{"id":144361,"date":"2025-06-05T11:44:41","date_gmt":"2025-06-05T09:44:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=144361"},"modified":"2025-06-05T11:45:14","modified_gmt":"2025-06-05T09:45:14","slug":"la-balance-commerciale-reflets-de-nos-dependances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2025\/06\/05\/la-balance-commerciale-reflets-de-nos-dependances\/","title":{"rendered":"<b>La balance commerciale : reflets de nos d\u00e9pendances<\/b>"},"content":{"rendered":"<blockquote>\r\n<p><em>Un article para\u00eet, sous la plume de Mathias Jobert, consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;un de mes articles assez anciens, publi\u00e9 lui en 2006, avant-m\u00eame la naissance du blog : <a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/revue-du-mauss-2006-1-page-322?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0L&rsquo;endettement excessif aux \u00c9tats-Unis et ses raisons historiques\u00a0\u00bb<\/a>.<\/em><\/p>\r\n<\/blockquote>\r\n<!-- \/wp:post-content -->\r\n\r\n<!-- wp:heading \/-->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p>La balance commerciale, qui mesure la diff\u00e9rence entre les exportations et les importations de biens, constitue un indicateur essentiel de la situation \u00e9conomique d\u2019un pays. Toutefois, c\u2019est \u00e0 travers la balance des paiements que s\u2019exprime de mani\u00e8re plus structurelle le degr\u00e9 de d\u00e9pendance d\u2019une \u00e9conomie vis-\u00e0-vis des march\u00e9s ext\u00e9rieurs. Derri\u00e8re les chiffres se dessinent des choix \u00e9conomiques, des d\u00e9pendances \u00e9nerg\u00e9tiques et des arbitrages politiques que ce dossier aide \u00e0 mieux appr\u00e9hender.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/shs.cairn.info\/editeur\/NOMOS\/logo?lang=fr\" alt=\"NOMOS\" \/><\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p>Dans 2025\/25<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/dossiers-2025-25-page-1?lang=fr&amp;tab=apercu\">Dossier<\/a><\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/dossiers-2025-25-page-1?lang=fr&amp;tab=auteurs\">Auteur(e)s<\/a> : Mathias Jobert<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/dossiers-2025-25-page-1?lang=fr&amp;tab=listes\">Listes<\/a><\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><em>Ce dossier est accessible gratuitement jusqu\u2019au 02\/07\/2025. Il sera ensuite r\u00e9serv\u00e9 aux membres de nos institutions clientes et aux abonn\u00e9(e)s Cairn Pro.<\/em><\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p id=\"para1\">La balance commerciale, qui mesure la diff\u00e9rence entre les exportations et les importations de biens, constitue un indicateur essentiel de la situation \u00e9conomique d\u2019un pays. Toutefois, c\u2019est \u00e0 travers la balance des paiements que s\u2019exprime de mani\u00e8re plus structurelle le degr\u00e9 de d\u00e9pendance d\u2019une \u00e9conomie vis-\u00e0-vis des march\u00e9s ext\u00e9rieurs. Une lecture strictement quantitative conduit souvent \u00e0 consid\u00e9rer l\u2019exc\u00e9dent commercial comme un signe de bonne sant\u00e9, tandis qu\u2019un d\u00e9ficit est spontan\u00e9ment associ\u00e9 \u00e0 une fragilit\u00e9, en particulier \u00e0 une exposition accrue aux importations. Tel est le cas, par exemple, de la France dans le domaine de l\u2019\u00e9nergie\u00a0: avec un d\u00e9ficit de 55,6\u00a0milliards d\u2019euros, ce poste repr\u00e9sente le principal d\u00e9s\u00e9quilibre de sa balance commerciale. Ce solde n\u00e9gatif traduit une d\u00e9pendance significative aux importations d\u2019\u00e9nergies fossiles \u2013 p\u00e9trole, gaz notamment \u2013 n\u00e9cessaires au fonctionnement de secteurs strat\u00e9giques tels que les transports, l\u2019industrie ou le logement, et soul\u00e8ve des questions majeures quant \u00e0 la souverainet\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique et \u00e9conomique du pays. Cependant, l\u2019exc\u00e9dent commercial ne garantit pas pour autant une autonomie \u00e9conomique. Un pays exc\u00e9dentaire est lui aussi structurellement d\u00e9pendant de ses d\u00e9bouch\u00e9s ext\u00e9rieurs. La Chine en offre une illustration paradigmatique\u00a0: avec un exc\u00e9dent commercial de 993\u00a0milliards de dollars (soit 5\u00a0% de son PIB), elle reste tributaire des march\u00e9s \u00e9trangers, faute de pouvoir \u00e9couler sa production sur son seul march\u00e9 int\u00e9rieur. Cette d\u00e9pendance externe fragilise sa position, d\u2019autant plus que son principal partenaire commercial, les \u00c9tats-Unis, m\u00e8ne une politique de guerre tarifaire qui met en question l\u2019\u00e9quilibre de son mod\u00e8le de croissance.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p id=\"para2\">Ce dossier se donne pour objectif d\u2019analyser les m\u00e9canismes qui conduisent une \u00e9conomie \u00e0 un d\u00e9s\u00e9quilibre de sa balance commerciale et d\u2019identifier les dynamiques macro-\u00e9conomiques qui sous-tendent les diff\u00e9rentes formes de d\u00e9pendance aux partenaires ext\u00e9rieurs. Il s\u2019agit en particulier de r\u00e9fl\u00e9chir au seuil acceptable de cette d\u00e9pendance, au-del\u00e0 duquel la souverainet\u00e9 \u00e9conomique d\u2019un pays se trouve compromise. Paul Jorion explique, \u00e0 travers le cas am\u00e9ricain, comment un d\u00e9ficit commercial est devenu le sympt\u00f4me d\u2019un mod\u00e8le \u00e9conomique ax\u00e9 sur la d\u00e9sindustrialisation et la surconsommation. \u00c9douard Challe et Xavier Ragot, dans leur comparaison entre la France et l\u2019Allemagne, mettent en \u00e9vidence l\u2019impact des choix politiques internes, notamment en mati\u00e8re de salaires et de politique industrielle, sur les \u00e9carts de comp\u00e9titivit\u00e9 entre les deux pays. Enfin, Jean-Pierre Leteurtrois souligne que certaines d\u00e9cisions \u00e9nerg\u00e9tiques, comme l\u2019interdiction de la fracturation hydraulique, peuvent renforcer la d\u00e9pendance ext\u00e9rieure et avoir des cons\u00e9quences directes sur le commerce ext\u00e9rieur.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:heading {\"level\":1} -->\r\n<h4 class=\"wp-block-heading\">L\u2019effet de ciseau de l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine<\/h4>\r\n<!-- \/wp:heading -->\r\n\r\n<!-- wp:image -->\r\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/shs.cairn.info\/article\/CRNDOSS_165_0001.xml\/image\/full\/im1?lang=fr\" alt=\"figure im1\" \/><\/figure>\r\n<!-- \/wp:image -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><em>Vue d\u2019un supermarch\u00e9 \u00e0 Redmond aux \u00c9tats-Unis, photographi\u00e9e par Fred Meyer.<\/em><\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p id=\"para3\">Dans cet article, Paul Jorion explore les racines profondes du d\u00e9ficit commercial am\u00e9ricain, en proposant une lecture qui d\u00e9passe les explications strictement macro-\u00e9conomiques. L\u2019auteur rappelle que le d\u00e9ficit commercial est, pour les \u00c9tats-Unis, le r\u00e9sultat d\u2019une s\u00e9rie de politiques en faveur d\u2019un mod\u00e8le de croissance fond\u00e9 sur la surconsommation int\u00e9rieure et l\u2019endettement, rendu possible par une d\u00e9sindustrialisation massive et une financiarisation pouss\u00e9e de l\u2019\u00e9conomie. Bien que r\u00e9dig\u00e9 en 2006, le mod\u00e8le qu\u2019il expose porte en germe les failles qui \u00e9clateront au grand jour lors de la crise des\u00a0<em>subprimes<\/em>\u00a0de 2007\u00a0reste pertinent pour comprendre la trajectoire de l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine, notamment depuis l\u2019augmentation des droits de douane par Donald Trump. Pour l\u2019auteur, le d\u00e9ficit commercial am\u00e9ricain, qui atteignait 617,7\u00a0milliards de dollars \u00e0 la date de r\u00e9daction de l\u2019article \u2013 contre 920\u00a0milliards en 2024 \u2013, est interpr\u00e9t\u00e9 comme le r\u00e9sultat d\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibre structurel entre une consommation toujours croissante et une production nationale d\u00e9clinante. Cette consommation int\u00e9rieure est en effet en grande partie financ\u00e9e par la dette, elle-m\u00eame rendue soutenable par l\u2019achat massif de titres am\u00e9ricains par la Chine, ce qui permet de maintenir des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat artificiellement bas. Jorion montre que cette dynamique est encourag\u00e9e par l\u2019effondrement du taux d\u2019\u00e9pargne des m\u00e9nages, tomb\u00e9 \u00e0 presque z\u00e9ro au d\u00e9but des ann\u00e9es\u00a02000, et par une logique d\u2019innovation financi\u00e8re (titrisation, produits d\u00e9riv\u00e9s) qui d\u00e9connecte l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle de ses fondements industriels et favorise la consommation \u00e0 cr\u00e9dit.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p id=\"para4\">Mais l\u2019analyse va plus loin encore\u00a0: pour Jorion, ce rapport \u00e0 la dette et \u00e0 la consommation s\u2019enracine dans une culture sp\u00e9cifique, fa\u00e7onn\u00e9e par l\u2019\u00e9thique protestante (concept d\u00e9velopp\u00e9 par Max Weber), dans laquelle la r\u00e9ussite mat\u00e9rielle est per\u00e7ue comme un signe d\u2019\u00e9lection. Il s\u2019agit donc d\u2019un syst\u00e8me \u00e9conomique port\u00e9 par une id\u00e9ologie de l\u2019\u00e9l\u00e9vation individuelle par la consommation, quitte \u00e0 accepter une d\u00e9pendance croissante aux importations. En cela, le d\u00e9ficit commercial devient le sympt\u00f4me d\u2019un mod\u00e8le civilisationnel. Cette grille d\u2019analyse permet d\u2019\u00e9largir la r\u00e9flexion sur la balance commerciale fran\u00e7aise\u00a0: elle invite \u00e0 penser les d\u00e9s\u00e9quilibres non comme des donn\u00e9es techniques, mais comme l\u2019expression d\u2019un rapport collectif \u00e0 la production, \u00e0 la dette, \u00e0 la souverainet\u00e9 \u00e9conomique et, surtout, \u00e0 la consommation.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p id=\"para5\">Pour compl\u00e9ter cette analyse, il est n\u00e9cessaire de prendre en compte un facteur fondamental\u00a0: l\u2019h\u00e9g\u00e9monie du dollar. En tant que monnaie de r\u00e9serve internationale, le dollar domine les \u00e9changes mondiaux, en cr\u00e9ant une demande continue pour cette devise \u00e0 l\u2019\u00e9chelle globale. Cette situation conf\u00e8re aux \u00c9tats-Unis un avantage strat\u00e9gique ind\u00e9niable, puisqu\u2019il leur permet de maintenir des importations massives sans que cela affecte directement leur \u00e9conomie. Selon le dilemme de Triffin, un pays dont la monnaie est une monnaie de r\u00e9serve internationale doit n\u00e9cessairement enregistrer un d\u00e9ficit commercial afin que les agents \u00e9conomiques non-r\u00e9sidents d\u00e9tiennent cette devise. Toutefois, les \u00c9tats-Unis, en \u00e9change de leurs importations, b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019un afflux substantiel de capitaux \u00e9trangers, que ce soit sous forme d\u2019investissements directs ou d\u2019achats d\u2019obligations de leur dette publique. Ce m\u00e9canisme met en lumi\u00e8re un processus complexe dans lequel un d\u00e9s\u00e9quilibre commercial est contrebalanc\u00e9 par un exc\u00e9dent dans les flux financiers. Ce double m\u00e9canisme souligne comment, malgr\u00e9 un d\u00e9ficit commercial apparent, le syst\u00e8me financier mondial et la position dominante du dollar permettent aux \u00c9tats-Unis d\u2019avoir un avantage \u00e9conomique cons\u00e9quent.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p><strong>Paul Jorion<\/strong>\u00a0est un anthropologue et expert financier, professeur associ\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9 catholique de Lille.<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p>Articles li\u00e9s<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:image -->\r\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/shs.cairn.info\/numero\/RDM_027\/cover\/thumbnail?lang=fr\" alt=\"Couverture de RDM_027\" \/><\/figure>\r\n<!-- \/wp:image -->\r\n\r\n<!-- wp:heading {\"level\":3} -->\r\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u00a0Article de revue<\/h4>\r\n<!-- \/wp:heading -->\r\n\r\n<!-- wp:heading {\"level\":1} -->\r\n<h4 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;endettement excessif aux \u00c9tats-Unis et ses raisons historiques<\/h4>\r\n<!-- \/wp:heading -->\r\n\r\n<!-- wp:list -->\r\n<ul class=\"wp-block-list\"><!-- wp:list-item -->\r\n<li>Par\u00a0<a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/publications-de-paul-jorion--7488?lang=fr\">Paul Jorion<\/a><\/li>\r\n<!-- \/wp:list-item --><\/ul>\r\n<!-- \/wp:list -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p>Dans\u00a0<em>Revue du MAUSS<\/em>\u00a0(2006\/1 n<sup>o<\/sup>\u00a027)<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->\r\n\r\n<!-- wp:paragraph -->\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n<!-- \/wp:paragraph -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p><em>Un article para\u00eet, sous la plume de Mathias Jobert, consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;un de mes articles assez anciens, publi\u00e9 lui en 2006, avant-m\u00eame la naissance du blog : <a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/revue-du-mauss-2006-1-page-322?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0L&rsquo;endettement excessif aux \u00c9tats-Unis et ses raisons historiques\u00a0\u00bb<\/a>.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><!-- \/wp:post-content --><\/p>\n<p><!-- wp:heading \/--><\/p>\n<p><!-- wp:paragraph --><\/p>\n<p>La balance commerciale, qui mesure la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,12],"tags":[396,10178,40,152,2022,3943,10179,10177,309,58,946,1327],"class_list":["post-144361","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-economie","category-subprime","tag-balance-commerciale","tag-balance-des-paiements","tag-chine","tag-consommation","tag-crise-des-subprimes","tag-endettement","tag-ethique-protestante","tag-mathias-jobert","tag-max-weber","tag-produits-derives","tag-robert-triffin","tag-taux-dinteret"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/144361","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=144361"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/144361\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":144365,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/144361\/revisions\/144365"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=144361"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=144361"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=144361"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}