte qui tente de saisir notre intuition maladroite du temps,<\/p>\n<p class=\"p1\">7) les surligneurs, utilis\u00e9s pour souligner les parties de notre discours (\u00ab\u00a0clairement\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Vous voyez ce que je veux dire ?\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0un fameux&#8230;\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0un sacr\u00e9&#8230;\u00a0\u00bb,<\/p>\n<p class=\"p1\">8) les marqueurs d&rsquo;adh\u00e9sion (\u00ab\u00a0Je suis certain que&#8230;\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Je ne peux pas imaginer que&#8230;\u00a0\u00bb), permettant au locuteur de sp\u00e9cifier un degr\u00e9 d&rsquo;engagement personnel dans ses propres \u00e9nonc\u00e9s (allant de la citation sans engagement, \u00ab\u00a0Quelqu&rsquo;un m&rsquo;a parl\u00e9 de J\u00e9sus\u00a0\u00bb, \u00e0 l&rsquo;affirmation d&rsquo;identification, \u00ab\u00a0Je crois en J\u00e9sus\u00a0\u00bb) (voir \u00e0 ce sujet Jorion 1990 : chapitre 21 ; \u00e9galement Jorion 1996).<\/p>\n<p class=\"p1\">En plus de la logique \u00ab\u00a0corr\u00e9lationnelle\u00a0\u00bb h\u00e9bbienne qui r\u00e9git les connexions entre les mots de contenu, Pulverm\u00fcller sugg\u00e8re la pr\u00e9sence d&rsquo;un second m\u00e9canisme neuronal (3.3.1), qui dissocie cette fois les mots de structure de la potentialit\u00e9 de la co-occurrence r\u00e9p\u00e9t\u00e9e. Ensemble, ces deux m\u00e9canismes constituent l&rsquo;infrastructure requise pour l&rsquo;approche fonctionnelle d\u00e9crite ci-dessus.<\/p>\n<p class=\"p1\">Il est int\u00e9ressant de noter que la perspective h\u00e9bbienne r\u00e9alise en soi une synth\u00e8se entre les dynamiques rationnelles et \u00e9motionnelles habituellement consid\u00e9r\u00e9es comme des principes divergents de la g\u00e9n\u00e9ration du discours. J&rsquo;ai montr\u00e9 (Jorion 1994) qu&rsquo;un sujet, son histoire stock\u00e9e en m\u00e9moire et un environnement constituent ensemble un espace unique de possibilit\u00e9s o\u00f9 le comportement vise constamment \u00e0 minimiser un niveau d&rsquo;insatisfaction. Un cadre pour le comportement est ainsi fourni, rempla\u00e7ant les causes finales ( objectifs) par des causes efficientes dans un mod\u00e8le de gradient o\u00f9 les intentions (et les soucis) constituent des puits potentiels. Le mod\u00e8le du gradient s&rsquo;applique \u00e0 la parole comme \u00e0 tout type de comportement. En effet, un mot est une trace mn\u00e9sique comme celle potentiellement g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par tout percept ; il est associ\u00e9 &#8211; dans chacune de ses utilisations possibles &#8211; \u00e0 une valeur d&rsquo;affect. La dynamique \u00e9motionnelle de la production de la parole suit un gradient menant \u00e0 la satisfaction du locuteur. Des circonstances ext\u00e9rieures &#8211; comme les paroles d&rsquo;un interlocuteur dans une situation de dialogue o\u00f9 plusieurs dynamiques interagissent &#8211; ou int\u00e9rieures &#8211; comme ses propres humeurs et sentiments &#8211; alimentent un tel processus continu que seule la mort peut interrompre (Jorion 1997a).<\/p>\n<p class=\"p1\">Ainsi se trouve justifi\u00e9e une ligne d&rsquo;approche esquiss\u00e9e par les positivistes allemands et les pragmatistes am\u00e9ricains : la rationalit\u00e9 s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e pour l&rsquo;esp\u00e8ce comme un moyen adaptatif de se sauvegarder, et l&rsquo;exercice individuel de la rationalit\u00e9 contribue \u00e0 soulager le stress \u00e9motionnel. Avec ANELLA (Associative Network with Emergent Logical and Learning Abilities), j&rsquo;ai tent\u00e9 de montrer comment l&rsquo;\u00e9nonciation de phrases mat\u00e9rialise, par n\u00e9cessit\u00e9, un mode de raisonnement grossi\u00e8rement syllogistique, tout en procurant un apaisement au locuteur (Jorion 1989).<\/p>\n<p class=\"p1\"><b>R\u00e9f\u00e9rences :<\/b><\/p>\n<p class=\"p1\">Hogan, James P. (1997)\u00a0<span class=\"s1\">Mind Matters. Exploring the World of Artificial Intelligence<\/span>, New York : Del Rey (Ballantine),<\/p>\n<p class=\"p1\">Jorion, Paul, (1989) An alternative neural network representation for conceptual knowledge, Paper presented at the\u00a0<span class=\"s1\">British TELECOM, CONNEX Conference<\/span>, Martlesham Heath, January 1990, 23 pp<\/p>\n<p class=\"p1\">Jorion, Paul (1990)\u00a0<span class=\"s1\">Principes des syst\u00e8mes intelligents<\/span>, Collection \u00ab\u00a0Sciences cognitives\u00a0\u00bb, Paris: Masson<\/p>\n<p class=\"p1\">Jorion, Paul (1994), L&rsquo;intelligence artificielle au confluent des neurosciences et de l&rsquo;informatique,\u00a0<span class=\"s1\">Lekton<\/span>, vol IV, 1994, N\u00b02 : 85-114<\/p>\n<p class=\"p1\">Jorion, Paul (1996) La linguistique d&rsquo;Aristote, in V. Rialle &amp; D. Fisette (eds.),\u00a0<span class=\"s1\">Penser l&rsquo;esprit: Des sciences de la cognition \u00e0 une philosophie cognitive<\/span>, Grenoble : Presses Universitaires de Grenoble : 261-287<\/p>\n<p class=\"p1\">Jorion, Paul (1997a) Ce qui fait encore cruellement d\u00e9faut \u00e0 l&rsquo;Intelligence artificielle,\u00a0<span class=\"s1\">Informations In Cognito<\/span>, No 7 : 1-4<\/p>\n<p class=\"p3\">Jorion, Paul (1997b) Jean Pouillon et le myst\u00e8re de la chambre chinoise,\u00a0<span class=\"s1\">L&rsquo;Homme<\/span>, 143 : 91-99<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2018\/08\/06\/piqure-de-rappel-la-memoire-danella-1988-1989-le-13-septembre-2009\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-4462\" src=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network-231x300.jpg\" alt=\"\" width=\"231\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network-231x300.jpg 231w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network-788x1024.jpg 788w, https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-content\/uploads\/ANELLA-Network.jpg 1692w\" sizes=\"auto, (max-width: 231px) 100vw, 231px\" \/><\/a><strong>\u00ab\u00a0Thought as word dynamics\u00a0\u00bb<\/strong>, un commentaire de Paul Jorion sur \u00ab\u00a0Words in the brain&rsquo;s language\u00a0\u00bb\u00a0par Friedemann Pulverm\u00fcller<\/p>\n<p class=\"p1\"><i>Behavioral and Brain Sciences,\u00a0Volume 22,\u00a0Issue 2, April 1999, pp. 253 &#8211; 279<\/i><\/p>\n<p class=\"p1\"><i>DOI:\u00a0https:\/\/doi.org\/10.1017\/S0140525X9900182X<\/i><\/p>\n<p class=\"p1\"><strong>Sommaire<\/strong> :<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\">Un mod\u00e8le h\u00e9bbien de production de la parole ouvre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13,2138],"tags":[359,940,1778],"class_list":["post-133566","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-intelligence-artificielle","category-linguistique-2","tag-aristote","tag-intelligence-artificielle-2","tag-linguistique"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133566","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=133566"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133566\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":133570,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/133566\/revisions\/133570"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=133566"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=133566"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=133566"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}