{"id":13871,"date":"2010-07-16T14:19:07","date_gmt":"2010-07-16T12:19:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=13871"},"modified":"2013-01-02T17:59:16","modified_gmt":"2013-01-02T16:59:16","slug":"lactualite-de-la-crise-interdit-dinterdire-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/07\/16\/lactualite-de-la-crise-interdit-dinterdire-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise: interdit d&rsquo;interdire ?, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>INTERDIT D&rsquo;INTERDIRE ?<\/strong><\/p>\n<p>En ces temps de c\u00e9l\u00e9bration outranci\u00e8re de l\u2019adoption de la loi de r\u00e9gulation financi\u00e8re am\u00e9ricaine, qui donne lieu \u00e0 des envol\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre vite oubli\u00e9es, et qui laisse sur leur faim ceux qui ont un moment cru que, pour s\u2019\u00eatre fait une si grande frayeur, les Am\u00e9ricains r\u00e9agiraient de mani\u00e8re cons\u00e9quente, une simple question s\u2019impose.<\/p>\n<p>Qu\u2019est ce qui est le pire dans cette situation ? Que les portes du casino aient \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9es ouvertes, au pr\u00e9texte de r\u00e9glementer en chipotant son acc\u00e8s, ou bien que se poursuive la vaine qu\u00eate du <i>truc<\/i> miraculeux qui contiendra un risque syst\u00e9mique que l\u2019on ne sait toujours pas par quel bout pendre \u00a0? <\/p>\n<p>Car ce qui est frappant, dans ce paysage qui ne peut devenir que plus d\u00e9sol\u00e9, en d\u00e9pit de toutes les fausses assurances qui s\u2019\u00e9puisent les unes apr\u00e8s les autres, c\u2019est que l\u2019on en revient toujours \u00e0 la m\u00eame \u00e9tonnante approche restant \u00e0 la surface des choses. <\/p>\n<p>Jamais il ne s\u2019agit de rem\u00e9dier aux origines du cataclysme, dont la recherche est tout simplement oubli\u00e9e. L&rsquo;objectif limit\u00e9 et inatteignable reste d\u2019essayer de l\u2019endiguer, le jour inconnu o\u00f9 il surviendra \u00e0 nouveau, \u00e0 l\u2019endroit m\u00e9connu o\u00f9 il se manifestera, selon des m\u00e9canismes dont on sait par avance qu\u2019ils seront d\u00e9routants, car impr\u00e9visibles. Car c&rsquo;est tout ce qui a voulu \u00eatre retenu. <\/p>\n<p><!--more-->Ce qui est \u00e9tonnant (fa\u00e7on de parler), c\u2019est que cette h\u00e9sitante probl\u00e9matique &#8211; d\u00e9j\u00e0 en soi contestable pour s\u2019attaquer aux causes et non aux effets &#8211;  n&rsquo;est pas jointe \u00e0 la lancinante question sur laquelle butent les meilleurs de nos dirigeants\u00a0: comment sortir de la crise actuelle ? Alors que l\u2019une et l\u2019autre appellent des solutions communes, auxquelles il est tourn\u00e9 le dos avec la plus farouche d\u00e9termination. Ou la plus grande ing\u00e9nuit\u00e9, si l&rsquo;on veut rester charitable. <\/p>\n<p>Il n\u2019est donc pas question d\u2019interdire &#8211; ce mot du diable dans le monde de la finance &#8211; mais d\u2019\u00e9lever des digues, sans savoir ni quelle devra en \u00eatre la hauteur, ni o\u00f9 elles pourront se fissurer et se disloquer sous la pression. En application de la th\u00e9orie du bouchon, celui qui est sens\u00e9 herm\u00e9tiquement fermer la faille par laquelle se r\u00e9pandront irr\u00e9sistiblement les produits toxiques de demain. A moins qu&rsquo;avant m\u00eame que cela puisse survenir un nouvel \u00e9pisode de la crise vienne \u00e0 nouveau menacer de tout mettre par terre.<\/p>\n<p>Telle une co\u00efncidence de l\u2019histoire que nul auteur de fiction n\u2019oserait inventer de crainte qu\u2019elle ne d\u00e9truise son histoire, cette th\u00e9orie trouve une autre illustration avec le fameux entonnoir qui a pour objet d\u2019\u00e9viter une pollution oc\u00e9anique majeure, que l\u2019on compare par son ampleur et ses risques potentiels \u00e0 <i>l\u2019excursion de Tchernobyl<\/i>, il y a presque un quart de si\u00e8cle. Les catastrophes sont guillerettes, si l&rsquo;on en croit les mots qui servent \u00e0 en parler.<\/p>\n<p>A l\u2019\u00e8re des grandes pand\u00e9mies anxiog\u00e8nes qui se succ\u00e8dent, ou des d\u00e9r\u00e8glements et des p\u00e9nuries qui s&rsquo;additionnent &#8211; le Sida et le diab\u00e8te, le r\u00e9chauffement de l\u2019atmosph\u00e8re et le partage de l\u2019eau potable &#8211; le cancer financier est en train de tout supplanter. Avec lui, tout est contamin\u00e9 puisqu\u2019il est devenu l\u2019arbitre incontest\u00e9 devant lequel se prosternent les idol\u00e2tres en mal de sacrifices humains \u00e0 grande \u00e9chelle. Quelle marche arri\u00e8re toute dans l\u2019histoire ! <\/p>\n<p>Afin de calmer sa col\u00e8re et autant que possible s\u2019en pr\u00e9munir, c\u2019est \u00e0 qui rivalisera d\u2019invention et de cr\u00e9ativit\u00e9 pour mieux concevoir ce bouchon, ce coussin comme certains pr\u00e9f\u00e8rent le d\u00e9signer pour lui donner une apparence confortable, car il n\u2019est rien de plus douillet pour une bonne assise. Depuis B\u00e2le, qui est en passe d\u2019acqu\u00e9rir une renomm\u00e9e hors d\u2019un milieu qui s\u2019en serait bien pass\u00e9, les \u00e9chos lointains de la m\u00e8re des batailles nous parviennent. <\/p>\n<p>Comme des chiffonniers, les plus grands financiers de la plan\u00e8te, banquiers centraux d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et m\u00e9gabanquiers priv\u00e9s de l\u2019autre, unis par un sort commun autour d\u2019une table que l\u2019on devine ronde, poursuivent dans des enceintes pr\u00e9serv\u00e9es de toute intrusion d\u00e9mocratique leur discussion sur l\u2019avenir du monde. Avec comme sujet unique les caract\u00e9ristiques du bouchon qu\u2019il va falloir poser, pr\u00e9cautionneusement, par essais successifs. Afin de v\u00e9rifier que son poids, qui fait l\u2019objet de toutes les attentions, en sera supportable, tellement les structures qui sont destin\u00e9es \u00e0 en \u00eatre munies sont fragiles et leurs propri\u00e9taires ne veulent pas \u00eatre distraits de leurs occupations. <\/p>\n<p>Afin de parfaire son design, les id\u00e9es fusent. Hier, c\u2019\u00e9taient les <i>CoCos<\/i> qui tenaient la corde. Ce sont des obligations contingentes convertibles destin\u00e9es \u00e0 conna\u00eetre une \u00e9trange mutation. D\u2019emprunt, elles devenaient automatiquement actions (renfor\u00e7ant les fonds propres), suivant un m\u00e9canisme restant \u00e0 d\u00e9finir. C\u2019est l\u00e0 que le b\u00e2t blessait, car quel indicateur et quel indice devaient \u00eatre choisis pour d\u00e9clencher la mutation salvatrice pr\u00e9vue dans les comptes de l\u2019\u00e9tablissement muni de ce nouvel instrument financier ? <\/p>\n<p>Cette question renvoyait aux discussions, en cours \u00e0 B\u00e2le, sur ces m\u00eames comptes disparates et douteux, qu\u2019elle alimente, butant \u00e9galement sur un fort d\u00e9licat probl\u00e8me\u00a0: comment se pr\u00e9munir d\u2019un danger dont on ne sait pas comment il va se manifester et les chemins qu\u2019il va emprunter \u00a0? La seule r\u00e9ponse possible \u00e9tait de frapper fort, mais elle est en train d&rsquo;\u00eatre remise en question. Avec les <i>Cocos<\/i>, en tout cas, on reculait pour mieux sauter. <\/p>\n<p>Ue autre invention est alors venue \u00e0 la rescousse, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019imagination fertile des megabanquiers. Continuant d\u2019\u00e9carter l\u2019id\u00e9e inconvenante selon laquelle les actionnaires devraient faire face \u00e0 leurs responsabilit\u00e9s (au nom pr\u00e9cis\u00e9ment de leur responsabilit\u00e9 d\u2019actionnaire), prenant en compte qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas de bonne politique de se reposer \u00e0 nouveau sur les fonds publics (d\u2019autant que ceux-ci ne donnent pas l\u2019impression de pouvoir \u00eatre une nouvelle fois mis \u00e0 contribution, vu leur f\u00e2cheux \u00e9tat), ils ont sorti un nouveau gadget de leur poche. <\/p>\n<p>Ce seraient toujours les cr\u00e9anciers qui seraient mis \u00e0 contribution. Mais, \u00e0 la diff\u00e9rence des <i>CoCos<\/i>, qui s\u2019appuyaient d\u00e9j\u00e0 sur cette id\u00e9e, la mutation que les nouveaux titres financiers \u00e9tudi\u00e9s subiraient ne r\u00e9sulterait pas d\u2019un processus automatique et d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l\u2019avance &#8211; avec tous les pi\u00e8ges que cela comporte &#8211; mais ferait l\u2019objet d\u2019une d\u00e9cision du r\u00e9gulateur, le moment venu. <\/p>\n<p>Dans un monde o\u00f9 les banques centrales vont \u00e9galement \u00eatre en charge de la r\u00e9gulation financi\u00e8re, comme cela se pr\u00e9sente aux Etats-Unis et au Royaume-Uni &#8211; les deux principaux centres financiers internationaux &#8211; ce sont elles qui appuieraient sur le fatidique bouton. En application de cette id\u00e9e simple que le pr\u00eateur en dernier ressort serait naturellement le mieux plac\u00e9 et le mieux inform\u00e9 pour \u00eatre le surveillant en chef. A condition qu\u2019il voie venir le coup, font d\u00e9j\u00e0 remarquer certains esprits chagrins, qui font observer que ce n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 le cas la derni\u00e8re fois. <\/p>\n<p>Voil\u00e0 nos banques centrales, d\u00e9j\u00e0 en passe de voir consid\u00e9rablement s\u2019\u00e9largir leurs missions &#8211; de jure apr\u00e8s que cela ce soit instaur\u00e9 de facto &#8211; investies de l\u2019\u00e9quivalent du d\u00e9clenchement de l\u2019arme supr\u00eame, en possession de la petite valise qui ne les quittera jamais. <\/p>\n<p>Jamais contentes, les megabanques font encore les difficiles. Elles ne voudraient pas que les investisseurs r\u00e9clament, pour le prix de la mutation de leurs actifs qu\u2019ils n\u2019auraient pas d\u00e9cid\u00e9, ainsi que pour les risques que cela leur ferait encourir, une trop forte r\u00e9mun\u00e9ration. Surench\u00e9rissant le co\u00fbt du capital \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e et diminuant d\u2019autant sa rentabilit\u00e9, alors qu\u2019elles doivent d\u00e9j\u00e0 se r\u00e9signer \u00e0 r\u00e9duire leur voilure. <\/p>\n<p>Ces m\u00e9canismes d\u2019horloger sont donc si d\u00e9licats que leur r\u00e9glage en devient impossible. A l\u2019image de ces soci\u00e9t\u00e9s de haute technologie qui pr\u00e9sentent de fortes et paradoxales vuln\u00e9rabilit\u00e9s pouvant les mettre brutalement \u00e0 terre. Comme une b\u00eate fuite sur le circuit de refroidissement d\u2019un r\u00e9acteur, faisant disjoncter par une r\u00e9action en cha\u00eene qui n\u2019a rien de nucl\u00e9aire tout le r\u00e9seau d\u2019alimentation \u00e9lectrique d\u2019une r\u00e9gion, ou m\u00eame d\u2019un pays. Ou un virus malin qui pourrait en le saturant planter tout un quelconque syst\u00e8me informatique strat\u00e9gique. <\/p>\n<p>T\u00e9moin de la r\u00e9volution d\u2019Octobre en Russie, un Am\u00e9ricain nomm\u00e9 John Reed \u00e9crivit alors \u00ab\u00a0Dix jours qui \u00e9branl\u00e8rent le monde\u00a0\u00bb, un ouvrage c\u00e9l\u00e8bre et peu clairvoyant qui lui valut, entre autre, des fun\u00e9railles nationales \u00e0 Moscou en 1920. Nous vivons un nouvel \u00e9branlement, une bien plus grosse secousse cette fois-ci, ressentie dans le monde entier, dont les origines sont fort diff\u00e9rentes mais plus pr\u00e9occupantes. Dont la r\u00e9plication n&rsquo;\u00e9tonnerait pas outre mesure. <\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit plus de la fin d\u2019un r\u00e9gime tsariste r\u00e9gnant sur une nation de paysans pauvres et attard\u00e9s, qui n\u2019a accouch\u00e9 que d\u2019une monstruosit\u00e9. Mais de l\u2019implosion d\u2019un syst\u00e8me financier sophistiqu\u00e9, au coeur m\u00eame de ce que le monde pouvait revendiquer de plus accompli, dont l\u2019acte de d\u00e9c\u00e8s avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment sign\u00e9 en 1917. La suite n&rsquo;est pas \u00e9crite.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e, \u00e0 laquelle beaucoup se raccrochent pour ne pas en venir \u00e0 consid\u00e9rer l\u2019impensable (ou l\u2019indicible), selon laquelle ce syst\u00e8me va finir par trouver en lui-m\u00eame les ressources de se r\u00e9former, demande \u00e0 \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e dans les faits. Le chemin qui y m\u00e8nerait n&rsquo;est pas encore trouv\u00e9. Le risque est que nous partagions son sort, tel un noy\u00e9 qui se d\u00e9bat et coule son sauveteur.<\/p>\n<p>Nous assistons \u00e0 un triste d\u00e9tournement de l&rsquo;inoubliable <i>il est interdit d&rsquo;interdire<\/i>, tout \u00e0 la fois lib\u00e9rateur, rageur et ironique quand il a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en Europe, avec pour origine le grand \u00e9lan et exemple de la jeunesse am\u00e9ricaine face \u00e0 la guerre du Vietnam.<\/p>\n<p>Un autre bouchon que celui qui est laborieusement mis en place dans l&rsquo;espoir de contenir le risque syst\u00e9mique devrait sauter : le syst\u00e8me m\u00eame qu&rsquo;il tente de faire perdurer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>INTERDIT D&rsquo;INTERDIRE ?<\/strong><\/p>\n<p>En ces temps de c\u00e9l\u00e9bration outranci\u00e8re de l\u2019adoption de la loi de r\u00e9gulation financi\u00e8re am\u00e9ricaine, qui donne lieu \u00e0 des envol\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre vite oubli\u00e9es, et qui laisse sur leur faim ceux qui ont un moment cru que, pour s\u2019\u00eatre fait une si grande frayeur, les Am\u00e9ricains r\u00e9agiraient de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":37,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,307],"tags":[34,26,203,240,38,113],"class_list":["post-13871","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-finance","tag-banque-centrale","tag-capitalisme","tag-comite-de-bale","tag-interdiction-des-paris-sur-les-fluctuations-de-prix","tag-produits-financiers-toxiques","tag-regulation"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13871","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/37"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13871"}],"version-history":[{"count":45,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13871\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":48143,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13871\/revisions\/48143"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13871"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13871"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13871"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}