{"id":135309,"date":"2023-02-15T14:11:52","date_gmt":"2023-02-15T13:11:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=135309"},"modified":"2023-02-16T13:54:51","modified_gmt":"2023-02-16T12:54:51","slug":"les-carnets-du-psychanalyste-le-complexe-doedipe-a-qui-la-faute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2023\/02\/15\/les-carnets-du-psychanalyste-le-complexe-doedipe-a-qui-la-faute\/","title":{"rendered":"Les carnets du psychanalyste &#8211; <b>Le complexe d\u2019\u0152dipe. \u00c0 qui la faute&nbsp;?<\/b>"},"content":{"rendered":"<p class=\"p2\"><b><i>15.2.23. Le complexe d\u2019\u0152dipe. \u00c0 qui la faute ?<\/i><\/b><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>Merci \u00e0 T.K. pour sa relecture et sa suggestion d\u2019ajouter au texte d&rsquo;autres de mes notes.<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">Freud \u00e9crit en 1908 : \u00ab\u00a0\u2026 appelons <i>complexe <\/i>tout groupe d\u2019\u00e9l\u00e9ments repr\u00e9sentatifs li\u00e9s ensemble et charg\u00e9s d\u2019<i>affect<\/i>\u00a0\u00bb (1968 [1908] : 34). Il \u00e9voquera \u00e0 partir de 1910, un \u00ab\u00a0complexe d\u2019\u0152dipe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"p2\">Le mot \u00ab\u00a0complexe\u00a0\u00bb, \u00e0 ne pas entendre donc au sens qu\u2019a le mot dans l\u2019expression \u00ab\u00a0complexe d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9\u00a0\u00bb, mais comme une configuration. En l\u2019occurrence, une configuration o\u00f9 un petit gar\u00e7on entend \u00e9vincer son p\u00e8re en tant qu\u2019objet d\u2019amour privil\u00e9gi\u00e9 de sa m\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"p2\">La notion de complexe d\u2019\u0152dipe deviendra centrale \u00e0 la m\u00e9tapsychologie freudienne. Freud, contrairement \u00e0 ses habitudes, voudra en faire un ph\u00e9nom\u00e8ne phylog\u00e9n\u00e9tique : se transmettant de mani\u00e8re souterraine de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Il ira m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 imaginer un \u00e9v\u00e9nement fondateur : le meurtre du p\u00e8re par une coalition de fils rebelles se partageant ensuite ses restes au cours d\u2019un banquet d\u2019anthropophages. Il y a pour Freud une transmission \u00e0 l\u2019esp\u00e8ce tout enti\u00e8re du meurtre du p\u00e8re de la horde, pour les si\u00e8cles des si\u00e8cles.<\/p>\n<p class=\"p2\">En 1966, faisant \u00e9tat de leur exp\u00e9rience de psychanalystes \u00e0 Dakar, Marie-C\u00e9cile et Edmond Ortigues mettaient en cause l\u2019universalit\u00e9 du complexe d\u2019\u0152dipe dans leur ouvrage intitul\u00e9 <i>\u0152dipe africain<\/i>. Pour eux, dans les soci\u00e9t\u00e9s africaines, les rivalit\u00e9s existent prioritairement entre fr\u00e8res, le p\u00e8re \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 assimil\u00e9, de son vivant, aux anc\u00eatres morts (cf. aussi Jorion 1985 : 162).<\/p>\n<p class=\"p2\">Dans ma propre exp\u00e9rience de psychanalyste, le complexe d\u2019\u0152dipe est l\u00e0 aussi essentiellement aux abonn\u00e9s absents. \u00c0 une exception pr\u00e8s.<\/p>\n<p class=\"p2\">L\u2019initiative, si l\u2019on peut dire, du complexe d\u2019\u0152dipe, est celle, chez Freud, du petit gar\u00e7on : c\u2019est lui qui ouvre les hostilit\u00e9s, c\u2019est lui qui entreprend d\u2019\u00e9vincer son p\u00e8re, celui-ci n\u2019y \u00e9tant pas pour grand-chose. La responsabilit\u00e9 du p\u00e8re dans l\u2019affaire est cependant plus pr\u00e9gnante quand Freud met en sc\u00e8ne le meurtre d\u2019un p\u00e8re, assassin\u00e9 par des fils r\u00e9unis en bande, rassembl\u00e9s ensuite dans un repas cannibale : difficile d\u2019imaginer que le p\u00e8re en question n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 quelque peu autocrate.<\/p>\n<p class=\"p2\">\u00ab\u00a0\u00c0 une exception pr\u00e8s\u00a0\u00bb, ai-je pr\u00e9cis\u00e9. Voici ce dont il s\u2019agit dans le cas de mon analysant T.K.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>\u00ab\u00a0Mon p\u00e8re \u00e9tait le fils de sa femme, <\/i>me dit-il<i>. Mon p\u00e8re \u00e9tait le mari ET le fils de sa femme. Mon fr\u00e8re et moi nous \u00e9tions ses concurrents. En \u00e9tant mon fr\u00e8re a\u00een\u00e9, mon p\u00e8re m\u2019a usurp\u00e9 ma place.<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>J\u2019existe et je d\u00e9range mon p\u00e8re : il voudrait m\u2019\u00e9liminer carr\u00e9ment. C\u2019est la guerre des p\u00e9nis. Je n\u2019ai aucune chance.\u00a0<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>Mon p\u00e8re ne voulait partager avec moi ni <\/i><b><i>ma<\/i><\/b><i> m\u00e8re, ni <\/i><b><i>sa<\/i><\/b><i> m\u00e8re. Il ne m\u2019a jamais pris au s\u00e9rieux. Il s\u2019arrangeait pour me d\u00e9nigrer. Il \u00e9tait en concurrence permanente, en tant que fr\u00e8re a\u00een\u00e9.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">On le voit, alors que dans la configuration dite \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb, c\u2019est le jeune fils qui d\u00e9cr\u00e8te que son p\u00e8re constitue pour lui un rival vis-\u00e0-vis de sa m\u00e8re, ici, c\u2019est le p\u00e8re qui engage les hostilit\u00e9s en \u00e9tant \u00e0 la fois mari ET fils de son \u00e9pouse, faisant automatiquement de chacun de ses propres fils, des fr\u00e8res cadets cens\u00e9s chercher \u00e0 le d\u00e9boulonner de son statut de chef de fratrie.<\/p>\n<p class=\"p2\">Bien entendu, dans ces hostilit\u00e9s, la m\u00e8re est complice en ayant accept\u00e9 \/ voulu que ce p\u00e8re soit \u00e0 la fois mari ET fils.<\/p>\n<p class=\"p2\">Mais comme dans la plupart des cas, la conscience de ce sch\u00e9ma qu\u2019a le fils, d\u2019une offensive men\u00e9e contre lui par son p\u00e8re, ne le retiendra pas de reproduire la m\u00eame configuration \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration suivante. Ou plut\u00f4t, la conscience de ce qu\u2019il a v\u00e9cu lui sera insuffisante \u00e0 emp\u00eacher que la configuration ne renaisse en lui.<\/p>\n<p class=\"p2\">Ainsi, quand T.K. fait la liste des trois \u00e9v\u00e9nements les plus traumatisants de sa vie, il mentionne en premier le spectacle d\u2019un parent malade, en second, une interaction avec un enfant handicap\u00e9, et en trois : \u00ab\u00a0La naissance de mon fils.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">Je lui fais la remarque : \u00ab\u00a0Cherchez l\u2019intrus dans votre liste !\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>\u00ab\u00a0J\u2019ai tr\u00e8s mal v\u00e9cu la conception de mes enfants. \u00c0 l\u2019id\u00e9e de la naissance de mes enfants, j\u2019\u00e9tais an\u00e9anti. Parce que \u00e7a r\u00e9v\u00e8le que j\u2019ai un p\u00e9nis. Tant que nous somme mari\u00e9s sans qu\u2019elle soit enceinte, le doute subsiste. Mais \u00e7a va se savoir : un p\u00e9nis qui existera au su de tout le monde. Le monde va comprendre qu\u2019il y a une confusion malsaine. <\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>Au lieu de donner la mort, ce p\u00e9nis donne la vie. Il y a une deuxi\u00e8me grossesse\u00a0: je suis responsable d\u2019une naissance future, je trouve \u00e7a dangereux. <\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>Moi : Parce qu\u2019un fils, c\u2019est en r\u00e9alit\u00e9 un fr\u00e8re cadet ?<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>Oui, des cr\u00e9atures qui viendront occuper mon espace.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">La naissance de son fils constitue pour T.K. une double menace. D\u2019abord parce qu\u2019elle r\u00e9v\u00e8le aux yeux du monde que son \u00e9pouse\/m\u00e8re, n\u2019est pas seulement sa m\u00e8re mais aussi v\u00e9ritablement, son \u00e9pouse. Dans les termes auxquels il recourt : \u00ab <i>Le monde va comprendre qu\u2019il y a une confusion malsaine.<\/i>\u00a0\u00bb Ensuite parce que la naissance de ce fils est celle d\u2019un rival : tout homme \u00e9tant le fils a\u00een\u00e9 de son \u00e9pouse, ses propres fils viennent n\u00e9cessairement se situer dans la lign\u00e9e en tant que fr\u00e8res cadets.<\/p>\n<p class=\"p2\">Mais les choses sont diff\u00e9rentes \u00e0 la naissance du petit-fils : son grand-p\u00e8re voit en lui enfin un fils \u00e0 proprement parler, le premier, \u00e0 la diff\u00e9rence du vrai fils dont la naissance a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue comme celle d\u2019un fr\u00e8re cadet :<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>\u00ab\u00a0Mon petit-fils est l\u2019\u00e9l\u00e9ment pacificateur. \u00c0 ceci pr\u00e8s que ma fille a eu ce fils pour moi : la loi a chang\u00e9, on peut maintenant donner le nom de la m\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">Avec la nouvelle formulation des textes juridiques, dans le cadre de cette logique particuli\u00e8re, les choses rentrent dans l\u2019ordre : une reconnaissance du fait que, dans la repr\u00e9sentation que tous s\u2019en font, le mari est le fils a\u00een\u00e9 de son \u00e9pouse alors que ses propres fils sont ses fr\u00e8res cadets, ainsi qu\u2019une reconnaissance du fait que, dans cette m\u00eame repr\u00e9sentation, le petit-fils est le premier fils v\u00e9ritable.<\/p>\n<p class=\"p2\">Dans tout cet arrangement, la m\u00e8re joue bien entendu le r\u00f4le-cl\u00e9 : c\u2019est par elle que se fait le d\u00e9calage des g\u00e9n\u00e9rations faisant de son \u00e9poux, l\u2019a\u00een\u00e9 de ses enfants, et du coup, la d\u00e9clencheuse des hostilit\u00e9s dans un environnement o\u00f9, non seulement le complexe d\u2019\u0152dipe existe mais la guerre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e d\u2019en-haut : ce n\u2019est pas le petit gar\u00e7on qui d\u00e9cide d\u2019aller affronter son p\u00e8re comme un rival, c\u2019est son p\u00e8re qui a d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que sa naissance \u00e0 lui \u00e9tait celle d\u2019un concurrent.<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i> \u00ab\u00a0Ma m\u00e8re \u00e9tait obs\u00e9d\u00e9e par mon sexe. Et moi j\u2019avais peur d\u2019elle. Je devais prot\u00e9ger mon sexe par rapport \u00e0 elle. C\u2019est plus qu\u2019une simple imagination de castration [il s\u2019agit d\u2019une v\u00e9ritable \u00e9masculation]. Que je sois une partie d\u2019elle-m\u00eame. Que je sois son p\u00e9nis, une partie de son corps. Elle ne m\u2019aime que comme une partie d\u2019elle-m\u00eame. Mes contours disparaissent, sont mis en p\u00e9ril. J\u2019ai un poids sur l\u2019estomac. Vouloir m\u2019ouvrir, et en m\u00eame temps me refermer pour me prot\u00e9ger. Mon corps se referme. Ce poids sur l\u2019estomac : couper mon corps en deux. Rendre une partie de mon corps inexistante. Donc personne ne peut me le prendre : je suis un enfant-tronc.<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>Mon doudou, ma m\u00e8re l\u2019avait appel\u00e9 \u00ab\u00a0mon kiki\u00a0\u00bb, comme mon p\u00e9nis.<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>Ma m\u00e8re voulait me garder enti\u00e8rement \u00e0 elle : je coupe une partie pour qu\u2019elle n\u2019ait pas tout. Il faut que je sauve mon p\u00e9nis en particulier. Je viens de son corps, j\u2019en suis sorti, mais d\u2019une certaine mani\u00e8re elle voudrait que je n\u2019en sois pas sorti. Ou reste coll\u00e9 \u00e0 elle. Aimer ses petits-enfants, c\u2019est les garder coll\u00e9s \u00e0 elle, pour pouvoir se compl\u00e9ter.<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\"><i>\u00c0 la fois elle veut m\u2019utiliser et me prot\u00e9ger de mon p\u00e8re. Il n\u2019aura pas ma peau gr\u00e2ce \u00e0 elle.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">Et T.K. d\u2019ajouter : \u00ab\u00a0<i>Les premi\u00e8res ann\u00e9es : un double danger, mon p\u00e8re ET ma m\u00e8re.\u00a0<\/i>\u00bb<\/p>\n<p class=\"p2\">La ou le psychanalyste a-t-il un r\u00f4le \u00e0 jouer dans une telle configuration ? Un petit r\u00f4le en tout cas dans le cas de l\u2019analyste qui m\u2019a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans l\u2019\u00e9coute de T.K. :<\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>\u00ab\u00a0Mon p\u00e8re se f\u00e2chait sur ses amis, en leur hurlant dessus. Ma m\u00e8re disait : \u00ab\u00a0C\u2019est parce qu\u2019il veut leur bien : pour exister il faut \u00eatre agressif\u00a0\u00bb. Je me l\u00e8ve apr\u00e8s une s\u00e9ance avec ma psychanalyste pour aller lui casser la gueule. C\u2019est ce que j\u2019ai d\u2019ailleurs fait.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">Quant au second analyste :<i> <\/i><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>\u00ab\u00a0Avec vous je parle de mon p\u00e8re. Avec votre voix, je peux me resituer par rapport \u00e0 lui. Je me suis pos\u00e9 la question ces derniers jours, du bout de chemin non-n\u00e9gligeable que nous avons fait ensemble, par rapport \u00e0 ma demande initiale d\u2019apaisement : s\u00e9parer le lignage et mes probl\u00e8mes personnels. Vous me ramenez \u00e0 \u00e7a de mani\u00e8re clairvoyante et intelligente : en relativisant la difficult\u00e9 de vie que j\u2019ai eue avec mes parents. Vous \u00e9tiez dans le camp de mes parents, mais vous vous substituiez \u00e0 eux de mani\u00e8re compatissante \u00bb.<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>R\u00e9f\u00e9rences :<\/i><\/p>\n<p class=\"p2\">Sigmund Freud, <i>Cinq le\u00e7ons sur la psychanalyse<\/i> [1908], Paris : Payot<i> <\/i>1968<\/p>\n<p class=\"p2\">Paul Jorion, compte-rendu d\u2019<i>\u0152dipe africain<\/i>, L\u2019Homme, 25e Ann\u00e9e, No. 96, Oct. &#8211; D\u00e9c. 1985, p. 162<\/p>\n<p class=\"p2\">Marie-C\u00e9cile et Edmond Ortigues, <i>\u0152dipe africain,<\/i> Paris : Plon 1966<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"p2\"><b><i>15.2.23. Le complexe d\u2019\u0152dipe. \u00c0 qui la faute ?<\/i><\/b><\/p>\n<blockquote>\n<p class=\"p2\"><i>Merci \u00e0 T.K. pour sa relecture et sa suggestion d\u2019ajouter au texte d&rsquo;autres de mes notes.<\/i><\/p>\n<\/blockquote>\n<p class=\"p2\">Freud \u00e9crit en 1908 : \u00ab\u00a0\u2026 appelons <i>complexe <\/i>tout groupe d\u2019\u00e9l\u00e9ments repr\u00e9sentatifs li\u00e9s ensemble et charg\u00e9s d\u2019<i>affect<\/i>\u00a0\u00bb (1968 [1908] : 34). 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