{"id":1377,"date":"2009-01-01T00:17:09","date_gmt":"2008-12-31T23:17:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=1377"},"modified":"2009-01-02T06:54:32","modified_gmt":"2009-01-02T05:54:32","slug":"lena-hors-les-murs-janvier-2009","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2009\/01\/01\/lena-hors-les-murs-janvier-2009\/","title":{"rendered":"L&rsquo;ENA-hors-les-murs, janvier 2009"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&rsquo;ann\u00e9e de la crise : et ce qui devait arriver arriva&#8230; <\/strong><\/p>\n<p>Le processus qui se dessinait \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2007 a h\u00e9las poursuivi la marche inexorable qui semblait devoir \u00eatre la sienne et le tableau qui doit \u00eatre dress\u00e9 un an plus tard s&rsquo;apparente \u00e0 celui d&rsquo;un film catastrophe du pire acabit. <\/p>\n<p>Le bilan de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e est en effet accablant : les bourses mondiales ont perdu en un an 40 % ou plus de leur valeur. Wall Street telle que nous la connaissions a disparu : Bear Stearns est mort en mars, absorb\u00e9 par la banque commerciale J.P. Morgan Chase, Lehman Brothers en septembre et Merrill Lynch fut absorb\u00e9 lui le m\u00eame jour par une autre banque commerciale, Bank of America. Pour \u00e9chapper au m\u00eame sort, les deux banques d&rsquo;investissement survivantes, Goldman Sachs et Morgan Stanley, se m\u00e9tamorphos\u00e8rent en banques commerciales. Deux des principaux \u00e9tablissements financiers am\u00e9ricains ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 engloutis : Wachovia, la 5e banque commerciale rachet\u00e9e par Wells Fargo, le No 3, et Washington Mutual, qui fut la premi\u00e8re caisse d&rsquo;\u00e9pargne du pays, rachet\u00e9e comme Bear Stearns par J.P. Morgan Chase. La finance am\u00e9ricaine qui r\u00e9gnait avec superbe sur le monde en est r\u00e9duite \u00e0 la partie congrue tant pour son influence que pour sa taille, ayant perdu 350.000 employ\u00e9s en un an. <\/p>\n<p>L&rsquo;Europe ne fut pas \u00e9pargn\u00e9e pour autant et ceci du fait de la pr\u00e9sence dans le portefeuille de ses banques des m\u00eames produits d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9s qui sign\u00e8rent la perte des banques am\u00e9ricaines : <i>Asset\u2013Backed Securities<\/i> (ABS) adoss\u00e9es \u00e0 des pr\u00eats hypoth\u00e9caires subprime, <i>Collateralized\u2013Debt Obligations<\/i> (CDO), compos\u00e9s d&rsquo;ABS, pr\u00eats commerciaux, dettes de soci\u00e9t\u00e9s, etc. Les pays europ\u00e9ens les plus touch\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 l&rsquo;Islande et la Hongrie \u00e0 qui le FMI dut porter secours dans l&rsquo;urgence, les renflouant gr\u00e2ce \u00e0 des pr\u00eats importants. En Grande-Bretagne, pays o\u00f9, comme aux \u00c9tats\u2013Unis et en Espagne, le budget des m\u00e9nages est lourdement grev\u00e9 par le cr\u00e9dit \u00e0 la consommation, la livre se d\u00e9pr\u00e9cia de 25 % en quelques semaines seulement. L&rsquo;Asie ne fut pas non plus \u00e9pargn\u00e9e, le Pakistan se retrouvant lui aussi en position d\u00e9licate. Seule la Chine sembla pouvoir peut\u2013\u00eatre retirer son \u00e9pingle du jeu, le r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant encore jou\u00e9 par le capitalisme d&rsquo;\u00e9tat dans son syst\u00e8me \u00e9conomique et financier lui permettant de r\u00e9agir au quart de tour \u00e0 des changements de la conjoncture. La Chine fut en particulier la premi\u00e8re \u00e0 annoncer en novembre une politique de grands travaux destin\u00e9e \u00e0 relancer son \u00e9conomie en r\u00e9ponse au d\u00e9clin de ses exportations en direction des \u00c9tats\u2013Unis.<\/p>\n<p>Au moment o\u00f9 l&rsquo;ann\u00e9e s&rsquo;ach\u00e8ve, la question qui se pose pour la quasi-totalit\u00e9 des \u00e9tablissements financiers du monde est celle de leur solvabilit\u00e9. Pour le reste, les trois piliers de l&rsquo;industrie automobile am\u00e9ricaine sont dans leurs derniers retranchements, les membres du Congr\u00e8s h\u00e9sitant \u00e0 leur avancer de nouveaux subsides, tant leurs plans de restructuration semblent fond\u00e9s sur de vieilles certitudes que le contexte nouvellement apparu a mis \u00e0 mal. Le monde entier entre dans une profonde r\u00e9cession dont les augures les plus optimistes consid\u00e8rent qu&rsquo;elle couvrira de toute mani\u00e8re au moins l&rsquo;ann\u00e9e prochaine dans son enti\u00e8ret\u00e9.<\/p>\n<p>Les endroits s\u00fbrs o\u00f9 placer son argent ayant fondu comme neige au soleil en 2007, les fonds sp\u00e9culatifs all\u00e8rent se r\u00e9fugier sur les march\u00e9s les moins affect\u00e9s comme la bourse ou les march\u00e9s \u00e0 terme des mati\u00e8res premi\u00e8res o\u00f9 ils contribu\u00e8rent \u00e0 cr\u00e9er au cours du premier semestre 2008 une \u00e9norme bulle financi\u00e8re touchant non seulement le p\u00e9trole mais aussi d&rsquo;autres produits, telles les c\u00e9r\u00e9ales, constituant avec celui-ci un \u00ab panier \u00bb au sein d&rsquo;indices sur lesquels les sp\u00e9culateurs peuvent \u00e9galement parier. L&rsquo;envol\u00e9e du prix du grain d\u00e9boucha sur des \u00e9meutes de la faim en Egypte, au Cameroun, en C\u00f4te d\u2019Ivoire, au S\u00e9n\u00e9gal et en Ethiopie. Le p\u00e9trole repr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat vital et strat\u00e9gique, le S\u00e9nat am\u00e9ricain entreprit d&rsquo;enqu\u00eater sur la formation de son prix et d\u00e9couvrit rapidement les coupables de sa hausse colossale. Le feu des projecteurs se tourna vers ceux-ci et l&rsquo;on d\u00e9couvrit alors avec stup\u00e9faction que les pires sp\u00e9culateurs \u00e9taient des fonds de pension, des universit\u00e9s priv\u00e9es am\u00e9ricaines, des fondations charitables, des mus\u00e9es, des h\u00f4pitaux, des municipalit\u00e9s, cherchant \u00e0 prot\u00e9ger leurs avoirs. Voulant fuir cette mauvais publicit\u00e9, ces institutions se retir\u00e8rent en masse des march\u00e9s \u00e0 terme au mois de juillet, provoquant une chute du prix des mati\u00e8res premi\u00e8res et du brut en particulier dont le prix passa de 145 dollars en juillet \u00e0 moins de 50 en novembre. Cette baisse brutale eut un effet imm\u00e9diat particuli\u00e8rement affligeant, entra\u00eenant la banqueroute d&rsquo;un grand nombre de firmes travaillant dans le domaine des \u00e9nergies nouvelles et dont l&rsquo;activit\u00e9 et les produits auraient eu un impact b\u00e9n\u00e9fique sur l&rsquo;avenir de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>Cette s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements dramatiques prit par surprise le monde politique tout comme celui des \u00e9conomistes, l&rsquo;effondrement \u00e9tant intervenu dans un \u00ab ciel sans nuages \u00bb. Ceux qu&rsquo;elle ne plongea pas dans la stupeur se commirent dans des combats d&rsquo;arri\u00e8re-garde o\u00f9 ils s&rsquo;\u00e9vertuaient \u00e0 nier l&rsquo;ampleur du d\u00e9sastre et s&rsquo;effor\u00e7aient de le resituer dans une logique \u00ab cyclique \u00bb o\u00f9 les p\u00e9riodes de vaches maigres succ\u00e8dent n\u00e9cessairement aux p\u00e9riodes de vaches grasses. Or si le contexte de la crise de 2008 rappelle celui de 1929 en raison, comme alors, d&rsquo;une disparit\u00e9 exceptionnelle dans la distribution des revenus et d&rsquo;une r\u00e9duction de la masse salariale par rapport aux parts de la croissance revenant aux investisseurs et dirigeants d&rsquo;entreprises, la crise actuelle n&rsquo;en est pas moins in\u00e9dite aussi bien par son ampleur que par son m\u00e9canisme propre, conjuguant complexit\u00e9 d&rsquo;instruments financiers nouvellement apparus, caract\u00e8re inad\u00e9quat des mod\u00e8les utilis\u00e9s et poids d\u00e9mesur\u00e9 des sp\u00e9culateurs par rapport aux agents \u00e9conomiques l\u00e9gitimes  pr\u00e9sents sur les march\u00e9s pour se couvrir d&rsquo;un risque objectif. <\/p>\n<p>La confusion qui caract\u00e9rise la mani\u00e8re dont les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines ont r\u00e9pondu \u00e0 la crise et que leurs t\u00e2tonnements r\u00e9v\u00e8lent, trahit leur totale impr\u00e9paration devant la catastrophe. \u00c0 leur d\u00e9charge, bien entendu, le fait que la science \u00e9conomique qui aurait pu constituer une r\u00e9serve d&rsquo;id\u00e9es neuves a failli \u00e0 son devoir en concentrant son attention au cours des trente derni\u00e8res ann\u00e9es sur des questions de d\u00e9tail dont la pertinence est nulle en p\u00e9riode de crise. 2008 constituait aussi pour l&rsquo;Am\u00e9rique une ann\u00e9e d&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, ce qui encouragea les atermoiements, bien des mesures urgentissimes \u00e9tant repouss\u00e9es \u00e0 2009 car apparaissant comme davantage du ressort d&rsquo;un pr\u00e9sident de centre-gauche tel Barack Obama que de celui du pr\u00e9sident sortant, repr\u00e9sentant d&rsquo;une droite dure, voire d&rsquo;une extr\u00eame-droite.<\/p>\n<p>Tous les organismes priv\u00e9s du cr\u00e9dit immobilier &#8211; \u00e0 l&rsquo;exception des plus grandes banques commerciales &#8211; ayant \u00e9t\u00e9 engloutis en 2007, on imaginait que seuls survivraient dans ce secteur, Fannie Mae et Freddie Mac, les <i>Government\u2013Sponsored Entities<\/i> (GSE), bastions de la politique gouvernementale am\u00e9ricaine en mati\u00e8re de politique d&rsquo;accession au logement. Or, l&rsquo;immobilier am\u00e9ricain, la source originaire de la crise, poursuivit en 2008 sa descente aux enfers et au milieu de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, Fannie et Freddie se retrouv\u00e8rent eux aussi assi\u00e9g\u00e9s et, en un rien de temps, insolvables. Dans une valse-h\u00e9sitation le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral leur vint en aide, sans lever cependant l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 de leur statut : b\u00e9n\u00e9ficiaient-elles d\u00e9sormais oui ou non de la pleine garantie de l&rsquo;\u00e9tat am\u00e9ricain ?<\/p>\n<p>Henry Paulson, le ministre des Finances, sembla naviguer \u00e0 vue durant l&rsquo;ann\u00e9e toute enti\u00e8re. Chacune des nouvelles strat\u00e9gies qu&rsquo;il improvisa, soit corrigeait le tir apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec patent de la pr\u00e9c\u00e9dente, soit repr\u00e9sentait un \u00ab coup \u00bb non-renouvelable, les fonds n\u00e9cessaires \u00e0 ce type d&rsquo;op\u00e9ration ayant \u00e9t\u00e9 aussit\u00f4t \u00e9puis\u00e9s. Autre dimension, celle d&rsquo;une certaine duplicit\u00e9, comme dans le cas du <i>Troubled Assets Relief Program<\/i> (TARP), une loi qui ne fut vot\u00e9e en octobre qu&rsquo;\u00e0 son second passage, et apr\u00e8s que des projets repr\u00e9sentant des int\u00e9r\u00eats particuliers frisant le ridicule aient \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s au texte initial pour forcer la main aux r\u00e9calcitrants. Alors que la d\u00e9fiance initiale des membres du Congr\u00e8s s&rsquo;expliquait par le fait que la loi apparaissait comme destin\u00e9e davantage \u00e0 sauver les banquiers que le syst\u00e8me bancaire, les faits devaient leur donner raison. Paulson les informa en effet brutalement en novembre qu&rsquo;il abandonnait le projet initial visant \u00e0 constituer un fonds o\u00f9 seraient regroup\u00e9es les instruments de dette les plus d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9s. A posteriori, l&rsquo;op\u00e9ration se limitait du coup \u00e0 une recapitalisation d&rsquo;\u00e9tablissements financiers insolvables, sans contr\u00f4le effectif de la mani\u00e8re dont ils utiliseraient ces fonds. Les premi\u00e8res informations relatives \u00e0 l&rsquo;application des mesures confirmeraient les pires appr\u00e9hensions, les fonds provenant du sauvetage &#8211; c\u2019est-\u00e0-dire puis\u00e9s sur la dette publique &#8211; \u00e9tant distribu\u00e9s aux actionnaires de ces banques sous forme de dividendes, \u00e0 leurs cadres sous la forme d&rsquo;augmentations de salaires, \u00e9tant consacr\u00e9s au rachat d&rsquo;\u00e9tablissements concurrents moins chanceux dans la distribution de la manne, voire m\u00eame utilis\u00e9s pour du lobbying visant au renversement de leur semi-nationalisation.<\/p>\n<p>Mr. Sarkozy, en locomotive de la contestation de la position dominante du dollar, position contest\u00e9e en raison de la perte d&rsquo;influence des \u00c9tats\u2013Unis et de la responsabilit\u00e9 de ceux-ci dans le d\u00e9clenchement de la crise, r\u00e9ussit \u00e0 faire se tenir une r\u00e9union du G-20 qui cherchait \u00e0 se pr\u00e9senter comme l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;un <i>Bretton Woods II<\/i>, du nom de la r\u00e9union qui s&rsquo;\u00e9tait tenue dans cette localit\u00e9 du New Hampshire en 1944 et qui avait alors cr\u00e9\u00e9 un ordre mon\u00e9taire mondial fond\u00e9 sur le dollar, ancr\u00e9 lui \u00e0 l&rsquo;or. La r\u00e9union ne fut cependant qu&rsquo;un p\u00e9tard mouill\u00e9, r\u00e9affirmant de mani\u00e8re incantatoire le caract\u00e8re intangible de la logique de march\u00e9 et de la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e comme fondements de l&rsquo;ordre financier mondial et se contentant de pr\u00f4ner la mise en \u0153uvre de r\u00e8gles prudentielles d\u00e9j\u00e0 existantes mais dont le climat de laissez-faire instaur\u00e9 par l&rsquo;ultralib\u00e9ralisme des trente derni\u00e8res ann\u00e9es avait suspendu l&rsquo;application effective.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><strong>L&rsquo;ann\u00e9e de la crise : et ce qui devait arriver arriva&#8230; <\/strong><\/p>\n<p>Le processus qui se dessinait \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2007 a h\u00e9las poursuivi la marche inexorable qui semblait devoir \u00eatre la sienne et le tableau qui doit \u00eatre dress\u00e9 un an plus tard s&rsquo;apparente \u00e0 celui d&rsquo;un film catastrophe du pire acabit. 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