{"id":14549,"date":"2010-08-02T22:04:44","date_gmt":"2010-08-02T20:04:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=14549"},"modified":"2013-01-02T17:58:18","modified_gmt":"2013-01-02T16:58:18","slug":"la-transition-ii-freud-et-le-bonheur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/08\/02\/la-transition-ii-freud-et-le-bonheur\/","title":{"rendered":"La transition (II) &#8211; Freud et le bonheur"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><strong>Ce texte est un \u00ab article presslib\u2019 \u00bb (*) <\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p><span style=\"font-size: 13.1944px;\">Freud a r\u00e9fl\u00e9chi \u00e0 la question du bonheur de l\u2019homme \u00e0 la lumi\u00e8re de ce qu\u2019est son psychisme\u00a0: celui d\u2019un mammif\u00e8re social dot\u00e9 de conscience de soi et de la capacit\u00e9 de parler. La premi\u00e8re constatation de Freud, c\u2019est que l\u2019insertion de l\u2019esp\u00e8ce humaine au sein du monde naturel ne la dispose pas a priori \u00e0 s\u2019y trouver\u00a0heureuse. L\u2019homme et la femme aimeraient jouir sans entraves mais le monde qui nous est offert ne s\u2019y pr\u00eate pas\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 tout l\u2019ordre de l\u2019univers s\u2019y oppose\u00a0; on serait tent\u00e9 de dire qu\u2019il n\u2019est point entr\u00e9 dans le plan de la \u00ab\u00a0Cr\u00e9ation\u00a0\u00bb que l\u2019homme soit \u00ab\u00a0heureux\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb, \u00e9crit-il dans <em>Malaise dans la civilisation<\/em> (Freud [1929] 1970\u00a0: 20).<\/span><\/p>\n<p>La vie de l\u2019\u00eatre humain est limit\u00e9e dans le temps, sa mort est toujours brutale et souvent pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de la d\u00e9ch\u00e9ance. Dans <em>L\u2019avenir d\u2019une illusion, <\/em>Freud parlait de\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 l\u2019\u00e9nigme douloureuse de la mort, de la mort \u00e0 laquelle aucun rem\u00e8de n\u2019a jusqu\u2019ici \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 et ne le sera sans doute jamais. Avec ces forces, ajoutait-il, la nature se dresse contre nous, sublime, cruelle, inexorable\u00a0; ainsi elle nous rappelle notre faiblesse, notre d\u00e9tresse, auxquelles nous esp\u00e9rions nous soustraire gr\u00e2ce au labeur de notre civilisation. C\u2019est un des rares spectacles nobles et exaltants que les hommes puissent offrir que de les voir, en pr\u00e9sence d\u2019une catastrophe due aux \u00e9l\u00e9ments, oublier leurs dissensions, les querelles et animosit\u00e9s qui les divisent pour se souvenir de leur grande t\u00e2che commune\u00a0: le maintien de l\u2019humanit\u00e9 face aux forces sup\u00e9rieures de la nature\u00a0\u00bb (Freud [1927] 1971\u00a0: 22).<\/p>\n<p>La douleur nous pr\u00e9vient des dangers mais la souffrance nous tourmente sans cesse, on serait tent\u00e9 de dire \u00ab\u00a0pour une raison ou pour une autre\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0La souffrance nous menace de trois c\u00f4t\u00e9s\u00a0: dans notre propre corps qui, destin\u00e9 \u00e0 la d\u00e9ch\u00e9ance et \u00e0 la dissolution, ne peut m\u00eame se passer de ces signaux d\u2019alarme que constituent la douleur et l\u2019angoisse\u00a0; du c\u00f4t\u00e9 du monde ext\u00e9rieur, lequel dispose de forces invisibles et inexorables pour s\u2019acharner contre nous et nous an\u00e9antir\u00a0; la troisi\u00e8me menace enfin provient de nos rapports avec les autres \u00eatres humains\u00a0\u00bb (Freud [1929] 1970\u00a0: 20). Enfin, l\u2019instinct de survie de l\u2019esp\u00e8ce tel qu\u2019il se manifeste chez l\u2019individu par le d\u00e9sir de copuler \u00e9loigne dans la plupart des circonstances l\u2019homme et la femme du comportement qui serait le plus avantageux pour eux. L\u2019\u00eatre humain cherche alors \u00e0 ses tourments des diversions par l\u2019usage des drogues, la production d\u2019illusions collectives rassurantes comme la religion (\u00ab\u00a0une d\u00e9formation chim\u00e9rique de la r\u00e9alit\u00e9\u00a0\u00bb g\u00e9n\u00e9rant des \u00ab\u00a0d\u00e9lires collectifs\u00a0\u00bb [ibid. 25]) et, de fa\u00e7on plus positive, par la sublimation qu\u2019autorisent l\u2019expression artistique ou intellectuelle.<\/p>\n<p>Sur le plan social, l\u2019homme est condamn\u00e9 \u00e0 choisir entre la jouissance la plus libre dans des conditions p\u00e9nibles d\u2019isolement, o\u00f9 le souci de sa s\u00e9curit\u00e9 doit primer sur tous les autres, et le sacrifice de sa libert\u00e9 ch\u00e9rie pour s\u2019assurer le niveau de s\u00e9curit\u00e9 qui lui \u00e9vitera de vivre dans une anxi\u00e9t\u00e9 permanente. Freud fait remarquer que l\u2019homme le plus libre est n\u00e9cessairement aussi celui dont la vie moyenne est la plus courte\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 l\u2019homme primitif avait en fait la part belle puisqu\u2019il ne connaissait aucune restriction \u00e0 ses instincts. En revanche, sa certitude de jouir longtemps d\u2019un tel bonheur \u00e9tait tr\u00e8s minime. L\u2019homme civilis\u00e9 a fait l\u2019\u00e9change d\u2019une part de bonheur possible contre une part de s\u00e9curit\u00e9\u00a0\u00bb (ibid. 53). Dans ce cadre, et m\u00eame si l\u2019on mettait entre parenth\u00e8ses les obstacles au bonheur que sont la mortalit\u00e9 et la douleur, le bonheur est hors d\u2019atteinte en raison de la contradiction entre libert\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 puisque, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la jouissance qu\u2019autorise la libert\u00e9 absolue implique un manque de s\u00e9curit\u00e9 insupportable, tandis que de l\u2019autre, la s\u00e9curit\u00e9 absolue d\u00e9bouche sur un intol\u00e9rable manque de libert\u00e9.<\/p>\n<p>Rechercher le meilleur des syst\u00e8mes politiques possibles dans la perspective d\u2019une maximisation du bonheur de l\u2019homme est donc selon Freud une mani\u00e8re de poser le probl\u00e8me qui ne peut d\u00e9boucher que sur des conclusions d\u00e9sesp\u00e9rantes. La seule position d\u00e9fendable est celle qu\u2019il attribue \u00e0 un \u00ab\u00a0critique\u00a0\u00bb dont il ne pr\u00e9cise pas davantage l\u2019identit\u00e9 mais en qui l\u2019on reconna\u00eet ais\u00e9ment Nietzsche\u00a0: \u00ab\u00a0Du moins puis-je \u00e9couter sans indignation ce critique qui, apr\u00e8s avoir consid\u00e9r\u00e9 les buts poursuivis par la tendance civilisatrice et les moyens dont elle use, se croit oblig\u00e9 de conclure que tous ces efforts n\u2019en valent pas la peine, et ne sauraient aboutir qu\u2019\u00e0 un \u00e9tat insupportable pour l\u2019individu\u00a0\u00bb (Freud [1929] 1970\u00a0: 79).<\/p>\n<p>Faisant \u00e9galement allusion aux questions politiques qui \u00e9taient alors d\u2019actualit\u00e9 (<em>L\u2019avenir d\u2019une illusion<\/em> est publi\u00e9 en 1927, <em>Malaise dans la civilisation<\/em>, en 1929), Freud rejette l\u2019option communiste\u00a0: \u00ab\u00a0Tant que la vertu ne sera pas r\u00e9compens\u00e9e ici-bas, \u00e9crit-il, l\u2019\u00e9thique, j\u2019en suis convaincu, pr\u00eachera dans le d\u00e9sert. Il me semble hors de doute aussi qu\u2019un changement r\u00e9el de l\u2019attitude des hommes \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la propri\u00e9t\u00e9 sera ici plus efficace que n\u2019importe quel commandement \u00e9thique\u00a0; mais cette juste vue des socialistes est troubl\u00e9e et d\u00e9pouill\u00e9e de toute valeur pratique par une nouvelle m\u00e9connaissance id\u00e9aliste de la nature humaine\u00a0\u00bb (ibid. 78). Il avait expliqu\u00e9 auparavant en quoi cette \u00ab\u00a0m\u00e9connaissance id\u00e9aliste\u00a0\u00bb consiste\u00a0: \u00ab\u00a0En abolissant la propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e, on retire, certes, \u00e0 l\u2019agressivit\u00e9 humaine et au plaisir qu\u2019elle procure, l\u2019un de ses instruments, et sans doute un instrument puissant, mais non pas le plus puissant\u00a0\u00bb (ibid. 52) et attir\u00e9 l\u2019attention sur le fait que l\u2019in\u00e9galit\u00e9 en mati\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9 en masque aujourd\u2019hui une autre, qui ne manquerait pas de devenir pleinement visible et d\u2019attiser les ranc\u0153urs si celles que provoquent\u00a0les in\u00e9galit\u00e9s fond\u00e9es sur la propri\u00e9t\u00e9 devaient passer \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan\u00a0: \u00ab\u00a0Abolirait-on le droit individuel aux biens mat\u00e9riels, que subsisterait le privil\u00e8ge sexuel, d\u2019o\u00f9 \u00e9mane obligatoirement la plus violente jalousie ainsi que l\u2019hostilit\u00e9\u00a0la plus vive\u00a0entre des \u00eatres occupant autrement le m\u00eame rang\u00a0\u00bb (ibid. 52).<\/p>\n<p>Dans la perspective d\u00e9senchant\u00e9e de Freud, \u00e0 quoi auraient alors servi les transitions historiques qui firent passer d\u2019un r\u00e9gime politique \u00e0 un autre\u00a0? Un regard embrassant l\u2019histoire toute enti\u00e8re fait appara\u00eetre un mouvement tendanciel autorisant des communaut\u00e9s humaines de plus en plus nombreuses \u00e0 vivre ensemble. Les alternatives, qui vont du communisme au fascisme, en passant par la d\u00e9mocratie, ne d\u00e9bouchent sur ce plan seul de l\u2019augmentation de la taille des communaut\u00e9s, qu\u2019\u00e0 des r\u00e9sultats tr\u00e8s semblables. Les transitions d\u2019un r\u00e9gime \u00e0 un autre, examin\u00e9es \u00ab\u00a0en ext\u00e9riorit\u00e9\u00a0\u00bb, d\u2019un point de vue <em>holiste<\/em>, n\u2019auraient pas grand-chose \u00e0 voir alors avec la repr\u00e9sentation que les hommes peuvent s\u2019en faire, en \u00ab\u00a0int\u00e9riorit\u00e9\u00a0\u00bb, en termes de qu\u00eate du bonheur, et s\u2019inscriraient plus simplement dans le destin de notre esp\u00e8ce en tant qu\u2019esp\u00e8ce <em>colonisatrice<\/em> ayant toujours tendance \u00e0 envahir davantage son environnement, la technologie invent\u00e9e par les hommes leur permettant de le faire de mani\u00e8re sans cesse plus efficace et en multipliant du coup leur nombre. Freud \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Dans l\u2019\u00e9volution culturelle [\u2026] l\u2019agr\u00e9gation des individus isol\u00e9s en unit\u00e9 collective est de beaucoup le principal\u00a0; le propos de les rendre heureux existe certes encore, mais il est rel\u00e9gu\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan\u00a0\u00bb (ibid. 75).<\/p>\n<p>Pour Freud donc, le malheur est un donn\u00e9 de la condition humaine, et vivre de telle ou telle mani\u00e8re, n\u2019est jamais qu\u2019une question de devoir s\u2019accommoder de tel ou tel degr\u00e9 de malheur particulier. Il conclut <em>Malaise dans la civilisation<\/em> par cette r\u00e9flexion d\u00e9sabus\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Aussi, n\u2019ai-je pas le courage de m\u2019\u00e9riger en proph\u00e8te devant mes fr\u00e8res\u00a0; et je m\u2019incline devant le reproche de n\u2019\u00eatre \u00e0 m\u00eame de leur apporter aucune consolation. Car c\u2019est bien cela qu\u2019ils d\u00e9sirent tous, les r\u00e9volutionnaires les plus sauvages non moins passionn\u00e9ment que les plus braves pi\u00e9tistes\u00a0\u00bb (ibid. 80).<\/p>\n<p>Il est difficile d\u2019objecter quoi que ce soit \u00e0 cette analyse de la condition humaine par Freud, si ce n\u2019est attirer l\u2019attention sur le fait que le probl\u00e8me ne se situe peut-\u00eatre pas l\u00e0 o\u00f9 lui le voit. Freud s\u2019est laiss\u00e9 abuser par une formulation classique de la question\u00a0: qu\u2019il s\u2019agit pour les hommes de situer le sens de leur vie par rapport \u00e0 la quantit\u00e9 de bonheur \u00e0 laquelle ils peuvent acc\u00e9der, alors que la question pour eux est autre\u00a0: c\u2019est celle de la quantit\u00e9 de malheur qu\u2019ils peuvent supporter et pas seulement dans leur vie propre mais aussi dans celle de ceux qui les entourent, les liens familiaux, l\u2019amiti\u00e9 et la sympathie spontan\u00e9e se chargeant d\u2019\u00e9tendre en r\u00e9seau pour chacun ce qu\u2019il consid\u00e8re comme l\u2019univers de son moi-propre.<\/p>\n<p>Les hommes ne se mobilisent en effet pas pour un changement de soci\u00e9t\u00e9 \u2013 avec les risques que cela implique pour eux et pour ceux qui leur sont proches \u2013 en comparant leur bonheur actuel avec celui que conf\u00e9rerait un autre type de soci\u00e9t\u00e9 dont le mod\u00e8le reste toujours plus ou moins abstrait. Ils le font en raison d\u2019une r\u00e9volte\u00a0: du fait du sentiment pr\u00e9sent que la situation existant sous leur yeux et dont ils sont du fait m\u00eame, l\u2019un des composants, leur est d\u00e9sormais intol\u00e9rable. C\u2019est ce qui explique pourquoi il n\u2019est pas contradictoire chez Camus d\u2019\u00eatre \u00e0 la fois convaincu de l\u2019absurdit\u00e9 du monde et r\u00e9volt\u00e9, la repr\u00e9sentation du monde et le sentiment se situant sur des plans distincts. L\u2019homme ou la femme r\u00e9volt\u00e9s passent non seulement du <em>d\u00e9sespoir r\u00e9sign\u00e9<\/em> au <em>d\u00e9sespoir indign\u00e9<\/em> de Kant, mais aussi, de l\u00e0, \u00e0 l\u2019indignation porteuse d\u2019espoir. Comme le note Miguel Abensour, commentateur de Saint-Just\u00a0: \u00ab\u00a0On n\u2019a pas assez \u00e9cout\u00e9 le rire des r\u00e9volutionnaires \u2013 \u00e9clat de libert\u00e9, moment de fragile bonheur et de gr\u00e2ce \u2013 avant que le masque du s\u00e9rieux ne vienne \u00e0 nouveau p\u00e9trifier leur visage et qu\u2019ils ne basculent, peut-\u00eatre, du c\u00f4t\u00e9 des \u00ab\u00a0grands de l\u2019histoire\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb (Abensour 2004\u00a0: 22).<\/p>\n<p>(\u2026 \u00e0 suivre)<strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>=========<\/strong><\/p>\n<p>Abensour, Miguel, \u00ab\u00a0Lire Saint-Just\u00a0\u00bb, in Saint-Just, Antoine-Louis, <em>\u00c5\u2019uvres compl\u00e8tes<\/em>, \u00e9dition \u00e9tablie et pr\u00e9sent\u00e9e par Anne Kupiec et Miguel Abensour, Paris\u00a0: Gallimard, 2004<\/p>\n<p>Freud, Sigmund, [1927] <em>L\u2019avenir d\u2019une illusion, <\/em>traduit de l\u2019allemand par Marie Bonaparte, Paris\u00a0: PUF, 1971<\/p>\n<p>Freud, Sigmund, [1929] <em>Malaise dans la civilisation<\/em>, traduction de Ch. et I. Odier, Revue Fran\u00e7aise de Psychanalyse, Tome XXXIV, janvier 1970, PUF\u00a0: 9-80<\/p>\n<blockquote><p><strong>(*) Un \u00ab article presslib\u2019 \u00bb est libre de reproduction en tout ou en partie \u00e0 condition que le pr\u00e9sent alin\u00e9a soit reproduit \u00e0 sa suite. Paul Jorion est un \u00ab journaliste presslib\u2019 \u00bb qui vit exclusivement de ses droits d\u2019auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d\u2019\u00e9crire comme il le fait aujourd\u2019hui tant que vous l\u2019y aiderez. 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