{"id":14723,"date":"2010-08-11T22:28:53","date_gmt":"2010-08-11T20:28:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/?p=14723"},"modified":"2013-01-02T17:57:57","modified_gmt":"2013-01-02T16:57:57","slug":"lactualite-de-la-crise-le-vif-du-sujet-par-francois-leclerc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pauljorion.com\/blog\/2010\/08\/11\/lactualite-de-la-crise-le-vif-du-sujet-par-francois-leclerc\/","title":{"rendered":"L&rsquo;actualit\u00e9 de la crise : le vif du sujet, par Fran\u00e7ois Leclerc"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Billet invit\u00e9.<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>LE VIF DU SUJET<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9cisions du Comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire de la Fed sont aujourd\u2019hui salu\u00e9es par une chute g\u00e9n\u00e9rale des march\u00e9s boursiers. Soit, est-il expliqu\u00e9 par certains, parce que les mesures adopt\u00e9es confirment le retour prochain de la r\u00e9cession, soit parce qu\u2019elles sont consid\u00e9r\u00e9es comme trop timor\u00e9es et insuffisantes pour la pr\u00e9venir, expliquent d\u2019autres. A lire les commentaires des traders, <i>les march\u00e9s<\/i> semblent craindre tout et son contraire. <\/p>\n<p>Aux Etats-Unis, l\u2019installation d\u2019un ch\u00f4mage structurel, la faiblesse de la demande qui en r\u00e9sulte (dont l\u2019origine est aussi \u00e0 trouver dans la pression qui s\u2019exerce sur les salaires), ainsi que l\u2019impossibilit\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une relance budg\u00e9taire contribuent \u00e0 dresser une toile de fond inqui\u00e9tante, qui est maintenant install\u00e9e. Les milieux d\u2019affaires, comme le panel du Wall Street Journal vient de le mettre en \u00e9vidence, en sont venus \u00e0 consid\u00e9rer que la d\u00e9flation \u00e9tait d\u00e9sormais l\u2019ennemi public n\u00b01, le danger du retour de l\u2019inflation passant au second plan. C\u2019est bien une \u00e9poque, d\u00e9cid\u00e9ment, qui s\u2019ach\u00e8ve. D\u2019autant que tous les commentaires reconnaissent que la d\u00e9flation sera plus difficile \u00e0 vaincre que l\u2019inflation, et de s\u2019en inqui\u00e9ter.  <\/p>\n<p>On commence \u00e0 envisager s\u00e9rieusement que la Fed pourrait se trouver \u00e0 court de munitions. Que la question n\u2019est pas tant qu\u2019elle aille prochainement, ou non, au-del\u00e0 de ce qu\u2019elle vient de d\u00e9cider, en se r\u00e9engageant dans une politique de cr\u00e9ation mon\u00e9taire \u00e0 grande \u00e9chelle, que tout le monde semble consid\u00e9rer comme une \u00e9ventualit\u00e9 vraisemblable. Mais que l\u2019effet de cette politique est tout simplement incertain. Les instruments mon\u00e9taires ont leurs limites, qui pourraient avoir \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es. La relance du cr\u00e9dit bancaire gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019injection de nouvelles liquidit\u00e9s pourrait-elle r\u00e9ellement, dans ces conditions, \u00eatre en mesure d\u2019\u00e9viter &#8211; et m\u00eame de combattre &#8211; la r\u00e9cession qui s\u2019annonce ? Rien n&rsquo;est moins certain. <\/p>\n<p><!--more-->L\u2019exemple du Japon, dans un contexte certes diff\u00e9rent, n\u2019est pas l\u00e0 pour rendre optimiste ceux qui aux Etats-Unis s\u2019interrogent en ce sens. Car le resserrement du cr\u00e9dit qui est constat\u00e9 en Am\u00e9rique est plus \u00e0 mettre sur le compte de l\u2019insuffisante qualit\u00e9 de la demande, en raison de la crise \u00e9conomique, que sur l\u2019absence de liquidit\u00e9s, car les banques ne prennent plus de risque, tout du moins dans ce domaine. <\/p>\n<p>Le D\u00e9partement du Commerce am\u00e9ricain vient aujourd\u2019hui d\u2019annoncer, pour le troisi\u00e8me mois cons\u00e9cutif, une forte hausse du d\u00e9ficit commercial. La raison en est une nouvelle baisse des exportations, contredisant les perspectives de relance \u00e9conomique et de croissance trac\u00e9es par Barack Obama. Et mettant en cause tout l&rsquo;\u00e9chafaudage budg\u00e9taire des prochaines ann\u00e9es. La baisse des exportations est particuli\u00e8rement importante dans les biens d&rsquo;\u00e9quipement (-3,8%) et les fournitures industrielles (-3,0%), deux secteurs traditionnellement forts \u00e0 l\u2019exportation. Ce n\u2019est d\u00e9cid\u00e9ment pas demain la veille que les Etats-Unis, premi\u00e8re puissance \u00e9conomique et financi\u00e8re mondiale, tireront \u00e0 nouveau l\u2019\u00e9conomie mondiale. <\/p>\n<p>Des Etats-Unis qui tr\u00e9buchent lourdement, une Europe prise au pi\u00e8ge de la dette publique et priv\u00e9e en d\u00e9pit de l&rsquo;accalmie actuelle, une Chine qui peine \u00e0 r\u00e9sorber une bulle financi\u00e8re qui menace d\u00e9sormais son syst\u00e8me bancaire\u00a0: le tableau d\u2019ensemble n\u2019est pas rose. Chacune de ces situation a sa propre logique, tr\u00e8s incertaine. Mais, combin\u00e9es, elles laissent peu de chance \u00e0 une relance prochaine globale de l\u2019\u00e9conomie. Au contraire, la contagion d\u2019une r\u00e9cession am\u00e9ricaine, si elle se confirme, ne pourrait qu\u2019accentuer les difficult\u00e9s d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9es en Europe et en Chine. C&rsquo;est bien pourquoi tous les regards sont braqu\u00e9s sur les Etats-Unis, apr\u00e8s l&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 sur l&rsquo;Europe. <\/p>\n<p>Que l&rsquo;on est loin du sch\u00e9ma id\u00e9al suivant lequel les pays <i>\u00e9mergents<\/i> allaient tirer d\u2019affaire les pays occidentaux et les aider \u00e0 sortir de la crise !  Ainsi, si les Am\u00e9ricains, face \u00e0 la menace accrue d\u2019une d\u00e9flation, devaient faire fonctionner la planche \u00e0 billets, il en r\u00e9sulterait une baisse du dollar qui menacerait les exportations europ\u00e9ennes. Les plans d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 europ\u00e9ens pourraient de leur c\u00f4t\u00e9 ralentir la croissance \u00e9conomique et p\u00e9naliser les exportations am\u00e9ricaines et chinoises. Dans l\u2019imm\u00e9diat, la hausse incontr\u00f4lable du yen par rapport au dollar et \u00e0 l\u2019euro menace la croissance japonaise qui repose sur les exportations. Enfin, il est d\u00e9sormais reconnu que les Chinois ne pourront que lentement d\u00e9velopper leur march\u00e9 int\u00e9rieur et qu\u2019ils vont continuer \u00e0 inonder les pays occidentaux de leur production, ainsi qu\u2019\u00e0 d\u00e9gager d\u2019\u00e9normes surplus commerciaux, ayant comme principale pr\u00e9occupation d\u2019\u00e9viter l\u2019explosion d\u00e9vastatrice de leur gigantesque bulle financi\u00e8re. Le monde est global, la crise n&rsquo;est pas compartiment\u00e9e. <\/p>\n<p>L\u2019un des principaux intervenants sur le march\u00e9 obligataire am\u00e9ricain, PIMCO (Pacific Investment Management Co), ne fait plus preuve d\u2019une grande originalit\u00e9 en annon\u00e7ant une fois de plus une prochaine chute du march\u00e9 des valeurs immobili\u00e8res et de celui des actions, accompagn\u00e9 d\u2019une remont\u00e9e de celui des obligations. On constate d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s clairement cette tendance sur les march\u00e9s, inversant la pr\u00e9c\u00e9dente. La valeur des obligations augmente \u00e0 mesure que leur rendement chute, sous l\u2019effet de l\u2019intervention de la Fed et de la demande qui se pr\u00e9sente. En raison de la menace d&rsquo;une r\u00e9cession, la Fed n\u2019a pas d\u2019autre choix que de maintenir les taux obligataires aussi bas que possible pour une tr\u00e8s longue p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Dans cette nouvelle phase de la crise, un paradoxe est \u00e0 relever. Plus l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine s\u2019approche d\u2019une nouvelle r\u00e9cession, plus les obligations d&rsquo;un Etat aux abois sont recherch\u00e9es par les investisseurs priv\u00e9s. Ou tout cela m\u00e8nera-t-il \u00a0? L\u2019Etat, sa monnaie et <i>les march\u00e9s<\/i>\u00a0? Quand on s\u2019interroge sur la forme que prendra la prochaine phase de la crise, peut-\u00eatre peut-on trouver dans ce paradoxe un premier \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse. <\/p>\n<p>Les d\u00e9tenteurs chinois de la dette am\u00e9ricaine semblent en \u00eatre parfaitement conscients, mais ils sont pris au pi\u00e8ge. De mani\u00e8re remarqu\u00e9e, ils viennent d\u2019investir lourdement dans la dette japonaise \u00e0 court terme, car ils consid\u00e8rent que le risque y est moindre, ce qui est tout relatif. Le yen \u00e9tant appel\u00e9 \u00e0 continuer de monter, contrairement au dollar, les bas taux offerts par les Japonais ne les rebutent pas. Cette d\u00e9cision illustre la crainte des autorit\u00e9s chinoises que la Fed en vienne \u00e0 faire fonctionner la planche \u00e0 billet, pr\u00e9cipitant la chute du dollar et \u00e9rodant la valeur des \u00e9normes investissements d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s dans la dette am\u00e9ricaine. Nous sommes l\u00e0 dans la dimension mon\u00e9taire de la crise, qui petit \u00e0 petit prend sa place. <\/p>\n<p>Comme tout investisseur dans une telle situation, les dirigeants chinois cherchent en priorit\u00e9 \u00e0 minorer les risques avant de penser \u00e0 majorer les profits. Ils diversifient autant que faire se peut leurs investissements, apr\u00e8s avoir pris leurs distances avec les obligations \u00e9mises en euro. La seule attitude est d\u2019agir dans le court terme &#8211; ce qu\u2019ils font &#8211; afin de pouvoir s\u2019adapter \u00e0 une situation mouvante et impr\u00e9visible. Si les Etats-Unis s\u2019enfoncent dans la r\u00e9cession, ce jeu va encore se tendre.  <\/p>\n<p>En attendant que la Fed apporte des pr\u00e9cisions \u00e0 la politique qu\u2019elle entend mener dans l\u2019imm\u00e9diat, une autre prochaine \u00e9ch\u00e9ance va permettre de mieux appr\u00e9cier la situation am\u00e9ricaine. Une grande rencontre r\u00e9unissant toutes les parties prenantes du march\u00e9 immobilier se tiendra \u00e0 Washington le 17 ao\u00fbt prochain, en vue d\u2019\u00e9laborer un projet de r\u00e9forme du financement du logement que l\u2019administration Obama entend d\u00e9poser sur le bureau du Congr\u00e8s d\u2019ici janvier prochain. <\/p>\n<p>C\u2019est le sort de Fannie Mae et Freddie Mac qui sera au centre des discussions, alors que ces deux agences gouvernementales viennent une fois de plus de demander au Tr\u00e9sor de combler de nouveaux trous financiers. A l\u2019occasion de la conf\u00e9rence, ce dernier a rappel\u00e9 que \u00ab\u00a0le secteur du logement est d&rsquo;une importance vitale pour l&rsquo;avenir de notre pays. C&rsquo;est un secteur clef de notre \u00e9conomie, qui soutient des millions d&#8217;emplois dans la construction, les industries, l&rsquo;immobilier, la finance et d&rsquo;autres secteurs. Qui plus est, le logement est le plus gros investissement financier de nombreux Am\u00e9ricains\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le r\u00f4le jou\u00e9 actuellement par l&rsquo;Etat dans le march\u00e9 du financement du logement n&rsquo;est ni viable ni acceptable\u00a0\u00bb a-t-il cependant reconnu, car Fannie et Freddie garantissent 90% des nouveaux pr\u00eats immobiliers et au total plus de 5.000 milliards de dollars d\u2019emprunts immobiliers. Ce qui revient \u00e0 dire que l\u2019ensemble du march\u00e9 est sous le contr\u00f4le de l\u2019Etat, qui ne sait comment se d\u00e9p\u00eatrer avec sa crise chronique et profonde. Toute la question va \u00eatre de savoir comment celui-ci va tenter, au moins partiellement, de se d\u00e9sengager sans accentuer la crise du march\u00e9 immobilier, qui continue de faire preuve d\u2019une tr\u00e8s grande fragilit\u00e9. Le pilotage de ce dossier va requ\u00e9rir beaucoup de doigt\u00e9 avec peu de moyens.<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9ment, l\u2019\u00e9conomie am\u00e9ricaine exhibe une grande faiblesse, m\u00eame les m\u00e9gabanques ayant annonc\u00e9 pour le 2\u00e9me trimestre des r\u00e9sultats nettement en retrait des pr\u00e9c\u00e9dents. M\u00eame pour elles, si d\u00e9cri\u00e9es pour leurs profits flamboyants, le business n\u2019est plus ce qu\u2019il \u00e9tait. <\/p>\n<p>Un autre aspect de la situation m\u00e9rite d\u2019\u00eatre suivi, plus que pour l\u2019anecdote, car des surprises ne sont pas \u00e0 en exclure. La pl\u00e9iade des organismes r\u00e9gulateurs am\u00e9ricains doit d\u00e9sormais se consacrer dans l\u2019urgence \u00e0 l\u2019immense t\u00e2che que va \u00eatre la mise au point des centaines de r\u00e8gles et dispositions pr\u00e9cises destin\u00e9es \u00e0 remplir les blancs laiss\u00e9s par la loi Dodd-Franck de r\u00e9gulation financi\u00e8re, maintenant qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e. Un v\u00e9ritable travail de Romains qui pourrait prendre des ann\u00e9es, cr\u00e9ant en attendant des situations ubuesques. Une tr\u00e8s s\u00e9rieuse confusion risque en effet de s\u2019installer, faute de r\u00e8gles du jeu claires. <\/p>\n<p>Premier \u00e9pisode en date, les agences de notation &#8211; qui pourraient maintenant \u00eatre tenues financi\u00e8rement responsables des cons\u00e9quences de leurs notations &#8211; ont refus\u00e9 que celles-ci soient utilis\u00e9es, comme c\u2019est la r\u00e8gle, dans le cadre de transactions sur le march\u00e9 obligataire. Il a fallu que la SEC intervienne pour d\u00e9bloquer la situation, autorisant que la transaction soit effectu\u00e9e sans r\u00e9f\u00e9rence aux notes des agences&#8230;<\/p>\n<p>La mesure du risque au sein des \u00e9tablissements bancaire pourrait \u00e9galement devenir un vrai casse-t\u00eate, en raison d\u2019une proposition conjointe de 4 r\u00e9gulateurs, dont la Fed et la FDIC, qui ont engag\u00e9 une consultation publique en vue de jeter les bases d\u2019un nouveau syst\u00e8me d\u2019\u00e9valuation ind\u00e9pendant des agences, impliquant de ne plus utiliser leurs notations. Des milliers de banques ne disposant pas de tr\u00e8s on\u00e9reux mod\u00e8les d\u2019\u00e9valuation du risque, et dans l\u2019obligation de le calculer, se retrouvent dans l\u2019imm\u00e9diat assis entre deux chaises. <\/p>\n<p>Promettant que tout allait \u00eatre fait pour acc\u00e9l\u00e9rer la mise au point de la r\u00e9glementation, Tim Geithner, secr\u00e9taire au Tr\u00e9sor, n\u2019a eu comme ressource que d\u2019exhorter les \u00e9tablissements financiers \u00e0 agir par eux-m\u00eames dans l\u2019imm\u00e9diat: \u00ab\u00a0n&rsquo;attendez pas que Washington ait r\u00e9dig\u00e9 chaque r\u00e9glementation avant de changer la fa\u00e7on dont vous faites des affaires&#8230;\u00a0\u00bb a-t-il propos\u00e9 lors d\u2019une intervention remarqu\u00e9e \u00e0 New York University, la semaine derni\u00e8re, pr\u00e9cisant \u00e0 toutes fins utiles que \u00ab\u00a0nous ne prendrons pas le risque de tuer la libert\u00e9 d\u2019innover qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la croissance \u00e9conomique\u00a0\u00bb.  <\/p>\n<p>L\u2019affaire ne s\u2019annonce pas si simple que cela, et c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 cela devient plus int\u00e9ressant. La loi Dodd-Franck adopt\u00e9e, les observateurs les plus attentifs et critiques ont \u00e9mis la crainte que les lobbies bancaires donnent toute la mesure de leur pouvoir de nuisance et agrandissent encore ses gigantesques trous, les projecteurs \u00e9clairant le Congr\u00e8s \u00e9teints, les r\u00e9gulateurs \u00e0 pied d\u2019oeuvre dans leurs bureaux. Mais les batailles risquent d\u2019\u00eatre s\u00e9v\u00e8res, bien que feutr\u00e9es, certains r\u00e9gulateurs ayant une revanche \u00e0 prendre apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement mis en cause pour n\u2019avoir rien vu venir \u00e0 l\u2019occasion du d\u00e9marrage de la crise. <\/p>\n<p>La FDIC, qui a la t\u00e2che de mener \u00e0 bien les liquidations ordonn\u00e9es des groupes bancaires et des soci\u00e9t\u00e9s financi\u00e8res non bancaires en faillite, a ainsi annonc\u00e9 la cr\u00e9ation d&rsquo;un Bureau destin\u00e9 \u00e0 surveiller, et si n\u00e9cessaire d\u00e9manteler, les \u00ab\u00a0institutions financi\u00e8res complexes\u00a0\u00bb.  Celui-ci effectuera \u00ab\u00a0des examens et une surveillance continue des groupes bancaires ayant plus de 100 milliards de dollars d&rsquo;actifs, ainsi que les soci\u00e9t\u00e9s financi\u00e8res non bancaires d\u00e9sign\u00e9es comme d&rsquo;importance syst\u00e9mique par le nouveau Conseil de surveillance de la stabilit\u00e9 financi\u00e8re\u00a0\u00bb, a-t-elle annonc\u00e9. Ce qui n\u2019est pas sans empi\u00e9ter sur les nouvelles pr\u00e9rogatives de la Fed elle-m\u00eame, qui est sens\u00e9 chapeauter ce Conseil. <\/p>\n<p>Finalement, n\u2019est-ce pas des Etats-Unis, en raison de la profondeur de la crise qui traverse la soci\u00e9t\u00e9 et en d\u00e9pit des difficult\u00e9s qu\u2019elle rencontre \u00e0 faire face \u00e0 la nouvelle donne qui se pr\u00e9cise et bouleverse ses fondements m\u00eames, que peuvent provenir des surprises ? Le pire n\u2019est pas toujours s\u00fbr. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<blockquote>\n<p>Billet invit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong>LE VIF DU SUJET<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9cisions du Comit\u00e9 de politique mon\u00e9taire de la Fed sont aujourd\u2019hui salu\u00e9es par une chute g\u00e9n\u00e9rale des march\u00e9s boursiers. 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